Comparatif des meilleurs processeurs (2020)

Nathan Le Gohlisse
Spécialiste Hardware
11 novembre 2020 à 16h00
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Le marché du processeur compte probablement parmi les plus dynamiques dans le monde de la Tech, mais aussi parmi les plus touffus... pour ne pas dire fouillis. Les références AMD et Intel sont en effet nombreuses, avec une réactualisation annuelle ou bi-annuelle quasi généralisée sur l'ensemble des gammes proposées par les deux fondeurs. Difficile par conséquent de se maintenir à jour pour savoir vers quelle référence se tourner lorsqu'il est temps de changer son CPU ou quand le montage d'une nouvelle machine s'impose.

Choix de la rédac

Intel Core i5-9600K

Choix de la rédac

  • Un prix qui reste à portée de carte bleue
  • 6 cores et de belles capacités en overclocking
  • Redoutable en jeu sur ce segment
Petit budget polyvalent

Intel Core i3-9100

Petit budget polyvalent

  • Quatre cores prêts à l'emploi
  • Des fréquences relativement élevées pour une puce véloce
  • Une consommation qui reste très raisonnable
Le monstre de puissance

AMD Ryzen Threadripper 2920X

Le monstre de puissance

  • Nettement plus puissant que le Core i9-9900k en applicatif
  • La présence de 12 cores
  • Un tarif qui reste « raisonnable » pour une processeur de ce niveau

L'idée de proposer un comparatif complet à nos lecteurs a donc peu à peu commencé à germer dans nos esprits, au point d'en venir à dresser une liste non-exhaustive 12 processeurs que nous vous conseillons. Ces derniers seront classés en trois grandes familles, à chaque fois par groupes de quatre : deux processeurs Intel et deux puces AMD, et ce par souci d'équité entre les deux firmes. Un schéma que nous n'avions pas pu produire dans notre récent comparatif GPU. Le grand nombre de processeurs commercialisés tant par les rouges que les bleus nous permet ici de faire amende honorable.

Vous trouverez donc ci-dessous trois grandes catégories de puces : celles que nous destinons essentiellement à un usage bureautique et multimédia, celles que nous recommandons aux joueurs et enfin les mastodontes d'Intel et AMD, essentiellement pensés pour de l'applicatif lourd.

Le marché des composants informatiques étant par essence sujet aux actualisations diverses et à de fréquents renouvellements technologiques, nous veillerons à maintenir ce comparatif à jour, en y ajoutant régulièrement de nouvelles référence et en remplaçant certains des CPUs aujourd'hui en sélection par de nouvelles puces toutes fraîches. Et de la fraîcheur, nous en aurons dans les prochains mois du côté de chez AMD.

Au moment où nous rédigeons ces lignes, la firme de Lisa Su s'apprête en effet à lancer ses processeurs Ryzen de troisième génération. Gravées par TSMC en 7nm et basées sur l'architecture ZEN 2, ces nouvelles puces devraient permettre à AMD de concurrencer encore un peu mieux Intel. La firme de Santa Clara devrait pour sa part commencer à répliquer dès cette année avec le lancement de sa première fournée de processeurs 10 nm. Un procédé de gravure avec lequel Intel nous fait languir depuis près de quatre ans et qui devrait se généraliser sur le marché à l'horizon 2020. Pour l'heure, il faut - chez Intel - se contenter de puces gravées en 14 nm++ (dérivé du procédé utilisé depuis Skylake, lancé en 2015) pour les références qui nous intéressent aujourd'hui. Un node qui a fait ses preuves, mais qui arrive peu à peu en bout de course.

Avant de débuter, évoquons aussi brièvement le cas des processeurs ARM et leur importance croissante sur le secteur du laptop. Il y a un peu plus d'un an, sous l'impulsion de Microsoft, plusieurs marques (Asus, HP et Lenovo notamment) lançaient des ultraportables animés de processeurs ARM Snapdragon 835, signés Qualcomm. Tout droit sorties de l'escarcelle mobile, ces puces portent avec elles la promesse d'une consommation très faible, rendant donc copieuse l'autonomie des PC portables qui en sont équipés.

Plus récemment, des laptops arrivaient sur le marché équipés de SoC Snapdragon 850, plus performants. Une tendance qui pourrait s'affermir dans les prochains mois puisque Apple serait lui aussi en passe de lancer des MacBook équipés de puces ARM maison, et que Qualcomm développe une puce ARM potentiellement capable d'égaliser certains Core i5 d'Intel en termes de performances. Une affaire à suivre qui nous forcera peut-être à nous pencher plus en détail sur la question des processeurs ARM au cours des prochains mois.

Quel CPU pour une machine « petit budget » ?

1. Intel Pentium G5400

Intel Pentium G5400 Premier prix
  • Le prix contenu
  • L'hyper-threading
  • Un ventirad fourni par Intel
Pour une machine polyvalente à prix (très) contenu

Pas besoin de se ruiner pour avoir une tour performante en 2019. Le Pentium G5400 ouvre la voie aux Intel Core en proposant un rapport puissance/prix tout à fait intéressant. Pour son petit prix, ce processeur est capable de faire à peu près tout et de le faire bien... à condition toutefois de ne pas compter parmi les utilisateurs les plus exigeants.

Pour une machine polyvalente à prix (très) contenu

Pas besoin de se ruiner pour avoir une tour performante en 2019. Le Pentium G5400 ouvre la voie aux Intel Core en proposant un rapport puissance/prix tout à fait intéressant. Pour son petit prix, ce processeur est capable de faire à peu près tout et de le faire bien... à condition toutefois de ne pas compter parmi les utilisateurs les plus exigeants.

Cette puce d'Intel n'est pas de celles à afficher une débauche de cores et des fréquences ébouriffantes, mais elle sait faire le boulot et le faire plus que bien dans de nombreux cas.

Suffisant en bureautique et multimédia, ce petit petit processeur se classe dans l'entrée de gamme de la firme de Santa Clara, juste devant les puces Celeron et à quelques encablures derrière le Pentium G5600, un peu plus performant, mais aussi un peu trop cher à notre goût face aux premiers Cores i3 proposés sur les gammes d'Intel. Le G5400, pour lequel nous préférons opter, parvient à se montrer très polyvalent et peut être utilisé sur des configurations variées, allant de la tour destinée à la bureautique et à l'applicatif léger, au PC Gamer occasionnel (qui se limitera au 1080p et à des titres peu gourmands), en passant par le HTPC qu'on aura plaisir à installer sous la télé.

Côté fiche technique, on retrouve deux cores hyperthreadés et cadencés à 3,7 GHz, le tout accompagné de 4 Mo de Cache L3 pour un TDP fixé à 54 Watts. Puisqu'il faut savoir faire des concessions à ce prix, Intel ne propose pas l'overclocking sur cette référence, il faudra passer sur un i3 minimum pour profiter de fréquences boostables depuis le BIOS. Un revers qui handicape finalement assez peu ce petit Pentium, qui ne se destine pas aux usages les plus poussés. Notons en revanche la présence d'un iGPU Intel UHD 610 qui lui permet de se dispenser de GPU dédié pour les tâches relativement modestes.

Autre avantage de ce Pentium G5400 : il est compatible avec les chipsets Intel les plus abordables. Ainsi, une carte mère sous Chipset H ou B d'Intel peu onéreuse sera capable de servir de base à une nouvelle machine. De quoi se monter un PC véloce à moindre coût.

2. Intel Core i3-9100

Intel Core i3-9100 Petit budget polyvalent
  • Quatre cores prêts à l'emploi
  • Des fréquences relativement élevées pour une puce véloce
  • Une consommation qui reste très raisonnable
Un i5 de 7ème génération

Le Core i3-9100, remplaçant du i3-8100, s'érige en incontournable sa gamme de prix. À l'aise en tout, y compris en jeu, il s'adresse aux utilisateurs ayant besoin d'une machine performante sans pour autant consentir à de trop importantes dépenses. Son principal point fort ? Ses quatre cores.

