Quels sont les meilleurs téléviseurs Mini-LED ? Comparatif 2022

Matthieu Legouge
Spécialiste Hardware
27 janvier 2022 à 14h49
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L'année 2021 a été témoin d’un virage important pour le marché du téléviseur, celui d’une évolution majeure pour les écrans LCD avec la démocratisation des téléviseurs Mini-LED. De grands fabricants ont choisi de prendre la voie de la miniaturisation des leds, en emboîtant le pas de TCL qui fut, un an plus tôt, le premier à donner le LA avec son X10.

Le plus accessible des Mini-LED

TCL 65C825

Le plus accessible des Mini-LED

  • Design simple et élégant
  • Luminosité explosive
  • Excellent contraste pour du LCD
Top du top

Philips 65PML9636

Top du top

  • Processeur P5 / Ambilight sur 4 côtés
  • Image intensément lumineuse
  • Section audio convaincante
Rapport qualité/ prix

Samsung QE65QN95A

Rapport qualité/ prix

  • Une luminosité éclatante
  • Un contraste exemplaire
  • De très nombreux réglages

Quand bien même le Mini-LED n’est pas une nouvelle technologie d’affichage à proprement parler, il améliore et repousse les limites des écrans LCD que beaucoup pensaient pourtant en fin de course. Pour ceux qui se posent la question en consultant ce comparatif, il faut savoir que le Mini-LED n’a aucune différence fondamentale avec la technologie d’affichage LED, d’un point de vue purement technologique.

Les améliorations notables proviennent du fait que le rétroéclairage recouvre l’intégralité de la surface de la dalle (ce qui n'est pas toujours le cas d'un téléviseur LED classique), alors que les diodes sont miniaturisées pour augmenter le nombre de zones pilotables individuellement. Il en résulte de meilleurs contrastes, une luminosité en progrès, des effets de blooming réduits, un design plus fin, autant d'atouts qui se conjuguent avec les qualités (et les inconvénients) de la technologie LED que l’on connaît déjà bien.

TCL 65C825

TCL 65C825
  • Design simple et élégant
  • Luminosité explosive
  • Excellent contraste pour du LCD

Si la question est de savoir à quel point la technologie Mini LED peut concurrencer l’OLED, alors nous répondrons qu’il y a encore une marge à franchir. Il faudrait sûrement que le nombre de zones de rétro-éclairage soit bien plus important pour faire disparaître les derniers halos et éteindre complètement les zones totalement noires de l’image sans débordement.

Le TCL 65C825 reste toutefois un achat que nous conseillons de par son placement tarifaire cohérent, sa forte luminosité et son taux de contraste. L’image par défaut n’est pas exempte de défaut mais il sera possible de la parfaire avec les nombreux réglages. A l’exception des blancs cramés difficiles à rattraper sans perdre tous les bénéfices du haut contraste. L’équipement sonore permet de se passer d’une barre de son d’entrée de gamme, tandis que le support de tous les HDR, de l’Atmos, du DTS et du 120 Hz rendent son fonctionnement quasiment universel.

Si la question est de savoir à quel point la technologie Mini LED peut concurrencer l’OLED, alors nous répondrons qu’il y a encore une marge à franchir. Il faudrait sûrement que le nombre de zones de rétro-éclairage soit bien plus important pour faire disparaître les derniers halos et éteindre complètement les zones totalement noires de l’image sans débordement.

Le TCL 65C825 reste toutefois un achat que nous conseillons de par son placement tarifaire cohérent, sa forte luminosité et son taux de contraste. L’image par défaut n’est pas exempte de défaut mais il sera possible de la parfaire avec les nombreux réglages. A l’exception des blancs cramés difficiles à rattraper sans perdre tous les bénéfices du haut contraste. L’équipement sonore permet de se passer d’une barre de son d’entrée de gamme, tandis que le support de tous les HDR, de l’Atmos, du DTS et du 120 Hz rendent son fonctionnement quasiment universel.

