Le directeur créatif d'Assassin's Creed Valhalla licencié par Ubisoft

Pierre Crochart
Spécialiste smartphone & gaming
14 août 2020 à 15h30
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Assassin's Creed Valhalla art
© Ubisoft

Après qu’Ubisoft a procédé à un sérieux dégraissage dans ses rangs à la suite des accusations de harcèlement sexuel, c’est aujourd’hui au tour de Ashraf Ismail de plier bagage.

Le directeur créatif d’Assassin’s Creed Valhalla, mis à pied en juin dernier après avoir été accusé d’avoir abusé de son statut pour nouer des relations extraconjugales, est officiellement licencié d’Ubisoft.

Une enquête interne a été menée

En juin, plusieurs femmes issues de l’industrie vidéoludique ont pris la parole pour dénoncer le comportement d’Ashraf Ismail. L’homme, fort du prochain opus d’Assassin’s Creed, aurait abusé de son statut et menti à ses conquêtes au sujet de son mariage. 

Deux mois plus tard, et malgré les promesses de contrition de la part du cadre, une enquête supervisée par Ubisoft a finalement pointé en faveur d’un licenciement. « Suite à une investigation menée par une tierce partie, il a été déterminé que le contrat d’Ashraf avec Ubisoft devait être terminé » peut-on lire sur le message qui circule en interne et auquel Kotaku a pu avoir accès. « Nous ne pouvons fournir aucun détail sur cette enquête confidentielle » précise la même note.

Pour l’heure, on ignore qui a repris les rênes de la direction artistique d’Assassin’s Creed Valhalla. Le douzième opus majeur de la licence doit sortir le 17 novembre prochain sur PS4, PS5 , Xbox One et Series X , ainsi que sur PC et Stadia.

Source : Kotaku

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ultrabill
Les films de Polanski sont jetés aux orties à cause de son procès aux fesses.<br /> La série Derrick n’est plus diffusée parce que son acteur était un SS.<br /> Des manifs anti Cantat ont lieu quand il veux chanter parce que c’est un meurtrier.<br /> Bref, est-ce qu’on verra les mêmes mouvements de boycott / bannissement face aux jeux auxquels Ashraf Ismail a participé, voire aux jeux d’Ubisoft tout court ?
johnny
Je pense que ce n’est pas comparable. Les gens qui font des jeux vidéos sont très peu mis en avant dans les médias par rapport aux réalisateurs, acteurs et chanteurs et ils n’apparaissent généralement pas directement dans leurs œuvres.
cirdan
C’est lui sur la photo ?? Effectivement, il a l’air effrayant
Duben
Je pense que c’est assez différent, dans le monde du jeu vidéo, les noms des auteurs, créateurs, sont un peu moins associés à l’oeuvre. Ils le sont mais quand même beaucoup moins. Pour Assassin Creed, nul part on voit que c’est le jeu de Ashraf Ismail, c’est le jeu d’Ubisoft et si demain on change de directeur, voir même de studio, si la qualité est là on ne s’en souciera pas beaucoup
k43l
«&nbsp;après avoir été accusé d’avoir abusé de son statut pour nouer des relations extraconjugales&nbsp;»<br /> Est ce que c’est un motif de licenciement viable j’ai un doute.<br /> Il n’a violé personne. Il n’a forcé personne.<br /> Il a juste menti sur le statut de son mariage au seins de son entreprise et profiter de sa renommée.<br /> Ce n’est même pas du harcèlement.<br /> On est loin voir même très loin de ceux que tu as cités…<br /> C’est juste un cas de conscience morale et de bien pensance exacerbée.
