Comparatif des meilleurs cloud gaming (2021)

Pierre Crochart
Spécialiste smartphone & gaming
07 décembre 2020 à 13h47
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Le cloud gaming est sur toutes les lèvres en ce début 2020. Encore balbutiante, la technologie progresse à pas de géant et, les géants de la tech justement, s'engouffrent tête la première sur ce marché juteux.

Les 3 meilleurs services de cloud gaming en 2020

Choix de la rédac

Shadow

Choix de la rédac

  • Évolutivité du projet
  • Pouvoir jouer de presque partout
  • Un assistance réactive
Top du top

GeForce Now

Top du top

  • Jouer à ses propres jeux
  • Offre gratuite alléchante
  • Du ray tracing dans le cloud
Rapport qualité / prix

Sony Playstation Now

Rapport qualité / prix

  • 7 jours offerts et test de connexion obligatoire
  • La générosité du catalogue
  • La possibilité de télécharger certains jeux...

Alors que les offres se multiplient autant que les modèles de PC Gaming, il est temps d'apporter un peu de clarté et de dresser un panorama complet des principaux acteurs du cloud gaming.

Pour l'heure, quatre noms sortent clairement de la mêlée : Stadia de Google, GeForce Now de NVIDIA, PlayStation Now de Sony, et Shadow des Français de Blade.

1. Shadow

Shadow Choix de la rédac
  • Évolutivité du projet
  • Pouvoir jouer de presque partout
  • Un assistance réactive
Avis de la rédaction

Shadow est un service prometteur et très intéressant, avec un service technique assez réactif et compétant. Le fait d'avoir une configuration évolutive est un bon point, puisqu'elle devrait théoriquement permettre de jouer à n'importe quel jeu. Le boitier et les applications sont simples d'utilisation et permettent de se connecter et de jouer très facilement. Le service Shadow manque cependant encore de maturité, et souffre de problèmes qui doivent être corrigés. Le stockage, ainsi que des problèmes de fluidité sont les deux points les plus bloquants, qui m'empêcheront malheureusement de jeter ma tour au profit d'un boitier Shadow !

Avis de la rédaction

Shadow est un service prometteur et très intéressant, avec un service technique assez réactif et compétant. Le fait d'avoir une configuration évolutive est un bon point, puisqu'elle devrait théoriquement permettre de jouer à n'importe quel jeu. Le boitier et les applications sont simples d'utilisation et permettent de se connecter et de jouer très facilement. Le service Shadow manque cependant encore de maturité, et souffre de problèmes qui doivent être corrigés. Le stockage, ainsi que des problèmes de fluidité sont les deux points les plus bloquants, qui m'empêcheront malheureusement de jeter ma tour au profit d'un boitier Shadow !

Lire le test de Shadow Ghost

Pionnier du cloud computing en France, Shadow s'est très nettement repositionné sur le jeu vidéo ces dernières années. Pourtant, son offre diffère du tout au tout vis-à-vis des concurrents précités.

Autant l'écrire : Shadow n'est pas un service de cloud gaming. En souscrivant à l'abonnement, c'est à un véritable PC dans le nuage auquel on accède, et non pas à un catalogue de jeux vidéo. Une philosophie qui, on va le voir, a de très nombreux avantages

Un PC complet dans le nuage

Bien que marketé à destination des joueurs, Shadow ne limite pas son audience aux fans de jeux vidéo. En réalité, l'étendue de son service est... sans limites. En s'abonnant, c'est en effet à un ordinateur entier, tournant sous Windows 10, auquel on accède. Libre à vous de vous en servir comme bon vous semble.

Navigation Internet, traitement de texte, développement de photos, montage vidéo... faites-en ec que vous voulez. Une liberté d'action qui est évidemment la bienvenue, mais qui ne contentera pas nécessairement les néophytes souhaitant profiter du cloud gaming pour se (re)mettre au jeu vidéo.

