Ariane 6 : de 2009 à 2030, chronique du futur lanceur lourd européen

12 février 2021 à 14h57
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Ariane 64 ESA © ESA
Vue d'artiste d'une Ariane 6 dans sa version à quatre boosters. Crédit image : ESA

Si le programme Ariane 6 accumule les retards, il n’en reste pas moins stratégique pour la souveraineté spatiale de l’Europe. Revenons sur l’historique de ce programme, et sur l’avenir du nouveau lanceur lourd européen.

Si Ariane 6 pourrait n’être qu’un lanceur de transition, il permettra à l’ESA de tester les technologies nécessaires aux futurs lanceurs.

L’héritière d’Ariane 5

Malgré quelques débuts difficiles, Ariane 5 s’est imposée dès le début des années 2000 comme le lanceur lourd le plus compétitif au monde, monopolisant plus de la moitié du marché des satellites de télécommunication. Une performance autorisée par sa capacité à embarquer deux satellites (jusqu'à 11 tonnes) en orbite de transfert géostationnaire à chaque tir.

Malheureusement, depuis plus d’une décennie, trois évolutions se profilent et menacent de rendre Ariane 5 obsolète.

  • D’une part, les satellites de télécommunication en orbite géostationnaire sont de plus en plus gros et de moins en moins nombreux, impliquant une quasi disparition des lancements doubles, clé de voute commerciale d’Ariane 5.
  • D’autre part, les constellations en orbite basse portées par SpaceX et OneWeb nécessitent des lanceurs à l’architecture plus modulaire.
  • Enfin, l’arrivée de SpaceX, avec son modèle économique basé sur la réutilisation des lanceurs, ne permet plus à Ariane 5 d’être compétitive.

Dans ce contexte, l’Europe décide après quelques atermoiements de se doter d’un nouveau lanceur. Ariane 6 devra être toujours aussi fiable qu’Ariane 5, mais en adoptant une architecture plus simple et plus modulable, tout en étant moins chère. Mais cela ne se fera pas en adoptant un lanceur réutilisable, comme SpaceX ou BlueOrigin. Au moment du développement d'Ariane 6, les européens estiment qu'il leur faut plus d'expérience avec des études sur le réutilisable avant de tenter cette technique sur le fleuron européen.

Ariane 6 : un lanceur de transition ?

A l’inverse, Ariane 6 devra capitaliser sur l’architecture d’Ariane 5, mais en adoptant une organisation industrielle plus efficiente, et des baisses de coût importantes (40% de baisse). Plus modulable que sa grande soeur, Ariane 6 devrait être améliorée au fil des années afin d’introduire de nouvelles ruptures technologiques. Avant de finalement céder sa place à une nouvelle génération de fusées, potentiellement réutilisables, dès les années 2030.

En raison de l’évolution très rapide du secteur spatial, Ariane 6 n’aura probablement pas la longue carrière d’Ariane 5. Mais elle pourrait permettre à l’Europe de trouver sa place dans la nouvelle ère spatiale qui se dessine actuellement.

La chronologie d'Ariane 6

De 2009 à 2012 :

Des débuts difficiles

En France, le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) anticipe dès 2009 la nécessité de développer un nouveau lanceur. Si les autorités françaises sont rapidement convaincues, l’inertie administrative européenne reste ce qu’elle est. Il faut attendre 2012 pour que les études préliminaires européennes soient lancées, mais sans prise de décision définitive avant… 2014.
Cela est dû à différentes architectures qui s'opposent entre agences et industriels.

De 2012/2014 :

Bras de fer autour de l’architecture du lanceur

Avant même le lancement officiel du programme, un bras de fer oppose les équipes de développement. Le CNES, qui a historiquement largement contribué au design des fusées Ariane, propose pour Ariane 6 une nouvelle architecture à trois étages impliquant de nombreux propulseurs à poudre, plus économiques.

Mais Airbus et Safran souhaitent conserver la répartition industrielle actuelle, et convainquent l’ESA d’adopter une architecture dérivée d’Ariane 5. Plus modulable, cette nouvelle version d’Ariane 6 est aussi moins compétitive…

Vue en coupe - Ariane 6
Le design proposé par le CNES se basait sur deux étages et des boosters à propergol solide. La version finale reviendra à un premier étage à propulsion liquide doté d'un moteur Vulcain 2.1, version améliorée de celui d'Ariane 5.

Décembre 2014 :

Présentation d’Ariane 62 et d’Ariane 64

La conception d’Ariane 6 est confiée à Airbus et Safran, qui forment aujourd’hui ArianeGroup. La fusée disposera de deux étages à propulsion liquide et de boosters à propulsion solide partagés avec Vega C. Le premier étage utilise un moteur Vulcain 2.1 plus puissant et impliquant certains éléments imprimés en 3D, pour en réduire la complexité et le coût. Le second étage dispose du nouveau moteur Vinci ré-allumable, facilitant la mise en orbite de constellations de satellites et les profils de vol complexes.

Au décollage, des boosters P120C fourniront le gros de la puissance. Avec deux boosters, la fusée prendra le nom d’Ariane 62, et pourra mettre en orbite de transfert géostationnaire une charge d’environ 5 tonnes, et plus de 7 tonnes en orbite basse. Avec quatre boosters, Ariane 64 verra sa capacité augmentée à près de 12 tonnes vers l'orbite géostationnaire, et 21 tonnes en orbite basse !