flormois
Le gars a juste été infidèle et n’a pas prévenu ses conquêtes de son statut marital (mais quel monstre !!!). Comme on pouvait le craindre, et comme c’est le cas pour l’ensemble de ces mouvements de grand déballage, on finit par tirer dans le tas et par virer des gens qui n’ont absolument RIEN commis d’illégal. La morale puritaine finit par se mêler aux vrais délits, à croire d’ailleurs que c’est le véritable objectif recherché : obliger les individus (surtout les hommes) à se conformer à certaines règles arbitraires (ne plus draguer au boulot ou regarder la collègue, ne pas être infidèle, ne plus adresser la parole à une femme en souriant trop ostensiblement, ne plus tenir de réunion avec une femme seule, ne plus prendre l’ascenseur seul avec une femme, etc). Sous couvert de lutter contres les actes" inappropriés" (terme qui permet de diaboliser des actes par ailleurs parfaitement légaux), c’est de l’ingénierie sociale qui se met en place, le contrôle de comportements anodins en utilisant le biais de la lutte contre de véritables crimes. C’est une forme de tyrannie permanente, hors des cadres de la loi. Que les entreprises se mettent aussi vite au pas des délires des SJW, c’est extrêmement grave. Il est temps que la république ainsi que la LOI rappellent à ces fâcheux qu’il existe DEJA des cadres légaux que les individus sont tenus de respecter, pas plus, mais pas moins non plus…
juju251
Tout dépend du sens réel de «&nbsp;aurait abusé de son statut&nbsp;» …<br /> Parce que selon ce qui se cache réellement derrière cette formulation, cela peut aller justement jusqu’à de l’abus …<br /> Mais bon, vu que l’on n’en sait pas plus, je me garderai bien de commenter les faits …<br /> A croire que certains étaient présents en tant que témoins quand je vois les réactions …
sinbad21
@ultrabill<br /> «&nbsp;La série Derrick n’est plus diffusée parce que son acteur était un SS.&nbsp;»<br /> Vous tenez ça d’où ?
yalefeu
fr.wikipedia.org<br /> Horst Tappert<br /> modifier Horst Tappert, né le 26 mai 1923 à Elberfeld (aujourd'hui Wuppertal) et mort le 13 décembre 2008 à Munich, est un acteur allemand. Il s'est fait connaître à l'étranger grâce à son rôle de Stefan Derrick dans Inspecteur Derrick. Outre cette série, il a joué dans de nombreux films et téléfilms depuis la fin des années 1950. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il a servi sous la Waffen-SS, notamment dans la division Totenkopf.<br /> Horst Tappert naît le 26 mai 1923 d'un père employé des postes...<br />
Bibifokencalecon
Ici, ce n’est pas les États qui sévissent, ce sont les entreprises. Et pourquoi le font-elles ? Parce qu’il y a la pression sociale (leur réputation et image de marque), et parce que les employées ont répondu positivement à ce changement.<br /> La culture (anglo-saxonne) dans le milieu des TI est particulièrement ancrée dans le «&nbsp;bien-vivre ensemble&nbsp;», ou encore l’équité sociale et salariale, etc. Avant, on cachait ces actes, aujourd’hui, on les met en avant (à son extrême). Des dérives de part et d’autres, il y en aura donc toujours.<br /> Pour avoir assisté en 2005-2010 (en France) à des comportements de harcèlements moraux et sexuels entre des responsables et leurs membres d’équipe, je préfère que l’on protège ces personnes plutôt que de ne rien dire ou faire croire que «&nbsp;c’est normal&nbsp;». À l’époque, c’était mon premier véritable emploi et j’ai préféré partir, sans pour autant avoir pu faire quoique ce soit pour ces personnes. Est-ce que je le regrette ? Oui. Parce que eux ont dû vivre des moments de dépression ou de solitude profonde. J’ai appris plus tard (des années plus tard) que plusieurs avaient porté plainte auprès des Prud’Hommes. C’est quand même fou qu’on soit obligé d’aller jusqu’en Justice et d’attendre aussi longtemps pour simplement avoir droit à son respect.<br /> Au Canada, avec la COVID-19, la très grande majorité des compagnies TI fonctionnent en travail à distance (à 70 ou 100%). Et post-confinement, une partie continuera dans ce modèle. Les comportements inacceptables entre employés vont cesser d’eux-mêmes. Et si certains persistent malgré la distanciation, il sera bien plus simple d’accéder à des preuves (messages, voix, webcams, etc.). Intrusif ? Pas tant que cela reste dans un périmètre encadré par l’organisation (ou la Justice).<br /> Personnellement, si vous trouvez approprié que votre collègue ou vous-même «&nbsp;draguez&nbsp;» sur votre lieu de travail, c’est vous qui devriez faire une différenciation entre vie professionnelle et vie personnelle. Et pas question de se cacher derrière «&nbsp;c’était une petite plaisanterie&nbsp;» ou «&nbsp;je vois bien que c’est réciproque&nbsp;». Lorsque c’est non, c’est non.<br /> Il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui vous interdiront d’avoir une relation (sérieuse ou non) avec un autre salarié, à condition que cela reste sain (consentement réciproque). Et si une personne n’apprécie pas des avances, encore heureux qu’elle puisse ouvertement le dire sans craindre des conséquences. Quand aux autres coéquipiers, ils ne se sentiront pas non plus mal-à-l’aise.
