Comparatif : quel est le meilleur NAS ?

le 02 avril 2015 à 16:30
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L'évolution vers le tout numérique, la multiplication des contenus « haute définition » et la généralisation des lignes à très haut débit sont autant d'éléments qui poussent les utilisateurs à se tourner vers des disques durs de toujours plus grandes capacités ou vers des solutions alternatives telles que les NAS. Périphériques de stockage orientés réseau, ces derniers ont le vent en poupe, et l'augmentation rapide du nombre de constructeurs présents sur le marché français est un signe qui ne trompe pas. Histoire de clarifier un peu les choses, nous vous avons préparé un dossier, bien sûr amené à évoluer avec le temps.



Stockage réseau : le NAS pour tous et toutes ?



L'espace disponible à l'intérieur d'un PC est limité. Et l'utilisateur lambda n'a peut-être pas envie de mettre les mains dans le cambouis afin d'ajouter un disque dur à une configuration qui tourne « au millipoil » et risquer ainsi de la détériorer. De fait, la solution du NAS est une alternative qui gagne tous les jours en crédibilité, et ce, malgré un coût relativement élevé. À l'heure actuelle, le marché français est aux mains d'une petite dizaine d'acteurs, mais le nombre de produits disponibles est important.

Pour vous aider à vous y retrouver, nous avons regroupé un certain nombre de ces produits au travers de ce dossier. Un dossier que nous mettons régulièrement à jour afin de retirer des modèles qui ne sont plus disponibles et d'intégrer de nouvelles références. En deux temps, notre dernière mise à jour aura été l'occasion de nous pencher sur le cas de solutions « bon marché » en provenance de chez Western Digital (le My Cloud EX2) et de chez Asustor (l'AS-1002T). Précédemment, nous vous avions proposé le test d'un des premiers NAS équipé du processeur Intel Braswell - l'Asustor AS-6204T - et d'un des modèles quatre baies les moins chers du marché, le LinkStation 441D de Buffalo Technology.

Descente en rappel



Avant d'entrer dans le vif du sujet, il est important de procéder à quelques rappels, quelques précisions afin que les choses soient bien claires. Tout d'abord, nous reviendrons sur les principes à la base du NAS, le fonctionnement de ces solutions de stockage externe et leur développement récent. Ensuite, nous ferons de même avec les technologies RAID qui sont généralement indissociables de ces mêmes NAS, mais que l'on ne perçoit pas toujours très clairement, notamment du fait de la variété des modes envisageables : RAID0, RAID1 ou RAID5... Autant de points que nous aborderons ici.

Qu'est-ce qu'un NAS ?



Acronyme de Network Attached Storage, ce qui n'aidera pas beaucoup les plus anglophobes d'entre nous, le NAS est au sens propre une solution de stockage réseau. Autrement dit, il s'agit de manière très schématique d'une sorte de disque dur externe que l'on ne connecte pas au port USB / FireWire de sa machine, mais directement à un port réseau RJ45. Celui-ci peut appartenir à un simple PC ou, plus généralement, à un hub / switch. Le but même d'un NAS diffère toutefois sensiblement de celui d'un disque externe : il s'agit, par le biais du réseau, de rendre disponible un support de stockage à l'ensemble des utilisateurs. Du même coup, il permet d'accéder aux données 24h/24h sans qu'un PC ne soit nécessairement allumé en permanence.

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Les NAS répondent également à d'autres considérations selon les fonctions qu'ils intègrent. Nous y reviendrons très vite en parlant du RAID, mais la question de la sécurité des données stockées est évidemment primordiale puisque les NAS servent souvent, en entreprise, de solution de sauvegarde. Comme nous le verrons plus tard, plusieurs constructeurs ont choisi d'étendre considérablement le champ d'activité des NAS. Si certains restent cantonnés au « bête » stockage des données, d'autres ont ajouté des fonctions serveur, des outils permettant la mise en ligne d'albums de photos, divers systèmes pour diffuser du contenu multimédia sur d'autres postes et même sur des consoles de jeu. Dans certains cas, il est possible d'utiliser les NAS comme de véritables stations de surveillance vidéo.

Autant d'éléments et fonctions qu'il nous faut détailler afin que vous ayez une vue plus globale de ce qu'est devenu le NAS en ce début de XXIe siècle, mais commençons par un bref rappel de la technologie au cœur même des NAS, le fameux RAID.

Qu'est-ce que le RAID ?



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Lui aussi acronyme anglais, de Redundant Array of Inexpensive Disks, le RAID est une technologie de stockage des données, qui met à contribution plusieurs disques durs afin, selon le cas, d'assurer de meilleures performances et/ou une plus grande fiabilité aux données. De nombreuses variantes de cette technologie existent et pour une vision plus complète des choses, nous vous invitons à consulter notre article dédié au RAID dans tous ses états. Ici, nous nous contenterons d'analyser le cas des techniques directement utilisées sur nos NAS, à commencer par la moindre « RAID » d'entre toutes : le JBOD (pour Just a Bunch of Disks). Très simple, cette technique vise à assembler plusieurs disques afin de mettre en commun leur capacité de stockage pour obtenir un volume, plus grand, d'un seul tenant.

