Test LG OLED 65GX / LG GX Soundbar : un duo gagnant sur tous les tableaux ?

Matthieu Legouge
Spécialiste Hardware
26 septembre 2020 à 12h12
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Interrompue durant une petite année, la série G est désormais de retour pour compléter le catalogue OLED déjà bien fourni de LG. Résolument haut de gamme, les téléviseurs GX Design Gallery s'affichent comme "des œuvres d'art" selon le fabricant. À nous de voir ce qu’il en est réellement !

Sur le papier, le 65GX n’est pas vraiment différent des autres gammes OLED millésime 2020 du fabricant sud-coréen, comme avec le LG OLED55CX que nous avons pu essayer il y a peu. Conçues à partir des mêmes dalles mères dans les usines de LG Display, ces différentes gammes embarquent des technologies de traitements d’image identiques et le processeur α9 Gen3 pour animer le tout. Seules les ZX Signature apportent plus avec une résolution 8K UHD, tandis que la série BX conserve la puce α7 Gen3 de l’an passé afin de proposer un téléviseur OLED à un tarif plus abordable (1 499 €).

Ce qui distingue avant tout les CX, GX, WX et ZX, n’est autre que le design. Ainsi, le LG OLED65GX est un téléviseur de type « Tableau », conçu pour être fixé au mur grâce avec un support mural ultra-fin, inclus avec le téléviseur. Si vous souhaitez le monter sur pieds il sera nécessaire de les acheter séparément.

Regardons maintenant de plus près ce que nous propose LG avec ce téléviseur et sa barre sonore, deux éléments qui tentent de réunir le meilleur et ne passeront sans doute pas inaperçus dans votre salon.

Prix et disponibilité

La série GX est disponible depuis avril 2020. Elle se décline avec trois tailles d’écrans, à savoir 55" (140 cm), 65" (164 cm) et 77" (195 cm).

Le LG OLED65GX que nous testons aujourd’hui a été lancé au tarif de 3 499 €, il faut compter 6 999 € pour le modèle de 77" et 2 499 € pour celui de 55".

Concernant la LG GX Soundbar, celle-ci a été présentée en juillet et est disponible depuis peu. Ses dimensions (144,6 cm x 15 cm x 3,25 cm) coïncident parfaitement à notre modèle test de 65", mais elle est conçue pour accompagner l’ensemble de la série GX grâce à son design très fin. Il faut ajouter 999 € à la note pour en profiter.

Toutes les mesures réalisées dans le cadre de ce test ont été enregistrées avec le logiciel CalMAN Ultimate, une sonde X-Rite i1 Display Pro Plus et un boîtier de mesure d'Input Lag Leo Bodnar.

LG OLED 65GX / LG GX Soundbar : leur fiche technique

La LG OLED 65GX, c'est :

  • Type d'écran : OLED 4K Ultra HD(3 840 x 2 160 pixels) / 65" (164 cm)
  • Dalle : 10bits/ 100Hz
  • Compatibilité HDR : Dolby Vision IQ/ HDR 10/ HGiG / HLG
  • Connectique : 4x HDMI 2.1 (eARC / CEC) dont un port HDMI ARC,
    3x USB 2.0, antenne IEC75, 2x satellite, Ethernet RJ45, sortie optique
    Toslink, sortie casque
  • OS : LG WebOS 5.0
  • Connectivité : Bluetooth 5.0/ Wi-Fi 802.11ac / Airplay 2
  • Assistant vocal : LG ThinQ / Alexa et Google Assistant via enceinte connectée

La LG GX Soundbar, c'est :

  • Système de canaux : 3.1 avec caisson sans fil séparé
  • Puissance Maximale : 420 W
  • Connectique : Entrée optique Toslink / Entrée et sortie HDMI 4K Dolby Vision / ARC CEC et eARC / USB
  • Connectivité : Bluetooth 4.0

Un tandem idéal pour une fixation murale

Comme vous pourrez l’apercevoir sur les clichés disposés au sein de ce test, nous n’avons pas eu l’occasion de fixer la 65GX et sa barre de son au mur. Cependant, cela n’empêche en rien d’émettre un avis sur le Design Gallery de LG et nous permet aussi de juger de la solution alternative proposée par le fabricant avec son support classique.