12 août 2015 :

Le contrat de développement Ariane 6 est enfin signé !

Un contrat de 2,4 milliards d'euros est signé avec ArianeGroup pour le développement d’Ariane 6. En parallèle, le CNES est chargé de construire le nouveau pas de tir de la fusée à Kourou, en Guyane française. Le chantier débute dès le mois de septembre 2015.

L’architecture d’Ariane 62 et 64 ne sera finalisée qu’en janvier 2016, ouvrant la voie à l’industrialisation du nouveau lanceur et de ses équipements.

2018 :

Les industriels en ordre de marche

La construction de la première Ariane 6 débute. Au cours de l’année 2018, les différents moteurs de la fusée réalisent des essais concluants. Les nouveaux boosters, qui doivent aussi propulser la fusée légère Vega-C, effectuent leurs premiers tirs au banc d’essai, tout comme le moteur principal Vulcain 2.1. La version ré-allumable de Vinci, qui propulsera les satellites sur leur orbite, termine ses essais de qualification.

Malgré des débuts fastidieux, le programme avance bien et le premier lancement est encore annoncé pour l’été 2020.
Même si certains tests prennent du retard, les premiers contrats sont déjà signés pour envoyer en orbite des satellites du programme de positionnement Galileo en 2020-2021, des satellites Intelsat et le satellite de la défense française CSO-3…

Ariane 6 configuration finale © ESA
Configuration finale d'Ariane 62 et Ariane 64. Sur les deux lanceurs, la hauteur de la coiffe peut varier en fonction du nombre de satellites emportés. En moyenne, Ariane 6 sera haute d'environ 65m. Crédit image: ESA

Mai 2019 :

Une commande industrielle pour quatorze Ariane 6

Les clients étant suffisamment nombreux, Arianespace commande 14 fusées Ariane 6 à ArianeGroup, couvrant les lancements de 2021 à 2023. C'est la "méthode européenne" qui permet de réduire les coûts, en produisant à l'avance une grande quantité de lanceurs à la chaîne.

A ce stade, OneWeb prévoit d’embarquer à bord du premier lancement d’Ariane 62 en 2020, et Ariane 64 est sérieusement envisagée pour lancer la sonde interplanétaire JUICE en juin 2022.

Dès l’été 2019, le planning du premier lancement glisse lentement, avec une prévision pour l’automne puis la fin 2020 . Plusieurs signes montrent déjà que ce calendrier sera difficilement tenable.

2020 :

Année noire pour Ariane 6

Dès le printemps de l’année 2020, rien ne va plus. Les problèmes s’enchaînent sur le chantier du pas de tir à Kourou. Et comme la Guyane est l’un des départements les plus touchés par le Covid-19, l’activité cesse presque complètement , tout comme chez de nombreux sous-traitants d’ArianeGroup.

En juillet 2020, date initialement prévue pour le premier vol, l’ESA annonce que le premier vol d’Ariane 6 est reporté à l’été 2021 .

Finalement, en octobre 2020, le couperet tombe : le premier vol d'Ariane 6 n'aura pas lieu avant 2022 . Les vols prévus avec OneWeb (qui sort de faillite ) sont reportés sur Soyouz, tout comme les prochains tirs Galileo. La sonde JUICE décollera finalement comme prévu sur Ariane 5…

Deuxième trimestre 2022 :

Ariane 6 décolle enfin ?

Si aucun nouveau retard n’est annoncé, la première Ariane 62 devrait décoller au milieu de l’année 2022. Il reste cependant des tests importants à mener, notamment avec les essais du 2è étage entier en Allemagne, l'assemblage de test en Guyane en 2021, les essais combinés qui vont permettre de certifier le pas de tir, et la répétition générale avant le lancement fin 2021 - début 2022…

La charge utile de ce premier vol est inconnue, mais la seconde Ariane 62 devrait embarquer deux satellites Galileo. Les équipes espèrent encore que d'ici fin 2022, la première Ariane 64, version la plus puissante, puisse à son tour décoller.

Ariane 6 au décollage © Airbus
La première Ariane 64 devrait décoller fin 2022, quelques mois après la première Ariane 62... Si aucun autre retard n'est à déplorer, bien entendu. Crédit image: Airbus

En 2023 :

Ariane 6 devrait remplacer définitivement Ariane 5

Alors qu’une phase de transition de 3 ans était initialement prévue, Ariane 6 devrait finalement remplacer Ariane 5 en moins de 18 mois. Pas le choix, puisqu'Ariane 5 n'est plus fabriquée . A ce jour, il en reste 8. Ariane 6 n'aura donc pas droit à l'erreur, sous peine d'une baisse drastique d'activité à Kourou !

Fin 2023 :


L’ESA prépare l’avenir d’Ariane

Très vite, il est apparu qu’Ariane 6 sera un lanceur de transition. Parallèlement à son développement, l’ESA finance des programmes pour concurrencer les nouveaux lanceurs américains. Dans l’idéal, cela se traduira par une amélioration d’Ariane 6, puis par une nouvelle Ariane Next.

