US : l'employé d'une société de vidéosurveillance admet avoir épié 200 de ses clients lors d'actes sexuels

25 janvier 2021 à 15h30
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surveillance vidéo espionnage © Sander van der Werf / Shutterstock
© Sander van der Werf / Shutterstock

Des dizaines de couples ont été victimes d'un technicien qui s'était habitué à espionner leurs ébats, et ce, durant plusieurs années.

Autant vous prévenir tout de suite : si vous êtes sceptique sur les bienfaits de la vidéosurveillance à domicile, ce que vous allez lire ne va franchement pas vous faire changer d'avis, bien au contraire. La Cour de district pour le district nord du Texas, aux États-Unis, a dû traiter une plainte concernant les méfaits de Telesforo Aviles, un ancien employé issu de la société américaine spécialisée dans la sécurité et la surveillance des particuliers et des professionnels, ADT. Le technicien de support de 35 ans a reconnu avoir espionné des dizaines de clients de l'entreprise.

Près de 10 000 accès illégitimes

Telesforo Aviles a été appréhendé par les autorités pour avoir abusé de ses fonctions entre novembre 2015 et mars 2020, période durant laquelle il a avoué avoir épié environ 200 clients (ou tout du moins 200 dispositifs) à l'aide d'outils de surveillance qu'il avait lui-même installés au domicile des victimes.

Dans la plainte rendue publique par le tribunal texan, on apprend que le technicien s'est livré à plus de 9 600 accès illégitimes et interdits. Il espionnait ainsi à leur insu (dans l'immense majorité des cas) des familles et des couples, souvent quand ces derniers se livraient à des actes intimes, très intimes même, comme des relations sexuelles.

Le trentenaire avait sélectionné un certain nombre de logements, au sein desquels il avait « repéré » des femmes qu'il jugeait attirantes.

S'il a pu agir ainsi, c'est non seulement, nous le disions, parce qu'il avait installé les systèmes de vidéosurveillance, mais aussi parce qu'il s'était mis en marge de la politique de l'entreprise, en ajoutant sa propre adresse e-mail au fichier des clients, utilisateurs de l'application ADT Pulse, à laquelle il est obligatoire de souscrire pour bénéficier du plein usage des appareils de la marque américaine.

Le facteur « intervention humaine », paradoxe de la surveillance à domicile

Pour ses fautes, qui tombent sous le coup d'un crime fédéral (la fraude informatique), Aviles risque gros. Il est passible de 250 000 dollars d'amende et encourt une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans. S'il est encore libre avant son jugement, le technicien ne peut plus quitter le Texas sans une autorisation des autorités.

C'est l'entreprise ADT qui avait directement soumis le cas à la justice, après s'être aperçue en avril 2020 des agissements de son désormais ex-employé. Elle a ensuite fait la démarche de contacter individuellement chaque client pour tenter de tempérer les choses, moyennant finance notamment. Mais deux actions collectives ont déjà été lancées : l'une à l'initiative de clients des solutions de surveillance ADT, l'autre au nom de mineurs vivant avec des clients propriétaires de produits ADT.

Cette affaire met à mal en tout cas le marché de la « maison connectée ».Car malgré les promesses d'une surveillance sécurisée, les risques sont multiples et rien ne garantit véritablement aux utilisateurs qu'ils restent seuls maîtres de leurs appareils. Pour éviter tout risque, la seule solution reste encore de priver d'énergie (batterie ou prise) tout dispositif de votre domicile qui ne vous serait d'aucune utilité en votre présence, dans le cas où vous vous équipez pour surveiller votre appartement ou maison en votre absence.

Source : Ars Technica

Modifié le 25/01/2021 à 15h56
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