Un i5 de 7ème génération

Le Core i3-9100, remplaçant du i3-8100, s'érige en incontournable sa gamme de prix. À l'aise en tout, y compris en jeu, il s'adresse aux utilisateurs ayant besoin d'une machine performante sans pour autant consentir à de trop importantes dépenses. Son principal point fort ? Ses quatre cores.

L'Intel Core i3-9100 remplace tout juste le Core i3-8100 dans les gammes d'Intel. Lancé mi-avril, parallèlement à toute la ribambelle de puces de neuvième génération (qui arrivent donc sur le marché plusieurs mois après le lancement du Core i9-9900K), le Core i3-9100 se positionne dans les grilles tarifaires des bleus. De quoi le placer d'emblée comme une offre intéressante.

A l'heure où nous rédigeons ces lignes, et du fait de son lancement très récent, le Core i3-9100 reste difficile à trouver dans les boutiques en ligne où son grand frère l'i3-8100 lui survit encore. Il n'empêche que sa présence devrait peu à peu se généraliser sur le net, avec une promesse semblable à celle du i3-8100 en son temps : proposer un Core i3 qui a tout d'un i5 entrée de gamme d'il y a quelques années... et de ce côté, le pari est réussi.

Désormais pourvus de quatre cores, les Core i3 passent à la vitesse supérieure en termes de performances et peuvent s'atteler à des taches plus variées que par le passé, tout en se montrant suffisamment puissants pour s'imposer en jeu. Avec le Core i3-9100 (comme avec le 8100), c'est également le domaine de l'applicatif qui s'offre à nous, surtout sur les applications correctement threadées. En jeu, le nouvel i3 d'Intel propose une expérience solide, et parvient à faire aussi bien - sinon mieux - que les Core i5 de septième génération pour un TDP qui ne dépasse pas les 65 Watts.

Pour le reste, l'Intel Core i3-9100 se pare de 4 cores et 4 threads (par d'hyperthreading donc) et de fréquences comprises entre 3,6 GHz de base et 4,2 GHz en Boost. Le cache L3 s'établit pour sa part à 6 Mo et l'ensemble se voit épaulé d'un iGPU Intel UHD 630. Comme le Pentium G5400, notre Core i3-9100 peut se coupler à des plateformes relativement peu coûteuses. Investir pour une carte mère Intel sous Chipset H ou B peu onéreuse permettra donc, à nouveau, de se créer une machine très polyvalente sans casser la tirelire.

3. AMD Ryzen 3 3200G

AMD Ryzen 3 3200G Un bon compromis
  • Un bon rapport performances / prix dans l'ensemble
  • L'apport de l'iGPU Radeon Vega 8 en jeu et en calcul
  • Ventirad inclus
L'alternative aux Core i3

Un peu coincé entre les Core i3 d'Intel d'un côté et le Ryzen 5 3400G de l'autre, le Ryzen 3 3200G parvient néanmoins à prendre la relève du Ryzen 3 2200G avec brio en apportant des performances en hausse pour un tarif inchangé. Un joli tour de passe passe de la part d'AMD qui maintient néanmoins sa gamme d'APU un cran technologique en retrait du reste de l'offre Ryzen de troisième génération. Le recyclage de puces 12 nm affiche certes ses limites sur le plan des performances brutes, mais l'attrait d'un iGPU Vega 8, efficace et polyvalent, parvient à compenser avec un certain panache cette déconvenue.

L'alternative aux Core i3

Un peu coincé entre les Core i3 d'Intel d'un côté et le Ryzen 5 3400G de l'autre, le Ryzen 3 3200G parvient néanmoins à prendre la relève du Ryzen 3 2200G avec brio en apportant des performances en hausse pour un tarif inchangé. Un joli tour de passe passe de la part d'AMD qui maintient néanmoins sa gamme d'APU un cran technologique en retrait du reste de l'offre Ryzen de troisième génération. Le recyclage de puces 12 nm affiche certes ses limites sur le plan des performances brutes, mais l'attrait d'un iGPU Vega 8, efficace et polyvalent, parvient à compenser avec un certain panache cette déconvenue.

Face aux Core i3 d'Intel, AMD a renouvelé cet été son offre en APUs en déployant tout particulièrement les Ryzen 3 3200G et Ryzen 5 3400G. Plus performant, ce dernier se place pile au niveau tarifaire que le Core i3 9100 vu plus haut... mais reste sensiblement plus cher que le Core i3-9100F, et ce pour un seuil de performances similaire dans la plupart des cas.

Ne nous le cachons pas, si vous souhaitez une configuration abordable mais avant tout dédiée au Gaming, c'est vers Intel et ses Core i3 9100 / 9100F que nous vous orientons. A prix équivalent, le Core i3-9100F arrive à faire aussi bien qu'un Ryzen 5 3400G pour moins cher et fait nettement mieux que le Ryzen 3 3200G qui nous intéresse présentement. La messe est donc dite... mais attention, AMD et ses nouveaux APUs sont loin d'être disqualifiés pour autant. Et pour cause, si l'on s'intéresse au gaming occasionnel, pratiqué sans carte graphique dédiée, alors AMD prend l'avantage grâce à la supériorité de ses iGPU Radeon Vega sur l'offre Intel UHD Graphics, plus que jamais poussive.

Ainsi, en 900p et avec un niveau de détail oscillant selon les titres entre « low » et « medium », l'iGPU Vega 8 d'un Ryzen 3 3200G se montre 20 à 30% plus efficace en moyenne que l'iGPU UHD 630 installé au sein d'un Core i3 9100F. Une différence qui permet à AMD de s'imposer avec des processeurs capables de se dispenser de cartes graphiques dédiées pour jouer occasionnellement. Un bon plan, par exemple, pour une machine familiale à petit budget. Le Ryzen 3 3200G se montrera ainsi très à l'aise en 1080p et en réglages « low » sur des jeux comme CS: Go, Overwatch ou encore Fortnite, en parvenant à se maintenir à 60-70 images par seconde sans trop de problème. Notons par ailleurs qu'en encodage et en calcul, l'apport de cette partie graphique intégrée au processeur est tout aussi utile, de quoi conférer au Ryzen 3 3200G une belle polyvalence au quotidien pour une majorité d'utilisateur.

Au delà de son iGPU Vega 8, le Ryzen 3 3200G est gravé en 12 nm (contrairement aux autres Ryzen de troisième génération, qui profitent eux de la nouvelle gravure en 7 nm de TSMC). Sa partie CPU embarque 4 cores et 4 threads (pas de SMT ici) pour des fréquences comprises entre 3,6 GHz de base et 4 GHz en boost. On retrouve aussi un total de 4 Mo de cache L3 pour un TDP maximum de 65 Watts selon AMD. La partie Radeon Vega 8 dispose pour sa part de 8 cores GPU pour une fréquence fixée à 1250 MHz.

Quel CPU pour jouer ?

4. Intel Core i5-9600K

Intel Core i5-9600K Choix de la rédac
  • Un prix qui reste à portée de carte bleue
  • 6 cores et de belles capacités en overclocking
  • Redoutable en jeu sur ce segment
La nouvelle coqueluche des Gamers

Le Core i5-9600K s'impose comme une solution incontournable pour jouer. Les utilisateurs ayant besoin d'un appareil plus à l'aise en montage ou en calcul auront toutefois intérêt à jeter un oeil attentif à l'offre d'AMD et notamment aux Ryzen 5 2600X et Ryzen 7 2700X. Les Gamers cherchant avant tout à se monter un PC taillé pour jouer aux derniers triple A ont par contre trouvé leur champion.