En effet, contrairement à un Stadia, par exemple, il vous faudra donc installer vous-même les Steam, GoG, Uplay et autre Epic Games Store pour vous offrir les jeux qui vous font envie. Précisons aussi que, par conséquent, il vous faudra acheter tous les jeux auxquels vous voulez jouer ; aucun n'est inclus dans l'abonnement. Une expérience nécessairement moins user friendly que les services précités, mais qui offre malgré tout une liberté d'action inédite.

Un service disponible sur tous les appareils

Outre la liberté qu'il offre, Shadow est aussi un service extrêmement disponible. Présent par le biais d'un client sur Windows, macOS, Linux, Android, iOS, Android TV et Apple TV, Shadow est tout simplement le service le plus accessible du marché.

Et pour épargner aux joueurs sur téléviseur ou sur tablette / smartphone une navigation laborieuse sur Windows 10, Shadow a mis au point une interface spécialement dédiée à ces appareils. Faisant la part belle à de grandes tuiles très lisibles, il est plus facile de lancer directement la partie sans avoir à se perdre dans des menus à tiroir.

Pour couronner le tout, Shadow est également accessible aux connexions les plus modestes. Requérant techniquement un minimum de 15 Mb/s pour jouer confortablement, Shadow se propose d'encoder le flux vidéo avec le codec H.265 — beaucoup moins gourmand — afin d'alléger davantage la bande passante. Ce faisant, il est même possible de jouer en 4G à certains jeux ! Mais attention à ne pas faire exploser votre forfait de données mobiles...

Tarifs de Shadow

Shadow a revu son offre en profondeur dernièrement. L'objectif étant de proposer trois tiers susceptibles de s'adapter à tous les profils.

L'offre Boost, facturée 14,99€ / mois (12,99€ / mois si engagement 12 mois), donne accès à un ordinateur équipé d'une GTX 1080, d'un CPU quad core cadencé à 3,4 GHz, 12 Go de RAM et 256 Go de stockage (+2,99€ / mois pour monter à 1 To). Actuellement en précommande, elle sera lancée en avril 2020.

L'offre Ultra, facturée 29,99€ / mois (24,99€ / mois si engagement de 12 mois), promet une RTX 2080 et un CPU quad core de 4 GHz. 16 Go de RAM et 512 Go de stockage complètent le tout. Suite à des retards de livraison, cette offre est repoussée à un vague « 2021 ».

Enfin, l'offre infinite se négocie entre 39,99€ et 49,99€ par mois avec ou sans engagement. Elle donne accès à une machine équipée en Titan RTX et à un CPU hexacore de 4 GHz, 32 Go de RAM et 1 To de stockage. Une solution permettant de jouer en 4K à 60 fps et plus, elle aussi retardée à 2021.

2. GeForce Now

GeForce Now Top du top
  • Jouer à ses propres jeux
  • Offre gratuite alléchante
  • Du ray tracing dans le cloud
Avis de la rédaction

En définitive, NVIDIA a un superbe produit qui constitue la bonne surprise de cette rentrée. Le potentiel de cette box Android TV est évident et on peut faire confiance à la marque pour le faire évoluer régulièrement de manière logicielle. On regrettera juste la politique commerciale (une manette dans la boîte plutôt qu'une télécommande) et les aléas de GeForce Now que nous avons pu subir sur notre connexion de test : la bonne nouvelle c'est que comme nous ne pouvons tester l'ensemble des connexions Internet de France avec GeForce Now, vous pourrez toujours profiter des trois mois d'essai gratuits pour vous faire une idée.

Avis de la rédaction

En définitive, NVIDIA a un superbe produit qui constitue la bonne surprise de cette rentrée. Le potentiel de cette box Android TV est évident et on peut faire confiance à la marque pour le faire évoluer régulièrement de manière logicielle. On regrettera juste la politique commerciale (une manette dans la boîte plutôt qu'une télécommande) et les aléas de GeForce Now que nous avons pu subir sur notre connexion de test : la bonne nouvelle c'est que comme nous ne pouvons tester l'ensemble des connexions Internet de France avec GeForce Now, vous pourrez toujours profiter des trois mois d'essai gratuits pour vous faire une idée.

