Test ASRock Z690 PRO RS : adopter Alder Lake et le Z690 sans hypothéquer la maison ?

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
22 décembre 2021 à 12h02
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ASRock Z690 PRO RS © ASRock
© ASRock

Avant même la sortie des processeurs Alder Lake, des voix s’étaient élevées pour dénoncer les futurs tarifs des cartes mères de dernière génération. Un mois après ce lancement en grande pompe pour Intel, ASRock nous a fait parvenir une carte mère conservant le même chipset, mais à un tarif un peu plus « raisonnable ».

ASRock Z690 PRO RS
  • Plateforme Alder Lake / Z690
  • Performances de premier plan
  • DDR4 pour faire des économies
  • Le PCI Express 5.0 est présent
  • 3 M.2 dont 2 en PCIe Gen 4
  • PCIe 5.0 sur un seul port PCI
  • Un seul dissipateur M.2 livré
  • Pas d'USB-C à l'arrière
  • Wi-Fi / Bluetooth en option

Au moment de tester la 12e génération de processeurs Intel, nous avions pu compter sur le soutien de MSI avec sa MSI MPG Z690 Carbon WiFi et d’ASUS qui nous avait envoyé sa ROG Maximus Z690 Hero. Deux cartes mères d’exception dotées des dernières fonctionnalités, mais hors de portée de la majorité des bourses, à environ 600 - 650 euros. Aujourd’hui, l’ASRock Z690 PRO RS tend à nous prouver qu’il est possible de s'offrir un chipset Z690 sans casser son PEL. À plus ou moins 260 euros, des sacrifices sont nécessaires, mais l’essentiel est-il encore au rendez-vous ?

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
L'ASRock Z690 PRO RS est un modèle en apparence relativement dépouillé © Nerces

Fiche technique ASRock Z690 PRO RS

Processeur

Support du processeur (socket)
Intel LGA1700
Chipset
Intel Z690 Express
Compatible avec coeur graphique intégré au CPU
Oui

Mémoire

Type de mémoire
DDR4
Format de mémoire
DIMM 288 pins (DDR4)
Fréquence Mémoire
DDR4 3200 MHz
Technologie mémoire
Dual Channel
Capacité maximale de RAM (Total)
128Go
Capacité maximale de RAM par slot
32Go

Slots d'extension

Connecteur(s) graphique
PCI Express 5.0 16x
Type de multi-GPU
CrossFireX

Audio

Chipset Audio
Realtek ALC897
Nombre de canaux audio
7.1

Réseau

Contrôleur Ethernet
Realtek intégré 2.5 GbE
Norme Ethernet
2.5 Gbps Gigabit Ethernet (2.5 GbE)
Bluetooth
Non
Wi-Fi
Non

Stockage

RAID supporté
Oui
Connecteurs Disques
M.2 - PCI-E 3.0 4x + SATA 6 Gb/s, M.2 - PCI-E 4.0 4x
Modes RAID supportés
0 (Zero), 1, 5, 10

Connectique

Nombre de connecteurs pour ventilateurs
6
Connecteurs panneau arrière
2.5 Gigabit Ethernet - RJ45, Audio numérique S/PDIF Optique, DisplayPort, HDMI, USB 2.0, USB 3.2 Gen1 Type A, USB 3.2 Gen2 x2 Type A
Connecteurs additionnels
ATX 20 + 4 Broches, Audio panneau avant, Connecteur(s) LED RGB adressable(s), PCI Express 8 Broches, Thunderbolt 4, TPM, USB 2.0 interne, USB 3.2 interne
Normes USB
USB 2.0, USB 3.2

Équipement

Fonctionnalités d'Overclocking avancées
Oui
Support TPM (Trusted Platform Module)
En option
LED
LED RGB

Caractéristiques physiques

Format de carte mère
ATX
Longueur
305mm
Largeur
244mm
ASRock Z690 PRO RS © Nerces
Les quatre ports DIMM DDR4 constituent la principale singularité de cette Z690 PRO RS © Nerces

Quand le chipset Z690 se la joue « low cost »

Dans quelques semaines, nous devrions pouvoir compter sur des chipsets un peu moins haut de gamme – le B660 notamment – que ce Z690 et, de fait, aboutir à des cartes mères plus accessibles. Dans l’intervalle, nous avons donc décidé de voir un peu ce que cette ASRock Z690 PRO RS est capable d'offrir. Notons d’emblée qu’il ne s’agit pas de la plus accessible des cartes mères Z690 signées ASRock. Le constructeur taïwanais affiche sa Z690 Phantom Gaming 4 pour encore une vingtaine d’euros de moins. Il n’était hélas pas en mesure de nous en faire parvenir une.

