Google plancherait sur un concurrent de WhatsApp pour les pays émergents

Par
Le 06 octobre 2014
 0
Google entend bien faire de l'ombre à WhatsApp sur le marché de la messagerie mobile. La firme californienne plancherait d'ailleurs sur une nouvelle application spécifiquement conçue pour les besoins des pays émergents.

00e1000007392199-photo-le-logo-de-google.jpg
En février dernier, nous apprenions que Facebook avait sécurisé le rachat de WhatsApp pour 19 milliards de dollars au total. Adam Cahan, vice-président de la division Mobile and Emerging Products chez Yahoo! expliquait que tous les principaux acteurs de l'industrie avaient approché WhatsApp pour effectuer une acquisition. Google aurait offert 10 milliards de dollars mais c'est finalement Mark Zuckerberg qui a allongé la plus grosse somme.

Depuis quelques années, Google tente de consolider sa messagerie Hangouts en y embarquant les fonctionnalités de Google Talk, Google Voice, l'envoi de SMS/MMS ou encore sa messagerie mobile multimédia Messenger. Cependant, selon un rapport du magazine IndiaTimes, la firme de Mountain View introduirait une nouvelle application.

Plus précisément, Nikhyl Singhal, chef produit au sein de Google+, se serait rendu en Inde ainsi que dans plusieurs pays de l'Asie du Sud-Est afin d'analyser le marché local des messageries mobiles.

La société envisagerait de sortir cette nouvelle application dans le courant de l'année prochaine. A la différence de Hangouts, celle-ci ne requerrait pas une identification au sein de son compte Google. Elle permettrait d'envoyer des messages audio et, contrairement à WhatsApp qui facture 1 dollar par an après la première année, l'application serait gratuite.

Avec Android One, Google mise déjà sur les pays émergents ; il ne serait donc pas surprenant que la société souhaite proposer une nouvelle application de messagerie spécifique aux usages locaux. Reste que celle-ci devrait alors faire face à de nombreux concurrents qu'il s'agisse de Line, WeChat ou Viber avec respectivement 18 millions, 438 millions et 30 millions d'utilisateurs, contre 600 millions pour Facebook.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
scroll top