Lire nos impressions sur GeForce Now

En bêta test depuis 2018, GeForce Now est officiellement sorti de sa coquille au début du mois de février. La plate-forme imaginée par NVIDIA tranche catégoriquement avec l'offre de ses concurrents.

À mi-chemin entre le modèle d'un Shadow et d'un Stadia, GeForce Now est un service disponible sur téléphones Android, ordinateurs Mac et PC, et boîtiers Nvidia Shield.

Jouer à ses propres jeux dans le cloud

L'énorme atout de GeForce Now face à la concurrence, c'est qu'il repose sur des magasins dématérialisés préexistants. Nul besoin de repasser à la caisse comme sur Stadia : on peut accéder sans surcoût à ses propres jeux sur Steam, Uplay et Epic Games Store. Jusqu'à récemment, Battle Net d'Activision-Blizzard s'ajoutait à la liste, mais une brutale décision de l'éditeur a forcé NVIDIA à le retirer sans délai (ni explications).

Par l'intermédiaire d'un client qui centralise tous les launchers précités, l'utilisateur peut se connecter à ses ludothèques, et ainsi accéder à quelque 400 jeux déjà optimisés pour GeForce Now. Ces titres sont d'ores et déjà installés sur les serveurs de NVIDIA, et peuvent être lancés instantanément, sans plus de cérémonie de la part du joueur.

Dans le cas où un jeu n'est pas « optimisé GeForce Now » ? Il suffit de le télécharger et de l'installer, exactement comme on le ferait sur une machine locale. Les serveurs GeForce Now étant raccordés à une fibre optique extrêmement véloce, la manœuvre ne dure généralement pas plus de cinq minutes.

On reste malgré tout de marbre devant une interface nettement moins instinctive que celle d'un Stadia ou d'un PlayStation Now, qui demande au joueur de partir à la recherche de ses jeux manuellement sur le service.

Des sessions de jeu limitées

NVIDIA a opté pour une philosophie étonnante pour son service de cloud gaming. Que ce soit pour son versant gratuit ou payant, les sessions de jeux sont limitées dans le temps. Concrètement, les joueurs de l'offre gratuite ne peuvent profiter de plus d'une heure de jeu consécutive (ils rejoignent ensuite une file d'attente). On passe à 6 h d'affilée pour l'offre payante.

Gênant ? Oui et non. Si l'on peut se sentir à l'étroit dès que l'on nous impose une durée limitée, NVIDIA assure que son offre est calibrée pour s'inscrire dans les habitudes de jeu des consommateurs. Dit autrement : peu nombreux sont les joueurs à jouer six heures d'affilée, sans déconnexion aucune.

Côté technique, NVIDIA promet du jeu en 720p60 minimum. Mais il faudra pour cela s'assurer d'une connexion Internet d'au moins 15 Mb/S. Pour du 1080p et au-delà (non supporté nativement), il faudra dépasser les 25 Mb/s au compteur.

Tarifs de GeForce Now

L'offre GeForce Now se décline en deux parties. L'une, gratuite, offre un accès standard (soumis à des files d'attente éventuelles) permettant des sessions d'une heure maximum. La seconde, facturée (pour le moment...) 5,49€ par mois, offre un accès prioritaire à des sessions jusqu'à 6 h consécutives. Cette dernière donne aussi accès à la technologie RTX sur les jeux compatibles.

3. Google Stadia

Google Stadia
  • Grande simplicité
  • Stabilité du service
  • À partir de 10 Mb/s seulement
Avis de la rédaction

La communication de Google aura fait la part belle à Stadia en 2019. Annoncé en début d'année, le service aura finalement été lancé mondialement le 19 novembre dernier. Un lancement que nombreux qualifient de poussif.