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Un peu plus complexe, le RAID 0 se rapproche du JBOD dans la mesure où il assemble également les disques pour obtenir une plus grande capacité de stockage sur un seul volume. Cela étant, il permet aussi un accroissement des performances en scindant les données à copier entre les deux (ou trois, ou quatre...) disques de la « pile ». L'écriture des données se fait alors en parallèle sur tous les disques permettant, de fait, un net gain en performances. Revers de la médaille, si un disque de la pile tombe en panne, l'utilisateur perd l'intégralité de ses données, le système étant incapable d'interpréter les données restantes des autres disques. À l'opposé du RAID 0, le RAID 1 se veut, lui, une solution de sauvegarde plus sécurisée.

En effet, cette fois, le second (ou le troisième) disque ne sert ici qu'à doubler le premier. Les données sont copiées simultanément et à l'identique sur les différents disques de la pile. Plus de problème si un disque tombe en panne (le doublon est là), en revanche, aucun gain en termes de capacité de stockage : l'espace disponible est celui du plus petit élément de la pile. C'est là qu'intervient le RAID 5 destiné, sur le papier, à marier le meilleur des deux mondes. Dans ce cas, qui nécessite un minimum de trois disques pour être opérationnel, les données sont découpées en morceaux et copiées sur tous les disques de la pile moins un. Ce « moins un » est important, car c'est ce qui permet de copier les données dites de « parité », réparties à tour de rôle sur les disques de la pile.

Celles-ci entrent en action au moment de la panne d'un disque, car elles permettent de compléter les données contenues sur les autres disques afin de reconstituer, une fois le vilain petit canard remplacé, l'ensemble des informations et, ainsi, de ne rien perdre. Relativement délicate à appréhender, cette solution permet théoriquement de meilleures performances puisque l'écriture se fait sur plusieurs disques simultanément et permet également une certaine sécurité, les données étant plus ou moins doublées. Compte tenu des calculs nécessaires pour réaliser cette « parité », elle a besoin d'une plateforme relativement performante pour s'exprimer pleinement. Les choses étant souvent plus claires avec un dessin, voici un schéma pour expliquer le fonctionnement du RAID 5.

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Installation et partages



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Peu importe le fabricant, peu importe le modèle, les différents NAS que nous avons eus entre les mains ont tous besoin d'un peu de montage pour mettre en place les différents disques durs. Notons tout de même que certains constructeurs (LaCie et Netgear notamment) proposent des modèles clefs en main où les disques durs sont déjà installés afin de faire gagner du temps et de disposer de solutions « testées et approuvées ». Pour ce dossier, nous nous sommes focalisés sur les modèles de NAS dits « nus » auxquels il faut donc ajouter des disques.

Montage et mise en route



Avec la démocratisation des NAS, le principe de montage par berceaux / tiroirs n'est plus la seule solution disponible et différents constructeurs nous proposent par exemple d'ouvrir directement le NAS pour insérer les disques avant de refermer le boîtier. D-Link, Western Digital et Zyxel se rallient à cette solution et demandent de fixer des « poignées » en plastique sur les disques durs avant que l'on puisse les insérer dans le NAS. La majorité des constructeurs restent toutefois fidèles au concept de berceaux / tiroirs qui a tout de même l'avantage d'être plus rassurant, voire plus pratique, même s'il nécessite souvent des manipulations plus nombreuses du fait de la visserie.

Chez Assutor, LaCie, QNAP ou Shuttle, on doit donc retirer le berceau, y poser le disque dur avant de placer les quatre vis nécessaires à la sécurisation du disque. Ensuite, LaCie et QNAP nous proposent de verrouiller la fixation du berceau dans son emplacement au moyen d'une clef, mais ces clefs tendent à disparaître sur ces produits destinés aux particuliers. Synology, mais surtout Netgear adoptent une solution un peu différente. Leurs NAS reposent toujours sur l'insertion d'un berceau, mais il n'est plus question de visser le disque dur dans son emplacement : des tiges plastiques viennent bloquer le disque dur et si le système est déjà convaincant chez Synology, il est absolument remarquable chez Netgear.

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Cette première étape effectuée, on peut brancher le NAS, le connecter au moyen d'un câble RJ45 à notre réseau et allumer le tout afin de s'attaquer à l'initialisation de la chose. Comme sur un ordinateur classique, les disques durs doivent effectivement être « préparés à l'utilisation ». Selon le NAS choisi, nous aurons alors une interface plus ou moins claire afin de choisir le mode de fonctionnement de nos disques : selon le cas, RAID 0, RAID 1, RAID 5 ou RAID 6. Notez que tous nos modèles, sauf le NetGear, permettent le JBOD (simple accumulation des capacités de chaque disque). Alors que le formatage des disques durs est relativement rapide, le fait de choisir un mode tel que le RAID 5 augmente nettement le temps de préparation nécessaire (comptez alors plusieurs heures).
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Gestion des comptes utilisateurs



Théoriquement, l'étape qui suit la mise en route et l'initialisation de votre NAS nouvellement acquis concerne les droits utilisateurs. C'est effectivement une particularité intéressante et recherchée des NAS par rapport à des solutions de sauvegarde externe classiques : ils sont capables de gérer des comptes utilisateurs, voire des groupes d'utilisateurs et de leur attribuer droits et permissions en fonction des besoins. Ainsi, il sera tout à fait possible de réserver une portion du NAS à certains membres d'une famille alors que le reste sera accessible à tout le monde. Dans une entreprise, cette possibilité est bien sûr quelque chose qui tombe sous le sens.