La nouvelle coqueluche des Gamers

Le Core i5-9600K s'impose comme une solution incontournable pour jouer. Les utilisateurs ayant besoin d'un appareil plus à l'aise en montage ou en calcul auront toutefois intérêt à jeter un oeil attentif à l'offre d'AMD et notamment aux Ryzen 5 2600X et Ryzen 7 2700X. Les Gamers cherchant avant tout à se monter un PC taillé pour jouer aux derniers triple A ont par contre trouvé leur champion.

Véritable pierre angulaire du lineup Intel, le Core i5-9600K compte parmi les puces de neuvième génération (Coffee Lake-R) du fondeur de Santa Clara. Lancé en fin d'année dernière, le CPU remplace le 8600K et parvient à faire un travail assez remarquable en jeu... au point de s'illustrer comme l'un des meilleurs choix pour les Gamers à l'heure où nous rédigeons ces lignes.

Jouer dans d'excellentes conditions requiert-il fatalement un Core i7 ? En 2019, et depuis quelques années déjà, la réponse et non. Depuis son lancement, le Core i5-9600K parvient à tenir la dragée haute aux i7-9700K et autres i9-9900K en matière de Gaming. Un talent inné pour la puce, qui se voit cependant contrebalancé par des performances un poil décevantes en applicatif. Pour du montage vidéo ou du calcul lourd, le Core i5-9600K se fige à quelques encablure derrière ses concurrents directs de chez AMD : les Ryzen 5 2600X et surtout le Ryzen 7 2700X, que nous aborderons un peu plus bas.

Loin de rendre armes pour autant, le processeur d'Intel reste une puce polyvalente capable de faire ce que l'on attend d'elle en toute circonstances. C'est en réalité l'absence d'hyperthreading qui désavantage le Core i5-9600K. Une « lacune » dont l'impact reste très circonscrit en jeu. Il faut par contre prendre en considération le potentiel d'overclocking du processeur d'Intel. Couplé à une carte mère sous chipset Z390, ce dernier pourra taper les 5 GHz sans trop broncher. De quoi lui conférer une certaine plus value sur le long terme, lorsqu'une hausse des fréquences depuis le BIOS sera devenue nécessaire pour lui redonner un petit coup de fouet.

Sur un plan plus technique, le Core i5-9600K s'arme 6 cores et 6 threads, pour des fréquences comprises entre 3,7 GHz de base et 4,6 GHz en boost. On passe ici à 9 Mo de cache L3, tandis que la consommation de l'ensemble se stabilise à 95 Watts. Nous arrivons donc sur un processeur qui mérite un système de refroidissement efficace pour fonctionner à son plein potentiel. Ventirad ou watercooling : ce n'est pas le choix qui manque, mais nous y reviendrons en fin de comparatif.

5. Intel Core i7-9700K

Intel Core i7-9700K Polyvalente
  • Efficace en applicatif et méchamment probant en jeu
  • 8 cores sur un i7
  • Convenable en termes de consommation, surtout face aux puces AMD
La puce à tout faire selon Intel

Positionné juste en dessous du Core i9-9900K chez Intel, le Core i7-9700K a tout ce qu'il faut, là où il faut. Il remplace avec un certain éclat le Core i7-8700K (sans pour autant le reléguer aux oubliettes) et surclasse les propositions Ryzen 5 et 7 d'AMD sur le volet applicatif. Il s'agit en somme de LA puce polyvalente par excellence... qui se monnaye encore à un prix élevé.

La puce à tout faire selon Intel

Positionné juste en dessous du Core i9-9900K chez Intel, le Core i7-9700K a tout ce qu'il faut, là où il faut. Il remplace avec un certain éclat le Core i7-8700K (sans pour autant le reléguer aux oubliettes) et surclasse les propositions Ryzen 5 et 7 d'AMD sur le volet applicatif. Il s'agit en somme de LA puce polyvalente par excellence... qui se monnaye encore à un prix élevé.

Lancé lui aussi en fin d'année 2018, le Core i7-9700K sera probablement la puce des utilisateurs qui ne font pas dans la concession gratuite, sans pour autant atteindre les prix affichés par un Core i9-9900K. On hérite ici de huit cores (4 de plus qu'un ancien i7-7700K, par exemple) et de fréquences dans l'absolu assez élevées par défaut. Une stratégie adoptée par Intel pour palier à la stagnation technologique auquel il est contraint en attendant le déploiement (pour de bon) des premières gammes profitant des architectures en 10 nm.

Malgré les limitations inhérentes - et de plus en plus palpables - de la gravure en 14 nm à laquelle est toujours soumise la quasi totalité de l'offre Intel, le fondeur parvient à sortir de son chapeau une puce bigrement efficace. Le Core i7-9700K est redoutable et gagne peu à peu en intérêt à mesure que son prix baisse. Toutefois, cela reste élevé, d'autant que les Core i7 équivalents étaient autrefois proposés à des tarifs un chouia plus abordables.

Il n'empêche que ledit processeur s'illustre par des performances de haute volée, tout autant que par la présence de 8 cores. Une nouveauté sur cette gamme chez Intel. En effet, l'année dernière, le Core i7-8700 ne proposait « que » 6 cores avec hyperthreading. Cette année, les 8 cores du 9700K sont dépourvus de cette technologie. Un bien pour un mal diront certains.

Dans les faits, le processeur se montre évidemment très efficace en jeu, mais parvient aussi et surtout à s'illustrer en applicatif, contrairement au Core i5-9600K, qui peine légèrement sur ce terrain. La puce d'Intel détrône ainsi d'une courte avance le Ryzen 7 2700X pourtant très solide en calcul. Sous le capot, on retrouve donc 8 cores / 8 threads cadencés entre 3,6 et 4,9 GHz (seuls deux cores arriveront toutefois à atteindre cette fréquence maximale), 12 Mo de cache L3, pour un TDP fixé là aussi à 95 Watts.

6. Ryzen 5 3600X

AMD Ryzen 5 3600X Meilleur milieu de gamme
  • Les performances en applicatif
  • Aussi efficace qu'un Core i5 9600K en jeu
  • Maîtrise énergétique
Coup de massue sur le Core i5 9600K

Faut-il préférer le Ryzen 5 3600X au Core i5 9600K ? La question peut légitimement se poser. Si les deux processeurs sont désormais proposés peu ou prou sur le même créneau tarifaire, la polyvalence du Ryzen 5 3600X face à son rival pourrait faire pencher la balance en sa faveur pour bien des utilisateur. Mais si AMD maintient son avance face à Intel sur le secteur applicatif, les rouges font surtout très fort en revenant cette fois entièrement dans la course aux performances en gaming. Pour jouer, ce nouveau Ryzen 5 est tout presque aussi efficace que le dernier Core i5 en date et la chose a de quoi inquiéter Intel, bousculé comme rarement sur le marché du CPU, après presque 15 ans de domination quasi sans partage. En vérité, choisir un Ryzen 5 3600X à la place d'un Core i5 9600K est loin d'être une mauvaise idée.

Coup de massue sur le Core i5 9600K

Faut-il préférer le Ryzen 5 3600X au Core i5 9600K ? La question peut légitimement se poser. Si les deux processeurs sont désormais proposés peu ou prou sur le même créneau tarifaire, la polyvalence du Ryzen 5 3600X face à son rival pourrait faire pencher la balance en sa faveur pour bien des utilisateur. Mais si AMD maintient son avance face à Intel sur le secteur applicatif, les rouges font surtout très fort en revenant cette fois entièrement dans la course aux performances en gaming. Pour jouer, ce nouveau Ryzen 5 est tout presque aussi efficace que le dernier Core i5 en date et la chose a de quoi inquiéter Intel, bousculé comme rarement sur le marché du CPU, après presque 15 ans de domination quasi sans partage. En vérité, choisir un Ryzen 5 3600X à la place d'un Core i5 9600K est loin d'être une mauvaise idée.