En 2023, le nouveau moteur Prometheus devrait terminer ses essais de qualification. Fonctionnant au méthane et faisant un grand usage de l’impression 3D, ce nouveau moteur doit pouvoir offrir des performances similaires au Vulcain tout en étant dix fois moins cher que celui d'Ariane 5 et réutilisable.
Plutôt qu'un unique moteur lourd, Prometheus devrait être constitué d'une multitude de petits moteurs pouvant être regroupés en grappe sur le premier étage, ou intégrés dans des étages supérieurs voire des boosters.

La fin 2023 pourrait également voir les premiers vols du démonstrateur de lanceur réutilisable Callisto. Développé par les agences spatiales françaises, allemandes et japonaises, Callisto devrait permettre de tester les modes de récupération déjà bien rodés sur les Falcon de SpaceX…

Début 2024 :


Un troisième étage « spécial constellations » ?

Un petit troisième étage, dénommé « kick stage », pourrait voler sur Ariane 6. Placé sous la charge utile, il devrait permettre de réaliser une vingtaine de manœuvres orbitales, et rester actif durant plusieurs jours. Idéal pour les constellations de satellites, il devrait être disponible dans une variante optimisée pour le déploiement de charges multiples autour de la Lune.

Fin 2025 :

Relooking programmé pour le deuxième étage

Vers 2025, Ariane 6 devrait recevoir un nouveau second étage développé en composite de carbone. De couleur noire, Icarus doit être plus léger et offrir de meilleures performances pour gagner jusqu'à 2 tonnes d'emport supplémentaire. Cependant, son calendrier de développement se base sur la réalisation d’un démonstrateur Phoebus, initialement prévu en 2021 mais très certainement retardé…
Il est probable que la mise en place d'Icarus ne soit pas décidée avant le conseil de l'ESA de 2022.

Phoebus Icarus Ariane 6 © ESA
Le démonstrateur Phoebus devrait ouvrir la voie à un nouveau deuxième étage, Icarus. Plus léger et de couleur noir, ce sera l'évolution la plus visible d'Ariane 6. Crédit image: ESA

Horizon 2025 :

Vers une Ariane réutilisable avec Themis ?

En Guyane, le premier vol de Themis est attendu pour 2025. Succédant à Callisto, Themis doit être représentatif d’un premier étage réutilisable au moins 5 fois pour des vols orbitaux, propulsé par le nouveau moteur Prometheus.
La petite structure innovante ArianeWorks, portée par ArianeGroup et le CNES, a déjà mis en place un réservoir de test cet automne.

Si Themis tient ses promesses, il pourrait ouvrir la voie à une future Ariane 7 ou Ariane Next.

Horizon 2030 :

Ariane Next : évolution ou révolution ?

Ariane 6 doit réduire les coûts de lancement de 40% par rapport à Ariane 5. Mais cela ne permettra pas à Arianespace de s’aligner sur les prix commerciaux de SpaceX. Dès le lancement du programme Ariane 6, l’ESA prépare donc sa remplaçante Ariane Next grâce à Prometheus, Callisto et Themis.

Ariane Next ambitionne de diviser par deux les coûts d’Ariane 6 en recourant à l’impression 3D des moteurs, à la propulsion au méthane mais aussi à la réutilisation des lanceurs. Pour l’heure, la configuration d’Ariane Next n’est pas figée. Il pourrait s’agir d’une Ariane 6 modifiée avec un premier étage réutilisable, ou bien une toute nouvelle fusée plus ambitieuse reprenant une configuration similaire à la Falcon Heavy.

Tout est encore possible, et les choix faits d’ici 2025 détermineront si Ariane 6 est un lanceur de transition ou une fusée évoluant dans la durée.

Ariane Next © CNES
Concept d'Ariane Next, reposant sur un 1er étage réutilisable doté d'un cluster de moteurs Prometheus. D'autres designs sont envisagés, avec des boosters dotés de Prometheus notamment. Crédit image: CNES

Horizon 2040 :

Ariane Ultimate, le Starship européen ?

Bien au-delà d’Ariane 6 et d’une éventuelle Ariane NEXT, l’ESA envisage déjà de pousser jusqu’au bout les concepts en cours de développement. Ariane Ultimate serait ainsi un lanceur mono-étage entièrement réutilisable. Une sorte d’équivalent européen du Starship de SpaceX, mais qui arriverait tout de même avec 15 ans de retard sur son équivalent américain… Si ce dernier réussit son tour de force.

Mais tout ceci est déjà une autre histoire !

