GameLoft présente ses Java Games

Par
Le 28 juin 2002
 0

Spécialiste des jeux pour téléphones mobiles, GameLoft a présenté à la presse ses nouveaux produits basés sur la technologie Java

La gameboy de Nintendo est-elle menacée ? Spécialiste des jeux pour téléphones mobiles et ordinateurs de poche, la société française Gameloft, fondée par la famille Guillemot (UbiSoft) a présenté à la presse ses nouveaux produits basés sur la technologie Java.

Destinés à être téléchargés par les airs (OTA : Over the air), cette nouvelle génération de jeux bénéficie d'une normalisation de la technologie Java J2ME, développée par Sun, et retenue par de nombreux constructeurs de terminaux. Selon Alexandre de Rochefort, DAF de GameLoft, Java pourrait d'ailleurs équiper plus d'un milliard de téléphone mobiles, dès 2006, faisant des java games un marché dix fois supérieur en volume à celui de la GameBoy de Nintendo.

Afin de séduire les mobinautes, GameLoft édite pour le moment une demi douzaine de jeux (Prince of Persia - Harem Adventures, Lock'em up !, Block Breaker, , etc...) qui sont distribués soit en direct, via son site web GameLoft.com, soit en indirect, via les portails WAP des opérateurs comme T-mobile ou ceux des constructeurs (My-Siemens, Club Nokia, etc...).

Gonzague de Vallois VP Publishing de GameLoft indique également travailler avec les sites spécialisés dans les logos et sonneries pour faire des java games un nouveau pôle de développement après le succès des SMS de personnalisation des téléphones.

Techniquement, les jeux sont très satisfaisant et n'ont plus grand chose à voir avec le petit serpent qui avait contribué au succès des téléphones Nokia. La comparaison avec une gameboy tourne même en la faveur des java games quand ces derniers sont utilisés sur un téléphone couleurs comme le Nokia 7650, dont le grand écran rétro éclairé est tout à fait adapté à ce type d'applications.

Les jeux seront vendus en moyenne 3 euros (contre 50 euros pour un jeu GameBoy) et leur mode d'achat devrait être le même que celui des logos et sonneries : audiotel, CB voire SMS+ dans les pays disposant de paliers assez élevés (en France, le palier maximum est de 0.35€). La société n'exclue pas non plus des systèmes d'abonnement pour recevoir chaque semaine ou chaque mois un nouveau jeu.

Le coût de développement d'un jeu est estimé à quelques dizaines de milliers d'euros et le point mort oscille donc entre 100.000 et 1 million de téléchargements, ce qui oblige GameLoft à disposer d'une couverture mondiale et qui fait du Java Game un véritable marché de masse dont la montée en puissance pourrait être particulièrement rapide dans les prochains mois.

Encore assez rudimentaires, les jeux java devraient bientôt exploiter la connexion permanente des réseaux GPRS en proposant une touche d'interactivité (homme contre machine ou jeux en réseaux) voire être de véritables prolongement de jeux disponibles pour Consoles de salon ou PC.

Bien que présent sur des plate-formes aussi variées que PalmOS, PocketPC, Symbian, le WAP ou encore la TVI, Gameloft devrait donc se concentrer sur le marché du java game, au même titre que son concurrent français in-fusio, dont la technologie ExEn est similaire à J2ME sans toutefois être encore compatible.

Disponible au japon depuis plus d'un an, les jeux java ont déjà séduit plusieurs millions de mobinautes (plus de 12 M chez NTT DoCoMo avec i-αppli) et devraient, au même titre que le MMS, contribuer au développement des revenus datas pour les opérateurs.
Après une première génération marquée par les succès de UbiSoft, Infogrames ou encore Cryo, le jeu vidéo français prend donc le virage du jeu mobile java, avec en ligne de mire, un marché global de plusieurs centaines de millions de consommateurs potentiels...
Modifié le 20/09/2018 à 15h39

Les dernières actualités

scroll top