En toute logique, la Z690 PRO RS est bien plus « simple » que les modèles de chez ASUS et MSI que nous avons testés précédemment. Il faut bien que les gammes aient une justification ! Au premier coup d’œil, le format semble on ne peut plus normal, c’est effectivement une carte mère en ATX standard, c’est-à-dire de 30,5 x 24,4 centimètres. Faible coût oblige, il n’est évidemment pas question de proposer de backplate au dos de la carte et on remarque très vite des dissipateurs moins nombreux : c’est comme si le PCB pouvait « respirer » davantage.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces

Seul le premier port M.2 est équipé d'un dissipateur : pour les autres, il faudra peut-être investir © Nerces

Revers de la médaille, la diminution du nombre de dissipateurs implique de faire plus attention au moment de monter des SSD au format M.2. À ce niveau, ASRock se montre généreux : avec deux ports Hyper M.2 en PCIe Gen 4 x4 22110 et un port Ultra M.2 en PCIe Gen 3 x4 2280. Le PCI Express 5 n’est donc pas à l’ordre du jour et un port M.2 doit se contenter de 80 mm de long, ce qui reste les dimensions standards d’un SSD. En revanche, il n’y a que le premier M.2 qui dispose d’un dissipateur : pour les autres, il faut en acheter en plus ou prendre des SSD moins calorifères.

Les plus imposants dissipateurs se trouvent comme toujours du côté de l’étage d’alimentation. Sans surprise, ASRock a toutefois allégé les choses par rapport à ce que nous avaient proposé ASUS et MSI. Ainsi, la Z690 PRO RS dispose de dissipateurs moins costauds pour un étage d’alimentation un peu moins musclé : le fabricant évoque une solution DrMOS et un design sur 13 phases. Plus terre à terre, nous retiendrons surtout qu’ASRock se contente d’un duo de connecteurs 8 + 4 broches quand les cartes plus haut de gamme proposent du 8 + 8.

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Un duo de connecteurs 8 + 4 broches pour le CPU et son étage d'alimentation 13 phases © Nerces

Bien sûr, à proximité de l’étage d’alimentation, on trouve l’inévitable socket LGA1700. ASRock n’a pas repris l'astuce d’ASUS pour utiliser d’anciens systèmes de refroidissement : il faudra ici veiller à prendre du « LGA1700 compatible ». Les quatre ports DIMM 288 broches n’ont rien de bien extraordinaires si ce n’est que, pour faire des économies, nous avons affaire avec des ports DDR4. C’est la DDR4-3200 qui est prise en charge nativement par les processeurs, mais ASRock va plus loin : DDR4 3600, 4000, 4400 et même 5000 sont ainsi évoquées.

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ASRock Z690 PRO RS © Nerces

Trois ports PCIe x16, mais un seul en Gen 5 alors que deux ports PCIe x1 complètent l'offre © Nerces

ASRock réduit aussi les coûts côté PCI Express avec un seul port PCIe Gen 5 x16 quand les processeurs Alder Lake peuvent en gérer jusqu’à deux. ASRock le complète par un port PCIe Gen 4 x16, un port PCIe Gen 3 x16 et deux ports PCIe Gen 3 x1. Au final, on se retrouve avec de jolies possibilités d’évolution et une polyvalence de bon aloi. Notons au passage que ces ports PCI Express sont complétés par un quatrième M.2 : format 2230 et standard Key-E, il est dédié à une carte Wi-Fi / Bluetooth que ne fournit pas, de base, ASRock.

Il s’agit bien sûr d’économiser quelques euros alors que le fabricant vise une connectique Ethernet pour le réseau de sa carte mère. Là, comme la plupart de ses concurrents, il intègre un port 2,5 GbE bien sûr compatible 10/100/1000/2500 Mb/s géré par un Dragon RTL8125BG. Classique. Rien de surprenant non plus côté SATA avec huit ports 6 Gb/s et la possibilité de gérer du RAID 0/1/5/10 pour ces unités de stockage. Il est intéressant de noter que la Z690 PRO RS est en mesure d'exploiter les normes RAID 0/1/5 sur les unités SSD M.2.

