L’ANVAR se penche sur l’avenir de la recherche

Ariane Beky
08 novembre 2004 à 00h00
0
Chercheurs, universitaires, politiques et acteurs économiques finalisent un rapport préparatoire à la future loi d'orientation de la recherche.

L'Agence française de l'innovation (www.anvar.fr) a mis en ligne une synthèse des
Assises nationales des états généraux de la recherche 2004.

Les 28 et 29 octobre derniers près de 1000 chercheurs, universitaires, personnalités politiques et économiques se sont réunis à Grenoble (Isère) afin de finaliser un rapport préparatoire à la future loi d'orientation et de programmation de la recherche.

Cette loi est censée apporter des réponses aux difficultés actuelles de la recherche en France, et rassurer les nombreux chercheurs qui ces deniers mois ont témoigné de leurs inquiétudes.

"La loi d'orientation devra prendre en compte le continuum recherche et innovation, de la recherche fondamentale et académique jusqu'à la recherche finalisée et applicable, le système d'innovation mis en place conditionnant la compétitivité et la croissance nationales, même si son impact est moins linéaire que naguère", a récemment déclaré François d'AUBERT, ministre délégué à la recherche.

Quant aux "propositions pour améliorer le système de recherche français" présentées dans le rapport collectif coordonné par le CIP (Comité d'initiative et de proposition pour la recherche scientifique), elles intéressent trois thématiques clés : Recherche et société ; Organisation, évaluation et financement ; Statuts des personnels.

A l'ouverture des Assises grenobloises, François d'AUBERT a affirmé que la prochaine loi d'orientation s'inspirerait de ces propositions :

"Le budget pour 2005, marque le début d'un processus, et l'effort de la nation sera poursuivi et amplifié dans les années qui viennent. Il s'agit là d'un impératif pour tous et particulièrement pour les plus jeunes qui portent l'avenir de notre recherche."

Le ministre estime nécessaire une approche de la recherche utilisant mieux les complémentarités : "Les pôles de compétitivité doivent être une osmose réussie de chercheurs, d'ingénieurs, de managers et de financiers, pour développer des formes de 'clusters', de synergies compétitives, comme cela se met en place à Grenoble, mais aussi dans l'ouest parisien, à Toulouse, à Sophia-Antipolis."

Le projet de loi d'orientation et de programmation de la recherche, qui devra "s'articuler avec le 7ème programme-cadre de recherche et de développement européen (PCRD)", sera examiné par le Parlement français à la fin du premier semestre de 2005.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

La Model 3 échoue lors d'une démonstration de son système de freinage autonome
L'énergie nucléaire continue de perdre du terrain face au solaire et à l'éolien
Orange : un forfait 5G avec data illimitée pour 80 euros par mois pourrait être bientôt lancé
RTX 3080 : de nombreux bugs chez les premiers acheteurs de modèles custom (MàJ)
Le code source de Windows XP en fuite sur les réseaux
Environnement : Renault vous invite à couper votre moteur devant les écoles
Un ancien cadre dévoile la stratégie de Facebook pour être aussi addictif que le tabac
PlayStation 5 : le gameplay de Demon's Souls montré par Sony ne tournait pas en 4K
Beyond Good & Evil 2 : une enquête lève le voile sur un développement chaotique
scroll top