La réalité virtuelle s'invite à l'entraînement des secouristes de catastrophes

01 avril 2019 à 07h42
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CICR and Virtual reality

Un jeu vidéo en réalité virtuelle développé par la Croix-Rouge internationale (CICR) à Bangkok plonge les secouristes dans une scène d'identification après une catastrophe naturelle.

Photos de famille ou téléphone portable retrouvés au fond d'une poche, tatouages : comment identifier les centaines de victimes lors d'une catastrophe ? Un jeu vidéo en réalité virtuelle permet d'apprendre à adopter les bons réflexes et vient d'être testé pour la première fois sur des experts de la police scientifique thaïlandaise. 

Une formation en réalité virtuelle

L'objectif est de collecter des preuves d'identité sur des lieux de catastrophe naturelle. À l'aide d'un casque de réalité virtuelle et de joysticks, Chanika Sookreang saisit son équipement de police scientifique et les différents objets qui se trouvent autour d'elle : housse mortuaire, appareil photo, pochettes plastique pour glisser papiers et objets personnels des victimes.

Elle continue ainsi d'avancer entre les corps, au milieu d'une ville en ruine pour prendre des photos des tatouages et des visages. Les autres policiers présents à la formation voient la progression sur un grand écran.

Entraînement réalité virtuelle catastrophes

L'importance de la collecte d'informations

« Quand les secouristes laissent derrière eux les objets personnels des victimes comme les téléphones ou les cartes d'identité (...) l'information est perdue à tout jamais », explique Ivett Kovari, une experte en médecine légale du CICR. « Ce que vous ramassez sur le terrain est crucial pour l'identification ».

L'utilisation du jeu vidéo dans la formation permet de mettre les apprenants dans des conditions réelles. Pour les formateurs, c'est un moyen de voyager plus léger sans les lourds mannequins encombrants, mais aussi de toucher un plus large public.

« Les formations dans des salles de classe c'est très bien, parce qu'on peut mettre ses collègues dans des sacs de morgue, sentir le poids du mort... Dans la simulation, on est en apesanteur, mais ce qu'on peut ajouter ce sont les facteurs de risques, comme la présence d'un animal ou des câbles électriques qui pendent », explique Christian Rouffaer, le chef de l'unité « réalité virtuelle » du CICR.

Avec son équipe, ils ont travaillé avec Ivett Kovari pour rendre le « jeu » le plus réaliste possible. Elle a ainsi demandé à ajouter des détails rencontrés en situation réelle, comme un rat qui surgit au moment où l'on retourne un cadavre ou un bras qui se détache pendant une opération de secours, car « c'est ce qui peut se passer dans la réalité » précise-t-elle. « Même quand on recrée une scène de catastrophe lors de nos formations, cela reste très stérile et propre ». Cette simulation permet ainsi de plonger les apprenants dans un univers chaotique au plus proche de la réalité.

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