Depuis deux ans et le lancement des processeurs Ryzen de première génération, on se demandait quand AMD parviendrait à être calife à la place du calife. L'été 2019 nous a donné un bon début de réponse : les rouges arrivent sur tous les segments ou presque à égalité d'Intel, en parvenant à livrer une troisième génération de puces Ryzen diablement bien positionnée sur le marché.

Digne représentant de cette nouvelle dynastie : le Ryzen 5 3600X. Ce dernier remplace le Ryzen 5 2600X, lancé l'année dernière, et parvient à égaler le Core i5 9600K en jeu, tout en le dépassant sans mal sur le secteur applicatif. Mieux, il arrive même devant certains Core i7 sur ce terrain !

Le Ryzen 5 3600X se place pile en face du Core i5 9600K en termes de tarif. Un tarif équivalent pour des performances similaires en jeu et supérieures en calcul, qui nous permettent d'intégrer les yeux fermés la nouvelle référence d'AMD à notre comparatif. Le point fort de ce Ryzen 5 3600X ? Sa capacité à tirer parti des applications modérément multithreadées. Un point qui permet à la puce de devancer la plupart de ses concurrents en applicatif et de se placer dans certains cas juste dernière le Core i9-9900K d'Intel et son grand frère le Ryzen 9 3900X. Oui, vous avez bien lu, il arrive en effet que notre « petit » Ryzen 5 batte le Ryzen 7 3700X en calcul. Une belle performance. Inutile de dire que le Core i5-9600K, lui, ne peut se permettre de soutenir la comparaison.

C'est en revanche sur le gaming pur que le processeur d'intel garde une - légère - avance dans la plupart des situations. La chose est habituelle dans la confrontation Intel / AMD, mais il convient de noter à quel point les rouges sont parvenus à combler leur retard en la matière. Dans les faits, la différence entre le Ryzen 5 3600X et le Core i5 9600K est aussi réduite que leur écart tarifaire en ce mois de novembre 2019. On notera toutefois que le processeur d'AMD a pour lui l'avantage de la polyvalence, puisqu'il se montre redoutable en calcul et très efficace en jeu.

D'un point de vue strictement technique, le Ryzen 5 3600X se base sur la nouvelle architecture ZEN 2 d'AMD et sur la gravure en 7 nm FinFET (contre 12 nm l'année dernière). On retrouve 6 cores et 12 threads (contre 6 cores / 6 threads seulement chez son rival) pour des fréquences comprises entre 3,8 et 4,4 GHz et 32 Mo de cache L3. Son TDP est ajusté à 95 Watts, soit autant que le Core i5 9600K.

7. Ryzen 7 3700X

AMD Ryzen 7 3700X Rapport qualité / prix
  • Excellent rapport performances / prix
  • Efficacité énergétique supérieure à celle du Core i9 9900K
  • Les progrès réalisés par AMD en gaming
La valeur sûre des rouges

Vous avez besoin de la puissance d'un Core i9 9900K mais sont prix vous rebute ? Ne cherchez pas plus longtemps, le Ryzen 7 3700X vous ouvre ses bras. AMD a peaufiné la recette de son Ryzen 7 2700X, lancé l'année dernière, pour nous livrer un processeur encore mieux pourvu. Intel a de quoi grincer des dents, pour beaucoup moins cher, le Ryzen 7 3700X fait mieux que le Core i9 9900K en calcul et le surclasse sur le terrain de l'efficacité énergétique. Reste le gaming pur, le dernier bastion d'Intel... mais pourquoi de temps ?

La valeur sûre des rouges

Vous avez besoin de la puissance d'un Core i9 9900K mais sont prix vous rebute ? Ne cherchez pas plus longtemps, le Ryzen 7 3700X vous ouvre ses bras. AMD a peaufiné la recette de son Ryzen 7 2700X, lancé l'année dernière, pour nous livrer un processeur encore mieux pourvu. Intel a de quoi grincer des dents, pour beaucoup moins cher, le Ryzen 7 3700X fait mieux que le Core i9 9900K en calcul et le surclasse sur le terrain de l'efficacité énergétique. Reste le gaming pur, le dernier bastion d'Intel... mais pourquoi de temps ?

A quelques encablures du Ryzen 5 3600X se place le vénérable Ryzen 7 3700X. Plus performant, au point d'aller chasser sur les terres d'un certain Core i9-9900K. Son positionnement tarifaire agressif pour une puce de cette trempe fait de lui un processeur incontournable en calcul comme en jeu. Dans les gammes d'AMD Ryzen 7 3700X arrive toutefois derrière les Ryzen 7 3800X et Ryzen 9 3900X. Plus performant encore, le Ryzen 9 3950X, arrivera pour sa part fin novembre sur le marché.

Si sa dénomination placerait plutôt l'imposant Ryzen 9 3900X en face du Core i9-9900K d'Intel, le Ryzen 7 3700X rivalise dans les faits avec brio avec le Core i9, tout spécialement en calcul. Une fois de plus, AMD parvient à démontrer son savoir faire en la matière et le propose à un tarif capable de rivaliser face à une puce Intel plus cher. Une passe d'arme expliquée en partie par la fiche technique du nouveau Ryzen 7. On y trouve notamment 8 cores et 16 threads cadencés entre 3,6 et 4,4 GHz et 32 Mo de cache L3. Des spécifications très proches de celles du Core i9 9900K, qui profite pour sa part d'un peu moins de mémoire cache, mais de 200 MHz supplémentaires en boost sur un seul core.

Ainsi armées, les deux puces sont naturellement faites pour se défier l'une l'autre, au point de nous livrer un combat ardu et un bilan difficile à départager dans bien des cas. En calcul, le Ryzen 7 3700X a un léger avantage sur la plupart logiciels de montage vidéo ou de retouche photo. C'est toutefois en jeu que le Core i9 9900 reprend l'avantage avec une belle avance sur son rival une fois couplé à une RTX 2080 Ti sur les titres les plus récents (et les plus gourmands). Une différence d'une vingtaine de FPS est ainsi constatée en 1080p sous Battlefield V ou Shadow of The Tomb Raider. C'est beaucoup, certes, mais les deux processeurs passent allègrement la barre des 100 FPS en Ultra sur les deux titres.

C'est en réalité sur le terrain du prix que les deux puces se départagent. De ce côté, le Ryzen 7 3700X prend sans mal le pas sur son concurrent. AMD a également réalisé une avancée notable sur le terrain de la consommation. A performances équivalentes, le Ryzen 7 3700X consomme jusqu'à 25% de moins en charge que le Core i9. Un résultat prévisible au regard des 65 Watts de TDP affichés par le processeur d'AMD, contre les 95 Watts dont se contente toujours Intel avec le Core i9 9900K.

Quel CPU pour de l'applicatif lourd ?

8. Intel Core i9-9900K

Intel Core i9-9900K Premium
  • Un processeur très efficace en calcul et redoutable en jeu
  • La consommation raisonnable pour une puce de ce calibre
  • 8 cores et 16 threads au compteur
Quand le Core i7-9700K ne suffit pas

Avec son i9-9900K, Intel propose un processeur redoutable en jeu mais aussi très doué en calcul. Plus performant qu'un Core i7-9700K sur ce secteur, il devance sous sourciller les Ryzen 5 2600X et Ryzen 7 2700X pour se loger derrière les Threadripper 1920X et 2920X. Seul son positionnement tarifaire pourrait lui porter préjudice, surtout face au Threadripper 1920X proposé à prix canon sur le net... mais peut-être plus pour très longtemps.