Sources : ESA , ArianeGroup , CNES

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molotofmezcal
Merci pour ce recap/historique.<br /> Mais le retard qu’ils accumulent face aux privés américains risque d’être difficilement rattrapable.<br /> Je viens de voir le lancement test du Starship justement, vraiment impressionnant.
smover
Merci pour cet article de qualité, comme toujours !<br /> Ariane est finalement assez comparable à beaucoup de groupes industriels «&nbsp;historiques&nbsp;» qui souffrent actuellement de leur incapacité à être agile. De de fait ils se trouvent sous pression face à de nouveaux acteurs qui suivent des méthodes par itération avec plus de prise de risque et une forte culture de l’apprentissage et sont incapables de riposter rapidement, ou toujours avec un train de retard.<br /> Espérons que les dirigeants d’Ariane auront suffisamment de courage pour changer leur culture mais rares sont ceux qui y arrivent et au mieux cela prend des années.
Adrift
On se demande si ca vaudrait pas le coup d’abandonner Ariane 6 au profit d’une amelioration d’Ariane 5 et d’une etude urgente de reutilisation de fusee pour une Ariane 7 ; va faloir se reveiller rapidement pour faire face a la concurrence…
Ben_Young
Les dirigeants d’Arianespace considéraient toutes ces technologies de pointe comme gaspillantes et conduiraient à la faillite. Ariane est en train de jouer avec Spacex 2015 niveau d’expérience en 2030 et peut-être de développer un vaisseau européen en 2040. Quand 2040 arrive, qui sait combien de technologie Elon a pu créer. Il réussit presque complètement le vol d’essais de vaisseau lors de son premier essai aujourd’hui. En outre, il n’est pas garanti que les États membres de l’ESA accepteraient de financer un vaisseau européen. Tout cela n’est qu’un vœu pieux.
panta
Quel souvenir ariane vol 502 , le plus gros pêtard volant jamais vu de mes yeux<br /> j’aimerai voir un vol de la nouvelle ariane 6 , domage le voyage est long de la métropole , et puis la visite du site gratuit :INOUBLIABLE<br /> merci frangin
Niverolle
Sauf qu’on attend toujours ne serait-ce qu’un début preuve de la rentabilité de la réutilisation. Une preuve, pas une intime conviction… Et jusqu’à présent, l’histoire a plutôt donné raison aux dirigeants d’Arianespace puisqu’ils signent toujours autant de contrat sur le marché ouvert à la concurrence internationale (le marché captif américain étant ici totalement hors sujet).<br /> Par contre, l’inintérêt d’une bonne partie des états membres de l’ESA pour les vols habités, est une réalité bien encrée. D’ailleurs en dehors des satellites météo et quelques missions scientifique, c’est le fastidieux qui règne en maître (Galileo en est le parfait exemple).
Ben_Young
Arianespace se plaint déjà du manque de commandes pour soutenir Ariane 6 afin que l’argument de commande commerciale ne fonctionne plus. Les commandes commerciales pour GEO sont rares et espacées à ce stade, sauf si vous êtes l’armée américaine ou chinoise. Ariane peut collecter toutes les commandes commerciales qu’elle souhaite, à la fin de la journée, Elon prévoit 48 lancements pour 2021 tandis qu’Ariane 6 est toujours au sol dans l’espoir que de l’argent supplémentaire soit injecté et prie pour que vega et soyuz récupèrent les restes de ces micro lanceurs avec des prix et des véhicules supérieurs. Même le CFE-CGC appelle Ariane un navire en train de couler.<br /> https://www.cfecgc-arianegroup.org/fr/Tracts.html?op=detail&amp;refModule=70&amp;ref=138&amp;annee=11-2020&amp;PHPSESSID=fdf2e7dd1a380a17ed509c490f91091f
Niverolle
Ainsi donc, ton argument ultime ce résume au parti-pris d’un syndicat ?! Le jour ou le carnet de vol d’Ariane sera vide on pourra commencer à s’inquiéter. Et en attendant, rien ne dit que le futur lanceur Ariane 6 ne tiendra pas ces promesses face à un Falcon 9 dont le coût moyen est de 120 M$ (soit presque autant que celui d’une Ariane 5).
Ben_Young
Êtes-vous en train de prétendre que vous en savez plus que le syndicat? Les mêmes personnes qui travaillent à cet endroit tous les jours! Tout votre argument est basé sur un soi-disant contrat de défense de 120 millions de dollars, mais il est amusant de voir à quel point vous êtes silencieux quand il s’agit du prix de 175 millions de dollars d’Ariane 5 qui est réduit à 100 millions de dollars après les subventions de l’ESA et de l’UE. Avec tous les retards d’Ariane 6, ce qui n’est pas garanti est le soi-disant prix de départ d’Ariane 6 de 70 millions de dollars. ce coût sera répercuté sur leurs clients. Avoir des fusées avec un prix élevé par lancement et des échecs parce qu’une personne ne peut pas connecter un fil correctement, qui va faire confiance à Arianespace? L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie développent déjà leurs propres programmes et leurs satellites ne piloteront pas Ariane. Satellite allemand, fusée allemande, argent fiscal allemand et lancé depuis l’Allemagne. Vous pouvez continuer à essayer de justifier cette incompétence si vous le souhaitez. J’écouterai les gens qui y travaillent réellement, les mêmes personnes qui prétendent que la mauvaise gestion et le manque de vision et d’avancement ont provoqué l’effondrement de cette entreprise en emportant l’argent des impôts avec eux.
Niverolle