Le plus abordable des téléviseurs Mini-LED

De par sa nature même et en tant que nouveauté, le Mini-LED est pour le moment réservé à des téléviseurs haut de gamme avec un prix assez élevé, similaire à ce que l’on observe actuellement avec l’OLED. TCL a cependant une longueur d’avance sur ses principaux concurrents ! Le fabricant chinois a en effet lancé en 2021 sa troisième génération de téléviseurs Mini-LED, lui permettant de l’améliorer avec sa technologie OD Zero, mais aussi de produire des modèles moins coûteux comme c’est le cas de ce TCL 65C825, le plus abordable des téléviseurs Mini-LED à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Une image percutante et contrastée

Alors que l’on peut s’attendre à une multiplication du nombre de zones de local dimming cette année, le TCL C825 montre justement sa limite sur ce point par rapport à des modèles qui peuvent être jusqu’à deux fois plus onéreux. Bien qu’il ne soit doté d’un rétroéclairage pilotable sur seulement de 160 zones, il profite bien des avantages apportés par le Mini-LED, clairement visibles au niveau du contraste et de la luminosité, idéale pour profiter des contenus HDR même si elle n’enregistre aucun record, certains modèles LED offrant un pic lumineux plus élevé.

En contrepartie, la gestion du rétroéclairage laisse parfois à désirer, notamment sur les très hautes lumières avec un certain manque de détails. Pour le reste, on trouve sa caméra intégrée anecdotique, et certains traitements vidéo en retrait par rapport à la concurrence. En revanche le prix, la dalle 120 Hz avec HDMI 2.1, ses bonnes propriétés pour le jeu vidéo, et son design élégant sont autant d’éléments clés pour choisir ce modèle plutôt qu’un autre.

LG 65QNED916PA

LG 65QNED916PA
  • Excellent contraste pour une dalle IPS
  • De larges angles de vues
  • HDMI 2.1 et traitements vidéo

LG frappe fort et propose une alternative convaincante à l’OLED sur le haut de gamme avec ses téléviseurs QNED. On n’obtient pas les noirs fabuleux des LC C1 ou G1 avec ce QNED 91, mais le pilotage des diodes sur plusieurs centaines de zones permet de s’en approcher doucement et de réduire significativement le blooming.

LG frappe fort et propose une alternative convaincante à l’OLED sur le haut de gamme avec ses téléviseurs QNED. On n’obtient pas les noirs fabuleux des LC C1 ou G1 avec ce QNED 91, mais le pilotage des diodes sur plusieurs centaines de zones permet de s’en approcher doucement et de réduire significativement le blooming.

La rencontre de NanoCell, Quantum Dots et Mini-LED

QNED, c’est le nom reconnaissable donné par LG, comme l’ont fait d’autres constructeurs, pour définir ses téléviseurs Mini-LED. Pour ses premiers téléviseurs QNED, LG a mis les petits plats dans les grands en condensant son savoir-faire acquis depuis des années avec les téléviseurs LED classiques. Le fabricant combine ici les technologies NanoCell et Quantum Dots avec un rétroéclairage Mini-LED pilotable sur environ 1 000 zones. Les avantages sont multiples, notamment avec une large couverture des espaces colorimétriques, une profondeur de noir bien meilleur et une image riche et dynamique.

Un téléviseur QNED MiniLED sans trop de concessions

Le LG 65QNED91 parvient à offrir une image plus qualitative que jamais par rapport aux précédentes gammes LED du fabricant. Le pic lumineux est relativement haut, sans toutefois égaler les téléviseurs les plus performants sur ce point. Il est toutefois suffisant pour profiter d’un niveau de détails agréables dans les hautes lumières, tandis que le contraste est étonnant pour une dalle IPS comme celle-ci, à condition bien laisser activer le local dimming. Pour le reste, les compromis sont assez peu nombreux à ce tarif. On profite d’un processeur Alpha 7 Gen 4, d’un capteur de luminosité ambiante avec Dolby Vision IQ et bien sûr du Game Optimizer de LG qui va de pair avec l’HDMI 2.1 qui supporte, entre autres, VRR et ALLM.

Samsung QE65QN95A

Samsung QE65QN95A
  • Une luminosité éclatante
  • Un contraste exemplaire
  • De très nombreux réglages

Le Samsung QE65QN95A est le téléviseur idéal pour s’en mettre plein les mirettes. En mode dynamique, les blancs sont éclatants. Le contraste permet de saisir tous les détails, dans les ombres comme dans les hautes lumières. La colorimétrie n’est pas exempte de défauts dans ce mode. Comme elle est proche de l’idéal en Filmmaker Mode, il suffit de trouver le juste milieu entre dynamique et réalisme en passant un peu de temps dans les réglages. Car le Filmmaker bride un peu trop la puissance du 65QN95A.

Les multiples fonctionnalités avancées du téléviseur permettent de l’adapter à ses besoins et ses envies, que vous aimiez faire de la visio avec Google Duo, jouer au format 32/9e ou transformer votre TV en tableau.

