En direct des USA : travailler aux Etats-Unis

20 mai 2007 à 10h11
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Voici, comme chaque semaine un nouveau mini-reportage en direct des Etats-Unis, réalisé grâce à notre nouveau correspondant permanent sur place : Erwan. Présent au centre de la « fameuse » Silicon Valley, Erwan nous propose de découvrir les coulisses de ce lieu incontournable pour les fanas d'informatique et de nouvelles technologies ! Aujourd'hui, il nous présente son expérience et le mode d'emploi pour pouvoir travailler aux Etats-Unis.

Tous les ans, de nombreux français s'installent aux États-Unis. En 2003, nous étions près de 170 000 français résidant en Amérique du Nord, c'est la région où l'on trouve le plus de français hors de France après l'Europe occidentale. Les États-Unis comme le Canada sont des pays d'immigrant, pourtant, depuis le 11 septembre 2001, les démarches pour obtenir un visa se font de plus en plus difficiles : procédures longues et complexes, réduction du quota de visas... Cela n'empêche pas de milliers de français de trouver un travail et de s'installer à plus ou moins long terme.

Vous le savez probablement, s'il vous est possible de visiter les États-Unis pour une durée inférieure à trois mois sans visa, pour travailler il va falloir vous lancer dans la quête au visa. Généralement, la démarche est la suivante :

1. Vous trouvez une entreprise prête à vous employer sachant que vous avez besoin d'un visa.

2. L'entreprise contracte un avocat qui va déterminer le type de visa dont vous avez besoin, préparer le dossier et le soumettre aux services d'immigration aux États-Unis.

3. Si tout se passe bien et que le visa est accepté (champagne !), l'avocat reçoit un document (“approval form”) et vous l'envoie en recommandé dans votre pays de résidence.

4. Muni entre autres de ce document, vous vous rendez à l'Ambassade des États-Unis pour un entretien. Si tout se passe bien, vous recevrez votre passeport avec le visa dans les 10 jours.


L'étape critique est l'étape 3, c'est à ce moment que le filtrage est opéré. C'est pour cela que l'aide d'un avocat est nécessaire, et cela coûte généralement 5000$ au minimum. Il y a un délai de 6 mois avant d'avoir la réponse... Sauf si on paye 1000$ de plus aux services d'immigration, et on a la réponse en 15 jours ; nous sommes au pays des avocats, au pays de l'argent roi où tout s'achète ou presque. C'est pour cela que si l'entreprise veut vous embaucher, elle y mettra les moyens (financiers) et tout se passera bien.

L'étape 4 se passe généralement bien, sauf si les services d'immigration vous soupçonnent de demander un visa qui n'est pas pour vous. Le cas classique est de demander un visa J-1 (pour un stage) alors que l'emploi en question n'a rien d'un stage. Méfiez vous si votre entreprise vous propose une solution qui vous semble douteuse, car après avoir été rejeté pour un premier visa, il est bien plus difficile d'en obtenir un autre.

Les Principaux Visas

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Il y a deux types de visa : les visas d'immigrants (qui donnent le statut de résident permanent, la fameuse “green card”) et les visas de non-immigrants, qui sont limités dans le temps (généralement jusqu'à trois ans) et doivent être renouvelés si l'on veut rester aux États-Unis. Je parlerai principalement des visas de non-immigrants, c'est généralement ce type de visa que vous demanderez si vous résidez hors des États-Unis et n'y avez pas de famille.

  • H1B : le visa le plus courant, réservé aux titulaires d'une licence (“bachelor degree”) ou supérieur.
  • L1 : le visa de transfert, si vous travaillez déjà dans une entreprise ayant une branche aux États-Unis et y êtes transférés.
  • J-1 : visa d'échange, pour les stagiaires ou les universitaires.
  • O-1 : Personnes ayant des compétences extraordinaires dans le domaine des arts, du sport, de l'éducation ou des affaires.

C'est donc bien souvent un visa H1B que vous allez demander. Le problème c'est que ce visa est soumis à un quota de 65 000 visas par an. Tous les ans ce quota est renouvelé le 1er avril, afin d'obtenir un visa valide à partir du 1er octobre. Le principe est que les premiers arrivés sont traités en tête, il faut donc envoyer le dossier de façon à ce qu'il arrive exactement le 1er avril. En 2007, les services d'immigration ont reçu environ 150 000 dossiers le 1er avril...

Des lobbies agissent sur le congrès pour faire passer une loi pour augmenter ce quota, mais la partie n'est pas gagnée d'avance. C'est pour cette raison que l'avocat en charge de votre visa va peut-être trouver un visa moins connu, non soumis à quota, qui correspond bien à votre situation.

La Loterie

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Les Canadiens et les Mexicains ont plus de chance : ils ont accès au visa NAFTA qui leur permet de se présenter directement à la frontière avec un contrat de travail et obtenir le visa sur place, sans passer par l'ambassade, et sans être soumis à un quota.

Mais pour les autres, il reste toujours une solution un peu surprenante : le “diversity visa”, ou la loterie pour la carte verte ! C'est gratuit, il n'y a quasiment pas de conditions et tout le monde peut jouer. Tout le monde, ou presque : les ressortissants de pays ayant envoyé plus de 50 000 immigrants sur les 5 années précédentes ne peuvent pas participer. Cela exclut par exemple la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie... En dehors du Canada, aucun pays francophone n'est exclut du programme Diversity Visa.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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