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ASRock Z690 PRO RS © Nerces

À gauche, le port M.2 dédié à la solution Wi-Fi et, à droite, le composant audio © Nerces

Toujours afin de faire des économies, ASRock a simplifié la solution audio intégrée à sa carte mère. Il s’agit toujours de proposer le 7.1, mais on se contente ici d’un Realtek ALC897. Bien sûr, la carte intègre ce qu’il faut de connecteurs audios, mais aussi quantités de ports USB répartis sur la plaque I/O (2x USB 3.2 Gen 2, 2x USB 3.2 Gen 1, 2x USB 2.0) et sur des headers internes (1x USB-C 3.2 Gen 2x2, 4x USB 3.2 Gen 1, 4 USB 2.0). Notons la présence sur la plaque I/O d’un HDMI et d’un DisplayPort en plus d’un combo PS/2 clavier / souris et d’un bouton flashback pour le BIOS.

ASRock Z690 PRO RS © ASRock
Dépouillé, l'I/O shield est pourvu d'une plaque amovible © ASRock

En interne, en plus des USB, ASRock n’a pas ménagé sa peine avec quatre headers RVB et six prises 6 broches pour le refroidissement (1x CPU, 1x pompe, 4x ventilateurs). Enfin, notons que si le premier port PCI Express est renforcé, ASRock livre tout de même un accessoire - un petit « crochet » - pour s'assurer que le poids de la carte graphique ne pose aucun problème. Au final, sans qu’il soit possible de s’extasier, on voit que le fabricant a soigné les choses avec un modèle plus accessible sans donner l’impression d’être au rabais.

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Nous avons, comme toujours, accès à deux modes d'affichage du BIOS : ici, le mode easy © Nerces

BIOS et accompagnement logiciel

Sans surprise, ce n’est pas avec un modèle moins haut de gamme que l’on va assister à une « révolution » de l’environnement logiciel ASRock. Le fabricant reste ainsi fidèle à l’esthétique bien connue de son BIOS. Une esthétique que nous avions déjà pu découvrir au moment des tests de la X570S PG Riptide et de la X570 Taichi Razer Edition… Les couleurs en moins. Premier élément qui frappe effectivement, ASRock a décidé de se contenter d’un BIOS presque uniformément noir avec simplement quelques inscriptions en fond. Sobre.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces

Dans la partie OC Tweaker, on peut modifier le type de refroidisseur et la puissance CPU © Nerces

Bien sûr, il est toujours question de deux présentations selon que l’on soit un utilisateur débutant – une seule page rassemble alors tous les réglages essentiels – ou un expérimenté. Le « easy mode » affiche un bon résumé de la situation avec tout ce qu’il faut savoir sur la détection du processeur, des unités de stockage, des ventilateurs ou de la mémoire vive. Pour cette dernière, il est possible d’activer le XMP et on peut aussi aisément modifier le type de refroidissement utilisé pour le processeur afin de limiter consommation et échauffement.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces

Les options avancées permettent d'aller plus loin dans la gestion de la configuration CPU / RAM © Nerces

Forcément, le mode « advanced » est plus complet avec une organisation en huit onglets, mais le contenu n'est pas toujours limpide. Comme souvent, la partie OC Tweaker motivera les utilisateurs expérimentés avec ses réglages liés aux coefficient multiplicateur, ratios et PL1/PL2 du CPU. Il faut en revanche se tourner vers l’onglet Advanced pour jouer sur le nombre de cœurs actifs (on peut désactiver les P-Core / les E-Core), les fréquences de la mémoire ou ses timings. Les réglages sont nombreux, mais moindre que sur les cartes haut de gamme testées précédemment.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces

L'ASRock Motherboard Utility n'est pas mauvais, mais il n'apporte finalement pas grand-chose © Nerces

ASRock complète son offre avec quelques outils intégrés au BIOS, mais là encore, rien d’aussi convaincant que chez Asus. Le Polychrome RGB permet toutefois de jouer avec les éclairages présents au niveau du dissipateur du chipset. Un module est également présent pour assurer la suppression des données contenues sur les SSD alors qu’Easy RAID Installer vient logiquement simplifier la mise en place d’un RAID logiciel. C’est également dans cette section Tools que l’on trouve le programme de mise à jour du micrologiciel.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces

Les interfaces de gestion du réseau et de l'audio sont un peu plus intéressantes © Nerces

Sous Windows, on peut compter sur divers outils, mais rien de vraiment exaltant. L’ASRock Motherboard Utility (A-Tuning) se vante de permettre un overclocking simplifié : guère probant. On retient aussi l’existence de deux interfaces pour le réseau (Dragon 2.5G LAN) et le son (Nahimic). Les options offertes sont plus intéressantes et on va un peu plus loin dans l’exploitation de ces fonctionnalités. Enfin, Live Update simplifie les mises à jour logicielles en surveillant la sortie de nouvelles versions tandis que Polychrome Sync autorise la gestion de toutes les illuminations que l'on a décidé de raccorder à la carte mère.