De son côté, le son nous a déçus par son manque de poids. L’association avec une barre ou des enceintes est conseillée. Finalement, le Mini LED est un outil parfait pour profiter pleinement du HDR. Il est dommage qu’il soit accompagné d’un blooming non négligeable, que les prochaines générations sauront sans doute corriger.  

Le Samsung QE65QN95A est le téléviseur idéal pour s’en mettre plein les mirettes. En mode dynamique, les blancs sont éclatants. Le contraste permet de saisir tous les détails, dans les ombres comme dans les hautes lumières. La colorimétrie n’est pas exempte de défauts dans ce mode. Comme elle est proche de l’idéal en Filmmaker Mode, il suffit de trouver le juste milieu entre dynamique et réalisme en passant un peu de temps dans les réglages. Car le Filmmaker bride un peu trop la puissance du 65QN95A.

Les multiples fonctionnalités avancées du téléviseur permettent de l’adapter à ses besoins et ses envies, que vous aimiez faire de la visio avec Google Duo, jouer au format 32/9e ou transformer votre TV en tableau.

De son côté, le son nous a déçus par son manque de poids. L’association avec une barre ou des enceintes est conseillée. Finalement, le Mini LED est un outil parfait pour profiter pleinement du HDR. Il est dommage qu’il soit accompagné d’un blooming non négligeable, que les prochaines générations sauront sans doute corriger.  

Un concurrent de taille face à l’OLED

S’affichant sur le papier comme l’un des téléviseurs Mini-LED parmi les plus performants, ce modèle Neo QLED combine ce que Samsung sait faire de mieux en matière d’affichage LED. Équipé d’une dalle VA, le QE65QN95A se place comme une bonne alternative à l’OLED grâce à son contraste exemplaire, à la luminosité record apportée par les diodes miniatures, aux couleurs vives de la technologie Quantum Dots, et enfin aux bons angles de vision avec le Quantum Light Control (QLC) de Samsung.

Une luminosité record et idéale pour l’HDR

Sa luminosité record relevée à plus de 1 500 cd/m² lors de notre test pulvérise clairement les capacités de l’OLED en la matière. La colorimétrie manque légèrement de fidélité avec le mode le plus lumineux, mais le Filmmaker Mode permet de retrouver une image réaliste pour les amateurs de cinéma. Les effets en HDR sont largement mis en valeur, notamment grâce à un bon niveau de détails dans les basses lumières comme dans les plus hautes, même si cela ne se fait pas sans blooming. On regrette que les téléviseurs Samsung ne prennent en charge que l’HDR10+ et non le Dolby Vision ; à côté de cela l’expérience utilisateur est excellente grâce à Tizen OS, au boîtier OneConnect, ou encore au mode jeu et au support de l’HDMI 2.1.

Hisense 75U9GQ

Hisense 75U9GQ
  • Luminosité record en HDR
  • HDR10+ et Dolby Vision
  • HDMI 2.1 et système audio

Voila un téléviseur qui démontre une nouvelle fois qu'Hisense joue dans la cour des grands. Malgré certains points qui restent discutables (interface Vidaa, gestion de mouvements), le 75U9GQ agit comme une belle démonstration du savoir-faire du fabricant et montre des qualités étonnantes grâce au Mini-LED.

Voila un téléviseur qui démontre une nouvelle fois qu'Hisense joue dans la cour des grands. Malgré certains points qui restent discutables (interface Vidaa, gestion de mouvements), le 75U9GQ agit comme une belle démonstration du savoir-faire du fabricant et montre des qualités étonnantes grâce au Mini-LED.

Le Mini-LED haut de gamme de Hisense

Hisense a su se faire une place au sein des grands noms du téléviseur. Pas seulement en tirant les prix vers le bas, aussi en proposant un catalogue cohérent et diversifié. Il n’est donc pas étonnant de retrouver le fabricant chinois sur tous les fronts, dont celui du Mini-LED. Le Hisense 75U9GQ est une véritable vitrine pour le fabricant, qui prouve une nouvelle fois que l’on peut lui faire confiance sur le haut de gamme. Moderne et efficace, rien ne manque à ce téléviseur parmi la longue liste d’attentes et d’exigences des utilisateurs. Il se distingue d’abord par sa prise en charge de l’HDMI 2.1, l’apport complet des formats HDR, son capteur de luminosité, ou encore sa section audio très bien fournie avec un système 3.1.2 d’une puissance totale de 90 W.

