Ariane 6 : le fleuron européen piétine malgré les essais à venir

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
13 octobre 2021 à 13h13
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Ariane 6 au décollage © Airbus
Pour la version Ariane 64, il faudra attendre plus longtemps encore. Crédits ESA/Arianegroup

Longtemps promis pour juillet 2020, le premier décollage du lanceur est repoussé au moins jusqu'à mi-2022 . Alors même que les critiques se font pressantes en Europe, plusieurs essais indispensables sont encore en préparation… Mais que reste-t-il à faire pour mettre en service Ariane 6 ?

Sept ans après la signature de l'ESA avec les industriels, l'aventure n'est pas terminée.

Ariane 6, encore au premier plan ?

Il a quelques années, Ariane 6 était un sujet régulièrement évoqué. Pour les contrats industriels, pour l'inauguration des nouveaux outils de production et de tests, pour le chantier impressionnant réalisé en Guyane sur l'Ensemble de Lancement ELA-4. Ariane 6 était la réponse attendue au changements imposés par les Américains et le NewSpace , offrant une réduction des coûts de moitié et une compétitivité nouvelle grâce à ses composants communs avec sa cousine Vega C . Mais depuis 2020, depuis que la date du premier décollage a « glissé » en 2022, place à un relatif silence. Lassés des questions sur la réutilisation, des comparaisons avec SpaceX ou des retards qui pénalisent la signature de nouveaux contrats, les communicants parlent déjà de l'après : de l'évolution du lanceur, de son futur successeur et de ses moteurs d'une autre génération.

Pourtant, dans l'Hexagone comme en Guyane, des centaines d'employés travaillent d'arrache-pied sur la mise en place du lanceur. Et malgré des retards conséquents, les chantiers progressent, étape après étape.

Vue d’artiste Ariane 6 sur son pas de tir © ESA
Un peu partout en Europe et en Guyane, il y a tout ce qu'il faut pour assembler cette image d'artiste. Mais ce n'est pas si facile... Crédits CNES

Le bord et le vol au rapport

On discerne plusieurs points bloquants sur le « dossier Ariane 6 » aujourd'hui. Le premier est directement lié au matériel de bord, c'est-à-dire le lanceur lui-même. Citons notamment le deuxième étage. Le 29 janvier dernier, l'ESA et Arianegroup communiquaient largement sur le départ de l'exemplaire de test vers son banc d'essai en Allemagne à Lampoldshausen. Installé dans le bâtiment P5.2 flambant neuf, l'étage devait allumer son moteur Vinci et simuler « au plus près » un futur vol pour placer un satellite en orbite. Pourtant, plus de six mois après son arrivée au centre en Allemagne, l'étage en question n'a toujours pas été mis à feu. Un point critique, car il faut valider les travaux pour certifier que les deux autres exemplaires d'étages produits depuis sont prêts à voler. L'étage central, qui lui est assemblé en France, souffre peu ou prou des mêmes retards. Résultat : la première Ariane 6 à partir pour un assemblage en Guyane et qui servira aux essais combinés, n'a pas encore pris le bateau.

Les essais combinés, c'est la « répétition générale » de tous les éléments constituant une campagne de vol, jusqu'à des essais de mise à feu sur le site de lancement. Pas une mince affaire, et malgré les nombreuses simulations, les articles de test et les essais mécaniques qui ont pu avoir lieu jusqu'ici, les essais combinés dureront plusieurs mois (même si tout va bien). Il faut dire qu'il ne suffit pas d'assembler Ariane 6, de la mettre à la verticale puis d'appuyer sur un bouton : tous les équipements de l'ELA-4 sont neufs et bon nombre d'entre eux n'ont pas encore subi toutes les contraintes liées à un décollage. C'est le cas par exemple des deux caissons MANG (Moyen d'Avitaillement Nouvelle Génération) sur la table de tir. D'énormes équipements de dix mètres de haut et de plus de 100 tonnes qui alimenteront le premier étage en ergols et seront capables de le purger. Installés ce printemps, les caissons MANG et les bras cryogéniques qui se rétracteront au moment du décollage (beaucoup plus imposants que ceux d'Ariane 5 ) fonctionnent bien, même si une pièce d'interface avec Ariane 6 a dû être redessinée après de récents essais.

