Pour Microsoft, l'avenir du cloud est sous-marin

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Le 06 novembre 2018
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cloud sous-marin microsoft
© Microsoft

Lors d'une conférence, le directeur général de Microsoft, Satya Nadella, a affirmé que l'entreprise allait multiplier les serveurs sous-marins, pour répondre aux besoins en cloud. Les avantages de ce procédé seraient doubles, à la fois en matière de latence et de vitesse de déploiement.

Microsoft a déjà procédé à des expériences consistant à placer un serveur sous l'eau. Et les résultats ont apparemment convaincu la société, qui entend poursuivre les efforts en ce sens. C'est ce qu'a expliqué Nadella, pendant la conférence « Future Decoded », à Londres.

Des services et un déploiement plus rapides

Pour le directeur général de Microsoft, immerger les data centers présente plusieurs avantages. Il est d'abord question de temps de réponse. En effet, plus de la moitié des êtres humains dans le monde vivant à moins de 200 km d'une côte, il est possible de placer des serveurs sous-marins proches des grands foyers de population. Cette proximité permet de réduire les temps de latence, ce qui est un critère essentiel pour la qualité d'un serveur, notamment pour des services comme le streaming live.

Ensuite, Nadella a indiqué qu'il était beaucoup plus rapide de déployer un data center sous l'eau que d'en faire sortir un de terre. Pour Microsoft, cela signifie une plus grande réactivité et la capacité de répondre à une demande croissante de serveurs. Ce qui n'est pas possible avec un data center sur site, qui implique d'anticiper les futurs besoins de ses clients.

Des premières expériences bientôt renouvelées

C'est en 2016 que Microsoft a commencé à tester la faisabilité de data centers sous-marins. Avec le projet Natick, la firme a ainsi plongé un serveur sous l'eau, le long de la côte californienne. Celui-ci peut depuis utiliser l'océan qui l'entoure pour évacuer la chaleur produite. Le déploiement de ce premier modèle est prévu pour une durée de cinq ans, à l'issue de laquelle il sera remplacé.

Depuis, Microsoft a réitéré l'expérience, avec un modèle plus grand, au large de l'Écosse. Et il n'a fallu que 90 jours à l'entreprise pour le construire et le déployer. Particularité de ce projet : il ne s'appuie que sur de l'énergie renouvelable, en particulier de l'éolien. Un nouvel argument qui apporte de l'eau au moulin de Microsoft pour un cloud sous-marin.

Source : Ars Technica
Modifié le 06/11/2018 à 11h48
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