Ubisoft remet les pendules à l’heure !

Par Ariane Beky
le 25 novembre 2005 à 00h00
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Bien que la concentration du secteur du jeu vidéo soit inévitable, le président d’Ubisoft a indiqué vendredi que l’éditeur français n’est pas à vendre.

Bien que la concentration du secteur du jeu vidéo soit inévitable, le président d'Ubisoft a indiqué vendredi que l'éditeur français n'est pas à vendre.

"Nous ne sommes pas à vendre", a indiqué Yves Guillemot, président du fleuron de l'industrie française du jeu vidéo Ubisoft, dans un entretien accordé à la Vie Financière.

On sait le secteur de la production, de l'édition et de la distribution de jeux interactifs en difficultés. Ces cinq dernières années le gouvernement n'a cessé de réaffirmer son soutien à la création et à la production de Jeux Vidéo en France.

Le gouvernement a notamment confirmé la mise en place début 2006 "d'un crédit d'impôt", 30 millions d'euros mobilisés la première année, qui viendra compléter le soutien apporté par le FAEM - fonds d'aide à l'édition multimédia.

L'objectif est de permettre aux éditeurs français de jeux vidéo Ubisoft, Infogrames et VU Games (franco-américain) de rester compétitifs sur un marché mondial dominé par les éditeurs nord-américains : Electronic Arts loin devant Take Two Interactive.

Dans un contexte de concurrence acharnée, Ubisoft veut rester solide.

Electronic Arts qui détient 19% du capital d'Ubisoft, contre 17% pour ses fondateurs, "a plus intérêt à ce que Ubisoft soit indépendant et enregistre une forte croissance de son chiffre d'affaires et de ses résultats", a indiqué M. Guillemot.

Néanmoins, a-t-il ajouté, "la concentration du secteur est inévitable. Dans ces conditions, si une société propose une stratégie et un prix satisfaisants pour les salariés et les actionnaires, nous l'étudierons".

Ubisoft, lui-même, examine "deux ou trois dossiers dont aucun ne dépasse 100 millions d'euros de chiffre d'affaires". Yves Guillemot a précisé que ces dossiers peuvent concerner "de petits éditeurs, des studios ou des marques reconnues".

Rappelons qu'Ubisoft est présent dans 21 pays, que ses produits dont les meilleures ventes "Rayman", "Tom Clancy's Splinter Cell" et "Prince of Persia", sont distribués dans plus de 50 pays à travers le monde.

Sur l'exercice 2004-2005, le chiffre d'affaires d'Ubisoft a atteint 538 millions d'euros, soit une progression de 8% par rapport à l'exercice précédent.
Modifié le 20/09/2018 à 15h40
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