Ariane 6 Caissons MANG © CNES/P. Baudon/Service optique du CSG

De gros essais à venir sur l'ELA-4

Toutefois, ces grands équipements n'ont pas pu être totalement testés sur le lieu de leur fabrication par Latesys à Fos-Sur-Mer, ni pour l'instant en Guyane. Il reste à leur faire subir le « choc thermique » des ergols à très basse température : de l'Azote d'abord pour tester les canalisations, puis les réseaux Oxygène et Hydrogène liquide (-252 °C). D'abord dans des essais statiques pour vérifier qu'il n'y ait pas de fuite et que les équipements sont conformes, puis une phase dynamique avec notamment la déconnexion des interfaces dans des compte à rebours simulés.

Ces tests devaient avoir lieu cet été, mais sont eux aussi retardés à cause des canalisations. Posées dans des conditions difficiles les années précédentes, ces dernières doivent être d'une propreté intérieure irréprochable, ce que le chantier n'a pu garantir malgré le stockage et les attentions portées lors de la pose. Boue, poussière, grains liés à la soudure… Les contaminations possibles sont nombreuses et exigent dès lors un nettoyage complet. Mais l'opération est difficile et malgré des ennuis du même genre lors des anciens travaux Ariane 5 et Soyouz au Centre Spatial Guyanais , elle a dépassé le planning initial.

Ariane 6 étage supérieur © Arianegroup/ESA
Le premier étage supérieur Ariane 6 "de série" destiné aux essais à feu en Allemagne. Pas simple... Crédits ESA/Arianegroup

D'autres éléments sont, eux, en attente après leurs essais réussis. C'est le cas des demi-coiffes, qui ont au printemps été rejointes pour encapsuler un satellite factice, et qui seront amenées en temps utile jusqu'au site de lancement grâce à un nouveau véhicule autonome UCT (Upper Composite Trailer). Ici, les outillages sont d'ores et déjà qualifiés, ainsi que les modifications sur le bâtiment qui accueillera les satellites avant leur dernier voyage sur Terre. C'est aussi le cas depuis un peu plus longtemps pour d'autres systèmes sur le site ELA-4 comme le portique, les différents systèmes de déluge ou les équipements qui serviront à l'assemblage du lanceur. Et d'autres essais encore moins visibles, que ce soit par le grand public ou par les équipes sur place ont lieu actuellement au CDL (centre de lancement) à environ 4 kilomètres du pas de tir.

Les équipes travaillent en particulier sur les logiciels qui vont gérer l'activité chronologique des tirs et raccorder les activités de l'ensemble de lancement avec le centre de contrôle général, la fameuse salle Jupiter… Des travaux qui ne doivent pas avoir lieu trop tôt car le cahier des charges a beaucoup évolué, ni trop tard pour ne pas bloquer le reste du chantier.

Le plus important des essais combinés sera pour plus tard

S'il reste bien sûr la question du « quand » (les plannings sont bien différents entre les officiels, ceux annoncés à demi-mots et ceux des équipes techniques), celle du « comment » est intéressante également. La campagne d'essais combinés devrait durer environ six mois… Si tout se passe bien. Les personnels sur place se préparent déjà à des heures supplémentaires ! Après leur arrivée par bateau (pas encore le très grand roulier à voile Canopée, il n'est pas encore en service), l'étage principal et l'étage supérieur destinés aux essais combinés seront amenés au Bâtiment d'Assemblage Lanceur. Ils y seront assemblés, et les équipes auront pour la première fois l'occasion de travailler avec le « vrai » matériel, puisque les essais précédents utilisaient des maquettes structurelles.

Une fois complet, en route en ligne droite pour la table de lancement ! Une fois à la verticale, Ariane 6 sera équipée pour la mesure d'environ 1 000 paramètres en temps réel. Quatre boosters auxiliaires lui seront alors attachés (ce sont des maquettes inertes, car les vrais boosters à ergols solides ne sont utilisables que pour le vol) pour disposer d'une configuration « Ariane 64 » complète une fois que la coiffe sera elle aussi assemblée au lanceur. A ce moment-là, on peut espérer une grosse communication sur les essais combinés, car pour la première fois, une Ariane 6 sera complète sur son site de lancement, et le portique sera reculé comme en situation réelle.