Un grand téléviseur ultra lumineux

Hisense a choisi de frapper fort pour son adoption de la technologie Mini-LED. À l’aide de plus 10 000 diodes et 1 200 zones de gradation locale, le 75U9GQ revendique un intense pic lumineux de 3 000 nits pour les contenus HDR, l’assurance de discerner un maximum de détails avec ces formats. Précisons bien qu’il s’agit ici d’un pic, autrement dit il indique la capacité du téléviseur à être bien plus précis sur les hautes lumières, qui subiront alors moins d’écrêtage qu’avec un téléviseur moins performant. En revanche, difficile d’évoquer ce téléviseur comme une bonne alternative à l’OLED. Sa dalle IPS ne permet pas d’avoir le même niveau de détails pour les basses lumières que pour les lumières, le contraste reste malgré tout correct, et bonifié par ce pic lumineux record.

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Philips 65PML9636

Philips 65PML9636
  • Processeur P5 / Ambilight sur 4 côtés
  • Image intensément lumineuse
  • Section audio convaincante

Délivrant une image intense et lumineuse, le téléviseur Mini-LED de Philips ne peine pas à convaincre tant l'image riche et contrastée, les traitements vidéo, le son et l'éclairage ambiant offre une expérience d'une qualité presque irréprochable.

Délivrant une image intense et lumineuse, le téléviseur Mini-LED de Philips ne peine pas à convaincre tant l'image riche et contrastée, les traitements vidéo, le son et l'éclairage ambiant offre une expérience d'une qualité presque irréprochable.

Pour un salon tout en son et lumière

Philips dévolu lui aussi le Mini-LED à seulement quelques références haut de gamme. Parmi elles, le 65PML9636 est un téléviseur sans aucune concession, en phase avec ce que l’on attend d’un modèle à ce tarif. Impossible de taire dans un premier temps l’apport de l’Ambilight, on se repère peut-être, mais cet éclairage ambiant synchronisé avec l’image (ou le son) est loin d’être un simple gadget et donne bien le sentiment de prolonger l’image. On retrouve ensuite un système audio 3.1.2 signé Bowers & Wilkins, taillé pour accompagner image et lumière, pour une puissance totale de 70 W. Enfin, rien ne manque à ce téléviseur : HDMI 2.1, compatibilité HDR complète, processeur réputé pour l’efficacité de ses traitements vidéo, et sans oublier Android TV.

Un téléviseur qui sait tout faire, ou presque

Revendiquant plus d’un millier de zones de dimming, le Philips 65PML9636 est capable de monter très haut en luminosité, jusqu’à 2 000 cd/m² pour rendre honneur aux contenus HDR. Associé à une dalle VA qui offre d’excellents contrastes, il pourrait presque en venir à rivaliser avec l’OLED. Le blooming (les effets de halo lumineux qui entoure les objets les plus brillants, sur des fonds plus sombres) est cependant toujours bien visible malgré l’évolution apportée par ce nouveau type de rétroéclairage. Le sentiment de profondeur est néanmoins intact, tandis que l’image affiche des couleurs parfaites et des détails précis. La présence du processeur P5 AI Perfect Picture vient clore le tableau, notamment grâce à des moteurs de mise à l’échelle et de gestion de mouvements impeccables.

Comment choisir la meilleure TV Mini-LED ?

Mini-LED : quelle est cette technologie ?

Il ne faut pas s’y méprendre : le Mini-LED n’est pas une nouvelle technologie d’affichage. Il est vrai que les marques ont quelque peu abusé d’éléments marketing, de dénominations et d’appellation, pour mettre en avant leur produit, peut-être même plus dans le secteur du téléviseur qu’ailleurs. En réalité il n’existe que deux grandes familles de technologies d’affichage aujourd’hui accessibles au grand public : les écrans LCD LED et les écrans OLED. Le Mini-LED fait partie de cette première famille.

La nouveauté avec le Mini-LED est résumée dans son nom : les diodes qui constituent le rétroéclairage d’un téléviseur LED sont ici miniaturisées, une technique qui présente plusieurs intérêts, mais qui n’en fait pas pour autant une nouvelle famille d’affichage. L’autre différence entre LED et Mini-LED est la façon d’intégrer ce rétroéclairage au téléviseur. Alors que la majorité des téléviseurs sont rétroéclairés par les bords (Edge LED) et qu’une poignée seulement présente un rétroéclairage complet (FALD - Full-Array Local Dimming), les téléviseurs Mini-LED sont quant à eux tous constitués d’un rétroéclairage complet, du moins pour le moment.

