La start-up Karakuri présente sa cantine robotique digne d'un film d'anticipation

05 décembre 2020 à 13h44
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Imaginez un robot de cuisine multifonction façon Magimix, mais beaucoup, beaucoup plus grand. Karakuri, une start-up britannique spécialisée dans la robotique alimentaire, présente son « DK-One », une machine capable de préparer des dizaines de repas entièrement sur mesure.

L'entreprise, qui vient de lever 8,4 millions de dollars, veut proposer un produit adapté au monde post-COVID, dans lequel les contacts manuels avec les produits livrés aux consommateurs seraient minimisés.

Le DK-One, une cantine à elle seule

À l'origine, l'utilité du DK-One se limitait à la création de petits-déjeuners et de desserts sous forme de bols – céréales, fruits, avoine, etc. Or, portés par l'actualité sanitaire, les fondateurs de Karakuri, Barney Wagg et Mike Muller, ont mis au point un robot-cantine qui pourrait trouver son utilité aussi bien dans les hôtels, que les restaurants ou les supermarchés.

Le principe du DK-One : un bras robotique installé au centre d'une enceinte sélectionne les aliments (18 par installations) pour préparer des repas sur mesure, chauds ou froids, liquides ou solides, pour les clients.

Selon TechCrunch, l'une des particularités du DK-One est sa capacité à sélectionner avec précision les quantités d'ingrédients choisis, permettant aux clients d'avoir une visibilité précise sur les nutriments et les calories de chaque repas créé.

Les repas peuvent être ainsi préparés individuellement ou en large quantités, de façon extrêmement personnalisé. L'ensemble peut actuellement être commandé via une application dédiée.

Les robots de l'après-COVID

Le DK-One fait partie d'une large vague de robots qui cherchent à débarquer sur le marché en mettant en avant un monde de l'après COVID-19 : il s'agit alors de chercher à minimiser les contacts manuels avec les produits – alimentaires ou non. « Auparavant, les gens [nous] demandaient comment les robots pouvaient aider à répondre aux attentes des clients, maintenant leur première demande concerne l'hygiène et la sécurité », explique ainsi Barney Wagg. De nombreux exemples, plus ou moins anecdotiques, sont venus alimenter cette dynamique au cours de l'année écoulée.

On pense notamment à ce bar de Séville qui a acquis les services d'un
bras articulé
capable de se saisir d'un gobelet pour le remplir de bière, sans intervention humaine. En Corée du Sud, c'est un café qui s'est procuré un robot capable de concocter et servir des boissons chaudes pour ses clients. Dans le monde de la restauration encore, cette fois aux Pays-Bas, des robots serveurs sont venus grossir les rangs du staff d'un restaurant pour maximiser la distanciation sociale…

Source : TechCrunch , Sifted

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