Profitant d’un design revisité, cette série G se démarque clairement du lot par l’épaisseur de son cadre, presque invisible avec ses 4 mm, alors que le bloc arrière amène la profondeur totale de ce téléviseur à seulement 20 mm connectique y compris, autant dire que LG a concrètement réussi à exploiter l’espace laissé libre grâce aux pixels autoémissifs.

Un cadre de 4 mm seulement © Matthieu Legouge pour Clubic

Le résultat est époustouflant : un tel téléviseur avec d’excellentes finitions, qui embarquent connectiques, électroniques, alimentation et haut-parleurs dans une conception aussi fine n’est autre qu’une prouesse remarquable.

Un châssis qui ne dépasse pas deux centimètres d'épaisseur © Matthieu Legouge pour Clubic

Le support mural, que nous avons tout de même pu analyser, est également assez peu épais, la fixation s’effectue à l’aide de 6 vis et un schéma guide est fourni pour positionner le support au bon endroit en fonction de la taille du téléviseur. Celui-ci vient s’encastrer facilement au support si l’on en croit le guide d’installation vidéo, pour un résultat final qui semble ainsi ne laisser (quasiment) aucun espace entre le mur et le téléviseur.

À voir le résultat, ce serait sincèrement dommage d’opter pour le support classique ! D’abord, car la fixation murale libère un espace conséquent dans la pièce, ou en donne du moins la sensation visuelle, mais aussi, car les deux pieds fournis en solution alternative gâchent un peu le plaisir, en ramenant la profondeur totale de l’installation à 283 mm très exactement. Nous n’allons pas nous attarder sur ce type de support, il fait ce qu’on lui demande, reste discret malgré tout (contrairement au pied massif du 55CX), et maintient le téléviseur sans trop de vulnérabilité, bien que l’écran soit légèrement branlant lorsqu’on le manipule.

Une fixation murale en toute simplicité © Matthieu Legouge pour Clubic

Notre ressenti est similaire pour la barre de son : les deux pieds fournis en alternative sont assez peu fonctionnels. La GX Soundbar vient simplement se poser sur ces pieds, sans réelle fixation, si bien qu’elle s’en désolidarise lorsque nous la manipulons. Le support mural reste idéal, d’autant que les dimensions de cette barre de son se marient parfaitement à la 65GX, il forme ainsi un couple harmonieux une fois fixé au mur, pour une esthétique très élégante. Au risque de nous répéter, nous ne porterons ici aucun jugement sur les deux supports alternatifs fournis par LG, le Design Gallery n’étant à la base pas conçu pour.

LG OLED 65GX : ses connectiques

Pour terminer d’aborder la partie design de ce 65GX, on peut reprocher à LG de ne pas avoir franchi le pas en proposant une solution similaire à Samsung avec son boitier OneConnect qui, on le rappelle, permet d’avoir à relier au téléviseur un seul et unique câble, un argument de taille pour une fixation murale.

La partie connectique reste malgré tout superbement gérée par LG. Malgré l’espace restreint, le 65GX propose un grand nombre de connectiques, la plupart orientées vers le bas avec 4 x HDMI 2.1, 2 prises antenne RF/Sat, un port RJ45, une sortie audio numérique optique et une sortie audio 3.5 mm.

Sur le côté on retrouve simplement 3 ports USB (2 x 2.0 et 1 x 3.0) ainsi que l’emplacement CI+ 1.4 (certifié Fransat et Canal Ready). La barre de son vient s’enficher sur le port HDMI 2, le seul autorisant le retour son ARC.

En parlant de la GX Soundbar, sachez que celle-ci exploite principalement l’HDMI ARC mais dispose aussi d’un port USB et d’une entrée optique numérique. Elle supporte ainsi la grande majorité des formats audio, Hi-Res comme Surround.

Un cache vient recourvrir les connectiques. © Matthieu Legouge pour Clubic

Les connectiques sont situées sur la proéminence arrière du téléviseur, mais les câbles disposent d’un emplacement dédié et se fixent contre le téléviseur à l’aide de deux pinces passe câbles très pratiques.