Mecano
Oui enfin, c’est pas un choix de sa part d’avoir servi dans la waffen ss et l’article le dit d’ailleurs.("'il a d’abord été affecté en 1942") J’avais d’ailleurs lu un article dans «&nbsp;guerre et histoire&nbsp;» où à partir de 1940 la waffen ss était favorisée en terme de recrutement par rapport à la Wehrmacht histoire d’avoir une armée dont les chefs soient plus loyaux au régime.
flormois
Je ne comprends pas votre réponse, qui semble viser à côté de mon propos. Je ne parle pas ici des cas de vrais harcèlements, du dragueur lourd qui revient à la charge (donc harcèlement), mais de toutes ces boîtes qui mettent en place des règles qui transforment le lieu de vie en zone minérale pour éviter toute forme de gêne que pourrait ressentir n’importe qui au sujet d’à peu près n’importe quoi. Le témoignage d’une insatisfaction, d’un malaise, d’une gêne ou d’un regret ne devrait pas conduire systématiquement à une réponse pénale ou un licenciement.<br /> Le dragueur qui se fait éconduire peut avoir «&nbsp;importuné&nbsp;» celle qu’il désirait, cela ne signifie pas pour autant qu’il s’est comporté en harceleur (cela dépend du contexte, du physique du dragueur parfois, de plein de paramètres). Avant de savoir que c’est réciproque, il faut déjà aller au charbon (désolé de ne pas être un beau gosse, j’ai du draguer au travail mon actuelle compagne pour qu’il se passe quelque chose, j’aurais pu tout aussi bien recevoir une veste, aujourd’hui je risquerait de finir devant les ressources humaines). Tout cela pour dire que dans de nombreuses grosses entreprises, on en est au point où les témoignages et les risques de backlash qui s’en suivent dans les réseaux sociaux font que l’on impose des règles absurdes (comme s’interdire absolument de flirter au travail, depuis quand et au nom de quoi ?) qui souvent aboutissent à des situations arbitraires. J’ai vécu cela lors de mes 10 ans Pro sur Paris, où un type amoureux s’est gentiment fait débarquer parce que la donzelle en avait marre de «&nbsp;sentir son regard&nbsp;» (vu qu’on était ses collègues, on savait très bien qu’il était très loin de jouer les stalkers) tandis que de l’autre côté le bogosse du second qui draguait les secrétaires comme un gros porc n’a (et n’aura) jamais eu de plaintes sur sa seule gueule (lui, il faudra vraiment qu’il aille jusqu’au harcèlement sexuel pour qu’il se passe quelque chose).
flormois
«&nbsp;Et si une personne n’apprécie pas des avances, encore heureux qu’elle puisse ouvertement le dire sans craindre des conséquences.&nbsp;»<br /> Depuis quand de simples avances sont du harcèlement selon le jugement de chacun ? Soit c’est du harcèlement (avances suivie d’un refus suivie de nouvelles avances insistantes), soit c’est des avances, et dans ce dernier cas, même si elles ne me plaisent pas, il n’y a AUCUNE raison d’en référer à quiconque. Depuis quand ce sont les émotions de tout un chacun qui doivent dicter ce qui doit être sanctionné dans une entreprise ? Les règles sont les mêmes pour tout le monde, elles ne varient pas selon l’humeur, le caractère ou la disposition du moment. Si les avances ne franchissent aucune ligne rouge, qu’elles PLAISENT ou NON, il n’y a rien d’autre à dire ou à faire.
