Volunia.com, le moteur qui voulait défier Google

22 novembre 2011 à 07h54
0
Volunia.com, lancé d'ici la fin de l'année, ambitionne de concurrencer les ténors de la recherche en ligne. Sa particularité ? Le projet est mené par Massimo Marchiori, professeur à l'université de Padoue... à l'origine du concept qui sous-tend l'algorithme de recherche de Google.

00FA000004765156-photo-massimo-marchiori-volunia.jpg
Ils sont nombreux, ceux qui un jour ou l'autre ont annoncé vouloir détrôner Google et Voluntia pourrait sans doute n'être qu'un projet parmi tant d'autres, s'il n'était pas emmené par la personne à l'origine du concept fondateur de l'algorithme de recherche qui sous-tend aujourd'hui le numéro un mondial de la recherche en ligne, Massimo Marchiori.

« Volunia est un nouveau moteur de recherche », explique-t-il dans une vidéo (voir ci-dessous). « C'est une perspective différente, il ne s'agit pas de faire un moteur de recherche classique : il y a déjà de très bons moteurs de recherche, comme Google. Ce n'est donc pas juste un moteur classique "+ 10%". C'est une vision, radicalement nouvelle, de ce que le moteur de recherche du futur pourrait être. »

A ce stade, il n'en dira pas plus. Au Corriere della Sera, il explique qu'une société déjà implantée n'aurait en effet aucun mal à réunir une centaine d'ingénieurs pour travailler sur son idée si celle-ci était dévoilée, mais assure que celle-ci mérite d'être défendue. Tout juste saura-t-on qu'elle lui est venue « il y a quelques années » déjà et que le projet sera dès le lancement accessible en douze langues, dont le français. Sur Volunia.com, il invite les curieux qui souhaiteraient tester le projet en avant-première à s'inscrire au programme de test fermé qui ouvrira bientôt.

Massimo Marchiori, père de l'hyper search

On considère que l'un des actes fondateurs du Web moderne est la définition par Tim Berners Lee, en 1989, du concept d'hypertexte, soit la faculté de lier entre elles des pages de contenu accessibles sur Internet. A partir de cet hypertext, Massimo Marchiori élabore un nouveau concept, qu'il baptise hypersearch. Il s'agit cette fois de pallier aux lacunes des moteurs de recherche de l'époque, en conférant aux algorithmes qui les propulsent la capacité de déterminer l'importance d'une page Web en fonction du nombre de liens qui pointent vers elle. En 1996, Massimo Marchiori publie ses travaux. L'idée fait mouche chez un jeune homme nommé Larry Page qui, deux ans plus tard, rendra hommage aux travaux du mathématicien italien lors du lancement d'un moteur de recherche « révolutionnaire » baptisé Google.

Depuis, Massimo Marchiori a mené divers projets liés à la gestion de l'information en ligne, notamment au sein du W3C, où il a co-dirigé les travaux autour du protocole P3P et des langages XQuery et OWL (Web Ontology Language).

« Si Google utilise un club de golf, nous travaillerons avec un fleuret. La différence avec notre notre moteur de recherche, c'est ce qu'il nous permettra de faire émerger. Et grâce à ça, Volunia sera vraiment utile aux gens », promet-il aujourd'hui.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

Normandie : la plus grande route solaire du monde est un échec
Matrix 4 officiellement annoncé, avec Keanu Reeves et Carrie-Ann Moss
PS5 : la fuite d'un brevet révèle un design plutôt original
L'astéroïde Apophis qui frôlera la Terre en 2029 est-il vraiment dangereux ?
A peine lancée aux USA, Apple annonce que sa Card serait sensible au jean et au cuir
Un chercheur français a trouvé une faille critique dans le système de vote russe
Xiaomi Mi Mix 4 : un monstre de puissance doté d'un capteur photo 108 mégapixels
Le site des impôts affecté par le piratage de 2000 boîtes mails
RGPD : un consentement « explicite et positif » bafoué à plusieurs niveaux
SFR dévoile sa nouvelle Box SFR 8 et une grille tarifaire à partir de 5€ par mois

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top