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La configuration est prête pour les premiers tests © Nerces

Performances générales

Nous avons bien sûr repris la configuration de test employée lors des précédents dossiers consacrés aux différents processeurs Alder Lake et aux cartes mères Z690. Il a simplement, et logiquement, fallu adapter le sous-système mémoire aux impératifs d’une carte dotée de slots DDR4.

  • Carte mère : ASRock Z690 PRO RS
  • Processeur : Intel Core i9-12900K
  • Mémoire : G.Skill Trident Z Royale Elite DDR4-4800 CL19
  • Carte graphique : Asus TUF RTX 3080 Gaming OC
  • SSD : Western Digital WD_Black SN850 1 To
  • Refroidissement : Asus ROG Ryujin II 360
  • Alimentation : Asus ROG Strix 850 W
ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces
ASRock Z690 PRO RS © Nerces

Petite erreur : au moment des captures CPU-Z, nous n'avions que le Core i7-12700K de monter © Nerces

Pour évaluer l’ASRock Z690 PRO RS, nous avons rassemblé les cartes mères Z690 déjà passées entre nos mains, en l’occurrence les ASUS ROG Maximum Z690 HERO et MSI MPG Z690 Carbon WiFi, deux modèles autrement plus onéreux qui représentent nécessairement un autre segment du marché. Un segment caractérisé donc par l’utilisation de barrettes de mémoire DDR5.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
Mesure de performances sous AIDA64 © Nerces

Cette notable distinction au niveau du sous-système mémoire aura évidemment une importance toute particulière sur notre premier test de performances, le module d’AIDA64 dédié aux débits mémoire et cache. Nous aurons très prochainement l’occasion de nous pencher plus en détail sur l’écart DDR4 / DDR5 observé avec Alder Lake, mais ces premiers résultats sont déjà éloquents.

En effet, que ce soit en lecture, en écriture ou en copie, la plateforme DDR4-3200 est loin, très loin derrière nos plateformes DDR5-4800. Pour ne prendre que l’exemple du test de lecture, on profite – avec le même processeur rappelons-le – d’un gain de 39 % en passant à de la DDR5-4800 ! En revanche, la latence reste l’apanage de la DDR4 : même sans chercher à obtenir des timings « de folie », on est à 64,9 ns quand il fallait se contenter de plus ou moins 85 ns sur la DDR5-4800.

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Mesure de performances sous GeekBench 5 © Nerces

Pour notre second test, nous cherchons plutôt à évaluer les performances du processeur. GeekBench 5 présente d’ailleurs des résultats assez surprenants, pour ne pas dire contradictoires, avec une ASRock Z690 PRO RS qui prend la tête sur le test single core, mais qui est sensiblement distancée en multi core. Il semblerait donc que notre cobaye du jour soit moins à son aise pour exploiter le potentiel multi thread d'un CPU.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
Mesure de performances sous CineBench R20 © Nerces

Notre deuxième volet des tests de puissance processeur vient en quelque sorte conforter cette conclusion. CineBench R20 confirme des résultats single core de premier plan, tout à fait comparables à ce que nous obtenions sur les cartes mères haut de gamme. En multi core, on observe là encore une baisse par rapport à deux cartes ASUS et MSI, mais bien plus limitée que sur GeekBench 5. La carte ASRock semble donc moins optimisée pour le travail parallélisé.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
Mesure de performances sous PCMark 10 © Nerces

Nous avons pour habitude d’utiliser PCMark 10 afin d’avoir un retour d’informations plus proche d’un usage « classique » de la machine. Le logiciel imaginé par UL a l’avantage de simuler diverses activités usuelles depuis la navigation Web jusqu'à la visioconférence en passant par de la bureautique ou de l'édition photo / vidéo.

Les différences observées sont faibles et, finalement, peu significatives : on retiendra tout de même que la DDR4 ne semble pas avoir à rougir de la comparaison avec la DDR5. Ce n’est pas sur le terrain des performances que les cartes mères haut de gamme vont être en mesure de justifier l'augmentation du ticket d’entrée.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
Mesure de performances sous CrystalDiskMark © Nerces

Pour le test suivant, nous nous focalisons sur la partie stockage. Nous avons décidé de ne pas tester la gestion des ports SATA et de nous contenter d’un test via le SSD NVMe Corsair MP600 Force, un modèle M.2 PCIe 4.0 qui n’est pas le plus rapide, mais offre de bons débits.