Blackalf
Il n’y a que moi que ça étonne, que ce genre de choses se passent dans des entreprises, c’est à dire au travail ?<br /> Parce que bon, depuis quand le lieu de travail est-il l’endroit idéal pour nouer une liaison ou même trouver une compagne ou une épouse (ces termes étant également applicables au masculin) ?
Bibifokencalecon
Une entreprise ne fait que reproduire la culture et les moeurs de la société dans laquelle elle évolue. Avec une tendance à l’extrême dans certains milieux puisque le cercle est plus petit. Si la société était plus saine, ces dérives (comportement vs liberté) n’existeraient pas.<br /> Comme dirait John Stuart Mill : «&nbsp;La Liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres&nbsp;». Soit tout simplement, l’intérêt du collectif prime sur celui de l’individu. Base de toute société. Vous avez le droit de juger qu’une situation est tout à fait normale, et un autre aura tout autant le droit de penser le contraire. Et si plusieurs personnes pensent que le comportement n’était pas irréprochable, alors une discussion doit avoir lieu.<br /> Mais alors pourquoi est-ce que des personnes s’en réfèrent à une entité supérieure plutôt qu’avec ladite personne ? Parce que la personne qui vit la situation n’arrivera pas toujours à aborder le sujet paisiblement avec l’autre personne sans entrer dans un déni ou une confrontation. L’intervention d’un tiers permet (normalement) de faciliter tout cela.<br /> C’est ce que vous vivez déjà dans la société en général. Ne me dites pas que vous n’avez jamais vu une personne subir ou faire de la «&nbsp;drague lourde&nbsp;» et inopportune, puis nier que cela avait une connotation autre que purement déplacée. Et vous le savez au regard de l’autre personne, son faux rire gêné, ses yeux fuyants, sa posture mal-à-l’aise. Homme comme Femme.<br /> Et concernant ce passage :<br /> soit c’est des avances, et dans ce dernier cas, même si elles ne me plaisent pas, il n’y a AUCUNE raison d’en référer à quiconque<br /> Quand vous êtes avec un groupe de personnes, et ici dans un cadre professionnel, c’est à dire régulièrement en présence de ces personnes, sans la liberté de changer de groupe, personne ne souhaite alors vivre dans un environnement toxique/délétère. Si votre groupe n’a aucun problème avec les relations amoureuses ou sexuelles au sein du groupe, faites ce que vous voulez (en restant dans la légalité). Sinon, c’est bien là qu’il est nécessaire d’en référer à d’autres. Et c’est pourquoi une entreprise a des règlements internes. Comme à l’école, comme dans une association, comme partout.
flormois
Depuis toujours. 20% des couples se font au travail en France. J’en fais partie. Vous voulez interdire aux gens de se désirer, aux hommes d’aborder les femmes ? Je ne sais pas dans quel monde vous voulez vivre, mais je suis bien heureux de ne plus avoir à l’affronter.