Quand le Core i7-9700K ne suffit pas

Avec son i9-9900K, Intel propose un processeur redoutable en jeu mais aussi très doué en calcul. Plus performant qu'un Core i7-9700K sur ce secteur, il devance sous sourciller les Ryzen 5 2600X et Ryzen 7 2700X pour se loger derrière les Threadripper 1920X et 2920X. Seul son positionnement tarifaire pourrait lui porter préjudice, surtout face au Threadripper 1920X proposé à prix canon sur le net... mais peut-être plus pour très longtemps.

Quand un Core i7-9700K n'est pas encore suffisant question puissance de feu, c'est vers le Core i9-9900K que le chaland, amateurs threads en pagaille, se tourne. Lancé à la faveur de l'automne 2018, le Core i9-9900K parvient à se ranger à quelques pas derrière l'imposant Threadripper 2920X (et ses 12 cores) en calcul. En jeu, la puce d'AMD est par contre battue à plate couture par celle d'Intel.

Coûteux, mais fichtrement efficace. Voilà qui pourrait résumer le Core i9-9900K. Le processeur stagne, comme les autres puces d'Intel, sur une architecture datant de 2015, mais l'optimisation progressive (et agressive) à laquelle les bleus se sont attelés ces trois dernières années lui permet de garder la cadence sur un marché qui verra affluer du sang neuf dans les prochains mois chez AMD, et d'ici un an chez Intel. En attendant, la présente référence est pratiquement l'offre la plus performante actuellement disponible sur le lineup d'Intel (tout du moins si l'on excepte les Core i9 plus volumineux, mais aussi nettement plus chers à l'achat).

De manière plus terre à terre, le Core i9-9900K est environ 15% moins performant qu'un Threadripper 2920X sur le plan applicatif. Un retard expliqué par la quantité de cores et de threads embarqués par la puce d'AMD (12 cores et 24 threads), contre « seulement » 8 cores et 16 threads du côté de notre Core i9. Preuve que le nombre ne fait pas tout, le Core i9-9900K reste sensiblement au dessus du Threadripper 2920X en jeu, et ce dans la plupart des titres récents.

Pour les utilisateurs cherchant une puce très efficace en calcul, le Core i9-9900K reste néanmoins une alternative intéressante au Threadripper 2920X, plus performant, c'est vrai, mais également plus coûteux. Le Threadripper 1920X, remplacé depuis la fin d'année dernière par le 2920X est aussi une piste à étudier. Plus véloce de 10% face au Core i9-9000K, du moins en calcul.

Au delà de ses 8 cores et 16 threads, le Core i9-9900K profite de fréquences comprises entre 3,6 GHz et 5,0 GHz (sur 2 cores seulement et sous certaines conditions, comme pour le Core i7-9700K), de 16 Mo de cache L3. Le TDP, lui, se limite là aussi à 95 Watts.

9. Intel Core i9-9980XE

Intel Core i9-9980XE Haut de gamme
  • Les performances en calcul et en jeu
  • Le meilleur de chez Intel pour encore quelques temps
La puce déraisonnable d'Intel

Le Core i9-9980XE est la puce haut de gamme d'Intel par excellence, elle remplace le Core i9-7980XE avec un certain talent, sans pour autant le reléguer aux oubliettes en calcul. Le principal défaut du processeur réside dans son prix, trop important au vu de ce que propose AMD avec son Threadripper 2990WX, vendu à un tarif un peu plus ramassé.

Nous conservons pour quelques temps encore le Core i9 9980XE d'Intel dans notre comparatif, tout du moins jusqu'à ce que nous ayons un peu de recul sur le Core i9 10980XE, qui viendra le remplacer sous peu. Annoncé début octobre par la firme de Santa Clara, le nouveau fleuron de la gamme HEDT (high end desktop) d'Intel s'annonce déjà comme un gros bébé. Dans les faits, il arrivera surtout sur le marché pile en face de l'offre renouvelée d'AMD sur le même créneau — et devra donc faire face aux nouveaux Threadripper 3960X et 3970X, dont nous parlerons un peu plus bas.

Pour ce confronter à ces monstres de puissance dont le lancement est attendu fin novembre, le Core i9 10980XE s'arme de 18 cores et 36 threads pour des fréquences allant de 3,0 GHz de base à un généreux 4,80 GHz une fois la technologie Intel Turbo Boost Max 3.0 activée. Un total (très précis) de 24,75 Mo de mémoire cache est aussi au programme au même titre qu'un TDP de 165 Watts.

La puce déraisonnable d'Intel

Le Core i9-9980XE est la puce haut de gamme d'Intel par excellence, elle remplace le Core i9-7980XE avec un certain talent, sans pour autant le reléguer aux oubliettes en calcul. Le principal défaut du processeur réside dans son prix, trop important au vu de ce que propose AMD avec son Threadripper 2990WX, vendu à un tarif un peu plus ramassé.

Nous conservons pour quelques temps encore le Core i9 9980XE d'Intel dans notre comparatif, tout du moins jusqu'à ce que nous ayons un peu de recul sur le Core i9 10980XE, qui viendra le remplacer sous peu. Annoncé début octobre par la firme de Santa Clara, le nouveau fleuron de la gamme HEDT (high end desktop) d'Intel s'annonce déjà comme un gros bébé. Dans les faits, il arrivera surtout sur le marché pile en face de l'offre renouvelée d'AMD sur le même créneau — et devra donc faire face aux nouveaux Threadripper 3960X et 3970X, dont nous parlerons un peu plus bas.

Pour ce confronter à ces monstres de puissance dont le lancement est attendu fin novembre, le Core i9 10980XE s'arme de 18 cores et 36 threads pour des fréquences allant de 3,0 GHz de base à un généreux 4,80 GHz une fois la technologie Intel Turbo Boost Max 3.0 activée. Un total (très précis) de 24,75 Mo de mémoire cache est aussi au programme au même titre qu'un TDP de 165 Watts.

Notre tour d'horizon des puces ostensiblement public étant désormais derrière nous, abordons la question des processeurs qui, vraisemblablement, ne sont pas destinées à monsieur tout le monde. Le Core i9-9980XE compte parmi les solutions les plus dispendieuses du catalogue Intel. Il s'agit cependant d'un des processeurs les plus efficaces du marché en matière de calcul brut... Un processeur avant tout destiné aux professionnels et aux entreprises n'ayant pas nécessairement besoin de recourir aux Xeon du fondeur de Santa Clara.

Comme pour les processeurs issus de la grande famille Threadripper chez AMD, l'Intel Core i9-9980XE nécessite le passage sur un chipset bien particulier, plus cher que ceux qui accueillent les autre puces Intel abordées tout au long de ce comparatif. Il faut en effet se tourner vers les cartes mères X299 Express assez onéreuses. Un surcoût à prendre au compte dans le choix d'un Core i9-9980XE, au même titre que celui induit par le système de dissipation haut de gamme dont le CPU devra impérativement être équipé pour fonctionner de manière optimale. Et pour cause, le Core i9-9980XE est tout bonnement insatiable question consommation.

Ceci étant dit, le processeur d'Intel, véritable vaisseau amiral de la marque, se heurte à une concurrence farouche d'AMD et de son Threadripper 2990WX, notamment. La puce des rouges arrive devant le Core i9-9980XE dans bien des cas, et ce pour un tarif inférieur. Cette situation rend la position du processeur d'Intel difficile à tenir en applicatif, malgré des performances taillées pour le calcul intensif. Par rapport à son prédécesseur le Core i9-7980XE, le Core i9-9980XE profite toutefois de caches plus importants et d'un Turbo Boost mieux exploité et plus diligent. Reste le Gaming, où Intel continue d'exceller face à AMD, plus en retrait dans ce domaine. Un avantage qu'il convient de mentionner, mais qui pourrait ne pas séduire le public premièrement visé à par ce type de produits.