Rien à signaler d’ailleurs sur CrystalDiskMark avec des performances tout à fait au niveau de ce que nous obtenions lors des test sur les cartes ASUS et MSI : un peu plus de 5 Go/s en lecture séquentielle et près 4,4 Go/s en écriture séquentielle.

ASRock Z690 PRO RS © Nerces
Mesure de performances sous Windows 11, en copie de fichiers © Nerces

Malgré son positionnement plus « accessible », l’ASRock Z690 PRO RS garde le même type de contrôleur réseau que les Asus ROG Maximum Z690 HERO et MSI MPG Z690 Carbon WiFi : un 2,5 GbE. Il est ici question d’un Dragon RTL8125BG, mais cela n’a pas l’air d’avoir une quelconque influence sur les débits observés.

Nous avons mesuré les performances de nos trois solutions Z690 en nous appuyant sur un switch 10 GbE, le Buffalo BS-MP2008, et une machine source dotée d'un contrôleur 10 GbE. Si les débits sont sensiblement inférieurs au maximum théorique d’un contrôleur 2,5 GbE, ils restent équivalents d’une carte mère à l’autre, à plus ou moins 230 Mo/s.

Avant d’aborder la conclusion de nos tests de cartes mères, faisons un point overclocking. Côté processeur, hélas, nous n’avons d’autre choix que de faire avec notre peu coopératif modèle de Core i9-12900K : une fois encore, nous ne parvenons pas à atteindre une fréquence de 5,1 GHz sans entraîner une chauffe excessive de la puce (+ 100°C).

Côté DDR4, ASRock évoque en natif de la DDR4-3200. C’est ce que préconise Intel. Le Taïwanais précise toutefois que sa carte mère gère jusqu’à la DDR4-4800 (sur le manuel) ou la DDR4-5000 (sur le site officiel). Hélas, malgré l’utilisation d’excellentes barrettes de G.Skill Trident Z Royale Elite DDR4-4800, nous n’avons pu dépasser le DDR4-4000 de manière stable. Déception.

ASRock Z690 PRO RS © ASRock
ASRock livre un accessoire pour maintenir la carte graphique : seule réelle fioriture du produit © ASRock

ASRock Z690 PRO RS, l’avis de Clubic

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Alors que l’on se plaint – à raison – du surcoût engendré par les multiples changements liés à la plateforme Alder Lake, ASRock tente d’apporter un début de solution. Bien sûr, il faudra sans doute attendre la sortie du chipset B660 et de ses petits frères pour trouver des cartes mères réellement abordables, mais à plus ou moins 260 euros, cette Z690 PRO RS d’ASRock va incontestablement dans le bon sens.

Bien sûr, à ce tarif, il ne faut pas s’imaginer que la DDR5 sera au menu… mais en un sens tant mieux, tant cette nouvelle génération de barrettes est aussi introuvable qu’elle est onéreuse. De la même manière, le PCI Express Gen 5 est réservé au seul premier port PCIe, le reste des connecteurs et les ports SSD M.2 se contentant du PCI Express Gen 4. Là encore, on ne se formalise pas d’un tel choix et on se contente de remarquer simplement que c’est un peu moins rassurant pour l’avenir.

Reste qu’au-delà de ces quelques limitations techniques, la Z690 PRO RS assure l’essentiel attendu. Elle dispose de la plupart des fonctionnalités avancées du moment et même si tout est fait avec une certaine simplicité, il n’y pas lieu d’être scandalisé par le niveau de finition d’un produit « bien sous tous rapports ». ASRock signe là une carte qui doit permettre de démocratiser Alder Lake et, par exemple, de profiter de l’excellent rapport qualité / prix du Core i5-12600K sans (trop) se ruiner.