3, 2, 1, allumage vulcain !

Cela étant, on arrivera à la partie dangereuse des essais combinés, alors pas question de faire prendre trop de risques à des coiffes qui - elles - sont des vraies : le composite supérieur sera démonté et quittera l'ELA-4 pour les cinq grands essais dynamiques. Les équipes vont alors réaliser cinq campagnes complètes de compte à rebours en situation réelle, avec remplissage des réservoirs. La première sera stoppée à T-0, avant l'allumage du moteur vulcain, simulant une annulation automatisée. Une fois les données déchiffrées et d'éventuelles corrections appliquées, ce sera l'heure du « green run » à la mode guyanaise ! Après un nouveau compte à rebours, cette fois l'étage principal d'Ariane 6 sera mis à feu sur son site de lancement, pour une durée significative de plusieurs minutes, grâce à des dispositions spéciales pour cet essai en particulier. Ce deuxième test est considéré comme le plus important aujourd'hui, les trois suivants étant plus ou moins une réédition du compte à rebours dans des conditions dégradées (météo contraignante, soucis logiciels, aléas techniques).

2022 arrive en courant

Ce n'est qu'une fois les essais combinés terminés que la première campagne de lancement Ariane 6 pourra prendre place… et encore ! En effet, il faut repasser par le bâtiment d'assemblage pour pouvoir démonter correctement l'exemplaire servant aux essais. Inévitablement, ce décollage inaugural n'aura pas lieu en seulement quatre semaines, durée que prévoit ArianeGroup pour les futurs lancements de la fusée européenne. Pour l'instant, Arianespace (qui vend les services de lancement) n'a pas fait de nouvelle annonce concernant le premier vol. Il y a quelques années, OneWeb devait profiter de conditions avantageuses et placer une nouvelle « grappe » de satellites avec Ariane 6, mais il n'est plus question de ce contrat depuis la faillite et le rachat de la constellation orbitale en 2020. Les industriels espèrent de nouveaux contrats commerciaux lorsque les capacités et la fiabilité du lanceur auront été démontrés, ce qui pourrait prendre un peu de temps.

Ariane 6 ELA-4 site terminé © ESA/CNES/Arianespace/CSG/P.Baudon
L'inauguration officielle pour ELA-4 aura lieu fin septembre. Crédits ESA/CNES/Arianespace/CSG/P.Baudon

Officiellement, la date de décollage d'Ariane 6 est encore fixée à la fin du deuxième trimestre 2022. Mais au début de l'été, le directeur de l'ESA, Josef Aschbacher , expliquait déjà qu'il espérait un premier vol « avant la ministérielle », qui aura lieu en novembre/décembre de la même année. Un horizon qui se rapproche…