En matière de fiche technique le Core i9-9980XE s'arme de ce que les bleus sont capables de faire de mieux actuellement. Il hérite ainsi de la bagatelle de 18 coeurs et 36 threads étalées entre 3,0 GHz de base et 4,4 GHz en boost. Le cache L3 intégré à la puce passe ici à 24,75 Mo, tandis que son TDP (tout ce qu'il y a de plus notable) s'érige à 165 Watts.

10. AMD Ryzen Threadripper 2920X

AMD Ryzen Threadripper 2920X Le monstre de puissance
  • Nettement plus puissant que le Core i9-9900k en applicatif
  • La présence de 12 cores
  • Un tarif qui reste « raisonnable » pour une processeur de ce niveau
Le signe d'une maîtrise confirmée d'AMD en applicatif

Pour les professionnels et les utilisateurs les plus demandeurs en puissance de calcul pour de l'encodage vidéo, du calcul 3D ou du traitement photo, le Threadripper 2920X d'AMD est une offre sérieuse. Ce processeur est un investissement à consentir pour obtenir ce que les rouges savent faire de mieux sur ce segment du marché. En revanche, les performances de la puce n'augmentent que modérément face à celles toujours déployées par le Threadripper 1920X, lancé un an plus tôt.

Le signe d'une maîtrise confirmée d'AMD en applicatif

Pour les professionnels et les utilisateurs les plus demandeurs en puissance de calcul pour de l'encodage vidéo, du calcul 3D ou du traitement photo, le Threadripper 2920X d'AMD est une offre sérieuse. Ce processeur est un investissement à consentir pour obtenir ce que les rouges savent faire de mieux sur ce segment du marché. En revanche, les performances de la puce n'augmentent que modérément face à celles toujours déployées par le Threadripper 1920X, lancé un an plus tôt.

Le Threadripper 2920X d'AMD se place (comme évoqué plus haut) en concurrence frontale du Core i9-9900K, tout du moins sur la question des performances globales. Sur le plan du tarif pur, le Core i9-9900K reste une option plus abordable et probablement plus équilibrée. Reste qu'il ne propose pas les mêmes prestations lorsqu'on en vient à la chatouilleuse question du calcul.

Chez AMD, la lignée Threadripper est automatiquement assimilée à des processeurs généreusement fournis en cores et en threads, capables de se montrer méchamment efficaces en applicatif. Le Threadripper 2920X ne déroge pas à la règle, en dépit de performances moindres en jeu. Cela poussera les joueurs à favoriser le plus souvent les puces Intel sur ce segment tarifaire. Le 2920X d'AMD n'en reste pas moins une solution diablement probante en calcul, au point de surclasser sans mal le Core i9-9900K sur ce terrain. Une différence de puissance sur l'applicatif qui suffit à elle seule à justifier l'écart de prix entre les deux processeurs.

Pour un investissement financier légèrement plus important, le Threadripper 2920X se montre environ 15% plus rapide que le Core i9-9900K en montage, calcul 3D ou traitement photo. En jeu, il reste cependant près de 19% moins efficace que la puce d'Intel en moyenne. Sans être mauvais dans le domaine (loin de là même), le Threadripper 2920X semble clairement ne pas avoir été conçu à cet effet. Il conviendra donc surtout aux utilisateurs ayant plus un usage professionnel que ludique de leur machine, une visée qu'AMD paraît confirmer au travers du support de ses processeurs Threadripper. Ici, on quitte en effet la souplesse de la plateforme AM4 pour le rigorisme du socket AMD sTR4, couplé au chipset X399. Le processeur d'AMD est proposé à des tarifs qui rejoignent à peu près ceux des cartes mères sous chipset Intel dédié au Core i9-9980XE, vu juste au-dessus.

Le Threadripper 2920X est équipé d'un total de 12 cores et 24 threads pour des fréquences comprises entre 3,5 GHz de et 4,3 GHz en turbo core. Il embarque également 32 Mo de cache L3, supporte la RAM en Quad Channel et atteint les 180 Watts de TDP, soit sensiblement plus que le Core i9-9900K.

11. AMD Ryzen Threadripper 2990WX

AMD Ryzen Threadripper 2990WX Pour les pros
  • 32 Cores et 64 threads sur un processeur « grand public »
  • Les performances sur les logiciels capables d'exploiter ces nombreux cores
  • Le prix inférieur à celui du Core i9-9980XE
Rival du Core i9-9980XE par excellence

Très efficace en applicatif, le Threadripper semble tout autant avantagé que pénalisé par ses nombreux cores. Seuls les logiciels capables d'exploiter correctement cet atout technique seront en mesure de tirer toute la puissance emmagasinée dans cet imposant processeur.

Rival du Core i9-9980XE par excellence

Très efficace en applicatif, le Threadripper semble tout autant avantagé que pénalisé par ses nombreux cores. Seuls les logiciels capables d'exploiter correctement cet atout technique seront en mesure de tirer toute la puissance emmagasinée dans cet imposant processeur.

Très orienté vers les professionnels, le Threadripper 2990WX se positionne sur le même créneau que l'Intel Core i9-9980XE. Les deux rivaux s'attaquent donc au même type d'utilisateurs, mais le font via des tarifs différents.

L'avantage théorique et principal pour la puce d'AMD : son nombre de cores opérationnels. On peut ici compter sur pas moins de 32 cores (!), et donc 64 threads grâce à la magie du SMT. Cela fait beaucoup de monde sous l'IHS (Integrated heat spreader, cette enveloppe de métal qui recouvre nos CPUs) de ce Threadripper bodybuildé, trop peut-être. Dans les faits, rares sont en effet les logiciels grand public capables de tirer correctement parti d'autant de coeurs. Les mieux armés pour y parvenir restent les solutions réservées aux professionnels du montage ou de la modélisation. De quoi réserver encore un peu plus le processeur d'AMD aux utilisateurs les plus pointus. Compte tenu du prix de son ticket d'entrée, la chose paraît toutefois complètement cohérente.

Comme pour les autre puces d'AMD abordées plus haut, le Threadripper 2990WX affiche des performances de haute volée en calcul, rendu 3D, encodage, mais se trouve une nouvelle fois pris largement au dépourvu face à Intel sur le terrain du jeu vidéo. Il faut ainsi compter sur des prestations moindres en la matière, et ce en dépit de l'activation du mode pensé par AMD à cet effet, et proposé sur certains titres (également présent sur le Threadripper 2920X, ce mode gaming oblige à un redémarrage du PC). Notons enfin qu'en dépit de son avantage en termes de cores disponibles, le Threadripper 2990WX fait un peu moins bien qu'un Core i9-9980XE en applicatif. La différence de prix entre les deux processeurs a un coût.

Outre ses 32 cores et 64 threads, le Threadripper 2990WX d'AMD peut compter sur des fréquences allant de 3.0 GHz à 4.2 GHz et 64 Mo de cache L3. Son enveloppe thermique, démesurée, s'élève à 250 Watts. C'est 85 Watts de plus que le Core i9-9980XE. Un élément à prendre une fois encore en considération, notamment en termes de dissipation.

Comment choisir votre processeur ?

CPU, APU, SoC, qu'est-ce que c'est ?

CPU, APU et SoC renvoient tous à une idée différente du processeur... et à des usages qui divergent assez franchement. Le CPU (Central Processing Unit) est le processeur classique que l'on trouvera la plupart du temps sur ordinateurs portables et de bureau. Véritable cerveau de nos machines, il renferme plusieurs cores (qui ne sont pas toujours un indice clair pour jauger sa puissance) et fonctionne à l'aide de fréquences (exprimées au travers de deux valeurs, l'une de base, l'autre maximale) variant en fonction des modèles, des marchés auxquels il se destine et de sa conception.