Libre à toi d’écouter ceux qui disent ce que tu as envie d’entendre. De mon coté, je me contenterais d’observer le marché des lanceurs lourds : Ariane signe toujours autant de contrats sur le marché ouvert à la concurrence internationale (c’est navrant, mais je dois me répéter à chaque fois: le marché captif américain est par définition hors sujet, de même que celui des lanceurs légers). Et je rajouterais, qu’il y aura toujours besoin de gros satellites géostationnaires pour la météo, la télévision, etc. Car les microsats en orbite basse c’est bien beau, mais en aucun cas une solution magique (dois-je te rappeler que Starlink c’est «&nbsp;juste&nbsp;» 16 milliards de dollars de subvention).<br /> Mais revenons à nos moutons. Nous savons par une lettre que Space X a adressée au congrès américains que les 100 derniers vols du Falcon ont généré un CA de 12 milliards de dollars, soit une moyenne de 120 millions de dollars par vol. C’est parfaitement cohérent avec les autres données publiques dont nous disposons, à savoir les contrats institutionnels (si tu en connais qui ont été facturé à seulement 120 millions, je te priais de bien vouloir nous donner tes sources). Bref, rien avoir avec le fameux prix catalogue de 60 millions qui ne correspond probablement qu’au lanceur nu. D’un point de vu marketing, c’est du même niveau que les compagnie low cost qui font la publicité de leur billet d’avion en «&nbsp;oubliant&nbsp;» les taxes d’aéroports et les extras ! En comparaison, les 175 millions d’Ariane 5 couvrent l’intégralité de la campagne de tir pour deux satellites qui se répartissent la facture. Sachant que la position haute (celle équivalente à la capacité du Falcon en version réutilisable) coûte grosso modo deux fois plus que la plus position basse, on est tout à fait dans la même gamme de prix (en reprenant ton chiffre de 175 cela donne 175x2/3 = 117). Sauf que la qualité de service n’a rien avoir: d’un coté on a un lanceur sacrifié mais optimisé, et de l’autre un lanceur réutilisable mais dé-optimisé (c.-à-d. avec une charge utile amputée et des dégrées de liberté en moins). En conséquence, ce n’est pas surprenant si les clients sont restés fidèle à Ariane 5. Certes Ariane souffre car cela fait un concurrent de plus avec qui se partager ce marché bien trop étroit (on est d’accord sur ce point qui n’a cependant rien de nouveau), mais en aucun cas on peut affirmer que Space X a tué le dit marché.<br /> Et j’attends toujours la preuve de la rentabilité de la réutilisation (c’est bien beau de bâtir tout un projet industriel sur la base de rêves en couleurs, mais à un moment il faut des chiffres concrets).
Ben_Young
Je serais plus qu’heureux de fournir des sources. Je copie et colle le lien des personnes mêmes qui quittent la maison et vont travailler chez Arianespace. S’ils envoient des bulletins prétendant au moral bas, au manque d’investissement, au manque de vision et au manque de commandes futures, alors je les crois. Avec le Brexit et le prochain achat du deuxième lot de satellites oneweb, il est probablement prudent de dire que le gouvernement britannique mènera ses affaires ailleurs. Vous voudrez peut-être également vérifier votre argument concernant les lancements commerciaux, car spacex a beaucoup plus de charges utiles commerciales à l’horaire dans les mois à venir qu’Arianespace.<br /> en.m.wikipedia.org<br /> List of Ariane launches (2020–2029)<br /> This is a list of launches performed or scheduled to be performed by Ariane launch vehicles between 2020 and 2029.<br /> Source: Arianespace Press Kits <br /> en.m.wikipedia.org<br /> List of Falcon 9 and Falcon Heavy launches<br /> Since June 2010, rockets from the Falcon 9 family have been launched 104 times, with 102 full mission successes, one partial failure and one total loss of spacecraft (numbers current as of 6 December 2020). In addition, one rocket and its payload were destroyed on the launch pad during the fueling process before a static fire test.<br /> Designed and operated by private manufacturer SpaceX, the Falcon 9 rocket family includes the retired versions Falcon 9 v1.0, v1.1, and v1.2 "Full Thrust", along w...<br />
MisterGTO
Comme je l’ai écrit je ne sais plus où , il suffit d’étudier ce que fait spacex avec un minimum d’objectivité pour comprendre pourquoi leurs coûts de revient ne peuvent qu’être inférieur.<br /> Spacex peut faire quelque chose de fiable et de rentable parce qu’ils ont une particularité unique : ils ont récupéré des boosters et ont pu voir ce qui résiste, ce qui se dégrade, ce qui est sûr dimensionné et agir et conséquence.<br /> C’est un retour d’expérience que personne d’autre ne possède.<br /> La preuve que c’est rentable est pourtant sous nos yeux: ils font voler plusieurs fois leurs fusées pour leur propre compte…<br /> Je ne pense pas qu’ils soient débiles au point de perdre volontairement de l’argent…
GhostKilla
Ton «&nbsp;lien&nbsp;» ne prend en compte que Ariane5 et futures Ariane 6/2 - 6/4, sauf qu’en réalité Arianespace lance plusieurs fusée pour le moment, à savoir Ariane5, Vega et la fusée Russe Soyouz.<br /> De plus Space X lance beaucoup pour le marché Américain, qui eux contrairement aux Européens ne vont pas voir ailleurs, donc ce qui fausse forcément les chiffres, si tous les Etats Européens faisaient de même, la chanson serait déjà différente.
Niverolle
