Avion zéro-émission : easyJet appelle à une collaboration entre les gouvernements et le secteur aéronautique

21 septembre 2021 à 18h45
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Avion logo easyJet © © easyJet
© easyJet

La compagnie easyJet est convaincue que les vols zéro-émission peuvent devenir une réalité. Selon elle, des efforts communs et coordonnés entre les pouvoirs publics et le secteur aéronautique peuvent concrétiser cette ambition.

Depuis plus de deux ans maintenant, easyJet veut convaincre l'opinion, les spécialistes et les réticents que l'ambition de l'avion zéro-émission ne relève pas que du fantasme. Déjà au Salon du Bourget, en 2019, la compagnie aérienne confiait à Clubic son ambition, avec le cap mis sur 2030. Depuis, la firme britannique discute aussi avec Airbus, dont elle veut acquérir le futur avion commercial fonctionnant à l'hydrogène, qui pourrait être commercialement exploitable d'ici 2035. À présent, elle rameute les foules (c'est-à-dire le secteur aéronautique et les gouvernements) pour transformer le secteur au cours de cette décennie et se conformer à son objectif de zéro-émission net d'ici 2050.

Une collaboration des pouvoirs d'un côté, et des avantages financiers et fiscaux pour les compagnies de l'autre

La crise du secteur aérien, consécutive à celle connue de tous sur le plan sanitaire, n'a pas calmé les ardeurs d'easyJet en matière de vols sans émissions, bien au contraire. La compagnie a encore fait mûrir son discours et croit toujours en cet objectif. Selon elle, seule une étroite collaboration entre le secteur aérien et les pouvoirs publics du monde entier permettra de mettre en place cette technologie zéro-émission, « nécessaire pour transformer le secteur au cours de la prochaine décennie et au-delà », nous dit-elle.

Le directeur général d'easyJet, Johan Lundgren, qui s'est exprimé depuis le Airbus Summit s'étant déroulé à Toulouse ces 21 et 22 septembre, insiste sur le fait que seule cette coopération entre les différentes parties permettra de donner vie à l'ambition de l'avion zéro-émission, en insistant sur certains domaines.

Tout d'abord, il estime que les gouvernements devront soutenir le développement de l'approvisionnement en hydrogène ainsi que celui des infrastructures dans les aéroports. L'idée ? Favoriser la création d'hydrogène vert pour l'aviation. Les pouvoirs publics devront aussi, selon lui, se livrer à de l'incitation financière, tout en investissant les fonds collectés grâce aux taxes appliquées sur l'aviation, dans les programmes de recherche nécessaires au zéro-émission.

Sur le plan économique toujours, easyJet demande à ce que les compagnies qui seront les premières à se jeter dans le bain des nouvelles technologies bénéficient d'une réduction des redevances aéroportuaires et de navigation aérienne. Elle milite aussi pour des exonérations fiscales octroyées aux transporteurs qui exploiteront des avions zéro-émission ainsi qu'une place prioritaire dans l'attribution des créneaux aéroportuaires. Rien que ça.

Piper M avion à hydrogène © ZeroAvia
Le Piper M a réussi, dès 2020, son premier vol grâce à hydrogène, sans avoir eu recours à du kérosène donc. © ZeroAvia

Airbus et easyJet, une amicale coopération sur le chemin du zéro-émission

Outre la sollicitation à l'investissement et au soutien du développement de nouvelles technologies et la nécessité de procéder à des incitations financières envers les compagnies, easyJet en appelle aussi à la Commission européenne. La firme demande à Bruxelles et aux différents gouvernements d'accélérer l' objectif de ciel unique européen. Elle affirme qu'emprunter des routes aériennes plus directes permettrait de réduire d'environ 11 % les émissions de l'aviation.

easyJet soulève un autre élément. La compagnie précise que l'adoption d'avions zéro-émission pourrait être favorisée en privilégiant, dans un premier temps, les réseaux court-courriers qui, on le sait aujourd'hui, ne sont plus une priorité absolue des pouvoirs publics en France. Mais cela ne doit pas s'arrêter uniquement aux transporteurs qui effectuent des vols intra-EEE ou des vols court-courriers. Pour easyJet, il faut aussi inclure dans le deal les vols long-courriers, qui représentent plus de 50 % des émissions de l'aviation européenne, alors même que ces vols long-courriers ne pèsent que pour 6 % des vols de l'espace européen.