La plupart des CPUs récents, comme ceux présentés dans notre comparatif, comprennent une petite puce graphique (iGPU) capable de prendre en charge l'affichage sans faire appel à une carte graphique ou vidéo dédiée... mais il ne faudra pas leur en demander beaucoup plus. C'est là que l'APU rentre en scène. l'APU (Accelerated Processing Unit), est pour faire simple l'association d'un CPU et d'un circuit graphique dédié à l'accélération matérielle. Une manière de dire qu'il s'agit d'un processeur ayant hérité d'un appendice graphique un peu plus volumineux et efficace que le simple iGPU évoqué plus haut. A cet égard, l'APU s'approche donc du SoC qui intègre pour sa part d'autres composants essentiels sur son die, nous y reviendrons. Fréquents chez AMD, les APU profitent généralement de performances plus poussées que celles des CPUs en matière de calcul vidéo. Cela leur permet, sur PC, de lancer certains jeux peu gourmands dans des conditions convenables.

Notons enfin que des APUs customs (conçus par AMD) sont utilisées sur les consoles de salon actuelles (Xbox One, PlayStation 4) et devraient également animer la prochaine génération de machines de Sony et Microsoft. Les joueurs PC leur préfèrent l'alliance d'un CPU et d'un GPU dédié, tandis que Nintendo et sa Switch ont opté pour un SoC Tegra signé NVIDIA, plus adapté à l'orientation nomade de l'appareil.Voilà une transition rêvée pour aborder le cas des SoC (System on a Chip). Cette troisième catégorie de puces concernait jusqu'à présent, et pour l'essentiel, les smartphones ainsi que quelques consoles de jeu portables, mais le lancement des premiers laptops Windows équipés de SoC Snapdragon a changé la donne... au point de faire entrer de plein pied ce type de système dans le monde de l'ordinateur portable.

Typiquement, et comme leur nom l'indique, les SoC sont des puces regroupant un CPU, une partie graphique, mais aussi d'autres ingrédients (périphériques d'interface, mémoire vive, capteurs divers...) permettant d'accoucher d'un tout complet, très économe en énergie, et prêt à être monté sur une carte mère. De nombreux constructeurs se sont au fil des années attachés à produire des SoC, essentiellement en vue de les intégrer à des smartphones. Parmi eux, Huawei, au travers de sa filiale HiSilicon, Samsung avec ses puces Exynos, Apple, Nvidia, Qualcomm ou encore MediaTek. Les SoC constituent aujourd'hui une vraie réponse aux enjeux d'autonomie sur plateformes mobiles. Ils deviennent par ailleurs, semestres après semestres, de plus en plus performants et de moins en moins gourmands en termes de consommation.

Cœurs / fréquences, un repère à garder en tête

La question des coeurs (ou cores) et des fréquences aura été centrale tout au long de notre comparatif, et pour cause, il s'agit des deux principaux éléments à prendre en considération pour obtenir une idée générale des performances d'un processeur. La chose mérite toutefois d'être abordée avec mesure : avoir un processeur bardé de cores ne rime pas toujours avec des performances de folie.De manière générale, la plupart des processeurs actuels (exception faite des certaines puces entrée de gamme) sont équipés d'au moins quatre coeurs physiques, complétés dans certains cas par l'hyperthreading ou le SMT pour une démultiplication des coeurs logiques (ou threads). La règle consiste souvent à dire que plus il y a de cores dans un processeur, mieux c'est, mais ce n'est pas toujours le cas : il y a quelques années, un processeur Intel quad-core valait ainsi mieux qu'un CPU AMD octo-core.

La question de l'architecture (conception interne d'un processeur) et de la finesse de gravure (14 nm, 12nm, 7 nm...) rentre ainsi plus que jamais en ligne de compte pour estimer l'efficacité d'un processeur et de ses cores. Pour faire simple, un processeur doté de deux coeurs fera encore tout à fait l'affaire pour de la bureautique et du multimédia (surtout avec de l'hyperthreading chez Intel ou du SMT chez AMD), une puce équipée de quatre ou six coeurs sera parfaite pour jouer, tandis que le calcul lourd aura tendance à requérir huit cores ou plus. L'important est donc de garder en tête ce que vous souhaitez faire de votre machine, afin d'acquérir un processeur en conséquence... et donc adapté à vos besoins.

Question fréquence, AMD comme Intel ont pris l'habitude d'augmenter assez sensiblement la cadence de leurs puces au fil des années. Qui dit fréquences élevées, dit performances importantes, certes, mais aussi consommation en hausse. Un facteur à garder à l'oeil. Des fréquences élevées sont utiles en jeu et en calcul, mais feront chauffer le processeur pour des clopinettes en usage bureautique et multimédia, par exemple. C'est pour cette raison que les processeur s'arment de fréquences de base souvent assez modérées et de fréquences en boost cette fois élevées. L'idée étant que le CPU passe automatiquement et progressivement d'une valeur à l'autre en fonction de ce qui lui est demandé sur le moment. Notons enfin que les laptops (et a fortiori les ultraportables) misent le plus souvent sur des processeurs dotés de fréquences relativement basses. Un moyen de conserver une consommation raisonnable... pour une meilleure autonomie.

L'overclocking : c'est quoi ?

L'overclocking (ou surfréquençage en bon français) n'est autre que l'augmentation des fréquences par défaut d'une puce, d'une barrette de mémoire vive ou même d'un écran (et oui, il est en théorie possible d'augmenter le rafraichissement d'un moniteur PC).

Dans le monde des cartes graphiques, nombreux sont ainsi les constructeurs, partenaires de NVIDIA ou AMD, à proposer des modèles disposant d'un overclocking d'usine permettant à l'utilisateur final de profiter d'un GPU un peu plus rapide que les modèles de base. En matière de processeur, c'est plutôt l'utilisateur lui-même qui s'occupe de booster les fréquences de son CPU (même si l'augmentation manuelle des fréquence d'un GPU est tout à fait possible) pour un gain de performance parfois très intéressant, notamment sur les puces qui prennent de l'âge.

Pour overclocker son processeur, la méthode la plus courante est d'opérer depuis le BIOS afin d'interagir avec le FSB (fréquences du bus de données), le coefficient multiplicateur et le Vcore. Ces trois valeurs sont à hausser avec parcimonie pour un surfréquençage réussi et stable. Il sera également important de progresser pas à pas, pour prendre un minimum de risques et ne pas imposer à sa puce une fréquence ou un voltage qu'elle ne sera pas en mesure supporter. Cela nous amène à évoquer les risques induits par l'overclocking. Bien que ce dernier puisse améliorer assez sensiblement les performances d'un processeur, avoir les yeux plus gros que le ventre peut amener à faire griller purement et simplement le CPU. Même si des sécurités existent, il convient d'agir avec précaution et surtout de bien plancher sur le sujet avant de se lancer.

De nombreux tutoriels sont disponibles en ligne et sur YouTube, mais nous aurons peut-être l'occasion de revenir plus en détail sur cet intéressant dossier.

La question du TDP : importante pour choisir ses composants

Nous avons abordé la question de la consommation à plusieurs reprises au cours de ce comparatif, souvent en pointant l'importance du TDP (Thermal Design Power). L'enveloppe thermique des processeurs est en effet un point essentiel à prendre en compte dans le choix d'un processeur, notamment parce qu'il contribuera à déterminer quelle alimentation sélectionner (ou si votre alimentation actuelle est suffisante pour accueillir un nouveau processeur, potentiellement plus performant et gourmand en watts).Plus la consommation d'un processeur est grande, plus il dégage de chaleur, chaleur qu'il faudra ensuite dissiper. La question du TDP d'un CPU entre donc également en ligne de compte dans le choix d'un système de dissipation.

