Des sites P2P s'insurgent contre les méthodes de la RIAA

Par
Le 11 septembre 2003
 0

"P2P United" s'oppose aux méthodes de l'industrie américaine du disque visant à limiter l'échange gratuit de fichiers musicaux sur des sites Internet.

Un groupement de six sites Internet de téléchargement de musique en ligne, dont Grokster, du nom de "P2P United" a exprimé mercredi son opposition aux méthodes adoptées par la RIAA (Recording Industry Association of Amercia).

Pour tenter de limiter la vague d'échanges de fichiers de musique à travers des sites gratuits P2P, et protéger les droits de propriété intellectuelle de ses membres, BMG, EMI, Sony, Universal, Warner, la RIAA mène depuis plusieurs mois une campagne offensive.

Lundi 8 septembre 2003, l'association américaine de l'industrie du disque a annoncé avoir porté plusieurs plaintes aux Etats-Unis contre 261 internautes soupçonnés d'avoir diffusé illégalement des milliers de fichiers musicaux par le biais de sites Internet peer-to-peer.

Mercredi, la mère d'une jeune collégienne accusée d'avoir "proposé plus de 1000 titres protégés par des droits d'auteur sur le PC familial" a accepté de payer 2000 dollars à la RIAA en échange de l'abandon des poursuites contre sa fille.

Cet accord à l'amiable fait débat Outre-Atlantique. Pour sa part, l'organisation "P2P United" estime que la RIAA a eu "la main lourde" en imposant un paiement de 2000 dollars à la maman d'une "teenager" de 12 ans. "P2P United" a donc signalé qu'elle allait rembourser par chèque la somme versée par la mère de la jeune fille new-yorkaise.

"Nous ne voudrions pas lui causer davantage de problèmes. Mais je n'imagine aucune raison valable pour extorquer 2000 dollars à la mère d'une fille de 12 ans, qui travaille pour l'envoyer dans une école privée tout en vivant dans un logement social à Manhattan", a souligné Adam EISGRAU, Directeur de "P2P United".
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

Les dernières actualités

scroll top