« Le secteur ne peut pas y arriver seul. Nous avons besoin que les gouvernements aident le secteur à atteindre les ambitieux objectifs de réduction des émissions en fournissant un soutien financier et réglementaire pour les technologies vertes et les investissements dans des avions zéro-émission », a déclaré Johan Lundgren. L'entreprise exploite aujourd'hui des avions Airbus NEO, réputés pour être 15 % plus économes en carburant que les avions qu'ils remplacent. De plus, elle n'utilise plus qu'un seul moteur pour les actions de roulage à l'arrivée et au départ afin de davantage réduire la consommation de carburant. Depuis 2000, la compagnie affirme avoir réduit de plus d'un tiers ses émissions de carbone par passager-kilomètre.

Guillaume Faury, directeur général d'Airbus, l'avionneur qui travaille au développement d'un avion commercial fonctionnant à l'hydrogène avec easyJet, affirme ne pouvoir « que saluer l'appel (de la compagnie britannique) pour une collaboration étroite entre le secteur et les gouvernements, alors que nous établissons notre feuille de route commune vers le net-zéro ». Airbus a par ailleurs confirmé le rôle actif d'easyJet dans l'élaboration du futur de l'aérien, avec un partenariat entre les deux entités qui semble solide. Affaire à suivre, donc.

