Critiqué, Facebook en dit un peu plus sur ses algorithmes de recommandation

Il y a deux semaines, Facebook prononçait sous la pression le bannissement et les restrictions de milliers de comptes liés à l'extrême-droite américaine, et en particulier ceux de la mouvance QAnon, un ensemble de théories conspirationnistes.

Depuis, de nouvelles critiques ont émergé envers les algorithmes de Facebook. Le réseau social fait un nouveau pas en avant, acceptant d'en dire (un peu) plus sur son système de recommandation.

Une réponse suite à la fusillade de Kenosha

Outre les critiques qui lui ont été adressées avant le bannissement de la mouvance QAnon, Facebook a également été critiqué plus récemment, lorsqu'une milice a lancé un « appel aux armes » sur sa plateforme. Malgré 455 signalements et des commentaires demandant quelles armes apporter, Facebook n'a pas réagi. Une « erreur opérationnelle », selon Mark Zuckerberg, qui s'est concrétisée lorsqu'un jeune de 17 ans a ouvert le feu dans une manifestation à Kenosha, dans le Wisconsin. Le 25 août, il a tué deux personnes et en a blessé une troisième.

Facebook veut aujourd'hui répondre avec de la transparence. C'est la première fois que la société en dit plus sur son système de recommandations. Dans les pages d'aide de Facebook et d'Instagram , des documentations respectives ont été mises en ligne, précisant comment les algorithmes des deux plateformes filtrent leurs recommandations.

À l'heure actuelle, Facebook propose des recommandations, notamment sous la forme de publications apparaissant dans le fil d'actualité et portant des mentions telles que « Suggéré pour vous » ou « Page susceptible de vous plaire ». Sur Instagram, les algorithmes ont un fonctionnement similaire, mais se retrouvent sur des pages comme Instagram Explore.

Indications partielles

La société affirme que les directives de ce système sont en place depuis 2016. Il les regroupe au sein d'une stratégie qu'il baptise « Retirer, restreindre et informer » : retirer le contenu qui viole ses règles, restreindre celui qui pose problème sans enfreindre le règlement et informer le public afin qu'il puisse choisir quoi lire et où cliquer.

Dans le cas présent, le système de recommandation tient plutôt du champ « restreindre », le réseau social déclarant que « les recommandations constituent un autre outil important que nous utilisons pour restreindre la propagation du contenu problématique sur notre plateforme ».

Ainsi, Facebook cite cinq grandes catégories qui doivent être restreintes, c'est-à-dire ne pas être concernées par les recommandations. C'est le cas du « contenu que les utilisateurs nous disent globalement ne pas aimer », comme les articles type « clickbait ». C'est également le cas des « contenus sensibles ou de faible qualité ». Facebook place la finance et la santé dans cette catégorie, et dit éviter de recommander, par exemple, les publications décrivant des services cosmétiques.

Bien entendu, ce ne sont que des indications sommaires, sur un système qui n'est lui-même qu'une partie de Facebook, bien qu'il soit régulièrement pointé du doigt. TechCrunch rappelle qu'en pleine période de pandémie, les utilisateurs américains hostiles aux mesures sanitaires peuvent encore être aiguillés vers des groupes allant dans le même sens qu'eux. Des groupes où les membres ne se contentent pas de discuter de politique, mais se vantent ouvertement de ne pas porter de masque, même lorsqu'ils y sont contraints sur leur lieu de travail.

Source : TechCrunch

Modifié le 03/09/2020 à 11h16
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