À noter cependant que nos produits ne sont pas tous égaux et qu'il convient de faire des différences d'un constructeur à l'autre, plutôt que d'un modèle à l'autre. En effet, comme nous le verrons régulièrement avec les services et fonctions intégrés à ces NAS, le logiciel et l'interface sont le plus souvent identiques pour l'ensemble des produits d'un même constructeur. Il y a parfois quelques subtilités, mais chez Asustor, D-Link et Qnap comme chez Synology et Thecus, toute la gamme profite grosso modo des mêmes atouts. Notons donc tout d'abord au rayon des « mauvaises surprises », que Zyxel est le seul à ne pas permettre la gestion de groupes : il faut configurer utilisateur par utilisateur.

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À l'opposé, on notera la possibilité de synchroniser les comptes utilisateurs / groupes définis dans Active Directory Service avec ceux du NAS... Si cela ne vous parle pas, c'est que vous n'avez pas besoin de cette fonctionnalité, mais nous saluerons ici Qnap, Synology, Thecus et Western Digital pour la rendre accessible. Parmi les nombreuses possibilités offertes par les NAS pour chaque utilisateur / groupe, on notera la présence d'un système de quota chez Asustor, NetGear, Qnap, Synology, Thecus et d'autres. Ces quotas permettent tout simplement de limiter l'espace disque alloué à un utilisateur. Notons pour finir que comme ce sera souvent le cas, l'interface la plus adaptée à cette configuration est incontestablement celle de Synology.

Partage des données



Dans ce domaine, les choses sont relativement simples. En effet, tous nos produits reposent à peu près sur les mêmes protocoles pour assurer le transfert des données et c'est finalement au niveau des performances observées (ce que nous verrons plus tard) que la différence se fait réellement. Nos différents modèles gèrent donc tous au moins le protocole SMB (Server Message Block), également connu sous le nom de CIFS (Common Internet File System). Afin de faire plus simple, il s'agit tout bonnement du protocole employé par notre Windows pour transférer des données vers les disques en réseau. Il n'est cependant pas seul et tous les NAS de notre sélection intègrent un serveur FTP (File Transfer Protocol).

Très pratique, le FTP est généralement plus à son aise lorsqu'il s'agit de transférer des fichiers de grande taille et il aura, de fait, la préférence de certains utilisateurs. Autre protocole souvent exploité par nos fabricants, l'AFP (Apple Filing Protocol) qui ravira les amateurs de Mac OS. Notons que cette fois tous les modèles ne sont pas concernés et qu'il s'agisse de D-Link ou Zyxel, certains ont fait l'impasse. Comme ce sera souvent le cas, les sociétés spécialisées dans la mise au point de NAS (Asustor, Iomega, Qnap, Synology et Thecus) iront même encore plus loin en ajoutant la corde NFS (Network File System) à leur arc. Il s'agit ici du standard du partage de fichiers en système Unix. Enfin, il est intéressant de noter que certains procèdent de manière inégale : ainsi Buffalo ou Seagate oublient le protocole AFS, mais pensent bien au NFS.

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Les services offerts par un NAS


Puisque le partage et le stockage des données ne sont pas les seules fonctionnalités de nos petites machines, il convient bien sûr de s'attacher à voir l'étendue des services proposés. Comme vous allez pouvoir vous en rendre compte, ces derniers sont particulièrement variés, mais ils dépendent encore beaucoup du constructeur. Ainsi, nous avons quelques spécialistes du stockage « simple » comme D-Link ou Western Digital qui côtoient des constructeurs plus intéressés par l'empilement des fonctions. Dans ce dernier cas, nous pouvons ranger Qnap, Synology ou Thecus, mais Asustor et NetGear ne sont pas loin non plus. Enfin, Zyxel est en quelque sorte à mi-chemin entre ces deux extrêmes, mais entrons si vous le voulez bien dans le vif du sujet en commençant par les options de sauvegarde à proprement parler.

La planification des sauvegardes



De par leur nature même, les NAS se doivent évidemment de proposer des fonctions de sauvegarde avancées. Tout d'abord, il convient de préciser que les choses varient sensiblement d'un fabricant à un autre puisque tous font appel à un logiciel différent. Ainsi, NetGear fait confiance à un éditeur tiers avec NTI Shadow (en images) alors que Synology préfère ne se fier qu'à lui-même en développant Data Replicator III. De manière générale, les possibilités offertes sont en revanche assez proches les unes des autres et il ne nous a pas semblé nécessaire de les passer en revue. D'autant que si vraiment, le logiciel fourni avec votre NAS n'est pas à votre goût, il est tout à fait possible d'opter pour l'une des solutions gratuites du moment : il en existe de très efficaces comme JaBack d'Hitek Software ou UltraBackUp d'Astase.