Avis de la rédaction

La communication de Google aura fait la part belle à Stadia en 2019. Annoncé en début d'année, le service aura finalement été lancé mondialement le 19 novembre dernier. Un lancement que nombreux qualifient de poussif.

La communication de Google aura fait la part belle à Stadia en 2019. Annoncé en début d'année, le service aura finalement été lancé mondialement le 19 novembre dernier. Un lancement que nombreux qualifient de poussif.

Car derrière l'apparente simplicité du service de cloud gaming, Google a noyé le poisson dans une grille tarifaire illisible et des conditions d'accès laissant penser à une bêta qui ne dit pas son nom. Et c'est précisément ce qui est reproche à Stadia à l'heure actuelle : ses contours encore très flous, plus de trois mois après le lancement officiel du service.

Une offre illisible et confuse

Il est une chose que l'on ne peut reprocher à Stadia : sa simplicité d'utilisation. Une fois équipé d'un Chromecast Ultra et d'un Stadia Controller, vous êtes paré. L'alpha et l'oméga d'un service qui, rappelons-le, limite son accès à l'achat d'un kit fondateur, facturé 129€ avec 3 mois d'accès inclus. Même si vous disposez déjà de votre propre Chromecast et souhaitez jouer avec une manette PS4 ou Xbox One, il vous est pour le moment impossible de souscrire à l'abonnement Stadia Pro.

Ce n'est pas tout. Une fois équipé, il vous faudra passer à la caisse pour garnir votre ludothèque. Grâce à la Founder's Edition, l'édition complète de Destiny II est offerte. L'abonnement Stadia Pro donne aussi droit à deux titres gratuits par mois. Pour le reste, il faudra faire votre petit marché et, parfois, dépenser jusqu'à 60€ pour des jeux sortis il y a plusieurs années.

Au jour où sont écrites ces lignes, le catalogue Stadia ne comprend que 28 références. Et Google est régulièrement alpagué par sa communauté sur son manque cruel de communication sur les sorties à venir. Si le géant du Web a promis l'arrivée de 120 nouveaux jeux en 2020, on ignore encore une grande partie des nouvelles têtes qui viendront orner l'étagère virtuelle du service au cours de l'année.

Un service plug & play

Passé le chapitre des critiques, passons aux réjouissances. Stadia est, on l'a dit, un service très simple d'utilisation. À terme, il sera accessible sur toute une variété de smartphones Android mais, pour l'heure, il reste fidèle aux téléphones Pixel de Google.

Néanmoins, on peut aussi profiter de ses jeux depuis un téléviseur (via le Chromecast Ultra) ou un navigateur Chrome, et ce depuis n'importe quel ordinateur. Parfaitement adaptée à l'écran sur lequel elle est affichée, l'interface réduit les frictions au maximum et vous permet de lancer facilement vos jeux.

Côté technique, Stadia semble également être parmi les plates-formes de cloud gaming les moins gourmandes. Sur son site, Google affirme que Stadia est accessible à partir de 5 Mb/s seulement. Préférez 15 Mb/s pour du Full HD confortable, et plus de 30 Mb/s pour de la 4K à 60 images par seconde.

Tarifs de Stadia

Actuellement, Stadia n'est accessible qu'en s'offrant l'édition Fondateurs, facturée 129€. C'est pour le moment la seule façon de « s'abonner » à Stadia Pro, l'offre tarifée 9,99€ par mois et offrant du jeu jusqu'en 4K à 60 images par seconde.

Dans le courant de l'année, Stadia devrait aussi préciser les contours de l'offre Stadia Base qui, selon ses dires, est totalement gratuite. Elle permettra de profiter d'un accès au service et d'y acheter des jeux, lesquels seront néanmoins limités à du Full HD.