flormois
Donc pour vous un environnement où l’on peut flirter c’est obligatoirement un environnement toxique ou délétère ? Les bras m’en tombent. Si c’est à ça que doit servir Meetoo et balance ton quoi, c’est une sacré catastrophe. Les règlements internes de l’entreprise concernant les relations de couple dans l’entreprise sont, dans les faits, totalement arbitraires, surtout en France où tout le monde s’en bat l’œil. Ce qui passera pour l’un ne passera pas pour un autre, ce qui emmènera l’un devant les ressources humaines emmènera l’autre dans le lit de madame. Il n’y a que dans les pays anglo-saxons où l’on respecte ces règles absurdes. Conclusion, plus aucune rencontres au travail ou presque, le règne de Tinder, et 30% d’hommes de 20 à 40 ans célibataires (chiffres US). Pas sûr d’ailleurs que cette situation protège mieux les femmes du harcèlement hors du cadre du travail. Vous voulez un environnement 100% safe ? Ne naissez pas !<br /> On aurait du en rester à la loi et seulement à la loi, sans faire intervenir cette notion anglo-saxonne d’ «&nbsp;actes inappropriés&nbsp;» qui permet juste de lyncher un type pour des actes totalement légaux. Dans un autre contexte avec d’autres personnes, ces mêmes actes ne seraient plus inappropriés du tout. C’est la justice sociale et d’entreprise à la tête du client, en fonction de l’humeur, du contexte ou du ressenti de la personne qui criera à la toxicité en fonction de sa définition propre du terme. C’est quoi un comportement toxique en dehors des comportements déjà encadrés par la loi ? Sans rire ! On a des lois pour les propos sexistes, pour le harcèlement sexuel, pour le harcèlement moral, et c’est très bien. Tout cela est très encadré, et c’est très bien encore une fois. Pourquoi veut-on absolument qu’il existe une zone grise où l’on pourrait un jour dire que tout est OK et le jour d’après dire que c’est inacceptable? La zone grise ça n’existe pas, c’est sans doute confortable de penser que l’on pourrait juger de la licéité d’un acte, ou de l’attitude acceptable d’un individu en fonction de la souffrance ressentie par la personne qui se dit victime, mais si on continue dans ce sens, on va tout simplement finir par inventer des crimes imaginaires, et virer des gens pour des mauvais comportements imaginaires (ils ne sont mauvais que moralement et subjectivement et en fonction du contexte le plus souvent).
jbobby
Il peut y avoir des situations particulières qui nécessitent la discussion, mais je ne vois pas pourquoi une entreprise pourrait avoir le droit de dicter le comportement sexuel de ses employés (s’ils respectent la loi bien sûr). Dans un groupe il arrive que certains n’aiment pas qu’il y ait des relations personnelles, mais 14% des couples se forment au bureau et 62% des Français ont eu une aventure au travail. Si certains veulent dicter le comportement amoureux des autres (hors aspects légaux), c’est plutôt là qu’est le problème.
cyrano66
Il faudrait savoir d’où sort la phrase<br /> « abuser de son statut pour avoir des relations extra conjugales » et connaître le contexte avant de juger que le monde part à la dérive.<br /> Les relations extra conjugales ne sont pas illicites<br /> Rencontrer un partenaire dans son entreprise n’est pas interdit non plus.<br /> Abuser de son autorité ça par contre c’est gênant.<br /> Donc Ça pourrait plutôt se traduire par « utiliser l’autorité que l’on a sur quelqu’un pour obtenir d’elle des faveurs sexuelles »<br /> C’est au minimum du harcèlement, voir du viol aggravé.<br /> Et ça par contre c’est puni par la loi.<br /> Donc comme le quidam n’a pas été inquiété par la police on peut imaginer une entente entre les parties et cet euphémisme qui pour moi veut dire :<br /> « Bon il a quand même grave deconner, Il lui a raconté des salades et promis une promotion. la nana est écœurée mais elle ne veut pas porter plainte. Mais on le vire parce que c’est pas possible de garder un mec pareil »
flormois