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À gauche NTI Shadow employé par NetGear et à droite l'outil mis au point par Synology

Pour en revenir aux outils directement fournis avec les NAS, il est tout de même important de rappeler que certains nous permettent de sauvegarder directement l'ensemble de leur contenu. Les plus paranoïaques d'entre nous apprécieront d'être en mesure de réaliser une copie de sécurité des données stockées sur le NAS lui-même. Dans ce cas de figure, les plus polyvalents de nos appareils sont incontestablement les Synology et les Thecus qui permettent de dupliquer leur contenu vers n'importe quelle cible à condition que celle-ci soit compatible RSYNC. Chez Qnap ou NetGear, les choses sont un peu moins souples puisqu'il faut impérativement disposer d'un modèle de même marque alors que Western Digital dispose d'une fonction one touch pour réaliser une sauvegarde complète vers / depuis un périphérique USB. Seagate fait de son côté confiance au spécialiste du genre - Acronis - qui lui a conçu le BlackArmor Backup : un soft aussi complet qu'il est pratique. Enfin, Zyxel et D-Link ne proposent rien à ce niveau : il est toutefois possible d'exploiter le service de téléchargement du second pour réaliser une telle copie de sécurité.

Les fonctions de téléchargement



Si les NAS doivent d'abord être perçus comme des solutions de sauvegarde / centralisation des données, nous avons déjà répété plusieurs fois que leurs activités ont largement dépassé ce cadre. Ainsi, ces produits proposent presque tous des solutions de téléchargement intégrées. Les constructeurs ne sont cependant pas tous égaux à ce niveau et quand certains se limitent au strict minimum, d'autres regroupent des fonctions très complètes. D-Link par exemple n'oublie pas les principaux protocoles, mais se cantonne à la seule planification des téléchargements afin d'opérer en heures creuses ou la nuit.

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Le téléchargement chez NetGear (à gauche) et Synology (à droite)

Chez nos autres prétendants, les choses sont tout de suite plus complètes avec l'intégration, dans tous les cas, du protocole BitTorrent en plus des indispensables FTP / HTTP. Sur le plan des options, la plupart de nos prétendants font aujourd'hui jeu égal. Les mises à jour de leurs solutions logicielles sont fréquentes et de nombreux réglages ont été ajoutés sur les options de téléchargement. Ainsi, Asustor, Qnap, Synology, Thecus ou Zyxel permettent par exemple de limiter la bande passante utilisée et de définir le nombre de téléchargements actifs. Dans certains cas, un véritable calendrier de téléchargement peut être mis en place et les ports utilisés personnalisés. Nous terminons avec Ve-Hotech, car sa conception radicalement différente des autres NAS (le système est sans conteste le plus ouvert) lui donne accès à pratiquement tous les protocoles et tous les paramétrages : à condition cependant d'accepter une interface peut-être un peu plus fouillis.

La diffusion de contenus multimédias



Toujours plus riches de fonctions, les NAS sont de plus en plus souvent complétés par des options permettant la diffusion de contenus multimédias tels que des films, de la musique ou plus simplement des photos et même - tout récemment grâce à Ve-Hotech - la diffusion / sauvegarde des programmes télé. L'utilisation de tels services nécessite cependant de disposer d'un lecteur compatible, car le NAS ne peut évidemment pas tout faire. Un lecteur dit « compatible » est un périphérique que notre NAS sera à même de reconnaître au travers d'une interface réseau bien sûr, mais aussi le plus souvent au travers d'un standard baptisé Universal Plug And Play Audio And Video... ou plus simplement UPnP AV. Ce standard est aujourd'hui très largement répandu et le logo synonyme d'une telle compatibilité se retrouve sur de multiples périphériques allant du lecteur audio à la platine DVD de salon en passant par certains téléphones portables ou les consoles de jeux PlayStation (3 / 4) et Xbox (360 / One).

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Toujours NetGear (à gauche) et Synology (à droite) pour les options de diffusion cette fois

Ces deux dernières figurent d'ailleurs parmi les lecteurs les plus indiqués pour un tel système de diffusion de contenu de par leur grande ouverture. Il faut effectivement savoir que disposer d'un lecteur « compatible » n'est pas la seule chose à surveiller : il faut encore que ledit lecteur prenne en charge les formats de vos fichiers, la plupart sont limités aux formats les plus courants. Il faut également que l'interface soit agréable ou au moins correcte. Là encore, le bilan n'est pas toujours rose et reconnaissons que la réactivité est rarement le fort de ces lecteurs, en particulier dans le domaine vidéo. Cela dit, nous ne sommes pas là pour tester ces produits, mais pour parler des NAS. Précisons donc simplement que les Popcorn Hour sont des modèles réputés, tout comme les solutions d'Archos, Logitech, Roku, Sonos ou bien encore les différentes consoles de salon (PlayStation 3 et 4, Xbox 360, Xbox One).