4. PlayStation Now

Sony Playstation Now Rapport qualité / prix
  • 7 jours offerts et test de connexion obligatoire
  • La générosité du catalogue
  • La possibilité de télécharger certains jeux...
Avis de la rédaction

Le service de cloud gaming de Sony s'impose comme l'un des plus convaincants du marché. Il s'illustre notamment sur deux points : la qualité de son infrastructure réseau, et la générosité de son catalogue.

On a plus de mal, en revanche, à accepter les conditions techniques imposées par Sony pour son PlayStation Now. En lecture dans le cloud, seule une résolution de 720p et un son stéréo sera disponible. Le téléchargement en local (250 jeux PS4 actuellement disponibles) permet de faire grimper la résolution et de "débloquer" le son surround. Comme si le cloud gaming n'était finalement qu'une démonstration ; un moyen et non pas une finalité.

Bien que l'on apprécie particulièrement la possibilité de télécharger ses jeux, notamment pour s'épargner les fluctuations potentielles de sa connexion Internet, nous avons plus de peine à nous imaginer payer 14,99€ par mois pour profiter de jeux de dernière génération en qualité HD Ready nous renvoyant à l'époque de la PlayStation 3.

Sony a donc le mérite d'offrir un service qui fonctionne comme un charme, et un qui plus est doté d'un catalogue généreux idéal pour les joueurs nostalgiques. Mais en matière de stratégie, on a comme l'impression que la firme nipponne se cherche encore.

Avis de la rédaction

Le service de cloud gaming de Sony s'impose comme l'un des plus convaincants du marché. Il s'illustre notamment sur deux points : la qualité de son infrastructure réseau, et la générosité de son catalogue.

On a plus de mal, en revanche, à accepter les conditions techniques imposées par Sony pour son PlayStation Now. En lecture dans le cloud, seule une résolution de 720p et un son stéréo sera disponible. Le téléchargement en local (250 jeux PS4 actuellement disponibles) permet de faire grimper la résolution et de "débloquer" le son surround. Comme si le cloud gaming n'était finalement qu'une démonstration ; un moyen et non pas une finalité.

Bien que l'on apprécie particulièrement la possibilité de télécharger ses jeux, notamment pour s'épargner les fluctuations potentielles de sa connexion Internet, nous avons plus de peine à nous imaginer payer 14,99€ par mois pour profiter de jeux de dernière génération en qualité HD Ready nous renvoyant à l'époque de la PlayStation 3.

Sony a donc le mérite d'offrir un service qui fonctionne comme un charme, et un qui plus est doté d'un catalogue généreux idéal pour les joueurs nostalgiques. Mais en matière de stratégie, on a comme l'impression que la firme nipponne se cherche encore.

Lire notre test de PlayStation Now

Le PlayStation Now est le service de cloud gaming le plus ancien de ce comparatif. Lancé en 2014 après le rachat du japonais Gaikai en 2012, Sony ne s'est jamais vraiment donné les moyens de communiquer sur son offre. D'autant plus dommage qu'elle ne démérite pas face à ses concurrents.

Accessible depuis les PS4 et les ordinateurs Windows 10, PlayStation Now est un service au catalogue riche, qui repose sur une technologie certes datée, mais fonctionnelle et stable.

Un catalogue riche en références impérissables

Le PlayStation Now, c'est plus de 700 jeux issus des catalogues PlayStation 2, PlayStation 3 et PlayStatin 4. On y retrouve actuellement des titres comme le premier Red Dead Redemption, les Ratchet & Clank ou encore l'exclusivité PS4 Horizon : Zero Dawn. Des titres variés, plus ou moins récents selon, bref : il y en a pour tous les goûts.

L'un des énormes avantages du service de Sony est qu'il permet techniquement aux joueurs PC de jouer aux exclusivités PS4. Pas les moyens de vous payer une console, mais vous mourrez d'envie de jouer à Until Dawn ou Uncharted ? Abonnez-vous simplement à PlayStation Now et jouez-y sur PC !

