La Russie donne 24 heures à Google pour supprimer des contenus jugés illégaux, avant représailles

Google dispose de 24 heures pour répondre aux demandes de la Russie concernant la suppression de contenus ciblés.

Si l'entreprise ne se soumet pas à ces demandes dans le temps imparti, le régulateur russe des télécommunications menace de ralentir le trafic du moteur de recherche, et des sites lui appartenant, dans le pays, en plus de lui infliger une amende.

Après Twitter, c'est Google qui est visé par Moscou

Le bras de fer entre le gouvernement Russe et les géants de la Silicon Valley continue. En début d'année, Twitter en faisait les frais, le Roskomnadzor - service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias des masse - trouvant que le réseau social ne supprimait pas assez vite les contenus jugés illégaux en Russie. Pendant des mois, Twitter a été ralenti dans le pays, manquant de peu d'être totalement bloqué, avant de finalement se soumettre aux demandes russes.

Depuis la semaine dernière, les sanctions ont été partiellement levées, Twitter n'étant désormais ralenti que sur mobile, et le Roskomnadzor s'est tourné vers une nouvelle cible : Google.

La branche russe de la firme de Mountain View était déjà en conflit judiciaire avec les autorités du pays, après avoir bloqué le compte YouTube d'une chaine d'informations orthodoxe appartenant à un homme d'affaires russe, sous le coup de sanctions européennes et américaines pour désinformation concernant le coronavirus. Alors qu'une décision de justice demande à l'entreprise de débloquer la chaîne, le régulateur russe continue son offensive.

Le Roskomnadzor a ainsi demandé à Google de supprimer plus de 26 000 contenus, dont des vidéos qui contiendraient des références à la drogue ou à la violence et d'autres provenant de ce qui est décrit par la Russie comme des « organisations extrémistes ». À noter qu'il y a quelques semaines, les branches régionales liées à la campagne électorale de l'opposant Alexei Navalny ont été ajoutées à la liste des organisations dites terroristes et extrémistes.

Si Google ne répond pas favorablement à la demande, le trafic des sites de la firme sera ralenti dans le pays ; elle risque également une amende allant de 10 800 à 54 000 $, celle-ci pouvant aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires de l'entreprise si l'offense est répétée.

Une stratégie d'opposition aux entreprises américaines

Google était déjà sous le radar des autorités russes pour avoir supprimé du contenu des chaines Russia Today et Sputnik sur YouTube. Le Roskomnadzor accuse en effet la firme de censure et lui reproche d'interférer dans la politique du pays en encourageant des manifestations jugées illégales.

Dans leur désir de ralentir l'influence des GAFAM dans leur pays, les parlementaires russes ont récemment voté une loi obligeant la pré-installation d'applications créées par des entreprises russes sur tous les smartphones mis à la vente dans le pays.

Une autre proposition de loi a été faite, qui obligerait les grandes compagnies de technologie à ouvrir des bureaux en Russie sans quoi elles pourraient être empêchées de promouvoir leurs services, collecter des paiements, voire être totalement bannies du pays. D'autres entreprises pourraient être ciblées à leur tour par les autorités russes dans les prochains mois.

Source : Neowin

Modifié le 25/05/2021 à 10h57
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