Les différents types de refroidissement

Il existe trois principaux types de systèmes de refroidissement pour processeurs de bureau : les ventirads, les watercooling « All-in-one » ou « AIO » et les enfin watercooling customs. - Les ventirads sont parfois proposés par défaut avec les CPUs au moment de l'achat. AMD comme Intel livrent ainsi cet accessoire indispensable avec de nombreuses puces. Ces ventirads fournis de base avec certains processeurs sont toutefois loin d'être suffisants pour refroidir correctement un processeur utilisé pour des tâches plus poussées que la bureautique ou le multimédia. Si vous optez pour un Core i3, i5, i7 (ou supérieur) il deviendra donc vite indispensable d'investir dans un ventirad plus volumineux et donc plus efficace.

Ces ventirads fournis de base avec certains processeurs sont toutefois loin d'être suffisants pour refroidir correctement un processeur utilisé pour des tâches plus poussées que la bureautique ou le multimédia. Si vous optez pour un Core i3, i5, i7 (ou supérieur) il deviendra donc vite indispensable d'investir dans un ventirad plus volumineux et donc plus efficace.

Il existe des ventirads de toutes tailles, certains sont conçus pour être installés à l'horizontale dans le boîtier, d'autre à la verticale. Ces solutions sont proposées par de nombreux fabricants, mais Be Quiet, Noctua et CoolerMaster sont probablement les trois constructeurs les plus reconnus sur ce marché et seront donc les marques à privilégier. En matière de prix, on passe facilement du simple au triple avec des tarifs très faibles pour s'étendre à des tarifs plus conséquents pour les modèles les plus haut de gamme. Dans l'immense majorité des cas, les ventirads sont fournis avec un seul ventilateur (un second sera parfois nécessaire pour améliorer le flux d'air, et donc le refroidissement du processeur) ainsi que des supports de fixation adaptables aux cartes mères Intel et AMD et à différents sockets.

Les Watercooling AIO sont des systèmes de refroidissement liquides de plus en plus populaires, notamment dans le monde des tours Gaming. Il permettent dans certains cas (pas toujours) une dissipation thermique plus efficace que les Ventirads, mais ont surtout pour avantage de prendre moins de place dans le boîtier et d'être plus esthétique. Le principal atout des solutions All-in-One (tout-en-un) est de proposer une approche ultra simplifiée du watercooling traditionnel. L'installation se fait donc a peu près aussi facilement que celle d'un ventirad. Autre intérêt : leur prix. Bien que plus coûteux en moyenne que les ventirads, les watercooling AIO sont nettement plus abordable que les solutions à concevoir et monter soi-même. Ils se déclinent le plus souvent en versions 120 et 240mm pour des prix assez conséquant dans le cas des modèles de 240 mm. Les principaux pourvoyeurs de watercooling customs sont Corsair, Cooler Master, Be Quiet et Enermax. D'autres marques existent, comme Thermaltake NZXT et Fractal Design (fabricants surtout connus pour leurs boîtiers, mais également présents sur le secteur du refroidissement).

Les watercooling customs profitent des même avantages que les modèles AIO, à ceci près qu'ils sont entièrement adaptables aux besoins et envies de l'utilisateur, et ce pour une raison très simple : c'est lui qui se chargera de concevoir le « circuit de refroidissement » de sa tour en achetant une à une l'ensemble des pièces qui le composeront. Notons que le terme « circuit » n'est pas usurpé puisqu'un système de watercooling custom pourra tout à fait englober le GPU afin refroidir à la fois le processeur et la carte graphique.

Cette solution, très efficace, a toutefois deux inconvénients de taille : une certaine complexité avec laquelle il faudra composer et un coût pouvant facilement faire grimper la facture.

Les processeurs pour laptop : que prendre en compte à l'achat ?

De manière assez basique nous répondront en pointant qu'un processeur reste un processeur et que les principaux critères de sélection évoqués plus haut s'appliquent aussi dans le cas des laptops. Cependant, certaines spécificités propres aux processeurs mobiles sont à prendre en compte pour réaliser un achat le plus opportun possible.Sur le marché des ordinateurs portables, plusieurs types de puces cohabitent, pour une variété tout aussi marquée que sur ordinateur de bureau, mais peut-être un peu plus opaque.

Les processeurs pour laptops sont conçus pour conserver un TDP le plus bas possible afin de limiter la chauffe et préserver autant que possible l'autonomie (bien que la chose ne soit clairement pas une priorité pour les grosses puces 6 et 8 cores d'Intel). Chez Intel justement, l'offre s'articule principalement autour des références « H » / « HK», « U » et « Y » (nous ignorons volontairement les CPUs entrée de gamme sous suffixes « N »). Les processeurs les plus efficaces des bleus sur le montage, le Gaming et le calcul seront sans conteste les CPUs estampillées « H » et ou « HK » (Core i5, i7 et même i9). Ces derniers se montrent (presque) aussi efficaces que leurs homologues pleine taille, dévolus au marché desktop et ne sont donc pas spécialement économes en énergie. On les trouve surtout sur les grosses machines pensées pour le jeu ou sur certains laptops destinés aux professionnels. Les MacBook Pro 15 pouces d'Apple misent aussi sur ces puces, notamment sur les Core i7 et i9 pourvus de 6 et 8 cores.

Pour une machine polyvalente, capable de tenir plus longtemps sur batterie, ce sont les puces « U » d'Intel qu'il vaut mieux privilégier. Ces dernières (Core i3, i5 et i7) profitent généralement de 4 cores et d'un bon équilibrage entre performances et consommation, grâce à un TDP maintenu entre 15 et 30 watts (contre 45 watts pour les puces H et HK). On les retrouvera sur de nombreux ordinateurs portables milieu et haut de gamme conçus pour la polyvalence et la mobilité sans pour autant sacrifier les performances, qui restent ici plus que convenables. Notons qu'AMD propose des alternative honnêtes à ces processeurs. Bien qu'en large retrait face à Intel sur le marché du CPU pour laptop, la firme de Lisa Su est revenu en force il y a deux ans avec des Ryzen 5 et Ryzen 7 basse consommation, notamment. Efficaces, ils sont souvent intégrés à des laptops orientés bureautique et multimédia. Certains constructeurs, comme HP et Lenovo, proposent plusieurs modèles équipés de ces processeurs.Restent enfin les processeurs dotés du suffixe « Y ». Il s'agit chez Intel de puces ultra basse consommation, intégrées aux ultraportables plutôt cossus, comme le Swift 7 d'Acer. Déclinées en Core i5 et i7, ces puces se contentent de deux cores et visent avant tout l'autonomie ainsi qu'une chauffe la plus réduite possible pour être intégrées à des laptops dépourvus de systèmes de dissipation actifs. Elle se rapprochent en cela du coeur de cible des lignées m3 et m5, également proposées par Intel.

Bouclons notre comparatif en revenant rapidement sur le cas des processeurs ARM. Comme évoqué en début de comparatif, l'américain Qualcomm a fait une entrée plutôt réussie sur le marché des laptops sous Windows 10, avec ses puces Snapdragon 8XX initialement pensée pour les smartphones et tablettes. Ces dernières ont pour elles l'atout d'une consommation très réduite mais leur performances demeurent encore assez faibles en comparaison de ce que Intel peut proposer en puces mobiles à l'heure où nous rédigeons ces lignes. La chose pourrait toutefois évoluer significativement dans les mois à suivre, avec le lancement des nouvelles générations de puces ARM développées par Qualcomm. Avec elles, la suprématie d'Intel et des processeurs x86 sur ce marché pourrait être diminuée. D'ailleurs, Apple ne s'y trompe pas. Selon de récents rapports, la firme à la pomme travaillerait à l'élaboration de puissantes puces ARM destinées à propulser certains de ses prochains ordinateurs portables, comme les futurs MacBook. Il nous tarde déjà d'en savoir plus. Et pour cause, la généralisation des SoC sur le secteur du PC portable pourrait tout bonnement conduire à une petite révolution sur ce marché en déclin... et pourtant indispensable.

Modifié le 26/11/2020 à 17h21
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