Quels sont les avantages d'un téléviseur Mini-LED ?

Les avantages du Mini-LED sont nombreux, en premier lieu car il combine ceux des téléviseurs LED tout en améliorant des points cruciaux, notamment en matière de qualité d’image. Le Mini-LED profite en effet d’une technologie d’affichage mature, « facile » à produire à un coût bien inférieur à l’OLED, pour des téléviseurs qui ont généralement une bonne durée de vie. La miniaturisation des leds permet quant à elle de produire des images plus lumineuses, d’augmenter le nombre de zones de gradation locale (dimming), et de diminuer les conséquences indésirables du rétroéclairage dont le plus impactant est sans aucun doute le blooming, un effet de halo qui vient entourer les objets lumineux lorsqu’ils sont diffusés sur un fond plus sombre. Il y a aussi des avantages qui ne concernent pas directement l’image : le recours au Mini-LED permet notamment de réduire l’épaisseur des téléviseurs, un bon point pour le design.

Le Mini-LED peut-il rivaliser avec l’OLED ?

Tout dépend de la façon dont est implémenté le Mini-LED, à savoir le nombre de diodes utilisées, leurs tailles, la distance optique entre les leds et la dalle, le nombre de zones de dimming, ou encore le type de dalle utilisée. La profondeur de l’image et la richesse des couleurs peuvent être très bonnes sur des téléviseurs LED, mais il y a certains points ou l’OLED reste imbattable : les angles de vision très ouverts, le temps de réponse des pixels (une notion très importante pour les joueurs), et bien sûr le contraste et les niveaux de détails obtenus dans les basses lumières.

En revanche le Mini-LED a largement repoussé les lignes par rapport au LED. La miniaturisation des diodes a permis leur multiplication, ce qui débouche sur des pics lumineux élevés, records même, qui profite grandement aux contenus HDR. L’OLED ne peut atteindre de telles luminosités, mais il compense cela par de meilleurs contrastes et des noirs parfaits. Enfin, si les performances en matière de dimming sont largement à la hausse entre FALD et Mini-LED, elles restent loin d’égaler l’OLED qui compte de son côté autant de zones de dimming qu’il y a de pixels.

LG QNED, Samsung Neo QLED, TCL OD Zero, quelles différences ?

Chaque fabricant y va de son appellation, englobant parfois plusieurs termes selon les gammes, les fonctionnalités ou que sais-je encore. Il y a sans conteste un large penchant marketing dans ces appellations, mais elles permettent aussi de distinguer des implémentations différentes entre les constructeurs. Tous les téléviseurs Mini-LED n’offrent pas forcément des qualités homogènes d’une gamme à une autre ou d’un fabricant à un autre, comme cela est vrai aussi pour les téléviseurs LED et OLED. Chez Hisense on retrouve par exemple le terme ULED, qui désigne l’offre premium du fabricant, ses premières références Mini-LED sont donc accolées au terme ULED, un choix qui porte à confusion.

Chez LG, le terme QNED signifie qu’il s’agit de téléviseurs ayant recours à un rétroéclairage Mini-LED, accompagné par les technologies NanoCell et Quantum Dots. Hélas, là aussi le catalogue du coréen contribue à rendre les choses floues : le fabricant a récemment dévoilé sa série QNED80 … dotée de téléviseurs qui n’embarquent pas de Mini-LED.

L’offre est un peu plus claire avec Samsung, qui a simplement choisi de reprendre l’appellation QLED et d’y ajouter le mot « Neo » indiquant que l’on a affaire à quelque chose de nouveau qui reprend toutefois les qualités des téléviseurs QLED et des boîtes quantiques.

Enfin, difficile de ne pas dire un mot sur TCL, qui fut le premier a dévoilé un téléviseur Mini-LED avec le TCL 65X10, un an avant tout les autres constructeurs. Le géant chinois possède en effet une petite avance sur ses concurrents et est déjà parvenu à développer sa technologie Mini-LED de troisième génération : OD Zero. Cette appellation fait référence à la distance optique entre les diodes et l’affichage LCD. TCL joue clairement son avance sur le Mini-LED pour montrer qu’il détient actuellement la meilleure technologie de rétroéclairage, chose qui reste à voir au travers de nos tests et dossiers.

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