Anonymous souhaite lancer un concurrent de Wikileaks

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Le 26 octobre 2012
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Le groupe de hackers Anonymous compterait lancer un service d'informations sensibles à l'image de Wikileaks, et ce dès la fin de l'année. Cette plateforme, nommée Projet Tyler, bénéficierait d'un fonctionnement décentralisé.

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C'est dans une longue interview donnée au site The Voice of Russia qu'un représentant d'Anon donne des détails sur le projet, évoqué depuis près d'un an déjà. Son déploiement semble en bonne voie puisque le groupe souhaiterait le lancer le 21 décembre prochain, à 11h11.

A la manière de sites comme The Pirate Bay, le Projet Tyler devrait lui aussi être décentralisé, comme l'expliquait une vidéo diffusée en décembre 2011. L'idée étant de protéger contre la censure et la fermeture de serveurs d'hébergement cette nouvelle plateforme, décrite comme un « Wikileaks sous stéroïdes » : « l'objectif est de dénoncer la corruption et les malversations autour de la censure sur Internet » explique le porte-parole autoproclamé d'Anonymous au site russe.

Le Projet Tyler devrait se présenter sous la forme d'un « logiciel peer to peer chiffré sur lequel chaque élément révélé sera géré et partagé par ceux qui auront téléchargé et installé le logiciel. » Ainsi, il sera impossible de fermer la plateforme pour la faire taire, puisque tout sera automatiquement partagé entre ses utilisateurs.

La démarche d'Anonymous est d'éviter les mêmes risques que ceux qui pèsent depuis longtemps sur Wikileaks : le groupe de hacker estime que le site d'informations très médiatisé n'est tenu que par Julian Assange et que ce dernier, en raison de ses déboires judiciaires et de son manque de liquidités, pourrait décider d'arrêter les frais ou être contraint de le faire. Une situation qui entraînerait la chute de Wikileaks puisque, toujours selon Anon, seul Assange tire les ficelles.

Concernant le contenu que diffusera le projet, le hacker n'entre pas dans les détails, mais évoque « des informations secrètes qui embarrasseront sérieusement les gouvernements à travers le monde. » La date du 21 décembre 2012 choisie pour la mise en ligne de la plateforme a été choisie pour son symbole dans le calendrier maya, et non pour des raisons de croyance, explique le porte-parole.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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