Deux-tiers des entreprises britanniques ont été victimes de piraterie informatique

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Le 30 août 2001
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En 2000, la majorité des entreprises du Royaume-Uni auraient été victimes de fraudes en ligne et de délits informatiques, selon une étude publiée par la CBI.

En 2000, la majorité des entreprises du Royaume-Uni auraient été victimes de fraudes en ligne et de délits informatiques, selon une étude publiée par la CBI.

Deux tiers des entreprises britanniques déclarent avoir été les victimes de piraterie informatique en 2000. Ces fraudes regroupent : l'intrusion dans les systèmes informatiques, les virus, et l'escroquerie à la carte bancaire.

L'étude « Cybercrime 2001 » a été réalisée par l'agence gouvernementale d'enquête sur la fraude (The Fraud Advisory Panel) en collaboration avec la Confederation of British Industry (CBI), le cabinet PriceWaterHouseCoopers et l'université Nottingham Trent.

Selon l'enquête publiée mercredi par la CBI, seules 32% des 150 entreprises interrogées estiment que la vente en ligne de leurs produits à destination des particuliers est sûre (Business to Consumer).

Néanmoins, la majorité d'entre elles (53%) se disent confiantes en ce qui concerne la vente sur Internet BtoB (inter-entreprises).

Pour les compagnies britanniques, les pirates informatiques représentent le principal danger. Ils sont les auteurs de 45% des délits enregistrés, dont 13% par d'anciens salariés de l'entreprise et 11% par des employés en fonction.

Malgré tout, 69% des entreprises interrogées jugent la perte financière « négligeable », mais craignent que leur « réputation » soit ternie, et leur crédibilité entamée.

Digby JONES, Directeur général de la CBI conclut :

« Cette étude montre que les craintes concernant l'atteinte à la réputation de l'entreprise et dans une moindre mesure le risque de pertes financières, freinent la croissance du commerce en ligne spécialement pour le BtoC ».

Le Directeur de la CBI souhaite que le gouvernement britannique mette en place une agence nationale destinée à lutter contre le cybercrime, comme l'IFCC (Internet Fraud Complaint Center) aux Etats-Unis.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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