@Bibifokencalecon : «&nbsp;Ne me dites pas que vous n’avez jamais vu une personne subir ou faire de la « drague lourde » et inopportune, puis nier que cela avait une connotation autre que purement déplacée. Et vous le savez au regard de l’autre personne, son faux rire gêné, ses yeux fuyants, sa posture mal-à-l’aise. Homme comme Femme.&nbsp;»<br /> J’ai déjà vu des dragueurs vraiment lourds emballer comme si c’était des Don Juans plein de finesse et des types un peu timides et très polis se prendre de méchants râteaux. Qui décide ici ce qui est opportun ou inopportun, déplacé ou bien à sa place ? La personne qui estime que c’est le cas et qui va donc en référer à la DRH ? Et si on apprenait tous à reconnaitre déjà ce qui caractérise un acte légal d’un délit, que l’on apprenne aussi à considérer que quelque chose de gênant ou qui nous emmerde ne demande pas forcément réparation ou punition à partir du moment où ce qui nous emmerde reste dans les clous de la loi ? C’est quoi ce monde où, si je comprend bien, la collègue aurait plutôt tendance à se plaindre au DRH lorsque le collègue qui ne lui revient pas l’invite à la machine à café, plutôt que de faire comprendre au dit collègue qu’il vaut mieux ne pas insister ! La loi est pourtant bien fichue : si le gars insiste, c’est bien du harcèlement et le licenciement est d’emblée justifié ! Pourquoi veut-on absolument créer de l’arbitraire en glissant des règles potentiellement punitives (certains demandent même de nouvelles lois) dans des actes anodins ? A moins de nouvelles infos, le cas d’Ismail est édifiant : le gars a sans doute été viré parce que son amante-collègue de travail s’est plaint de ses mensonges sur son statut marital. Elle a beau prétendre que ce comportement est toxique (c’est son droit le plus strict), cela ne concerne que leur relation à eux deux, l’entreprise n’aurait même pas dû intervenir comme tiers dans cette affaire, et encore moins pour statuer sur un licenciement. Il n’y a pas de crime, aucun délit, et les faits consentis ne concernent pas l’entreprise. Comment en arrive t-on au point que l’on considère comme normal quelque chose d’absurde ? Tommy François et d’autres cadres sont accusés de harcèlement sexuel, de fait extrêmement graves et pénalement condamnables. Vous ne voyez vraiment pas la différence ?
flormois
@cyrano66: «&nbsp;Bon il a quand même grave deconner, Il lui a raconté des salades et promis une promotion. la nana est écœurée mais elle ne veut pas porter plainte. Mais on le vire parce que c’est pas possible de garder un mec pareil&nbsp;»<br /> Sauf que le grand déballage a déjà eu lieu bien avant la soit disant enquête interne d’Ubisoft. La demoiselle a en effet tout balancé depuis un certain temps, et à aucun moment il n’est question d’abus d’autorité ou de viol, à aucun moment. elle reproche au type d’être infidèle tout en cachant son statut marital, point barre. Tout est parti de là, et il faut être naif pour penser qu’Ubisoft n’a pas sacrifié son DA dans le contexte actuel. Si les faits étaient aussi graves, et justifiaient réellement le licenciement, pourquoi alors ne pas rendre publics les éléments de l’enquête ? Internet recrache tout et il n’y a aucun élément probant montrant que le DA d’AC Valalah a été viré pour autre chose que ses infidélités mises sur la place publique. Le reste ce sont des justifications à posteriori.
flormois
@cyrano66:<br /> L’explication est sortie, et comme prévu, c’est encore pire que ce que je pensais. Pour ne pas être accusé d’avoir viré son employé pour «&nbsp;infidélité&nbsp;», Ubisoft a donc transformé la relation consentie entre le DA et une femme (pas une collègue de travail en fait) en un abus basé sur le statut. La femme en question aurait rencontré Ismail lors d’un salon Ubisoft et le connaissait donc en tant que DA d’AC. Ils ont eu une relation, elle s’est rendue compte que le monsieur n’était pas libre tout en prétendant l’être, a décidé de régler ses comptes sur les réseaux sociaux en balançant tout ce qu’elle pouvait… et Ubisoft conclut finalement que la relation était abusive dès le départ bien que consentie (ce n’est plus une femme mais une «&nbsp;fan&nbsp;» et le DA d’Ubi était dans une relation d’autorité, okidoki). Voilà qui est tout de même fort pratique (et infantilise les femmes au passage, dont le désir même consenti n’est jamais vraiment consenti, comme les enfants en somme). On invente un nouveau délit totalement tiré par les cheveux pour justifier une première invention de délit. C’est beau.<br /> A noter que rien de tout cela ne serait arrivé si l’affaire était restée privée entre la demoiselle, Ismail et sans doute la femme de ce dernier, mais non, si Ubi vire le gars, c’est donc au final parce que ce n’était donc pas une relation librement consentie dès le départ (ironie). Ouf, on se débarrasse du nid à bad buzz avec ENFIN une explication qui ne nous fait pas passer pour des suppôts du puritanisme. Ubisoft, lamentable même lorsqu’ils veulent bien faire. Malgré cette énorme bévue, au moins peut-on se consoler qu’un certain ménage ait été fait concernant des individus vraiment nuisibles. Et tant pis si au passage on fait passer son ancien DA pour un «&nbsp;abuseur&nbsp;» parce que ce dernier a couché avec une femme rencontrée lors d’un salon.