Comme nous l’avons stipulé, toutes les connectiques HDMI utilisent la norme HDMI 2.1, autorisant ainsi des fonctionnalités diverses : eARC, HFR (High Frame Rate) jusqu’à 120 Hz, taux de rafraichissement variable (VRR) avec compatibilité FreeSync / G-Sync, mais aussi l’Auto Low Latency Mode (ALLM). Les ports HDMI 2.1 de ce téléviseur n’exploitent toutefois pas toute la bande passante prévue par cette norme (40 contre 48 Gbps) qui permet notamment un affichage 4K 12 bits à 120 Hz avec échantillonnage 4 :4 :4. Le 65GX est capable de lire un flux vidéo 10 bits, grâce à sa dalle 10 bits.

Du côté de la connectivité sans fil on retrouve une connexion Wi-Fi double bande, ainsi que le Bluetooth 5.0 qui autorise notamment le support d’Airplay 2 pour les appareils Apple.

© Matthieu Legouge pour Clubic

LG WebOS : efficacité maximale avec la Magic Remote

La mise en service des téléviseurs LG reste toujours aussi simple et s’effectue en seulement quelques minutes, du choix de votre emplacement géographique et de la langue, des appareils que vous souhaitez y connecter, ainsi que vos préférences en matière de connexion réseau et de vie privée. Pour terminer, nous sommes invités à sélectionner nos préférences en ce qui concerne les fonctions d’intelligence artificielle, pour l’image comme pour le son.

Arrivé sur la page d’accueil, il faut peu de temps pour s’accommoder du WebOS de LG. Il offre selon nous une expérience complète et intuitive, d’autant plus agréable que la télécommande Magic Remote est dotée d’un système de gyroscope qui permet de simplement pointer l’écran grâce à quelques mouvements.

Notons que cette télécommande n’a pas évolué depuis 2019, son microphone intégré permet de piloter le téléviseur à l’aide de commandes vocales, ou via Google Assistant et Alexa, et éventuellement une enceinte connectée. La molette, qui fait aussi fonction de bouton « OK » facilite grandement les ajustements de certains paramètres ou le défilement sur certaines pages. On peut reprocher à la Magic Remote l’absence d’un quelconque rétroéclairage qui est pourtant aujourd’hui devenu très répandu avec les téléviseurs haut de gamme. D’un autre côté, j’apprécie les télécommandes qui embarquent un clavier à leur dos, facilitant grandement la saisie de mots de passe, identifiants et autres. Ce n’est pas le cas ici.

LG Magic Remote © Matthieu Legouge pour Clubic


Pour en revenir au WebOS, il souffre certainement de la comparaison avec Android TV, son magasin d’applications reste limité par rapport à celui de Google. Malgré tout, l’essentiel est là et nous n’avons eu qu’à regretter l’absence de myCanal.

LG nous a récemment fait part de son intention de rendre disponible myCanal via le LG Content Store. L'application signée Canal + devrait donc débarquer très prochainement sur les téléviseurs LG, bien qu'aucune date n'ait été encore communiquée.

Le tableau de bord du WebOS offre un aperçu rapide de l’ensemble des appareils et périphériques connectés au téléviseur et permet aussi de gérer de nombreux éléments IoT, comme des lampes et prises connectées.

Une expérience visuelle et sonore « comme au
cinéma » ?

Commençons avec les nouveautés que l’on trouve cette année sur les téléviseurs OLED du fabricant. À l’instar de Panasonic et son TX-55HZ1000 que nous avons testé il y a peu, LG nous propose de goûter au Dolby Vision IQ et a également déployé le Filmmaker Mode de l'UHD Alliance, réunissant un grand nombre de constructeurs. Nous y reviendrons puisque c’est le mode que nous avons choisi pour effectuer nos mesures.

Dolby Vision IQ : une technologie pertinente ?

La session 2020 du Consumer Electronics Show de Las Vegas a vu fleurir deux nouvelles fonctions sur le marché des téléviseurs : le Filmmaker Mode et le Dolby Vision IQ que nous retrouvons tous deux sur le 65GX.

Cette dernière permet au téléviseur d’adapter les contenus en fonction de l’environnement du téléspectateur, autrement dit de la luminosité ambiante qui règne dans la pièce, le tout couplé aux métadonnées générées par la technologie de base, Dolby Vision.