Source : communiqué easyJet

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HAL1
La compagnie easyJet est convaincue que les vols zéro-émission peuvent devenir une réalité.<br /> Et sinon, easyJet est au courant que cette appellation de «&nbsp;zéro émission&nbsp;» n’est que du marketing vert et n’est absolument pas réalisable ?
Niverolle
«&nbsp;Une collaboration des pouvoirs d’un côté, et des avantages financiers et fiscaux pour les compagnies de l’autre&nbsp;» ==&gt; En d’autres termes, le beurre, l’argent du beurre et le slip de la crémière…
m4nw
Green washing<br /> Merci à Clubic d’au moins informer sur les faits au delà des opinions des CEO : L’avion 0-émissions (tout comme la voiture 0e, le bateau 0e ou la neutralité carbone) n’existe pas.<br /> Pour fabriquer un avion, il faut des matériaux (métal, plastiques, dérivés du pétrole ou fabriqués avec du charbon …), des transports (au pétrole à 95%), des usines (encore des matériaux), de l’énergie …<br /> Pour qu’un avion puisse voler il faut des aéroports, du bitume (encore pétrole), de la consommation de masse (matériaux), du tourisme de masse …<br /> Pour qu’on puisse se restaurer dans l’avion il faut tout un tas de matériaux à usage unique … sans parler des avions de riches ou des équipes de sport<br /> Pour fabriquer de l’hydrogène il faut de l’énergie (beaucoup plus que ce qu’il ne restitue dans une pile à combustible), et ce n’est certainement pas avec des éoliennes (en métal et en béton) ou des panneaux solaires (aux métaux rares) que l’on aura la quantité suffisante. Il suffit de calculer ce qu’il faudrait pour que toute la chaine ci-dessus utilise du renouvelable et de l’hydrogène pour comprendre que c’est impossible.<br /> Ceci sont des faits, vérifiables, quantifiables, démontrables. Il serait intéressant qu’un média qui colporte ce genre d’ânerie se renseigne au moins sur le sujet ou fasse référence à des documents scientifiques sur le sujet.<br /> Pour le moment cela ne sert qu’à se rassurer et se dire que finalement on peut y arriver en ne changeant rien. Le réveil sera dur malheureusement.<br />
fawaz
«&nbsp;svp, développez des avions zéro émission avec l’argent du contribuable et exonérez nous d’impôts pour qu’on puisse faire du business avec rentabilité immédiate, en échange on créé des emplois&nbsp;». La rengaine qu’on entend dans tous les secteurs et qui nous dégoute de payer des impots.
pecore
Il pourrait être tentant de donner à Easyjet des avantages divers en échange d’une vitrine pour les futurs avions zéro émission mais d’une part ces avions n’existent pas encore, d’autre part s’ils existaient les compagnies les achèteraient, avec ou sans promotion de la part d’Easyjet et enfin si l’on commence à donner des faveurs les autres compagnies vont vouloir les mêmes.<br /> J’espère donc que l’U.E et Airbus auront la sagesse de dire à Easyjet d’aller faire atterrir ses avions à Athènes.
ultrabill
«&nbsp;Zéro émission&nbsp;» ça signifie qu’il n’émet aucun gaz en vol. Ce qui est vrai.<br /> Ton discours de Captain Obvious s’applique à tout ce qui nous entoure, même ta mise au Monde.
Popoulo
L’écologie-business. Je doute qu’il y ait eu un jour autant d’escroqueries et de mensonges.
m4nw
C’est vrai et c’est bien ce que je reproche aux médias.<br /> Si on écrit de beaux «&nbsp;avion zéro-émission net&nbsp;» (alors qu’on ne parle que du vol en lui-même), «&nbsp;hydrogène vert&nbsp;» (alors qu’il est très majoritairement créé avec du fossile) sans expliquer (un minimum ) pourquoi c’est extrêmement réducteur et peu pertinent, c’est juste colporter du green washing.
ultrabill
Le zéro émission net est une chimère, on est d’accord. Penser qu’on produise et consomme avec un bilan neutre n’a pas vraiment de sens. Le principal c’est qu’on fasse moins pire demain qu’aujourd’hui.<br /> En revanche, si on parle «&nbsp;d’hydrogène vert&nbsp;» c’est bien pour le distinguer de l’hydrogène gris, celui qui est créé à partir de matières fossiles. Le gris est aujourd’hui majoritaire sur le vert, l’objectif est de faire l’inverse.
Nmut
Le problème est justement la rentabilité de l’évolution. C’est le problème de l’oeuf et de la poule (pas de carburant si pas de client ni d’avions, pas d’avions si pas de carburant), il faut amorcer le cycle et les aides diverses sont un bon moyen pour ça. Et contrairement au réflexe qui fait dire «&nbsp;on paye pour eux&nbsp;», c’est du win-win à relativement court terme si les choses sont bien faites (là c’est plus discutable! :-/ ).
