Trump et désinformation : au tour des modérateurs de mettre la pression sur Zuckerberg

09 juin 2020 à 12h15
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Facebook © Tony Webster

Les sous-traitants ont écrit rédigé une lettre ouverte à l'attention des employés de Facebook pour soutenir leur mouvement de protestation.

Les prises de position de Mark Zuckerberg passent mal auprès des équipes de Facebook et, depuis plusieurs jours, ces dernières manifestent ouvertement leur désapprobation.

Les modérateurs soutiennent les équipes de Facebook et réclament des changements

Le fondateur et P.D.-G. du réseau social a déclaré que les propos du président Donald Trump ne seraient pas modérés ou fact-checkés sur sa plateforme au nom de la liberté d'expression, contrairement à Twitter qui avait pour la première fois caché un tweet du dirigeant américain incitant à la violence envers des manifestants.

Immédiatement après cette prise de parole, de nombreux salariés de Facebook ont saisi leur clavier pour contredire leur patron et revendiquer un changement dans les politiques d'utilisation du réseau social. Un mouvement de grève virtuelle a même eu lieu le 1er juin 2020 pour faire pression sur Mark Zuckerberg et l'inciter à revenir sur ses décisions.

Aujourd'hui, ce sont les modérateurs de Facebook qui ajoutent leur voix à celles des salariés du groupe en publiant une lettre ouverte pour soutenir leurs collègues. « La sécurité et la protection des données sont importantes, mais un débat serein sur ce qui se passe sur Facebook l'est tout autant. Nous ne pouvons pas nous retirer, mais nous ne pouvons pas rester silencieux... Facebook peut faire mieux ».

Zuckerberg va finalement revoir ses politiques d'utilisation avant les élections 2020

Les auteurs reviennent directement sur la polémique provoquée par les propos de Donald Trump : « Nous avons besoin d'exprimer le fait que les mots de M. Zuckerberg, qui a communiqué sa consternation face à la rhétorique de Trump sur "le pillage et les tirs", ne sont pas suffisants. Le bénéfice du doute accordé à cet homme politique en tant qu'utilisateur, même par une si grande plateforme, est sans précédent - la tentative de placer rétroactivement ses mots dans le contexte d'autres posts a en fait eu pour effet de le mettre sur un piédestal isolé ».

« Nous vous accompagnerions dans votre démarche si Facebook le permettait », ajoutent les modérateurs. Le réseau social sous-traite en effet la modération des contenus et empêche la communication entre ses propres employés et les équipes chargées du nettoyage de la plateforme. Les auteurs, anonymes, ont été accompagnés dans leur action par l'ONG Foxglove, qui milite pour un usage éthique de la technologie par les multinationales et par les gouvernements.

Ces différents mouvements de protestation semblent porter leurs fruits. Samedi 6 juin, Mark Zuckerberg a publié un post sur son propre compte Facebook annonçant que les règles de publication allaient être modifiées, et notamment les messages politiques, qui pourraient être désormais encadrés.

Source : The Guardian

Modifié le 09/06/2020 à 12h32
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Blues_Blanche
J’espère que Trump va l’encadrer à son tour avec tous les (anti)démocrates qui vont avec. Les petits dictateurs de la bien-pensance, du genre qui sont pour la démocratie quand elle va dans leur sens. On en a beaucoup ici aussi.
Oncle_Picsou
Je n’apprécie pas forcément Trump, mais je suis entièrement d’accord avec toi. Ces SJW sont la plaie du 21ème siècle.
keyplus
il est plus que temps que l etat mette au pas tous ces bidules<br /> la démocratie c est la loi des urnes pas celles des manifestants ni des medias
mcbenny
Quand un haut responsable dit «&nbsp;when looting starts, shooting starts&nbsp;», soit approximativement «&nbsp;Quand les pillages commencent, les tirs commencent&nbsp;», ce n’est pas un appel au calme, c’est une menace. Une menace de blesser la population volontairement.<br /> Je suis tout à fait d’accord sur le fait que le pillage est répréhensible et doit être réprimé, mais il y a une justice pour ça, et on peut supposer que la sentence potentielle pour ce type d’acte n’est pas une blessure par balle voir pire.<br /> En tant que personne proférant un discours ouvertement violent, il est normal que ce discours soit encadré, d’autant qu’il a les moyens de mettre sa menace à exécution. Ce n’est pas parce qu’on est le chef qu’on a tous les droits.<br /> Arrêtez avec la soit-disant bien-pensance, regardez juste les principes de police et de justice, vous verrez qu’il n’y a pas besoin de politiser le débat pour accepter une «&nbsp;modération&nbsp;» de ses propos.<br /> Cela n’excuse en rien les pillages, que ce soit clair, mais en agissant d ela sorte, le responsable jette de l’huile sur le feu. Ou promotionne la dictature au choix (rappelez-vous, menaces physiques, pas menace de justice).
Blues_Blanche
D’un côté des actes et de l’autre des paroles. Tu as 2 poids 2 mesures.
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