À gauche le Dolby Vision IQ dans des conditions de visionnage dans la pénombre, à droite dans une pièce lumineuse © Matthieu Legouge pour Clubic

Notre expérience du Dolby Vision IQ avec le 65GX nous a surtout paru concluante lorsqu’il s’agit de visionner des scènes sombres en plein jour. Le capteur de luminosité réagit aux moindres changements dans l’environnement et adapte « intelligemment » le contenu HDR. Il en résulte une image plus agréable à regarder en plein jour avec toutefois une luminosité qui semble artificielle.

Nous sommes certes encore loin de ce que montre Dolby via ses campagnes publicitaires, mais les optimisations apportées semblent bel et bien efficaces : ce sont davantage les scènes sombres qui profitent du Dolby Vision IQ, avec un niveau de détails supplémentaires.

Traitement similaire mais cette fois-ci avec un simple contenu HDR10, non Dolby Vision. À droite le capteur de luminosité est activé, à gauche non © Matthieu Legouge pour Clubic

On remarque assez bien la pertinence du Dolby Vision IQ avec ces deux images comparatives, mais le capteur de luminosité montre également ses atouts avec de simples contenus HDR. comme on peut le constater ici sur les rochers en premier plan.

Une filtre anti-reflet à perfectionner

Critère souvent scruté par les futurs acheteurs, la réflectance de la dalle peut s’avérer très gênante selon le positionnement du téléviseur dans votre salon et l’exposition de vos fenêtres. Le filtre antireflet du 65GX fait son travail, mais est encore loin d’atteindre l’efficacité de celui qui équipe les dalles Samsung. Concrètement, plusieurs fenêtres mal orientées dans la pièce devraient suffire pour vous convaincre de fermer volets et rideaux.

© Matthieu Legouge pour Clubic

Dans nos conditions de tests, le visionnage est délicat à certains moments de la journée. Sur l’image ci-dessous, le reflet de la fenêtre sur la gauche montre bien à quoi s’attendre. Les reflets sont moins gênants sur des images lumineuses et colorées, mais c’est une autre paire de manches avec des scènes sombres, comme on peut le voir en agrandissant cette image où vous remarquerez les nombreux reflets sur la bande noire du bas.

LG GX Soundbar : le compagnon parfait (ou presque) du 65GX

Avant d’évoquer la GX Soundbar, il convient de faire un point rapide sur les prestations sonores du téléviseur avec ses haut-parleurs intégrés. Orienté vers le bas, le système d’enceintes de la 65GX offre des performances sonores plus que correctes si l’on considère le peu d’espace disponible en raison de la finesse du châssis.

Les voix et les dialogues sont clairs et profitent bien de l’AI Sound Pro, les basses sont percutantes, mais manque de justesse dans les très basses fréquences. La stéréophonie est bonne et ample alors que la puissance sonore est suffisante pour emplir une pièce de taille moyenne, toutefois une certaine distorsion se fait ressentir en augmentant le volume. En bref, il y a mieux, mais cela reste très bon pour un téléviseur.

© Matthieu Legouge pour Clubic

La GX Soundbar se démarque clairement par son design et son caisson de basse sans fil. Évidemment, le montage sur pieds est peu pratique, mais sa conception fine en fait la rend parfaite pour un montage mural.

© Matthieu Legouge pour Clubic

Ses connectiques suffisent à apporter une large compatibilité, avec deux ports HDMI, une entrée et une sortie ARC/eARC, auxquels s’ajoutent une entrée numérique optique et un port USB. Le subwoofer se connecte automatiquement à la barre de son en Wi-Fi 5 GHz. Néanmoins, la connectivité sans fil de la GX Soundbar se résume au Bluetooth et rien d’autre.

© Matthieu Legouge pour Clubic

N’étant qu’un système 3.1, le son surround est assez loin d’être enveloppant avec la GX Soundbar et il est nécessaire d’ajouter 120 € à la facture pour se procurer le kit d’enceintes arrière LG SPK8-S. Dans les faits, le champ sonore de cette barre de son est assez étroit et n’enlève pas l’impression que les sons proviennent tous du même endroit, seul le sentiment de profondeur persiste et apporte un plus lors du visionnage de films. Hormis cela, elle livre un profil sonore bien équilibré, mais montre ses limites lorsqu’il s’agit de reproduire des basses profondes.