Mais revenons sur ce « techniquement » que nous écrivions au-dessus. En effet — et c'est là l'un des plus gros défauts du service — le PlayStation Now n'est disponible que via un flux 720p. Sur consoles, on peut pallier le problème en téléchargeant certains jeux (nous y reviendrons), mais sur PC, c'est irrémédiable. Pas vraiment susceptible de rendre justice aux graphismes parfois très travaillés des jeux du catalogue donc.

Un service de streaming hybride

Le PlayStation Now est une anomalie sur le marché du cloud gaming. En réalité, le service de Sony se situe au confluent d'un Stadia et d'un Xbox Game Pass — le service de jeux par abonnements de Microsoft.

En effet, et depuis peu, il est possible de télécharger localement sur sa console (uniquement) les titres du catalogue. L'objectif ? S'assurer qu'aucune connexion instable ne viendra gâcher votre partie, ou encore débloquer le plein potentiel graphique du titre. En téléchargeant un jeu, on accède finalement à la version dématérialisée de celui-ci. La même qui est disponible sur le PlayStation Store. Par conséquent, le titre devient jouable en 1080p, voire en 4K sur les titres compatibles et sur PS4 Pro.

En soi, cela renie le principe même du cloud gaming. Mais que Sony laisse le choix à ses abonnés de la façon dont ils préfèrent profiter de leur jeu est louable.

Tarifs de PlayStation Now

Le PlayStation Now est un service sans engagement facturé 9,99€ par mois. Comme pour le PlayStation Plus (qui n'est pas inclus ici), il est possible de s'abonner pour 3 mois ou 1 an afin de réduire la facture totale.

Comment choisir le service de Cloud Gaming qui vous convient ?

Comment fonctionne le cloud gaming ?

Le cloud gaming, c'est la promesse d'un monde où insérer un disque dans sa console, attendre la finalisation d'une mise à jour ou devoir remettre à niveau sa configuration pour pouvoir jouer à un jeu fait partie du passé.

Grâce à la puissance du cloud, c'est-à-dire d'une véritable armada de serveurs aux caractéristiques techniques très musclées, mais aussi à la démocratisation de la fibre optique (et l'arrivée prochaine de la 5G), les fournisseurs de ces services sont aujourd'hui en mesure de toucher du doigt ce rêve.

De la même manière que la télévision et le cinéma ont fait leur révolution grâce aux plates-formes de streaming, le jeu vidéo serait à l'aube d'un bouleversement similaire grâce au développement de cette technologie. Mais comment cela fonctionne exactement ?

Le procédé est plus simple qu'il n'y paraît. En réalité, il ne diffère que peu de celui d'un YouTube ou d'un Netflix. En lieu et place d'une console ou d'un ordinateur qui vous appartient et qui lirait les jeux, cette tâche est déléguée à des serveurs appartenant aux fournisseurs de ces services.

Bien plus puissants que n'importe quel appareil destiné au grand public, ces serveurs sont ainsi en mesure de faire tourner les jeux dans leurs paramètres graphiques maximum, et de les « renvoyer » au client par le biais d'un flux vidéo - comme pour votre série préférée donc.

Ce qui change fondamentalement en revanche, c'est que contrairement à une vidéo, un jeu vidéo nécessite des actions de la part du joueur. Des inputs (à la manette ou au clavier/souris) qui doivent être envoyés au serveur, interprété par le jeu, puis renvoyés au client sous la forme du résultat de leur action.

Enfin, le jeu vidéo étant, par nature, calculé au fur et à mesure de la progression du joueur, son poids ne peut pas être déterminé précisément. À titre de comparaison, on estime qu'une heure de streaming HD sur Netflix consomme 3 Go de données. Sur Stadia, en 1080p, on arrive autour de 8 Go. Un chiffre qui peut grimper à 20 Go par heure en 4K.

Comment profiter du cloud gaming dans de bonnes conditions ?

