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Drogue : les marchés illégaux quittent le Darknet pour des applis "plus sécurisées"

10 janvier 2023 à 13h45
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Dark Web © Shutterstock.com
© Shutterstock

Depuis plusieurs années, les autorités du monde entier mènent une guerre sans merci contre les organisations criminelles en ligne, au point de les obliger à changer radicalement certaines de leurs habitudes.

S'il y a une image qui colle au dark web, c'est bien celle d'un espace dans lequel règnent toutes sortes de sites illégaux. Néanmoins, le développement et l'accessibilité accrue des services sécurisés de bout en bout sur le Web offrent aux revendeurs de nouvelles vitrines et outils de communication.

Une tendance récente

La principale plateforme de vente de stupéfiants en ligne, Hydra, avec ses 19 000 vendeurs et ses 17 millions de clients dans le monde, a vu ses serveurs confisqués par les autorités allemandes début 2022. Avec un tel vide créé dans ce marché clandestin, les grandes plateformes concurrentes cherchent à attirer ces millions de clients orphelins, tout en conservant le même modèle. Mais, dans le même temps, de nouveaux acteurs, plus petits, semblent se développer de plus en plus sur... Android.

Les analystes de Resecurity observent cette nouvelle tendance depuis le début du troisième trimestre 2022. Ils ont eu accès à plusieurs APK d'applications, trouvés sur des appareils mobiles appartenant à plusieurs suspects impliqués dans le trafic de drogue. Probablement en réponse aux événements très médiatisés liés à Hydra, ces nouveaux outils permettent aux fournisseurs et aux clients de communiquer plus simplement tout en étant censés mieux les protéger grâce à un chiffrement de bout en bout.

Des outils spécialisés

Même si cette évolution est récente, cela fait maintenant quelques années que les trafiquants préfèrent davantage WhatsApp et Telegram au dark web. Cependant, les nouvelles applications « maison » leur fournissent des outils plus spécialisés tout en les protégeant de nouvelles réglementations qui donneraient aux autorités l'accès à des portes dérobées si cela se révélait nécessaire.

Resecurity explique que « les applications mobiles offrent la possibilité de transférer les détails des commandes de drogue réussies, et elles peuvent également communiquer les coordonnées géographiques du paquet laissé par le coursier pour un ramassage ultérieur ». Il est par ailleurs concevable d'utiliser plusieurs applications pour un seul échange, ce qui crée une fragmentation compliquant ainsi la tâche des forces de l'ordre.

L'organisme d'analyse estime que la plupart des nouveaux acteurs qui apparaîtront en 2023 proposeront des applications Android, au détriment des forums et autres plateformes publiques, jusqu'ici plus populaires sur les daknets. Cela entraînera très probablement de nouveaux problèmes de sécurité pour les utilisateurs et peut-être même un durcissement de la législation sur le numérique.