Vu arrière sur le caisson de basse © Matthieu Legouge pour Clubic

Pour résumer, la GX Soundar n’est pas mauvaise, mais livre des performances acoustiques assez peu flatteuses compte tenu de son prix. Si l’on recherche la perfection, on trouvera forcément mieux ailleurs en réglant une note moins salée. Toutefois, la conception de cette barre de son est un grand atout si l’on désire accorder harmonieusement son matériel.

Une image fidèle que les cinéphiles ne renieront pas

La raison d’être du Filmmaker Mode est de respecter avec la plus grande fidélité possible la vision du réalisateur, garantissant ainsi une véritable expérience cinématographique. L’arrivée de ce mode est une bonne nouvelle pour les téléspectateurs puisqu’il respecte les mêmes critères et exigences, quel que soit le téléviseur sur lequel on le retrouve. Avec le 65GX, ce mode réalisateur profite des grandes qualités de l’OLED, en SDR comme en HDR.

Toutes les mesures qui suivent ont été réalisées avec le FilmMaker Mode, sans aucune modification de paramètres.

SDR : nos mesures

Avec les contenus SDR, le Filmmaker Mode affiche des couleurs parfaites avec un delta E mesuré à 1.96. Aucune dérive chromatique n’est donc perceptible par l’œil humain.

Le gamma affiche quant à lui une moyenne de 2.406, une valeur parfaite si l’on s’en tient à notre référence de 2.4. On note cependant de légers décrochages, notamment sur les gris très sombres.

La température moyenne est mesurée à 6 271 K, une valeur encore une fois assez proche des 6 500 K de référence. Le rendu ne montre cependant pas d’excès de chaleur, mais la balance des couleurs pourrait être un peu plus stable.

Après calibration, nous parvenons à obtenir une température moyenne de 6 523 Kelvins et une courbe on ne peut plus stable.

HDR : nos mesures

Le Filmmaker Mode HDR est quant à lui calibré à la quasi-perfection. L’EOTF suit relativement bien la courbe de référence, signe que le Display Tone Mapping de LG fonctionne correctement.

Le pic lumineux est très satisfaisant pour une dalle OLED, avec un signal mesuré à 848 nits et lissé aux alentours de 60 % de luminance.

Les couleurs sont parfaitement calibrées en HDR, avec un delta E mesuré à seulement 1.55 pour le Filmmaker Mode, garantissant une grande fidélité avec les contenus HDR10 comme Dolby Vision.

Concernant la couverture de l’espace colorimétrique, le 65GX affiche 98.95% de l’espace DCI-P3, une belle performance d’autant qu’il s’agit de l’espace le plus répandu dans la production de contenus UHD. L’espace Rec.2020 est quant à lui couvert à 76.45 %, ce qui reste une très bonne valeur.

Jeux-vidéo : hors-normes et paré pour l’avenir

Bien que nous n’ayons pour le moment pu tester ce téléviseur qu’en 4K à 60 Hz, ainsi qu’en 1080p à 120 Hz, ses connectiques HDMI 2.1 promettent une compatibilité optimale avec les consoles next-gen, comme avec les nouvelles cartes graphiques RTX 30xx.

Avec un temps de réponse quasiment instantané, sa compatibilité G-Sync / VRR et son input lag mesuré à seulement 13.2 ms en mode jeu (grâce à l’ALLM), le 65GX ne montre aucun décalage lorsque nous effectuons des actions en jeu et n’est pas en proie aux effets de flou. Nous avons malgré tout observé quelques effets de stuttering et de tearing sur certains jeux, dont Control et Horizon Zero Dawn. Le premier peut être résolu en activant la fonction TruMotion sur le téléviseur, le second en profitant du VRR (G-Sync / FreeSync) sur les consoles compatibles et PC.

La colorimétrie du mode jeu est beaucoup moins fidèle avec un delta E mesuré à 4.61. Malgré tout, il suffit de parcourir le menu et de régler la balance des blancs sur « Effets 2 » pour retrouver quelque chose de bien plus cohérent avec un delta E de 2.5.