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La PlayStation 4 et la Xbox One complètent bien les NAS pour la diffusion de contenus

Du côté des NAS donc on notera que selon les constructeurs, la situation est encore une fois très différente. Certains ont effectivement choisi de développer leur serveur « tout seul dans leur coin » quand d'autres préfèrent s'attacher les services d'un grand nom du milieu. Ainsi, Qnap a choisi de faire confiance au Twonkymedia de Twonkyvision alors que Buffalo, D-Link, Iomega, Seagate, Synology, Thecus ou Zyxel se sont débrouillés tout seul et que Ve-Hotech, lui, profite de son orientation davantage home server pour se reposer sur l'excellent VLC. Du coup, les performances des NAS fabriqués par Qnap sont sans aucune surprise. Ils offrent un niveau de compatibilité intéressant, mais s'avèrent incapables d'associer le moindre sous-titre à nos vidéos. Une performance que les Thecus et le Zyxel ne réalisent d'ailleurs pas mieux, mais D-Link s'avère compatible avec les fichiers .srt et Synology est on ne peut plus ouvert : .srt, .sub, .ssa, .smi et .idx ne lui font pas peur. Le meilleur restant bien sûr Ve-Hotech : VLC est bien connu pour son extraordinaire versatilité.

Twonkymedia est plus à son aise au niveau des fichiers reconnus tant sur le plan audio que vidéo. Dans le premier cas, il est d'ailleurs le seul de notre sélection à reconnaître les fichiers .flac ! Synology fait un tout petit peu moins bien, mais conserve les fichiers .ogg alors que les autres se limitent au couple .mp3 / .wma. Côté vidéo, c'est encore Qnap et donc Twonkymedia qui mène la danse avec six formats (.avi, .divx, .mp4, .mpg, .vob, .wmv) alors que les autres ne s'en sortent pas mal du tout. Enfin, sur le plan de la diffusion de photos c'est, une fois n'est pas coutume, Zyxel qui sort du lot avec un panel de formats reconnus très complet (.bmp, .gif, .jpg, .pcx, .png, .tif). Qnap et Synology font jeu égal en n'oubliant que le très confidentiel .pcx alors que Thecus est un peu plus en retrait. Enfin, D-Link ferme la marche avec la seule gestion des photos au format .jpg, insuffisant.

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Twonkymedia : un outil sympathique, qui a nettement progressé au fil des années


Le NAS, un véritable serveur Web



Alors que Zyxel se limite à des sites Web dits « statiques » (en HTML simple), Asustor, Qnap, Synology et Thecus sont plus ambitieux et, en intégrant la gestion PHP / MySQL, ils permettent la gestion de véritables sites dynamiques, de blogs, voire même de forums de discussion. Il ne faut toutefois pas se faire d'illusions et les performances de ces petites bêtes ne peuvent se comparer à celles de véritables PC, même d'ancienne génération. Cela dit et tant que le nombre de visiteurs reste modeste, l'ensemble fonctionne très bien et rendra de fiers services aux amateurs. Il faudra simplement que vos hôtes acceptent un temps de réaction légèrement supérieur à ce que nous avons l'habitude de voir sur Internet.

Partage iTunes, albums photos



Très orientées grand public, les fonctions de partage iTunes et d'albums photos ont toutefois leur importance et méritent un paragraphe à elles seules dans la mesure où elles illustrent parfaitement cette volonté des fabricants de toucher un public toujours plus large. Ici, c'est clairement la maison qui est visée et aucun des constructeurs de notre dossier ne tenait visiblement à manquer le coche... Tous les produits passés en revue offrent un serveur de streaming iTunes permettant de voir le NAS directement dans le logiciel d'Apple : dès lors, chaque machine du réseau disposant d'iTunes devient capable de consulter la bibliothèque audio stockée sur le NAS.

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Du côté des albums photo, les choses sont pour ainsi dire encore plus simples. Tous les constructeurs de NAS disposent aujourd'hui d'outils permettant d'abord la création puis la mise en ligne d'albums photos. Dans la plupart des cas, il est également possible de le mettre à jour en direct, mais selon le fabricant les choses ne sont pas toujours aussi simples. Ainsi, notre préférence va pour Netgear et QNAP qui donnent un accès total à l'utilisateur, proposent de nombreuses fonctions, mais s'arrangent pour que le néophyte ne se perdent pas. Asustor, D-Link et Synology ne sont pas loin derrière alors que nous avons été moins convaincus par les solutions concurrentes, sans que ce soit un drame.

Imprimantes, lecteurs externes, surveillance vidéo



Un brin fourre-tout, notre dernière rubrique n'est là que pour mentionner l'existence d'options qui intéresseront de nombreux utilisateurs, mais qui ne nécessitent pas vraiment d'être davantage détaillées. Ainsi, tous les NAS de notre comparatif sont également capables de partager une imprimante et d'officier en tant que serveur d'impression. De la même manière, tous les NAS du moment disposent au moins d'un port USB afin de connecter une clef ou un lecteur externe. On regrette toutefois que chez certains la norme en vigueur soit encore l'USB2, mais les choses évoluent rapidement dans ce domaine. Il en va d'ailleurs de même pour l'eSATA : autrefois standard, cette interface perd du terrain. En revanche, nous apprécions grandement de voir Shuttle et Synology intégrer un lecteur de cartes mémoire !