Avec Ariane 4 , l’Europe avait fini par s’imposer comme le leader incontesté de l’accès à l’orbite géostationnaire. Mais avant même le premier vol de ce lanceur mythique, son successeur Ariane 5 était déjà dans les tuyaux. Le but ? Transporter encore plus de charges pour moins cher, et permettre à l’Europe de disposer de sa propre navette et de sa propre station spatiale.
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Modifié le 15/10/2021 à 16h10
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MHC
L’Europe avec autant de pays, autant de moyens n’arrive pas à concurrencer SpaceX, c’est vraiment triste d’en arriver là…
Nemor
Très bon article de Clubic nouvelle version.
smover
SpaceX a un énorme soutien financier de la NASA, il n’y a pas d’équivalent en<br /> Europe.
Fulmlmetal
Arianespace a le soutien financier de l’Europe. Ce sont les gouvernements qui paient.<br /> SpaceX a le soutien de la NASA et de l’USAF, donc indirectement du gouvernement américain.<br /> Bon la différence c’est que coté US le gouvernement fourni énormément plus de contrats de lancements à SpaceX que l’UE n’en fourni pour Arianespace. Les lancements institutionaux européen partaient très souvent sur Soyouz. Il a fallu un moment pour que l’Europe comprennent qu’il fallait les réserver à nos lanceurs si on voulait sauver notre secteur spatial.<br /> De toute façon la bataille est perdue, Ariane ne peut plus rivaliser avec SpaceX (trop innovante, trop rapide, trop soutenue) et je pense qu’elle ne cherche plus à le faire. Comme d’autres lanceurs nationaux tel que les HII-A, je pense que Ariane se limitera principalement aux lancements nationaux pour garder une indépendance spatiale. Les lancements commerciaux se feront de plus en plus rare il faut le reconnaitre. On peut meme espérer que l’Europe s’intégrera plus dans le programme lunaire pour compenser les pertes du marché commercial.
rexxie
Complètement faux, SpaceX a des clients. Point. Ils sont juste plus compétitifs que les autres et raflent les contrats.
rexxie
Eh ben, voyez-vous ça ? Je suis d’accord avec toi ! !
smover
Fulmlmetal:<br /> Bon la différence c’est que coté US le gouvernement fourni énormément plus de contrats de lancements à SpaceX que l’UE n’en fourni pour Arianespace.<br /> Exactement. La NASA et les missions militaires subventionnent à mort SpaceX, ce qui n’enlève rien d’ailleurs au succès incroyable du bébé d’Elon Musk ! Ces missions à tarifs élevés permettent en plus à SpaceX de casser les prix sur les missions vraiement privées.
smover
Quand les clients sont très souvent le gouvernement américain qui subventionne le développement de solutions spatiales américaines via des appels d’offre à budgets stratosphériques, ce dont Arianespace dispose à coté c’est de l’argent de poche.<br /> Tu peux appeler ça des clients si tu veux, et ça ne retire rien au succès très inspirant de SpaceX, mais il faut regarder les choses en face.<br /> Tiens juste un exemple, mais en cherchant on en trouve d’autres : When It Comes To Military Launches, SpaceX May No Longer Be The Low-Cost Provider (forbes.com)<br /> Un lancement unique de Falcon Heavy pour 316 millions de $, bizarre bizarre…
Bibifokencalecon
Le gouvernement américain investi 40 milliards d’euros. L’UE (et la Chine) 10 milliards. Mais surtout, les lanceurs ne sont pas dans les mêmes catégories (objectifs et critères différents).<br /> Ariane 5 est fait pour envoyer deux satellites lourds. Falcon 9 une seule. Envoyer 2 satellites coûte donc moins cher mais oblige à des concessions parfois trop contraignantes : trouver un autre partenaire pour partager les frais, trouver un agenda commun, etc.<br /> Mécaniquement, il y a plus de lancements pour Falcon 9 mais si on regarde le nombre de satellites mis en orbite, Ariane 5 s’en sort très bien pour un lanceur bien plus âgé (chiffre de 2018) :<br /> charges commerciales : 10 contre 14<br /> charges géostationnaires : 9 contre 8<br /> Ensuite, chaque État va majoritairement utilisé majoritairement ses propres lanceurs, ce qui est normal puisque adapté à ses besoins :<br /> «&nbsp;Longue-marche 5&nbsp;» pour la Chine<br /> «&nbsp;Ariane 5&nbsp;» pour l’Europe<br /> «&nbsp;Delta IV&nbsp;» ou «&nbsp;Falcon 9&nbsp;» pour les USA<br /> «&nbsp;Proton M&nbsp;» pour la Russie<br /> D’autres pays veulent aussi se positionner ou au moins se rendre indépendants (par exemple : l’Inde).
Monsieur_Mugu
Avec la vignette de l’article représentant une fusée au décollage, j’ai cru à une news sur Battlefield 2042… OK je sors