k43l
@juju251<br /> Suffit de lire l’article en source un peu plus charnu en information.<br /> Et puis les qualificatif n’aurait pas été les mêmes comme pour ceux qui ont été licenciés immédiatement, plutôt que mis à pied en attente de décision.<br /> «&nbsp;La c’est plutôt au faite tu es marié ?&nbsp;»<br /> «&nbsp;euh non…&nbsp;»<br /> Pour ce qui est de profiter de sa notoriété la aussi rien qui semble assimiler à du chantage, ou promesse de poste<br /> et donc harcèlement sexuel.<br /> Mais plutôt des prises de contact avec de nouvelle entrante dans le milieu en glissant doucement «&nbsp;au faite tu sais que je suis un des producteurs d’assassin…&nbsp;»<br /> Ce qui peut toujours fasciner des néophytes.
julla0
Depuis toujours, ne passes-tu pas une bonne partie de tes journées au travail??
cyrano66
Poster des commentaires ici pendant ses heures de boulot rentre il dans le temps de travail ?
cyrano66
jbobby:<br /> et 62% des Français ont eu une aventure au travail.<br /> Ça serait pas plutôt 62% des partenaires adultérins se trouvent au travail ?<br /> Parce que si c’est 62% des Français et partant du principe qu’on peut avoir une aventure en dehors du travail ça veut dire qu’on est tous cocus <br /> Je dit ça je dit rien
julla0
Une aventure n’est pas forcément adultère
cyrano66
Je sais bien<br /> C’était pour faire une blague un peu crasseuse
juju251
natanoj:<br /> Excusez nous chère juju251, mais on juge à la profondeur des informations qui nous sont données sur le site.<br /> Et donc, je n’ai pas le droit d’avoir un point de vue différent et d’émettre simplement la possibilité que les faits pourraient (j’avais déjà utilisé le conditionnel dans mon commentaire d’origine) être interprétés différemment selon le point de vue du lecteur ?<br /> natanoj:<br /> On connaît vos réactions allergiques à tout ce qui se dit «&nbsp;contre&nbsp;» (notez les guilemets) les femmes en général mais un peu de bonne foi ne fait pas de mal de temps à autre.<br /> Jugement personnel à l’emporte pièce.<br /> Mais bon, ce n’est pas la première fois.<br /> Ah, cette «&nbsp;fameuse&nbsp;» confiscation de la parole par certains, c’est très «&nbsp;sain&nbsp;», tiens …<br /> Donc, en gros, parce que je suis modo (ou pour un autre raison), je suis forcément de mauvaise foi quand je ne fait que mentionner le fait qu’un texte peut être interprété de manière différente (et que je mentionne en plus le fait que ce n’est qu’une supposition de ma part).<br /> Il va vraiment falloir que cesse cette habitude délétère qu’ont certains et qui consiste à tomber sur le palto des modos à chaque fois qu’ils expriment leur point de vue.