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Tous nos NAS sont capables de gérer les imprimantes, mais peu reconnaissent les caméras

Enfin, dernier élément sur lequel nous voulions nous arrêter, la surveillance vidéo. Là encore, pas question pour nous d'entrer dans les détails de cette fonction, mais il est tout de même important de préciser qu'Asustor, D-Link, Qnap, Synology et Thecus sont capables de reconnaître la majorité des caméras IP du marché et, ainsi, de se transformer en véritable station de contrôle vidéo. Asustor, Qnap et Synology vont même encore plus loin puisque ses NAS peuvent gérer un grand nombre de caméras (jusqu'à 16 selon le modèle). Dans tous les cas, les options sont simples et permettent de définir des enregistrements programmés ou par détection de mouvements, mais Synology en fait encore un peu plus en autorisant la sélection de la zone précise de l'image et la sensibilité de la détection des mouvements.

Performances en RAID 1/5


Au moment d'acheter un NAS, le nombre de disques durs qu'il est capable d'embarquer, la capacité maximum autorisée ou l'étendue de ses fonctionnalités sont des éléments autrement plus importants que la performance pure. Cela étant dit, l'étude des débits observés sur les différents produits de ce comparatif reste intéressante à plus d'un titre. Tout d'abord, elle nous permet de voir l'influence de tel ou tel mode de fonctionnement RAID, mais aussi et surtout parce qu'à richesse fonctionnelle équivalente... ne souhaiteriez-vous pas posséder le plus rapide possible ?

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En définitive très simples, nos tests ont porté sur le chronométrage de transferts de fichiers entre un PC et les différents NAS. Nous avons utilisé pour ce faire, un switch Zyxel bien sûr compatible Gigabit, et nous avons réalisé plusieurs fois les tests pour en faire la moyenne. Afin de simplifier la lecture des tests, nous ne faisons apparaître que les résultats réalisés avec le protocole SMB sur une copie de deux vidéos de près de 1 Go chacune et sur un ensemble de petits fichiers : au total, près de 10 000 fichiers pour environ 100 Mo de données.

Attention, compte tenu de la refonte de notre protocole de tests (changement de switch, de disques durs, multimètre...), seuls les derniers produits ajoutés à notre comparatif figurent dans ces mesures. Il n'était hélas pas possible de reconduire les tests sur les anciens modèles. Notez que les Synology DS415+ et DS1815+ sont absents : pour simplifier les graphiques, seul le DS1515+ est présent, mais les configurations des trois machines sont identiques.

Étude en RAID 1


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Auparavant, nous intégrions également les performances RAID 0 de nos NAS, mais nous avons décidé de supprimer cette partie qui ne représentait pas l'utilisation la plus logique d'un tel périphérique : à l'heure du SSD, on ne prend pas un NAS pour disposer de performances remarquables, mais pour garantir une certaine sécurité et un accès simplifié à nos données. Nous avons donc privilégié les tests en RAID 1. Précisons aussi que les DS415+ et DS1815+ ne figurent pas sur les graphiques qui vont suivre : leur configuration étant identiques à celle du DS1515+, nous avons simplifié.

Comme souvent, les petits fichiers ne permettent pas d'établir une hiérarchie très claire. Ce graphique offre en revanche la confirmation que ces NAS ne sont pas à l'aise face à de telles données. Cela n'a rien d'étonnant, il s'agit déjà du point faible des disques durs, et même les SSD ne sont guère plus à l'aise dans ce domaine. À ce petit jeu, on remarque malgré tout les performances très correctes des machines les mieux équipées de notre dossier : Asustor AS-7004T et Synology DS415+, DS1515+ et DS1815+. Le premier NAS à base de processeur AMD testé dans nos colonnes s'en sort aussi très bien : le QNAP TVS-463 est même le meilleur en écriture. Petite surprise enfin avec la très bonne place du DS415 Play, toujours de Synology, dont les caractéristiques ne laissaient pas présager pareil succès. Pour le reste, on voit bien que les valeurs sont tout de même très basses.

L'étude des taux de transfert sur de gros fichiers est plus riche d'enseignements dans la mesure où une véritable hiérarchie se constitue. Les costauds du précédent test sont une nouvelle fois en bonne position : ils dépassent les 100 Mo/s tant en lecture qu'en écriture. Notons l'étonnante première place - en lecture - de l'EX2100 signé Western Digital : peu à son avantage sur les petits fichiers, il triomphe avec les gros mais, surprise, son grand frère - le DL4100 - fait moins bien malgré un processeur plus costaud ! Puisque l'on parle de processeur, les NAS équipés de puces Marvell Armada font naturellement moins bien que les autres, mais des disparités existent : il suffit de comparer les performances du Synology DS415 Play ou de l'Asustor AS-1002T et celles du Western Digital My Cloud EX2 pour s'en rendre compte.

Enfin, l'arrivée de l'Intel Braswell qui équipe l'Asustor AS-6204T est l'occasion de mettre tout le monde d'accord : ce NAS l'emporte assez nettement en écriture et fait jeu égal avec le WD EX2100 en lecture.

