La lumière comme clé pour imprimer en 3D avec de multiples matériaux

15 mars 2019 à 14h30
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Logo impression 3D

Des chercheurs ont réussi à mettre au point un nouveau procédé d'impression 3D, en utilisant diverses ondes lumineuses. L'avantage de cette technique étant de pouvoir réaliser des objets composés de plusieurs matériaux différents, à partir d'un seul réservoir de départ.

Le succès croissant de l'impression 3D n'est plus à prouver. Pourtant, malgré son utilisation dans divers secteurs, ce mode de production présente des limites handicapantes. En premier lieu, la plupart des machines ne sont capables de fabriquer des objets qu'à partir d'un seul matériau.

Les propriétés contrôlées à l'aide de différentes longueurs d'onde

Des chercheurs de l'université du Wisconsin à Madison (États-Unis) ont conduit des travaux pour lever ces barrières. Pour cela, ils sont partis dans une autre direction que les approches multi-matériaux actuelles, qui utilisent des réservoirs séparés pour chaque composant. Au contraire, les auteurs de l'étude ont souhaité ne recourir qu'à un seul réservoir, contenant deux matières premières distinctes. Leur secret pour faire fonctionner leur machine : la lumière.

En effet, leur nouvelle méthode d'impression 3D repose sur un récipient contenant deux monomères liquides, c'est-à-dire des substances chimiques capables de s'assembler pour former des matières plus complexes, comme des plastiques. De la lumière est ensuite projetée sur ce réservoir, afin d'entraîner une polymérisation de ces matériaux, qui se solidifient. Elle peut appartenir soit au spectre visible, soit aux ultraviolets. C'est d'ailleurs justement en contrôlant la longueur d'onde de cette lumière que les chercheurs sont capables d'agir sur l'un ou l'autre des monomères. Et ainsi d'influer sur la constitution de l'objet produit, ainsi que sur ses propriétés.

Une méthode encore en phase exploratoire

Cependant, la technique n'est pas encore parfaitement au point. Il reste encore à découvrir les combinaisons de monomères efficaces et les longueurs d'onde associées. Par ailleurs, pour l'heure, les scientifiques n'ont pu assembler que des matériaux durs avec des matériaux mous.

Mais ils espèrent résoudre prochainement ces problèmes. Et voir leur méthode appliquée à l'impression 3D dans différents domaines, comme la médecine. Une ambition partagée par d'autres chercheurs américains, qui comptent également profiter des propriétés de la lumière pour façonner des objets en 3D.

Source : Engadget
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KlingonBrain
Les recherches, c’est toujours utile. Mais je doute des retombées concrètes de celles ci. Les consommables feront vraisemblablement appel à des substances coûteuses, ce qui limitera énormément ’intérêt.<br /> Mais pour information, il n’est pas très compliqué d’imprimer en “multi matériau” avec une imprimante FDM de base. Même si la plupart n’en sont pas équipées en standard, tous les bons modèles courants peuvent recevoir cette capacité en option.
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