Le Venezuela veut "s'armer" de bitcoins pour contourner la surveillance internationale

30 septembre 2019 à 12h45
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Alors que le Venezuela vit depuis des années une crise économique, financière et monétaire, le pays envisagerait d'acquérir des cryptomonnaies pour secourir une entreprise d'État.

La banque centrale vénézuélienne pourrait prochainement posséder des bitcoins et de l'ether. Selon des sources de Bloomberg, il s'agit de l'une des solutions auxquelles pensent les autorités du pays pour venir en aide à la société pétrolière Petroleos, détenue par l'État.

Une manière de contourner les sanctions

Celle-ci subit de plein fouet les sanctions internationales, et surtout américaines, prononcées à l'encontre du Venezuela. La situation ne risque pas de s'arranger, puisque l'administration Trump veut encore les renforcer et exhorte ses alliés, dont l'Union européenne, à faire de même. Petroleos détenant des cryptomonnaies, leur transfert vers la banque centrale pourrait lui permettre de payer des fournisseurs et éviter d'être paralysé par l'isolation monétaire vénézuélienne, ce qui est actuellement le cas en passant par des méthodes traditionnelles.


Reste à savoir si les fournisseurs de Petroleos prendraient le risque d'être payés en cryptomonnaie, un système réputé pour servir au blanchiment d'argent. Sans parler du fait que s'ils sont pris en train de traiter avec une entreprise d'état vénézuélienne par des moyens détournés, ils pourraient subir le courroux des États-Unis.

Le Venezuela est en crise

Dépendante exclusivement de ses exportations de pétrole, l'économie vénézuélienne s'est écroulée au cours des dernières années. La valeur de sa monnaie, le Bolivar, a été très fluctuante et s'est effondrée. Le gouvernement a été contraint de la dévaluer très fortement il y a un an et de l'indexer sur le Petro, une cryptomonnaie créée par le Venezuela, mais qui est bien difficile à écouler sur les marchés internationaux.


Cette crise a causé des déficiences du service public (santé, transports, électricité, police) et obligé à imposer des rationnements de nourriture. Car au bout du compte, c'est bien la population qui est la plus touchée et qui subit cette situation depuis maintenant des années.

Source : Bloomberg
Modifié le 30/09/2019 à 13h02
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