Étude en RAID 5


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Benchmark : 504-5400

Il y a encore peu de temps, nous ne conduisions aucun test avec des piles RAID 5 pour la bonne et simple raison que la plupart des NAS du dossier ne proposaient qu'une ou deux baies de stockage. Impossible dès lors de créer de telles piles. L'intégration de produits plus ambitieux nous contraint à changer notre fusil d'épaule et nous opposons donc les Asustor AS-6204T / AS-7004T, le Buffalo LS441D, le QNAP TVS-463, le Synology DS1515+ et le Western Digital DL4100. Dans la plupart des cas, il s'agit de modèles plus costauds et plus chers que la moyenne... mais Buffalo nous prouve que RAID 5 ne rime pas forcément avec gros sous.

Sans surprise en revanche, l'orientation petit prix du LS441D ne lui permet pas de rivaliser avec ses concurrents du jour. Il offre des débits tout à fait convenables, mais se trouve relégué très loin des autres modèles de notre sélection. Plus étonnant, l'avant-dernière place du Western Digital DL4100 qui peine à se montrer à la hauteur. Les débits qu'il propose sont correct, mais ne peuvent se comparer avec ceux des « petits copains ». Le QNAP TVS-463 prend une très honorable troisième place, mais est moins à son avantage qu'en RAID1.

Enfin, impossible de départager de manière tangible les trois autres : ils arrivent effectivement très près des limites théoriques de l'interface Ethernet Gigabit (128 Mo/s)... c'est en tout cas, ce que l'on peut observer face à de gros fichiers. On remarque tout de même que, de manière générale, l'AS-6204T est le plus homogène des trois. Son ancêtre - l'AS-7004T - n'arrive pas loin derrière et leur concurrent de chez Synology (DS1515+) se montre encore un peu plus irrégulier. Nous étudions la possibilité de pousser davantage ces tests en exploitant les fonctions d'agrégation de liens. Pour des raisons purement logistiques, nous ne sommes pas en capacité de proposer de telles mesures à l'heure actuelle.

Étude sur CrystalDisk Mark


Benchmark : 504-5392


Benchmark : 504-5394

Afin d'appuyer les résultats observés en copie « brute », nous avons utilisé le logiciel CrystalDisk Mark et nous sommes plus particulièrement penchés sur deux données qu'il permet d'extraire : l'écriture / lecture séquentielle et l'écriture / lecture aléatoire. Comme vous pouvez le voir sur les deux graphiques ci-dessus, la hiérarchie est sensiblement identique à ce que nous pouvions observer précédemment avec la domination de nos NAS les mieux équipés : Asustor AS-5002T / AS-6204T / AS-7004T, QNAP TVS-463 et Synology DS415+ / DS1515+ / DS1815+. Sans surprise également, les modèles équipes de Marvell Armada sont plus à la peine.

Plus étonnant, des tests d'écriture un net cran-dessus des tests de lecture dans plusieurs cas, notamment sur le QNAP HS-251 ou le Seagate STCT200. Enfin, encore plus remarquable, les mauvaises performances du DS415 Play lors des tests de lecture aléatoire et l'impressionnant déséquilibre du Western Digital EX2100 : très performant en lecture, il s'effondre en écriture.

Bruit, consommation, chaleur, allumage / extinction et reconstruction RAID


À côté des performances, il est un autre point qu'il est crucial d'évaluer pour de nombreux utilisateurs de NAS : celui des nuisances. Que l'on parle de bruit, de consommation électrique ou de dégagement de chaleur, il convient de départager nos différents concurrents afin que vous puissiez choisir en fonction de vos besoins. En tant que particulier, il se peut par exemple que le NAS soit amené à trôner dans le salon : impossible dans ce cas d'avoir un périphérique bruyant. En contrepartie, il ne faudrait pas que la ventilation soit sous-dimensionnée par rapport au nombre de disques durs embarqués !

Attention, compte tenu de la refonte de notre protocole de tests (changement de switch, de disques durs, multimètre...), seuls les derniers produits ajoutés à notre comparatif figurent dans ces mesures. Il n'était hélas pas possible de reconduire les tests sur les anciens modèles. Notez que les Synology DS415+ et DS1815+ sont absents : pour simplifier les graphiques, seul le DS1515+ est présent, mais les configurations des trois machines sont rigoureusement identiques.

Qué calor (température en charge, °C)


Benchmark : 504-5386

Sans surprise, les modèles de NAS équipés de gros ventilateurs s'en sortent mieux au test de la chaleur que les autres. Sans surprise également, la « platine » de QNAP est le NAS qui chauffe le plus : il faut dire que son fonctionnement sans le moindre ventilateur n'est pas l'idéal pour évacuer la chaleur. Reste que le HS-251 flirte avec les 60°C alors que notre pièce était particulièrement fraîche au moment du test. Pas grand-chose à signaler par ailleurs, les quatre produits Asustor (amusant tir groupé !) sont moins à l'aise que leurs concurrents d'un jour, mais rien d'inquiétant. Notons enfin que la puissance n'est pas toujours synonyme de chaleur : NetGear, QNAP et Synology se classant parmi les meilleurs, grâce à une ventilation étudiée. Ventilation moins convaincante chez Thecus et Western Digital : le premier se base sur un 92 mm quand le second opte pour un 80 mm, mais cela ne change pas grand-chose à l'affaire et dès que les disques sont lourdement sollicités, les ventilateurs montent en puissance... et en nuisances.