pochagnole
Si si l’on considère les émissions localisées. Pourquoi le terme zéro émission devrait forcément désigner l’ensemble du cycle ? Bon j’avoue, je me fais l’avocat du diable, mais il faut arrêter de s’indigner de tout. Et je suppose que les gens savent faire la différence tout de même (en général, les gens sont moins bêtes qu’on pourrait le croire). L’hydrogène n’est pas parfait, tout comme les batteries, mais cela reste un progrès par rapport au kérosène je pense, et encore plus dans l’avenir. Alors arrêtons de tout critiquer. J’ai l’impression que vous préférez la décroissance, la baisse de la consommation et des déplacements?. Cela se défend tout à fait, et je respecte cette vision. De mon côté, je vise sur le progrès technique pour arriver à terme à des cycles totalement non émetteurs (quand tous les maillons de la chaine le seront). On verra qui aura vu juste ;-). Cela sera peut-être un compromis entre les 2.<br /> Je vais essayer de faire un calcul à la louche. Peut-être que celui-ci est totalement erroné. Merci de me corriger en conséquence.<br /> Un litre de kérosène produit 3,06 kg de CO2 (bilan GES de l’Ademe). Donc, vu la densité, 1 kg de kérosène produit 3.9 kg de CO2.<br /> Un A320 transporte 23 t de kérosène. A 13 kwh/kg, cela donne une capacité d’environ 300000 kwh, pour une production de près de 90 t de CO2. Pour la même quantité d’énergie, un A320 devrait embarquer 9 t d’hydrogène car l’hydrogène est 2.5x plus énergétique (pour une technique brûlant de l’hydrogène). A 2.8kg de C02 / kg d’hydrogène (électrolyse avec mix français, rapport Ademe), cela représenterait 25 tonnes de CO2. Après, à voir avec le volume plus important que nécessite l’hydrogène et son impact sur la morphologie de l’avion et son efficience, en prenant en compte le fait qu’il reste plus léger tout de même. Avec une technologie à pile à combustible, vu le rendement, cela doublerait a priori les émissions: 50 tonnes de C02. Même en tenant compte du transport et du stockage, le bilan semble en faveur de l’hydrogène avec le mix français ou une énergie 100% renouvelable (l’éolien est meilleur en terme de CO2 que la moyenne nucléaire mondiale, et légèrement moins bon que le nucléaire français par exemple). Avec un mix européen à 20kg de CO2 / kg d’hydrogène (électrolyse), cela ferait 180 t de CO2 (360 t avec pile à combustible). Ce qui n’est pas en faveur de l’hydrogène.<br /> Tout reposerait donc sur le nucléaire et les énergies renouvelables, et donc les énergies les plus décarbonées possibles. Donc je ne vois pas pourquoi cela serait impossible. Mais peut-être que mes calculs sont totalement faux. Si quelqu’un du domaine pouvait donner son avis.<br /> P.S. Juste pour info, la grande majorité des panneaux photovoltaïques ne contiennent pas de métaux rares (90%).
Thamien
Tout reposerait donc sur l’hydrogène «&nbsp;rose&nbsp;»…made by Orano/EDF…<br /> Par contre 9t d’hydrogène embarqué dans un avion faut me dire comment on fait.<br /> A 700bar on est à 42kg/m^3 il faut donc 200m^3 de réservoir d’après ton calcul…<br /> Air Liquide Energies – 11 Apr 17<br /> Comment stocker l'hydrogène ?<br /> L’hydrogène est un gaz extrêmement léger qui occupe un volume important dans les conditions de pression standard, c’est-à-dire à la pression atmosphérique. Pour le stocker et le transporter efficacement, il faut fortement réduire ce volume.<br /> Sinon Air Liquide pourrait faire tourner de gros avions ravitailleurs pour faire le plein en l’air comme pour les avions de chasses…<br /> Ce doux rêve de l’H2 qui nous permettrait de ne pas avoir à changer quoi que se soit à nos modes de vie…
HAL1
