L'Union européenne propose une méthodologie aux cyberdétectives

27 octobre 2003 à 00h00
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Le Centre commun de recherche de la Commission européenne (The Joint Research Centre, JRC - www.jrc.cec.eu.int) travaille à la préservation des droits des internautes et lutte contre la fraude à la carte bancaire lors d'achats en ligne.

Le projet CTOSE (Cyber Tools On-Line Search for Evidence / Outils de recherche de preuves électroniques), détaillé vendredi dernier par la Commission européenne, doit permettre « d'identifier, de garantir, d'intégrer et de présenter des preuves électroniques concernant des cyber-délits ».

L'objectif d'un tel projet soutenu par le programme des technologies de la société de l'information de la Commission (IST), est d'offrir la possibilité aux enquêteurs d'utiliser de nouveaux « outils » pour recueillir des preuves qui pourront être utilisées au cours de procédures judiciaires en Europe.

Pour ce faire, des chercheurs européens ont développé, en coopération avec des spécialistes de la sécurité et informatique, de nouvelles procédures normalisées d'investigation.

« Cette méthodologie innovante, mise au point par la Commission, permettra non seulement de lutter contre la cybercriminalité, récemment encore, des millions de boîtes aux lettres électroniques ont été paralysées par des virus informatiques, et de rassurer les utilisateurs sur la sécurité des transactions qu'ils effectuent au quotidien », a souligné Philippe BUSQUIN, commissaire européenne chargé de la recherche.

Cette méthodologie doit garantir à tous que les preuves électroniques (e-mails et fichiers) sont recueillies et préservées légalement et qu'elles constituent « des preuves indiscutables de délit ou de fraude pour la direction d'une entreprise, un tribunal du travail, une juridiction civile ou pénale. »

Le projet CTOSE s'appuie sur les compétences de l'équipementier français télécoms et réseaux, Alcatel, de la société de sécurité informatique britannique QinetiQ et de trois instituts de recherche : le CRID à l'université de Namur (Belgique), l'université de St. Andrews (Royaume-Uni), le Fraunhofer Institut (IAO) de l'université de Stuttgart (Allemagne), et l'institut pour la protection de la sécurité du citoyen du CCR.
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