xryl
Super article, ça change des autres articles récents version Closer de la tech.<br /> La vraie différence entre SpaceX et ArianeGroup, c’est le marketing. C’est le point que nous, Européens, ne comprenons pas. Comme l’a fait remarqué @Bibifokencalecon, Ariane5 et bientôt Ariane 6 n’ont pas à rougir des modèles équivalents chez SpaceX.<br /> Par contre, SpaceX, dès qu’il visse un boulon, il fait un post Twitter, il fait une vidéo Télégram, il appelle sa grand mère pour que tout le club de bridge soit au courant.<br /> Chez nous ? Rien.<br /> À croire que l’on tient vraiment à ce que l’on ne parle que des échecs d’Ariane Group, mais jamais de ces succès.<br /> Sûr, on a pas non plus le tonton d’Amérique qui peut investir 300 millions d’euros sur un coup de tête, donc tout doit être réfléchi par une équipe gigantesque pour éviter les merdes possibles sur le seul prototype qui sera construit, au lieu de faire exploser les 10 prototypes version western, mais honnêtement, le résultat est le même à la fin.
Urleur
C’est vraiment dommage que l’europe soit loin derrière pour le moment, mais bon, faut espérer que le made in France soit un gage de qualité pour le futur.
Alphagot
" au lieu de faire exploser les 10 prototypes version western, mais honnêtement, le résultat est le même à la fin. "<br /> A la fin, oui mais quand est la fin ( en particulier pour celui qui ne fait pas exploser 10 prototypes ) ?
xryl
Quand la mission demandée à la fusée est remplie. Ici on parle de mettre en orbite des gros satellites. Mais je suis d’accord que le starship est d’un autre calibre ici (sans rappel avec le western, juré), vu qu’il ne sert pas à la même chose.
benben99
Si Space X fait mieux et moins cher, alors c’est bien normal qu’ils aient plus de succès.<br /> Arianne c’était un nom qui méritait le respect il y a une ou deux décennies…<br /> Aujourd’hui bof…
Fulmlmetal
benben99:<br /> Arianne c’était un nom qui méritait le respect il y a une ou deux décennies…<br /> Aujourd’hui bof…<br /> C’est Ariane pas Arianne. Vous confondez avec Marianne.<br /> Pour votre info Ariane mérite toujours le respect, son taux de fiabilité est exemplaire. Le problème c’est que notre lanceur lourd a maintenant presque 30 ans et sa conception est encore plus vieille, ce qui est très long, trop visiblement, et l’Europe s’est un peu endormie sur ses lauriers. Ils auraient du mieux anticiper les nouveaux marché et la concurrence.<br /> En même temps ça fait 15 ans qu’on nous annoncait la fin d’Ariane, avec la concurrence russe, puis chinoise, puis avec Sealaunch et finalement Ariane a été la seule à tenir bon donc ils se sont cru invulnérable. Tout du moins jusqu’à un certain point et l’arrivée d’un nouveau concept du coté américain, les lanceurs privés avec le soutien financier (et technique) de l’administration US.<br /> L’ESA aurait du engager l’étude d’Ariane 6 bien plus tot, ne serait que pour réduire les couts (meme si Ariane 5 n’est pas forcément si cher quand on ramène le prix par satellite). Le concept de la réutilisation était autrefois un pari, et aujourd’hui encore on ne sait pas si ce serait viable, surtout pour une agence qui fait peu de lancements, mais ils auraient pu au moins prévoir un nouveau lanceur plus moderne, avec de nouveaux matériaux et technologies plus performantes et moins couteuses. du coup, ils ont attendu, attendu, et maintenant ils sont terriblement ne retard, meme si Ariane 5 reste un lanceur performant, fiable et respecté.<br /> Bon cela dit on s’attaque souvent à Ariane mais coté Boeing ou LM ce n’était guère mieux. Ils ont tardé à remplacer les Delta et Atlas, et leur remplacante commune, la Vulcan, se fait attendre. Coté NASA avec la NASA ça traine fortement aussi. N’oublions pas qu’Ariane est un lanceur étatique, qui répond donc à de plus nombreuses contraintes administratives. Peut etre devrions nous refair ele coup d’Airbus pour le spatial, un constructeur privé qui décide seul de sa stratégie et de ce qu’il doit faire de son argent. Mais l’europe devient un ogre administratif et je doute qu’elle soit capable de refaire le coup d’Airbus.
cid1
Il faut dire qu’il ne suffit pas d’assembler Ariane 6, de la mettre à la verticale puis d’appuyer sur un bouton. Ah non, on m’aurait menti <br /> Pauvre Ariane, j’espère qu’ils vont se remettre de ce mauvais coup et repartir de plus belle.
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