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Than
Sinon on légalise, ce qui flingue tous ces commerces là… et par contre on puni sévèrement les usages inappropriés selon les métiers et les lieux.<br /> Comme ça on élimine légalement les aspects menaçants et sous-terrains, on récupère des impôts dessus, et on peut savoir et gérer bien mieux les consommateurs de ces drogues.<br /> Avec moins de boulot inlassablement répétitif pour les polices du monde entier.<br /> Pour précision, je suis pas consommateur.<br /> Mais pragmatique.<br /> Répéter les mêmes traques pour en voir d’autres apparaître, quel intérêt… ça montre bien que c’est peine perdue. Tout ce qu’on réussi à faire, c’est opacifier encore davantage qui est derrière et qui consomme, avec tous les risques que ça comporte, puisqu’on les perçoit uniquement quand ça pose problème à la société.
xryl
Toi, tu t’arraches les ongles, parce que quoi, c’est peine perdue de les couper, vu que ça repousse.<br /> Le problème de tout légaliser, c’est que ça ne veut rien dire.<br /> Il y a des ventes d’armes, tu légalises ? Des tueurs à gages, aussi ?<br /> La prostitution ?<br /> Même en ne considérant que le trafic de stupéfiants, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de légaliser l’héroïne, de fentanyl. Je n’imagine pas l’État se priver après du business de l’addiction, il n’y a qu’à voir la FDJ, l’alcool et le tabac.
Bombing_Basta
L’épilation définitive, ça existe.<br /> Les ongles, ça reste utile pour pas mal de choses.<br /> Et clairement, la majorité des drogues vendues illégalement, sont le cannabis, la mdma.<br /> Y’a des pays où ces drogues sont vendues légalement sans problème sociaux particuliers, même les champignons le sont dans certains pays/états.<br /> Le pays « démocratique » qui a le plus pénalisé les drogues, notamment le cannabis (la récidive de possession de quantité très faibles pouvait mener à la perpétuité…), voit de plus en plus d’états légaliser cette drogue, et c’est très bien ainsi.<br /> Alors c’est sûr une certaine classe sociale va débarsuer en disant « et la cocaïne alors ?!? »… Et pourquoi pas.<br /> La meth était vendue légalement quasi librement en allemagne jusque dans les années 60, maintenant c’est la drogue du démon…<br /> La question à se poser, c’est pourquoi chez certaines personnes la consommation de drogue devient problématique dans notre société, qu’elles soient légales comme l’alcool ou les drogues sous prescrption que 30% de français consomment tous les jours, ou illégales…
Than
Très limitée comme façon de penser. <br /> Mais continuons la métaphore.<br /> Mes ongles ne font pas d’économie souterraine et ne mettent pas en danger de vies. A la limite je pourrais aussi m’amuser à faire un record des ongles les plus longs (mais c’est déjà fait, et c’est franchement pas pratique au quotidien !).<br /> Par contre tes questions ont du sens. Dommage pour l’agressivité gratuite. <br /> Il y a peut-être des choses à faire différemment.<br /> Un type qui se drogue (sans rentrer dans les détails et particularités de chacune des substances existantes et à venir), idéalement il use que lui-même (mais j’ai quand même anticipé que faudrait sérieusement punir les usages qui débordent sur la vie professionnelle et sur les autres membres de la société qui ont pas demandé à se faire écrabouiller par quelqu’un qui conduit un truc sous emprise).<br /> Des grenades à fragmentation par douzaines ou des chars d’assauts, ça pose quelques soucis de sécurité sinon de réseaux routiers. <br /> Parfait mauvais exemple pour la FDJ puisqu’on vient de la privatiser… (et c’est une connerie d’une stupidité effrayante, mais c’est un autre sujet).<br /> Faut regarder aussi les avantages de la chose. Pas uniquement les inconvénients.<br /> Je suis pas un grand fan de voir toutes les drogues débarquer du jour au lendemain au quotidien, mais j’ose penser que si c’était un peu plus contrôlé (et pour ça faut de la visibilité), ça crééerait moins de drames humains au quotidien.<br /> C’est un pari, si l’on veut.
xryl
Moi ce j’aime pas dans la réplique « Yaka légaliser, ça coupera l’herbe sous les pieds des dealers », c’est que c’est basé sur des préjugés:<br /> Les dealers ne peuvent pas monter un réseau élaboré car travaillant à l’ombre. Donc dans tous les cas, l’offre sera limitée =&gt; Or, une fois légalisé, l’offre va exploser, le nombre de client va suivre.<br /> L’argument que la police n’arrivera jamais à couper le vil tentacule du réseau de distribution de drogue, donc autant laisser tomber =&gt; D’où l’argument des ongles, ou de la lutte contre le terrorisme. Oui, c’est un travail sans fin, mais on ne peut/doit pas s’en passer.<br /> L’argument que les ressources de la police pour la chassodrogué seraient mieux utilisées pour les plus « graves » réseaux =&gt; C’est ne pas connaître le terrain que de croire qu’un réseau de narcotrafiquant fonctionne comme un réseau de prostitution ou de traffic d’armes ou de terrorisme. Bref, c’est comme demander à ton postier de devenir magasinier Amazon demain.<br /> L’argument que « beaucoup de pays on légalisé le canna, c’est parce que c’est pas dangereux » =&gt; Lorsqu’un produit est légalisé, l’État devient responsable de la santé des consommateurs. Il devient aussi le macro pour la distribution du produit vu qu’il ramasse une fortune en taxes. Le problème c’est que les deux faces sont décorrélés dans le temps (tu ramasses les taxes maintenant, mais les problèmes de santé arrivent 20 ans plus tard), jamais l’argent récolté par les taxes ne couvriront les conséquences santé de la légalisation. L’état est juste trop fort pour dépenser l’argent qu’il récolte la veille de la récolte. Il n’y a qu’à voir le coût santé des cancers dû au tabagisme en rapport avec les taxes récoltées.<br /> Bref, je ne te rejoins pas du coup pour le « ça créera moins de drame humains », au contraire. Avec plus de consommateurs, qui se disent que c’est sans danger, il ne peut pas avoir moins de drames humains, c’est mathématiquement impossible. Et les contrôles, je rigole. Combien de fois es-tu contrôlé pour l’alcoolémie par rapport à ta consommation « au dessus » des seuils ? 1/100 ? 1/1000 ?<br /> Il n’existe aucun contrôle pour la nicotine, pourtant il y a un nombre conséquent d’étude des effets secondaires de celle-ci sur le comportement humain (hyper agressivité ou au contraire hypovigilance), le coût de la dépendance dans la société (c’est un drame pour beaucoup de personne qui ne peuvent se défaire de cette dépendance et ça ruine leur vie). Pourtant jamais on ne te teste ton taux de nicotine, il me semble.
xryl
Bombing_Basta:<br /> La question à se poser, c’est pourquoi chez certaines personnes la consommation de drogue devient problématique dans notre société, qu’elles soient légales comme l’alcool ou les drogues sous prescrption que 30% de français consomment tous les jours, ou illégales…<br /> Tu lèves un point important. Oui, les drogues légales (produites par l’industrie pharma ou Philip Morris ou même Pernaud Ricard) c’est autant insupportable que les drogues « illégales », pourtant les bons lobbys ont évité de traiter les premières comme les secondes.<br /> Franchement, dans un monde parfait, toute substance devrait être classé en fonction de la dépendance qu’elle implique et des effets qu’elle crée. Et interdite ou autorisé en conséquence.<br /> C’est anormal que ce ne soit pas la cas.<br /> Cependant, j’ai pas vu de candidat qui souhaite changer ça, bizarre…<br /> Ou alors, ça devrait être soumis à décharge « tu signes que tu prends à ta charge toutes les conséquences connues ou inconnues de la consommation d’une substance tierce ».
MisterDams
Voilà qu’ils vont alimenter l’argumentaire d’Apple en faveur du verrouillage des stores
Cmoi
Je trouve assez stupéfiant que l’on puisse envisager de faciliter l’accès à des substances particulièrement néfastes, pour les personnes qui les consomment mais également pour la société, car la famille subira le dépendant aux drogues, ainsi que le voisinage.
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