Bosch fait volte-face et plaide maintenant contre la voiture électrique

Arnaud Marchal
Spécialiste automobile
05 janvier 2021 à 17h44
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Lidar Bosch © Bosch
© Bosch

L’équipementier Bosch, fournisseur d’une grande majorité de constructeurs automobiles, change son fusil d’épaule et se lance dans un plaidoyer contre le véhicule électrique via son P.-D.G. reprenant une partie des arguments avancés le mois dernier par le président de Toyota.

Après avoir acheté une start-up développant des batteries pour véhicules électriques en 2017, Bosch avait prévu de lancer une nouvelle génération de batterie plus légère en 2020. Mais finalement, l’équipementier a renoncé et décide de critiquer le modèle tout électrique.

Un grand projet né en 2017

En 2017, Bosch, l’un des principaux fournisseurs mondiaux pour l’industrie automobile, a débuté son programme de développement de batterie pour véhicule électrique en rachetant une start-up, Seeo Inc, spécialisée dans ce domaine.

Peu après, l’équipementier annonce son plan pour la mise sur le marché d’une génération de batterie plus légère d’ici à 2020. Au programme, une batterie de 50 kWh de moins de 200 kg. Mais, l’entreprise n’accorde pas de financement à ce projet.

Finalement, après quelques mois d’errements, Bosch décide de réaliser un investissement considérable, 20 milliards d’euros, pour être capable de produire 200 GWh de batterie chaque année d’ici à 2030, rejoignant les grands noms du secteur tels que CATL, Panasonic, LG Chem ou Samsung SDI.

L’art de retourner sa veste

En 2018, Bosch annonce ne plus vouloir suivre ce plan et se désengage de cette filière en prétextant que l’investissement était trop risqué. Cependant, la société continue ses investissements dans la recherche et le développement autour de la technologie électrique, notamment sur les moteurs.

Et voilà que, quelques jours après le président de Toyota, Bosch, par le l’intermédiaire de son président, Franz Fehrenbach, incite les constructeurs automobiles à lutter contre la volonté des gouvernements à faire disparaître au plus vite les motorisations thermiques au profit de la voiture électrique.

Fehrenbach reproche principalement l’usage d’énergie non renouvelable, et donc polluante, pour produire de l’électricité nécessaire à la fabrication des batteries, notamment en Asie, où certaines centrales électriques fonctionnent encore au charbon. Il met également en avant que l’Allemagne aurait besoin d’un million de bornes supplémentaires pour affronter cette transition. Ceci représente pourtant un marché juteux pour Bosch, qui est également fabricant de bornes de recharge.

Source : Electrek

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