Les plus

  • Plateforme Alder Lake / Z690
  • Performances de premier plan
  • DDR4 pour faire des économies
  • Le PCI Express 5.0 est présent
  • 3 M.2 dont 2 en PCIe Gen 4

Les moins

  • PCIe 5.0 sur un seul port PCI
  • Un seul dissipateur M.2 livré
  • Pas d'USB-C à l'arrière
  • Wi-Fi / Bluetooth en option
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sebstein
PCIe 5.0 sur un seul port PCI<br /> C’est largement suffisant dans la majorité des usage communs. Les GPU sont encore loin de nécessite une port PCIe 5, la différence entre le 3 et le 4 est encore minime sur une RTX 3080. Les cartes qui nécessitent du PCIe 5 sont très rares, si on se limite au domaine grand public.<br /> Un seul dissipateur M.2 livré<br /> 1-2 To en M.2 PCIe 4 pour l’OS et les programmes/jeux installés, c’est suffisant, le stockage sur HDD/NAS ne pose pas problème.<br /> Pas d’USB-C à l’arrière<br /> L’intérêt de l’USB-C c’est de l’enficher dans n’importe quel sens… on a pas vraiment besoin d’avoir accès à la face arrière, une fois configurée, donc cet intérêt n’est plus si évident.
MattS32
sebstein:<br /> L’intérêt de l’USB-C c’est de l’enficher dans n’importe quel sens…<br /> Non pas seulement, c’est aussi de permettre des débits plus élevés (en USB 3.2 et 4, ils sont doublés en USB-C par rapport à l’USB-A, car l’USB peut désormais utiliser les quatre canaux, comme le fait le Thunderbolt) et/ou l’utilisation d’autre protocoles que l’USB et/ou d’offrir plus de puissance. On peut donc tout a fait avoir de l’USB-C «&nbsp;fixe&nbsp;», par exemple pour brancher un écran ou un hub.<br /> Par contre, j’ai fait récemment la mauvaise expérience d’un défaut de l’USB-C qui fait que ne pas en avoir à l’arrière peut être un plus si le port n’est pas clairement séparé des autres USB : une fiche USB-C peut rentrer dans un port USB-A… Ce qui m’est arrivé en voulant brancher à tâtons un USB-C à l’arrière de mon PC alors qu’il était allumé. Résultat, court-circuit et arrêt brutal du PC. À priori pas de dégâts, mais pas sûr que ça soit toujours le cas, selon la qualité du matos et des protections. Donc attention si vous avez un port USB-C à l’arrière, ne branchez pas sans regarder
sebstein
Les écrans ont de toute façon généralement du DP ou du HDMI, un pc fixe n’a pas besoin d’être alimenté par l’USB et je ne vois pas quel autre matériel risque de saturer les 20 Gbps de l’USB-A (exception faite des GPU externes, mais, encore une fois, c’est plutôt réservé aux portables).<br /> Après, c’est heureux que l’USB 4 fasse l’impasse sur le connecteur A, j’ai du mal à comprendre pourquoi on a pas réservé ce connecteur «&nbsp;legacy&nbsp;» à l’ancien matériel et, donc, jusqu’à l’USB 3 (ok, il y a le surcoût des connecteurs lié au doublage des lignes, à son contrôleur, à la négociation de la puissance électrique… mais, du coup, ça fragmente tout le matériel qui repose sur cette interface qui avait justement pour but d’être… universelle).
MattS32
sebstein:<br /> Les écrans ont de toute façon généralement du DP ou du HDMI<br /> Oui, mais pas tous. Et quand ils ont un hub intégré, c’est pas mal de les connecter avec un seul câble. Surtout pour les petits écrans, qui en plus peuvent être alimentés via l’USB-C.<br /> sebstein:<br /> un pc fixe n’a pas besoin d’être alimenté par l’USB<br /> Non, mais il peut alimenter des périphériques.<br /> sebstein:<br /> et je ne vois pas quel autre matériel risque de saturer les 20 Gbps de l’USB-A<br /> 10 Gbit/s l’USB-A. Les 20 Gbit/s, c’est l’USB 3.2 Gen2x2, qui ne passe que par USB-C.<br /> Un SSD NVME de bonne facture le sature sans problème. Et avec un hub, on peut aussi avoir plusieurs périphériques à la fois… Du réseau 2.5 ou 5 GbE, un ou deux SSD SATA, et on y est déjà aux 10 Gbit/s.<br /> Perso actuellement sur mon USB-C arrière, j’ai un hub qui contient un SSD Samsung 950 Pro, sur ce hub j’ai branché un petit écran secondaire 15" et une RAID5 de 3 disques durs. Ça suffit largement à saturer les 10 Gbit/s. En fait, le SSD tout seul y arrive déjà (et malheureusement à cause de l’écran j’ai que 10 Gbit/s, vu que l’USB 3.2 ne sait pas partager la bande passante d’un canal entre deux protocoles, il faut du Thunderbolt 3 ou de l’USB 4 pour ça)…
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