Un mot concernant le risque de burn-in (rétention d’images) : le 65GX n’échappe pas à la règle qui veut que l’OLED y soit sensible. Il applique malgré tout différentes optimisations afin d’éviter ce risque au maximum, en réduisant la luminosité des zones statiques (logo, hud, etc.) et en effectuant un balayage de la dalle lors de la mise en veille. Avec le LG webOS, un écran de veille apparait après 5 minutes d’inactivité. Hélas, cet écran de veille ne pop pas lorsque nous affichons un environnement de bureau ou un jeu vidéo, il convient donc d’être précautionneux afin de ne pas laisser un écran statique affiché trop longtemps, en pause dans un jeu par exemple !

Consommation électrique

La consommation électrique du 65GX se révèle être légèrement en dessous de la moyenne, avec seulement 79.2 W/m² en suivant le protocole de mesure que nous appliquons à tous les téléviseurs. En veille, sa consommation moyenne en veille ne dépasse pas 1 W.

LG OLED 65GX / LG GX Soundbar : l’avis de Clubic

Le 65GX est-il l’œuvre d’art qu’il prétend être ? Assurément, son design et sa qualité d’assemblage sont épatants ; le 65GX est une véritable pièce d’orfèvre, nous félicitons LG à cet égard.

Pour le reste, la qualité d’image, les performances du processeur α9 Gen3 en matière de traitement vidéo et le calibrage out of the box avec le Filmmaker mode sont excellents, en résulte un téléviseur qui ravira dès les premières secondes les cinéphiles avertis.

Les gamers ne sont pas en reste : avec ses fonctionnalités et ses connectiques HDMI 2.1, l’expérience promise par le 65GX est proche de la perfection, bien qu’il soit nécessaire d’effectuer quelques réglages pour profiter d’un meilleur rendu colorimétrique en mode jeu et éviter quelques désagréments que connaissent bien les joueurs. Le risque de rétention d’image est cependant bien présent malgré les précautions prises par LG, vigilance donc !

Parmi les points faibles, on émet quelques regrets concernant le filtre antireflet, insuffisamment efficace selon nous, ainsi que la télécommande qui n’a pas évolué depuis l’an passé. Vu le positionnement tarifaire du 65GX, on estime qu’une télécommande rétroéclairée ne serait pas de trop.

Enfin, la GX Soundbar offre des performances équilibrées et en a dans le coffre. Cependant, elle montre ses limites dans les extrêmes basses et est loin d’être la meilleure si l’on parle de son surround. Design et conception sont encore une fois le point fort de ce produit, qui formera un couple idéal avec la 65GX, une fois fixée au mur.

LG OLED 65GX / LG GX Soundbar

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Le LG OLED65GX est un joyau en matière de design, sans doute le meilleur téléviseur à choisir pour une fixation murale avec son châssis ultra-fin, son cadre invisible ou presque et sa qualité d’assemblage sans faille.

L’image délivrée est tel qu’on l’attend d’un téléviseur OLED haut de gamme, bien que l’on puisse toujours critiquer le pic lumineux en HDR, qui ne rivalise toujours pas avec les meilleures dalles LCD.

Au niveau technique, il réunit cependant des qualités similaires en tout point à la gamme CX, vers laquelle vous devriez vous orienter si vous ne comptez pas placer votre téléviseur au mur, ce qui vous permettra par la même occasion d’économiser environ 500 €.   

Les plus

  • Téléviseur gaming par excellence : Angle de vision / Input lag et temps de réponse / HDMI 2.1 (VRR, ALLM, eARC, etc.)
  • Design superbe et fixation murale avec la GX Soundbar
  • D'excellentes performances SDR et HDR / Filmmaker Mode
  • Système audio intégré très correct
  • Les contrastes infinis de l'OLED
  • Dolby Vision IQ

Les moins

  • Risque de rétention d'images (burn-in)
  • Trop de reflets à notre goût en plein jour
  • Télécommande qui n'évolue pas et reste sans rétroéclairage
  • Expérience surround décevante avec la GX Soundbar

Qualité d'image 9

Jeux vidéo 9

Audio 8

Design et ergonomie 10

Système d'exploitation 8

LG GX Soundbar 7

Modifié le 08/10/2020 à 14h00
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