Intelligence artificielle : les prédictions de 5 experts pour 2019

03 janvier 2019 à 17h15
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L'intelligence artificielle ne remplacera pas les êtres humains en 2019, mais nombreux sont ceux à penser qu'elle jouera un rôle important dans le monde du travail. C'est du moins l'avis de cinq experts en la matière, qui partagent et expliquent leurs points de vue.

Travaillant dans des entreprises exploitant l'intelligence artificielle, ces cinq spécialistes ont livré leur analyse à The Next Web sur l'évolution de cette technologie pour l'année à venir.

La hype autour de l'intelligence artificielle va se calmer

Tout d'abord, Etienne Manderscheid, responsable de l'IA au sein de la startup Dialpad, se concentre sur les assistants vocaux. D'après lui, si Google Duplex a beaucoup fait parler en 2018, les agents conversationnels de ce type resteront cantonnés à des domaines restreints en 2019.

Par ailleurs, pour Eyal Gura, cofondateur de la startup Zebra-Med, offrant une solution d'IA dans le domaine médical, 2019 permettra de séparer le bon grain de l'ivraie dans l'intelligence artificielle. Ainsi, « les entreprises qui ont utilisé l'IA comme un terme à la mode » seront mises de côté, au profit de celles qui développent réellement des technologies innovantes.

Dans le même ordre d'idées, pour Michele Goetz, de l'entreprise de prédictions Forrester, les sociétés ont dépassé le stade du mot à la mode et ont désormais compris ce que l'IA pouvait et ne pouvait pas faire. Elles vont ainsi « adopter une démarche pragmatique », en se concentrant notamment sur l'exploitation des données.

Au lieu de remplacer les humains, l'IA va s'en rapprocher

D'après Dan Sommer, directeur chez Qlik, c'est également dans ce domaine que l'IA pourra aider de nombreux salariés en 2019. La technologie servira en effet à analyser des données « d'un bout à l'autre de la chaîne d'information ». En ce sens, « elle s'articulera autour des êtres humains » et « créera probablement plus d'emplois qu'elle n'en supprimera ».

Enfin, selon Rana el Kaliouby, CEO d'Affectiva, qui développe un logiciel capable de reconnaître les émotions humaines, 2019 verra l'instauration « d'un nouveau contrat social entre individus et IA ». Et ce dernier reposera sur une confiance réciproque : « Les êtres humains devront faire confiance à l'intelligence artificielle, mais l'intelligence artificielle devra aussi faire confiance aux humains en retour ». Pour cela, l'IA devra être capable de réagir en fonction des émotions humaines, et sera ainsi « jugée sur son intelligence émotionnelle ».
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gabrox
L’IA, même avec les meilleurs algorithmes et une sélection objective sur les lois de probabilités. N’aura qu’une raison préétablit mais jamais une conscience émotionnelle.
jedi1973
mdr quand meme !!! hier ma fille de 13ans demande a son smartphone: " ok google, quelle heure est il ?" , elle s’est pris 8 fois avant d’avoir une reponse et meme la reponse n’etait pas l’heure !!! elle a laissé tombé au bout d’un moment !!! Je cite cet exemple, mais j’en aurai d’autres aussi croustillant ( “siri est une fille ou un garcon ?” aucune reponse, meme pas un je sais pas !!!). Si c’est ca les IA, on a pas encore trop de soucis a se faire… Le temps que les ingenieurs de Google ajoute manuellement la reponse… Tu parles d’une IA !!!
RaoulTropCool
Oui pour la “fausse” IA basée sur des algos mais avec le neuromimétisme évolutif les limites sont floues voir n’existent plus. Alors pourquoi pas un comportement tellement complexe qu’il s’apparente à une conscience (simulé ou non là est la question) ?<br /> C’est ce caractère autonome et évolutif qui faisait peur à Steven Hawking par exemple.
grayha
Tu ferais bien de voir la diction de ta fille Car que se soit avec SIRI ou CORTONA je n’ai jamais eu de soucis sur des questions aussi simple. J’envoie pas mal de message au volant grace a SIRI et je n’ai jamais eu de surprise.<br /> Le bashing c’est bien, le bashing utile c’est mieux.
tangofever
L’IA : le nouvel esclave des temps modernes.
Nmut
@anon16165080<br /> Ce sont principalement les sets d’entraînement qui déterminent la pertinence d’une IA. Alors les biais cognitifs humains (ce qui correspond en partie à l’intelligence émotionnelle) ou les défauts humains sont reproduits assez fidèlement si ces sets sont choisis judicieusement… En gros, on peut avoir une IA de mauvaise foi, raciste, généreuse, pingre, empathique, drôle, … très facilement car on lui a appris ces comportements par l’exemple.<br /> @gabrox<br /> Un réseau neuronal ne peut se définir comme un algorithme (les résultats ne sont pas prévisibles et il y a apprentissage). On peut “simuler” les émotions des êtres humains, avec un résultat seulement prévisible statistiquement ou par analyse des biais exactement comme pour nous.
kriss-the_bird
Ah ah cela ressemble au débat sur la prédestination divine qui a agité les religieux. L’homme n’a il également qu’une raison “préétablie” ?
gabrox
La conscience est indépendante, pas limitée à des comportements prédéfinis par tous les algorithmes. ça c’est réservé aux machines…
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