MisterGTO:<br /> Je ne pense pas qu’ils soient débiles au point de perdre volontairement de l’argent…<br /> Croire, même fermement, n’a pas valeur de preuve. Je pourrais tout aussi bien dire qu’Elon Musk est suffisamment têtu pour ne pas savoir reconnaître un échec. Ou encore qu’il lui suffit de surfacturer les vols institutionnels. Etc. Sauf que cela n’engagerait que moi et ceux qui me croyaient… Bref, on tourne en rond là.
Ben_Young
Niverolle parle toujours du secteur des lanceurs lourds GEO qui est la raison principale pour laquelle j’ai abandonné Vega et Soyuz. Soyouz a prévu quelques lancements oneweb et la majorité des lancements Vega à venir transportent des satellites d’observation de la Terre pour l’ESA. Arianespace est en difficulté. Lorsque vous avez le syndicat représentant votre personnel qui tire la sonnette d’alarme en raison du manque de vision, d’investissement, de regarder la direction faire erreur après erreur sans aucune responsabilité tout en priant pour recevoir le contrat de constellation Amazon Kuiper (cela n’arrivera jamais. Bezos lance des satellites sur Ariane 6 au lieu de New Glenn.) son temps de se réveiller à la réalité.<br /> en.m.wikipedia.org<br /> Vega (rocket)<br /> Vega (Italian: Vettore Europeo di Generazione Avanzata, or French: Vecteur européen de génération avancée, or English: European Vector of Advanced Generation meaning "Advanced generation European carrier rocket"), is an expendable launch system in use by Arianespace jointly developed by the Italian Space Agency (ASI) and the European Space Agency (ESA). Development began in 1998 and the first launch took place from the Centre Spatial Guyanais on 13 February 2012.<br /> It is designed to launch sma...<br />
Niverolle
Certes, cela fait beaucoup de contrats commerciaux, mais une fois que l’on a retiré tout ceux qui viennent d’un état vassal et/ou tout ceux qui tombent sous le Buy American Act, il ne reste plus qu’une poignée de contrats qui ont été ouverts à la concurrence internationale et qu’Ariane a donc effectivement perdu. Mais si on regarde le carnet de vol d’Ariane 5/6, on constate qu’il est plutôt chargé (surtout pour une période de transition), donc bon…
Ben_Young
L’acte d’achat américain n’a rien à voir avec Spacex. Le gouvernement américain a le choix entre Spacex, ULA, Northrop et bientôt Blue Origin. Spacex doit être prêt à tout moment si le gouvernement américain décide de ne plus faire affaire avec eux à l’avenir. Spacex aurait encore besoin de réduire les coûts, de vendre des lancements à 60 millions de dollars et de générer des revenus pour survivre. La fusée New Glenn de Blue Origin aura un très grand carénage permettant de très gros satellites de nouvelle génération. Rien n’empêche le gouvernement américain de déplacer ses activités de spacex vers Blue Origin et de profiter des capacités supplémentaires de New Glenn. Spacex sait diversifier ses activités et continuer à générer des bénéfices. La réutilisabilité, les moteurs liquides et les progrès dans la maintenance des temps de rotation des véhicules sont la raison pour laquelle Spacex et bientôt Blue Origin dominent le marché des lancements lourds.<br />
Niverolle
Euh, je parle bien des vols commerciaux (le Buy American Act ne concerne pas uniquement les vols institutionnels). C’est pourquoi, j’ai bien pris le temps de vérifier les sites de fabrication des satellites, avant de pouvoir conclure que Space X n’a remporté qu’une fraction des contrats potentiellement ouverts à la concurrence internationale. Et il faudrait oublier cette histoire de lancements à 60 millions, puisque l’on sait maintenant que ce n’était que du gros pipeau marketing !!! Ce qui fait, que cette tirade sur «&nbsp;la réutilisabilité, les moteurs liquides et les progrès dans la maintenance, […]&nbsp;», posée là pour tuer dans l’œuf tout débat contradictoire, ne reflète que ton intime conviction. Je ne dis pas que tu as tord sur tout, juste que tu n’as rien prouvé qui puisse aller dans ton sens. Du genre, le prix moyen est bien de 120 millions, mais Space X marge de tant de pourcent dessus, pendant qu’Ariane fait tant de pourcent de perte…<br /> Edit: Tant qu’à partager nos intimes convictions, voici la mienne : tous les acteurs du spatial, sans aucune exception, se goinfre d’argent publique. Qu’Ariane se fasse subventionné de 20 millions par vols, ou que Space X surfacture de 20 millions les vols institutionnels, c’est toujours le contribuable qui paye…
Ben_Young
Plus d’erreurs, plus de temps perdu.<br /> https://www.cfecgc-arianegroup.org/newsletter/newsletter.php?id=446
smover
Ton obstination à nier l’évidence sur la rentabilité de la réutilisation des fusée est quand même un peu ridicule. Si Ariane veut s’y mettre tu crois que c’est pour suivre la mode ou parce que ça a de vrais intérêts logistiques et financiers ? Sérieux ouvre tes oeillères : évidemment que SpaceX ne va pas leur dire combien ça leur rapporte et pleure pour toucher plus de subs, mais quand tu vois une fusée voler 7 fois (!!!) ça devrait être suffisamment convaincant non ? Au bout d’un moment c’est de la logique et du bon sens au delà des calculs.<br /> Ariane est en train de risquer de tout perdre à terme avec leur stratégie conservatrice. Le lancement incroyable de SN8 montre à quelle point une approche agile fonctionne aussi dans le domaine du spatial, et le reste sera bientôt de l’histoire
Niverolle