pochagnole:<br /> J’ai l’impression que vous préférez la décroissance, la baisse de la consommation et des déplacements?. Cela se défend tout à fait, et je respecte cette vision. De mon côté, je vise sur le progrès technique pour arriver à terme à des cycles totalement non émetteurs (quand tous les maillons de la chaine le seront). On verra qui aura vu juste <br /> Il y a quand même un sérieux problème :<br /> Si les partisans de la décroissance et de la baisse de la consommation et des déplacements se trompent parce que le progrès technique aurait pu résoudre la situation, les conséquences seront négligeables, voire même positives puisque ça ne peut en aucun cas faire de mal à la planète que l’être humain calme un peu sa consommation effrénée tous azimuts.<br /> Si les défenseurs du progrès technique n’avaient pas vu juste, et que seules la décroissance et de la baisse de la consommation et des déplacements auraient permis de s’en sortir, les implications seront catastrophiques et irréversibles.<br /> Sachant que sur les 100 ou 200 dernières années le progrès technique n’a pas du tout pu nous aider à améliorer l’état de la planète, bien au contraire, je ne suis vraiment pas persuadé que c’est une bonne idée de prendre le risque de continuer dans cette direction…
pochagnole
L’hydrogène liquide c’est 71 kg/m3. Un a320 embarque 24 m3. Là, ça nécessiterait effectivement 127 m3. Cela peut passer par une nouvelle conception (aile volante) permettant l’emport de plus de carburant. On peut également optimiser la conso en optimisant le design. Je ne sais pas, je ne suis pas ingénieur en aéronautique, mais je ne vois pas en quoi ce serait insurmontable.<br /> Quant à ne pas changer son mode de vie. Personnellement, je ne voyage que très peu et en 40 ans, j’ai pris 2x l’avion. Mais je ne vois pas pourquoi la salut de la planète passerait uniquement par des restrictions. Je comprend que l’on puisse soutenir que l’on doit passer par la baisse de la conso et des déplacements, mais je reste persuadé que ces mesures seront difficilement applicables et que le progrès technique peut y remédier en partie. Pourquoi ne voir qu’une solution alors que l’on pourrait continuer la recherche sur les déplacements moins polluants tout en développant le télétravail ou autres mesures visant à réduire les déplacements…
Thamien
Ton idée est celle utilisée dans la propulsion spatiale (H2 liquide)…où l’on voit au décollage de gros blocs de glace/neige se décrocher des réservoirs…<br /> Est ce rentable (efficient) de refroidir des réservoirs à -252°c et de les maintenir à cette température au moins jusqu’au décollage je te laisse deviner…
pochagnole
@Thamien<br /> Je ne sais pas, mais de votre côté vous avez les chiffres apparemment. Merci de nous les partager pour voir si cela annihile l’avance qu’aurait apparemment l’hydrogène en terme d’émissions (avec le mix français par exemple). Je me pose juste des questions, et d’autres essaient d’avancer : Aile volante à hydrogène : l'Isae-Supaero planche avec Airbus sur de nouveaux matériaux
Thamien
Je ne peux pas lire l’article (pas abonné)…<br /> Je ne fait que reprendre des données régies par les lois de la physique qui sont à prendre en compte.<br /> 3 questions à Air Liquide, nouveau partenaire | ISAE-SUPAERO<br /> Je me méfie de toutes ses annonces soutenues par Air Liquide/Orano/Engie/EDF…<br /> L’efficience de l’hydrogène sera toujours moins bonne que celle du lithium (&gt;90%) et j’ai peur qu’à faire croire à nos politiques que l’hydrogène est la solution, notre pays passe à coté de la batterie lithium de demain…et d’un modèle plus sobre…<br /> Toujours ce doux rêve de l’H2 qui nous permettrait de ne pas avoir à changer quoi que se soit à nos modes de vie…
pochagnole
Je suis personnellement convaincu de la supériorité des batteries lithium et à terme des batteries solides (je roule en électriques depuis de nombreuses années). Mais je ne suis pas anti-hydrogène pour autant. Je pense que ce peut être une alternative viable pour le maritime, du moins dans un premier temps. Pour l’aviation, aucune idée des capacités futures des batteries, mais cela n’est certainement qu’une question de temps avant qu’elles atteignent la densité énergétique du kérosène. L’hydrogène pour l’aviation sera peut-être une transition, ou peut-être que l’avancée rapide des batteries solides rendra l’hydrogène caduc. Mais avec mes interventions ici, je me fais souvent l’avocat du diable car je trouve les positions très tranchées, alors que cela mériterait plus de nuances. Tout comme les débats nucléaire/renouvelable, VE/VT… Je pense qu’il faut investir tous les fronts pour ne pas passer à côté des solutions de demain, peu importe nos convictions profondes.
HAL1