Le bouton du volume est cassé ! (dB repos / charge)


Benchmark : 504-5382

Côté volume sonore, une distinction se dessine assez nettement entre les modèles plutôt destinés aux particuliers et ceux à vocation plus professionnelle. Parmi ces derniers, on retrouve les modèles de chez Seagate ainsi que le QNAP TVS-463 : leurs fabricants ne sont pas émus outre mesure des décibels « délivrés » et ces modèles sont parmi les plus bruyants de notre dossier. Autres causes, mêmes effets, le D-Link DNS 327L ne se comporte qu'un peu mieux. Cette fois, il faut chercher du côté du design du NAS pour comprendre ce bruit : très fin, très léger, il n'isole pas bien les disques durs. Un problème d'isolation phonique particulièrement sensible sur le DL4100 : lorsque les disques du NAS de Western Digital sont lourdement sollicités (reconstruction de la pile RAID par exemple), on les entend très bien gratter.

À l'opposé, on retrouve le LS441D et Buffalo et le DS215J de Synology qui font des merveilles dans ce domaine. Les deux constructeurs prennent soin de nos oreilles en minimisant la vitesse de rotation du ventilateur et en s'arrangeant pour que les disques durs vibrent le moins possible. Toutefois, le modèle le plus silencieux est à chercher chez QNAP : destiné à trôner dans le salon, le HS-251 fait merveille, et ce, même si on regrette que les tiroirs ne soient pas dotés d'isolants en caoutchouc. Pour le reste, c'est un sans faute et l'absence de ventilateur est bien sûr un atout de poids.

La gourmandise est-elle un vilain défaut ? (conso repos / charge)


Benchmark : 504-5376

Principalement focalisée sur des modèles deux disques durs, notre sélection de NAS ne pouvait évidemment pas atteindre des sommets en matière de consommation électrique, mais on peut malgré tout distinguer de nettes différences entre nos candidats. En effet, la présence d'un processeur puissant dans ses entrailles handicape nettement le QNAP TVS-463 et, dans une moindre mesure, l'Asustor AS-7004T... On n'a rien sans rien serait-on tenté de dire ! S'il s'avère très performant, le processeur AMD quad-cœur embarqué sur le TVS-463 ne semble pas être un modèle d'économie : le NAS n'est qu'un quatre baies et il se montre plus gourmand que certains concurrents cinq disques.

Autrement plus sobres, le Synology DS215J et le Netgear RN102 sont impressionnants lorsque les disques durs sont lourdement sollicités, mais s'avèrent un peu moins efficaces au repos. Ils dominent toutefois de la tête et des épaules une épreuve dans laquelle D-Link se comporte également très honorablement. Enfin, sans surprise ce sont les modèles 4, 5 et 8 disques durs d'Asustor et Synology qui consomment le plus : les composants embarqués (notamment un Intel Core i3) et, bien sûr, le nombre de disques durs impliqués font grimper les besoins en électricité... ainsi que la capacité offerte ! Notons tout de même qu'en intégrant un processeur très léger à son LS441D, Buffalo se sort très bien de l'exercice, de même qu'Asustor avec son AS-6204T : le nouvel Atom permet de jolies choses côté consommation. Terminons sur un petit commentaire à l'égard du Western Digital My Cloud EX2. Non que ce NAS soit un modèle de vertu ou quoi que ce soit, mais plutôt que les mesures observées sont - c'est pour ainsi dire une première - très proches de celles publiées par Western Digital : un bon point pour le constructeur donc !

Lent au démarrage ? (temps d'allumage / d'extinction)


Benchmark : 504-5378

Le test de l'Asustor AS-6204T a pour nous été l'occasion d'ajouter une nouvelle mesure à notre comparatif : celle du temps nécessaire au NAS pour s'allumer et s'éteindre. Non qu'il s'agisse d'un élément décisif dans le choix d'un produit, mais cela reste malgré tout une donnée intéressante, en particulier lorsqu'on hésite entre deux modèles pour ainsi dire identiques. Nous n'avons évidemment pas encore beaucoup de candidats pour cette mesure, mais on remarque déjà d'importants écarts entre les NAS et on voit sans surprise que la puissance du processeur embarqué a un impact significatif : les AS-1002T et AS-6204T dispose de fonctionnalités très proches, mais le second démarre beaucoup plus vite que son petit frère.

Le coup de la panne ! (reconstruction RAID 5)


Benchmark : 504-5380

Seconde mesure que nous ajoutions au comparatif NAS avec le test de l'AS-6204T : le temps nécessaire pour reconstruire une pile RAID 5 après le changement d'un disque dur. Pour cette mesure, précisons que la pile n'est composée que de trois disques durs et contient environ 6 To de données. Comme précédemment, la mesure n'a pas encore beaucoup d'intérêt étant donné qu'il n'est pas possible de comparer à d'autres produits, mais nous allons faire le nécessaire pour rapidement combler ce manque.

Modifié le 20/01/2019 à 15h54
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