On l'a dit : le cloud gaming consomme énormément de données. Et à ce flux s'ajoute un impératif de stabilité et de latence très faible afin que les actions entreprises par le joueur soient retranscrites sans délai visible par le serveur. Autrement dit : il est plus que nécessaire de disposer d'une connexion en fibre optique pour jouer dans de bonnes conditions.

Mais sur ce point, les différents acteurs du cloud gaming n'ont pas tous les mêmes attentes de la part de leurs clients. PlayStation Now, par exemple, admet qu'une connexion de 5 Mb/s est suffisante pour profiter de ses services en 720p. GeForce Now, lui, recommande au moins 15 Mb/s.

De nombreux paramètres entrent finalement en compte. Il va sans dire que les jeux multijoueurs nécessitent une connexion très performante, stable, avec une latence très faible, et surtout une grande proximité géographique avec les serveurs du service. En effet, plus les serveurs du fournisseur sont éloignés, plus les données doivent voyager, ce qui augmente mécaniquement le délai entre la pression d'une touche et l'action en jeu. Néanmoins, les data center florissant un peu partout dans le monde, ce dernier impératif tendra à s'invisibiliser au fil du temps.

Enfin, plus prosaïquement, profiter du cloud gaming ne nécessite pas vraiment de matériel particulier au sortir d'une connexion robuste. La plupart des services disponibles permettent de jouer sur une grande variété d'appareils. Téléviseur, ordinateur, smartphone, tablette, boîtier multimédia... Vous restera à déterminer votre façon préférée de jouer. Plutôt clavier et souris, ou manette ? Sur ce point, il faudra rester vigilant — notamment concernant PlayStation Now et Stadia. Ceux-ci n'admettent en effet que la prise en charge de leur propre manette respective ; du moins pour du jeu depuis une PlayStation 4 ou un Chromecast.

Quels sont les nouveaux services de cloud gaming qui arrivent en 2020 ?

Le cloud gaming est un marché en ébullition, et tout ou presque reste à y faire. Un territoire quasi vierge, sur lequel de très nombreux acteurs prévoient de s'implanter dans les mois à venir.

Le plus gros challenger n'est autre que Microsoft qui, par le biais de son Project xCloud, affiche des ambitions fortes sur le secteur. Proche, dans l'idée, d'un PlayStation Now, le xCloud devrait à terme fusionner avec l'abonnement Xbox Game Pass afin de rendre plus accessible encore son catalogue grandissant. Dans les faits, le service permettra à ses abonnés de profiter de tous les jeux du catalogue Xbox depuis un smartphone, une tablette ou encore un ordinateur. Il sera aussi possible de streamer ses propres jeux via le cloud Microsoft afin d'en profiter n'importe où.

Amazon, qui bénéficie lui aussi d'une très solide infrastructure réseau grâce à AWS, nourrirait également des velléités pour le cloud gaming. Le géant du e-commerce, également propriétaire du service de diffusion Twitch, est en effet pressenti pour dévoiler en 2020 sa propre plate-forme de jeu dans le nuage.

Facebook n'est pas très loin derrière, même s'il n'a pour l'heure fait part d'aucun agenda concret sur la question. En décembre dernier, la firme de Mark Zuckerberg a en effet acquis PlayGiga, une start-up espagnole spécialisée dans le cloud gaming. On n'en sait pas davantage, mais Facebook n'est pas du genre à rester sur le quai à regarder les trains partir. D'autant que l'entreprise est déjà très investie sur le jeu vidéo par l'intermédiaire d'Oculus, qu'il a racheté en 2014 et qui est aujourd'hui le leader du marché de la réalité virtuelle.

Apple, pour finir, n'a pour sa part communiqué d'aucune volonté de s'intégrer sur le marché du cloud gaming. Une mise en retrait qui n'est probablement que temporaire, la firme n'ayant lancé son service par abonnements Apple Arcade que fin septembre dernier.

Modifié le 22/12/2020 à 14h54
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