Thamien:<br /> Toujours ce doux rêve de l’H2 qui nous permettrait de ne pas avoir à changer quoi que se soit à nos modes de vie…<br /> Personnellement c’est cela qui me semble le plus préoccupant. On vend du «&nbsp;zéro émission&nbsp;» et du «&nbsp;green machin-truc&nbsp;» à toutes les sauces, de manière à faire passer comme message : «&nbsp;Ne changez rien, continuez à consommer sans réfléchir, le progrès technique résoudra tous les problèmes !&nbsp;».<br /> On va tomber de très très haut, j’en ai peur…
Thamien
@HAL1<br /> Le plus dur n’est pas la chute…<br /> @pochagnole<br /> T’as démarche est la bonne. Et l’échange avec toi est très agréable.<br /> Il nous faut absolument ne pas perdre de vue deux points qui me semble être importants pour «&nbsp;transitionner&nbsp;»:<br /> La répartition de ressources limitées (vaste sujet)<br /> L’efficience<br /> En ne perdant pas de vue le rapport bénéfices/risques ou bénéfices/pertes du point de vue de l’intérêt général…
HAL1
Thamien:<br /> Le plus dur n’est pas la chute…<br /> C’est-à-dire ?
cyrano66
Je ne remet pas en cause globalement votre commentaire, toutefois :<br /> m4nw:<br /> ou des panneaux solaires (aux métaux rares)<br /> N’est pas tout à fait exacte.<br /> Une étude de l’Ademe de 2019 a tranché la question.<br /> Les panneaux solaires avec des terres rares et les panneaux solaires çà ne se recyclent sont des idées poussées par les détracteurs du début qui ne résistent pas aux faits.<br /> Quant au terres rares vous savez sans doute que, contrairement à ce que leur appellation laisse supposer, c’est pas leur rareté qui pose problème (la plupart sont assez courant) c’est l’extraction.
m4nw
C’est vrai. Ce qui est dérangeant par contre avec ces panneaux, c’est qu’ils sont fabriqués en chine en quasi-totalité et nécessitent batteries en masse (elles aussi avec métaux issus de Chine), puisque intermittents. Toute l’extraction est donc faite à l’autre bout de la planète.<br /> Je pense que l’hydrogène «&nbsp;vert&nbsp;» peut répondre à la décarbonation de certaines industries (sous réserve qu’il soit produit avec du nucléaire), notamment les aciéries, laminoirs ou cimenteries.<br /> Par contre dans les transports massifs je n’y crois pas, les ordres de grandeurs ne le permettent pas : il faudra donc se sevrer, et se dire que pour aller loin ça sera long, ou ça ne sera pas du tout.
cyrano66
Sur les panneaux majoritairement asiatiques vous avez raison.<br /> C’est surtout dérangeant pour les emplois de la filière.<br /> Bien sûr Ça alourdit le bilan carbone du panneau mais sur ses 20 ans moyens d’exploitation et comparé aux fossiles ça reste positif.<br /> Pour l’hydrogène vert je suis assez d’accord. Quoique faire tourner une centrale nucléaire pour produire de l’électricité qui produira de l’hydrogène qui produira de l’énergie forcément en terme de rendement final c’est pas la panacée.<br /> Sauf à supposer que le rapport coût/production d’énergie de l’hydrogène nucléaire est tellement supérieur à celui du nucléaire seul qu’industriellement c’est rentable.<br /> C’est pour ça qu’en théorie la balance penche vers la production à partir du renouvelable sources inépuisables mais incontrôlables et non neutre en CO2<br /> Par contre je penses que le développement de la filière hydrogène permettra des investissements dans la recherche et les méthodes pour extraire de l’hydrogène vert à des couts Energie/carbone plus décents.
m4nw
Je vous rejoint dans l’analyse.<br /> Il y a juste le «&nbsp;renouvelable sources inépuisables&nbsp;» qui me fait tiquer : Pour produire (et renouveler tous les 20 ans) en quantité suffisante avec des ENRi, il faut une quantité de béton, métal et autre minerais faramineuse dont toute la chaine dépend des ressources fossiles (et dont aucun ou très peu de recyclage n’est prévu, exemple pour les éoliennes).<br /> Je ne parle pas du prix qui actuellement est bas «&nbsp;grâce&nbsp;» au fossile qui permet justement de produire des éoliennes et transporter des panneaux solaires depuis l’autre bout de la planète à faible coût. Le rendement énergétique du fossile est malheureusement de très loin le meilleur.<br /> Je ne pense pas qu’un jour viendra où l’on produira/transportera/installera des panneaux solaires et des éoliennes, en n’utilisant que des panneaux solaires et des éoliennes (ou de l’hydro).
keyplus
en meme temps si al terre se rechauffe plus besoin de prendre l avion pour aller plage paradisiaque
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