Bibifokencalecon
Dans le cas de la personne nommée dans l’article, nous ne savons pas grand chose de ce qui s’est produit en dehors du communiquée officielle.<br /> Et il est probable en effet qu’Ubisoft ait souhaité «&nbsp;faire un exemple&nbsp;» en mettant à la porte un employé à haut niveau de responsabilité et ayant eu - selon la politique interne d’Ubisoft - un comportement déplacé. Je connais des personnes à Ubisoft Montréal, ils n’en sont pas offusqués. Il y a eu trop de dérives en interne pour que les membres s’opposent à cela.<br /> De fait, les extrêmes existent. Ubisoft réagit ou surréagit car son image de marque a été profondément impacté. Est-ce une bonne chose ? Je ne donnerai pas mon avis sur la question avec si peu d’information, mais je peux comprendre comment ils en sont arrivés là.<br /> Vous semblez avoir un profond rejet pour les règles d’organisation. Bien sûr qu’il y a des abus : autant au niveau des employés que des employeurs. Mais si ces règles existent, c’est autant pour protéger les employés que l’employeur.<br /> Un exemple concret qu’un ami à vécu en travaillant dans l’industrie web du sexe: au départ, il n’y avait aucune règle entre les employés. Pis des dérives et des plaintes internes ont fini par apparaître. Comme me disait mon ami : à la longue, on se détache soit de ce que l’on voit professionnellement (pour rester sain d’esprit), et d’autres finissent par craquer (en considérant que tous ceux travaillant dans le porno sont forcément accro ou intéressés par le sexe). La rétention d’emploi dans ce milieu est très faible (c’est une porte d’entrée, on n’y fait pas carrière). Il n’y a donc pas de réelle culture interne.<br /> L’organisation et les employés n’ont pas hésité : ils ont mis en place des interdictions formelles de toute relation entre salariés, aucune allusion, aucun comportement potentiellement déviant.<br /> Est-ce que cela était trop intense ? Pour vous probablement. Pour eux, non, c’était leur seul moyen de rester sain d’esprit dans une industrie qui ne l’est pas.<br /> Et cela existe dans d’autres milieux : l’univers du cinéma, de la mode sont les plus exposés. Mais toutes les industries - dont le jeu vidéo - ont ce potentiel de dérives. Alors oui : je suis pour le fait que lorsque nécessaire, une organisation mette en place une structure pour protéger les employés. Aura-t-elle toujours raison ? Non. Mais je préfère cela à une seule véritable dérive. Dans d’autres organisations, c’est un travail réalisé de concert avec les syndicats.<br /> Peut-être parce que dans les pays anglo-saxons nous n’avons pas la même relation avec notre travail, peu de gens hésiteront à quitter leur entreprise si la culture en place ne leur convient pas. Le soucis est que ce sont rarement les personnes ayant un comportement déplacé qui quitte par eux-même. La job, ce n’est pas notre famille même si on apprécie notre métier et nos coéquipiers. Et inversement, je peux rester loyal et fidèle à une ancienne organisation.<br /> Au travail, que nous apprécions ou pas une personne, on se doit de rester professionnel dans ses missions et activités. Et si des affinités réciproques apparaissent avec une personne, et que cela fonctionne, la question se posera forcément de «&nbsp;veut-on tous deux travailler dans la même entreprise et mélanger vie professionnelle et vie privée?&nbsp;». Si la réponse est oui, en général, une organisation sera accommandante.
mcbenny
Je plussoie avec la différence que je ne vois pas de mal à draguer en entreprise et ce quelque soit le sexe ou le statut marital.<br /> Pour autant cela doit rester de la drague, une tentative de séduction, pas une pression pour obtenir des faveurs sexuelles. Et si on est éconduit, on se doit de cesser, tout comme dans n’importe quel environnement.<br /> Je crois que le message très édulcoré passé dans cet article a fait oublier à certains que les plaintes initiales faisaient référence à un véritable harcèlement sexuel, à un climat toxique, pas à un gradé qui drague prétendant qu’il est célibataire.
cyrano66
Un lien intéressant sur les relations amoureuses au travail<br /> leplus.nouvelobs.com<br /> Vie au bureau : ce que vous risquez en entretenant une relation amoureuse...<br /> LE PLUS. En Europe,&nbsp;près d'un tiers des couples se seraient rencontrés sur leur lieu de travail, selon une étude&nbsp;OpiniwayWay pour Monster. Pourtant, entretenir une relation amoureuse au&nbsp;bureau&nbsp;peut parfois être risqué. Eva...<br />
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