smover:<br /> du bon sens au delà des calculs<br /> Aie. Pas surprenant que l’on baigne dans les alternative facts !<br /> Et bien, 7 fois, il se trouve que la navette a fait plus, bien plus, mais que cela n’a pas empêché que la maintenance des moteurs SSME devenait ruineuse à partir d’une dizaine de vols (juste les moteurs, car le reste, n’en parlons même pas). Car contrairement, à ce que le GBS (Gros Bon Sens) voudrait faire croire, la maintenance n’est pas un gentil petit coût fixe que l’on peut balayer d’un simple revers de la main. Dans bien des situations, le neuf est bien moins cher. D’ailleurs, Space X n’hésite pas à remplacer les parties nobles (moteurs, turbo pompes) de son lanceur, ce qui fait que la comparaison avec la réutilisation des moteurs de la navette, s’arrête là (c’est qu’en plus il y a réutilisation et réutilisation, mais peu importe).<br /> Quand au calcul, il est simple : comme la manip te fais perdre plus de 30% de charge utile face à un lanceur optimisé, il faut que tu en gagnes autant (et même plus) sur, non pas le prix du lanceur (ce serait bien trop facile), mais sur le tout compris que paye le client. Ce dernier regardant le prix/kg final, et là, l’évidence que tu invoques n’est plus aussi évidente ! D’ailleurs, quand le parton de SES avait demandé une ristourne de 50% pour le tout premier vol réutilisé, Gwynne Shotwell lui avait justement répondu 30%. Et comme le rapport qualité/prix n’est pas forcément terrible vu que les manoeuvres vont t’handicaper pour pouvoir atteindre certaines orbites, ben… Pour reprendre, mon exemple, un dV de 2200 m/s en GTO c’est de loin, le plus mauvais du marché, et quand je dis mauvais, c’est vraiment le minimum syndical (avec un périgée encore plus bas le satellite retombe directement dans l’atmosphère; à l’époque lorsque j’avais chargé les données de suivie du NORAD, j’avais halluciné complet). En comparaison Ariane propose 1500 m/s, sachant qu’il faut ensuite dépenser 45 m/s par an pour rester en station, et que ce genre de bibelot rapporte de l’ordre de 5 M$ par mois, le calcul est vite fait, même avec une facture théorique de 60 M$ (théorique car l’on sait maintenant que c’est plus proche des 120 M$)… Reste la disponibilité, pour le coup incontestable, des lanceurs réutilisables, et qui peut effectivement être un atout majeur. Par exemple, lorsque tu vises la couverture télévisé d’un événement comme les jeux olympique, la date de la mise en station primera sur tout le reste.<br /> Mais bon, on peut aussi simplement vérifier si, oui ou non, Space X a réussi à tuer le marché (Ben_Young nous a aimablement fourni les liens pour le vérifier). Et c’est non…<br /> Alors après il y a toujours l’histoire des marges faramineuses que SpaceX ne va «&nbsp;évidement&nbsp;» pas divulguer à la concurrence… Sans le moindre début de preuve «&nbsp;évidement&nbsp;».<br /> Quand à l’argument selon lequel Ariane «&nbsp;veut&nbsp;» s’y mettre, je te demanderais des sources qui affirment explicitement que c’est acquis. Car, autant que je sache, les démonstrateurs sont justement là pour démontrer (ou non) que cette fameuse rentabilité est atteignable grâce aux nouveaux moteurs LOX/CH4 (sous-entendu, ce n’était pas possible avec les moteurs précédents).
smover
C’est un peu triste car tu connais bien le domaine mais tu as décidé (qu’elles qu’en soit les raisons) que ça n’est pas rentable. Et tu donnes les quelques chiffres de ventes pour tenter de montrer que c’est le cas, ça n’est pas du tout valide à mon sens pour démontrer quoi que ce soit.<br /> Faisons le postulat que les lanceurs de SpaceX sont moins chers, et que le lancement coûte 40 millions par vol de Falcon 9. Tu as un deal avec l’état US pour un ticket à 120 millions, ce qui leur coûte moins cher que la concurrence mais te donne les moyens de continuer à innover. Pour l’état américain c’est top parce qu’ils ont un lanceur moins cher et une société du pays potentiellement capable de faire mieux que la Nasa ou en tout cas moins cher et plus rapide (en s’appuyant sur l’expertise de la Nasa bien évidemment, mais tout autant qu’ ULA ou autre). Pour SpaceX c’est top parce qu’ils ont une manne financière énorme comme levier de croissance et d’innovation.<br /> Dans ce cas purement théorique, est-ce que tu brades tes vols à 60 millions ou est-ce qu’au contraire tu profites de l’aubaine pour les vendre bien plus cher grâce à des marges confortables et continuer à accélérer dans tes projets ?<br /> Retour à la réalité : personne à part SpaceX ne connaît les coûts complets d’un lancement et ça ne changera évidemment pas demain la veille. Par contre on peut tous constater que SpaceX multiplie les projets et les avancées à une cadence inédite, et qu’ils ont entre autres choses permis aux USA de pouvoir à nouveau envoyer du monde dans l’espace de manière autonome, et ce pour bien moins cher que la concurrence. Ça c’est factuel.<br /> Enfin l’analogie entre la navette spatiale et une Falcon 9 ne me paraît pas bonne du tout, la fusée étant nettement plus simple, plus mâture et bien moins chère à tous les niveaux. Et au delà de cela : pourquoi penses-tu que SpaceX s’acharne à développer puis améliorer ses lanceurs réutilisables depuis toutes ses années s’ils estimaient que cela n’était pas rentable ? Voilà pourquoi je parlais de bon sens… Je ne prétend absolument pas avoir ta connaissance du domaine, mais il y a simplement des choses qui sont logiques.<br /> Vu l’ambition énorme et le pragmatisme de Musk, si les fusées étaient moins chères à n’utiliser qu’une seule fois il se serait déjà construit une énorme usine pour les faire en série bien plus rapidement qu’aujourd’hui et sa Starship n’aurait aucune velléité d’être réutilisable. Or c’est tout l’inverse, c’est donc tout simplement que lui qui a toutes les données (contrairement à toi et moi) considère que les fusées réutilisables sont plus rentables au global.
Niverolle
En fait, c’est assez simple, il se trouve je ne crois pas au père Noël !<br /> «&nbsp;personne à part SpaceX ne connaît les coûts complets d’un lancement&nbsp;» =&gt; ce n’est pas tout à fait exact, car à une époque, malheureusement révolue, la NASA jouait la transparence totale, avec une orgie de données comptables. Même si ces documents allaient dans mon sens (à savoir que les tarifs catalogues de Space X étaient totalement fantaisistes), je ne m’appuie plus dessus pour argumenter, car ils sont beaucoup trop anciens (mais tu peux probablement les retrouver dans mes anciennes interventions sur clubic).<br /> Ceci étant dit, la dernière fois que j’avais consulté les estimations du BIG, ils donnaient 58 millions par passager pour le Crew Dragon, 90 millions pour Starliner (et 86 millions pour Soyouz, mais comme ce prix n’a fait que grimper sans raison évidente, on peut se demander si les russes ne surfacturent pas méchamment les américains). Donc si on met de coté Soyouz, Space X est effectivement 35% moins couteuse qu’ULA. Mais justement on parle bien d’ULA (et de ses tarifs astronomiques, surtout que l’on parle ici d’une version spéciale de l’Atlas V), pas d’Ariane. Du coup, la démonstration financière n’est pas évidente (et elle ne l’était déjà pas lorsque l’on comparait les missions cargo ATV et Dragon), sauf à prétendre que Space X marge comme une malade sur le dos du contribuable américain, alors que son lanceur ne coûterait que 40 millions (je me permets de reprendre ton hypothèse de travail)…<br /> Mais justement, je n’ai jamais été trop à l’aise avec l’hypothèse qui veut que Space X surfacture les vols institutionnels (et son corrolaire, qui veut que Space X pratique le dumping pour les vols commerciaux), car c’est tendre le bâton juridique pour se faire battre. D’autant que le contribuable américain est d’humeur rancunière, et que la NASA est sensée veiller aux grains du dit contribuable (bon autant je dis ça, mais autant on voit combien sa consœur la FAA a complètement failli dans l’affaire du 737 MAX).
Niverolle
smover:<br /> le pragmatisme de Musk<br /> Ce génie incompris, nous a quand même sorti de belles âneries et, plus inquiétant, a préservé dedans : sur la COVID-19, l’origine des pyramides, le spéléo-secours (un moment pathétique qui c’était terminé par un échange d’insultes minables), etc.
smover
Tout à fait d’accord avec toi sur ça. Mais sur les choix technologiques faits jusqu’à présent par SpaceX (et Tesla mais ce n’est pas ici le sujet) il s’en sort plutôt très bien avec le succès hors norme que l’on connaît.
Niverolle
Ça c’est indéniable (de même que son flair pour voir venir et surfer pile au bon moment sur les changements de politiques publiques). Mais Bill Gates a très bien résumé le problème : le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles…
smover
Bill Gates a une humilité déconcertante, certainement l’influence de sa femme qui doit pas mal le ramener sur Terre. Elon Musk se la joue un peu gros bourrin notamment vis-à-vis du Covid et je trouve ça carrément dommage vu son influence. Pour l’instant il est sur la pente ascendante : les Falcon 9 cartonnent et s’améliorent toujours, les programmes Dragon sont une réussite, les premiers utilisateurs de Starlink sont très satisfaits, Tesla est toujours la référence à battre et leur ambition ne fait que croître… Avec maintenant les prototypes Starship qui avancent là encore incroyablement rapidement il semble que sa période faste ne soit pas terminée.<br /> The Boring Company c’est moins flamboyant évidemment, logique vu la complexité de s’intégrer dans un contexte urbain qui dépasse largement la technologie. À voir si ils arrivent à développer de nouveaux types de tuneliers dont les technos pourraient éventuellement servir un jour… sous la surface martienne
Fulmlmetal
501 vous voulez dire, la 502 n’a jamais epxlosé
panta
vol 502 vu du mont carapa vol de jour<br /> le 501 problème de calculateur vitesse , fusée trop rapide un truc de ce genre m’a ton expliqué au centre spatial et corrigé avec succès pour V 502<br /> j’étai technicien aéronautique pas astronaute , incompétent en la matière<br /> J’en ai loupé vol de nuit car résidant à remire montjoly route épuisante jusqu’à kourou
clockover
Ariane 6 jusqu’en 2030 ? Mais ils rêvent là ?<br /> C’est beau quand l’argent vient direct du contribuable et rien n’est à remettre en question
clockover
https://www.cfecgc-arianegroup.org/newsletter/newsletter.php?id=446<br /> Ils se rendent compte des conditions de travail chez SpaceX ou pas notre petit syndicat Français là ? ^^
tofrek
c’est tellement vrai… malheureusement
tofrek
Il serait grand temps d’appliquer les méthodes industrielles plutôt que celles de notre belle administration, pas trop vite le matin, doucement l’après-midi et après moi le déluge je ne m’implique surtout pas.
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