Selon un rapport, la pandémie de COVID-19 n'a pas poussé les Français à se tourner vers l'usage de données biométriques

14 mars 2022 à 10h15
0
Biometrique
© Shutterstock

La pandémie de COVID-19 n'a pas contribué à renforcer davantage la confiance des Françaises et des Français dans l'usage de leurs données biométriques.

En revanche, la population française semble, pour une majorité du moins, au fait des enjeux autour du partage et de la sécurité de leurs données personnelles .

L'empreinte digitale encore plébiscitée en France

C'est une constante depuis plusieurs années que confirme l'enquête menée auprès de 716 Françaises et Français de plus de 18 ans et ayant mené une activité en ligne au cours des 12 derniers mois. L'empreinte digitale demeure la donnée biométrique la plus facilement utilisée par les répondantes et répondants, pour 47 % d'entre eux, suivie par le scan du visage pour 29 %, puis le scan de la voix et de la main (10 % chacun).

La principale cause provient de nos smartphones et de leur propension à proposer un déverrouillage par l'emploi de nos données biométriques. Ainsi, 74 % des répondantes et répondants déclarent utiliser au moins l'une de leurs données biométriques pour accéder au contenu de leur téléphone, assez loin devant la validation d'une opération bancaire pour 33 % et le contrôle d'identité (28 %).

Une certaine frange de sondés (38 %) estime n'avoir jamais recours à leurs données biométriques (empreinte digitale, voix, iris, etc.) au quotidien. Mais en revanche, la pandémie de COVID-19 n'a pas poussé outre mesure les Françaises et les Français vers cet usage. Par exemple, seulement 13 % des sondés déclarent avoir commencé à utiliser leur empreinte digitale après la pandémie de COVID-19, contre 62 % avant cette dernière.

Plus de promptitude à partager ses données avec le public que le privé

Si 58 % des répondantes et répondants se déclarent au moins assez préoccupés par la sécurité de leurs données personnelles , ils demeurent légèrement plus prompts à partager leurs données biométriques avec le secteur public (32 %) que le secteur privé (25 %).

Ce qui demeure plutôt inquiétant, c'est que 58 % des sondés estiment ne pas savoir que leurs données personnelles peuvent être partagées avec des acteurs tiers lors de l'emploi de leurs données biométriques, un chiffre constant depuis une enquête menée par GetApp en avril 2021. Plus encore, 92 % d'entre eux n'ont pas profité de la pandémie de COVID-19 pour changer de méthode de protection sur leurs appareils électroniques et applications. Les trois principales sources d'inquiétude à l'égard des données biométriques concernent la potentielle violation de ces données consécutivement à leur vol ou leur perte (45 % des sondés), une mauvaise utilisation de leurs données biométriques pour près de 44 % et une possible usurpation d'identité pour environ 43 %.

Enfin, une majorité de Françaises et Français (55 %) est plutôt prompte à partager ses données biométriques sous certaines conditions, quand 37 % affirment s'y refuser. Bien que seulement 9 % d'entre eux annoncent accepter de les partager sans condition, cela ne doit nullement occulter la nécessité de demeurer vigilant quant à l'utilisation de vos données personnelles.

Source : Capterra

Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
0
1

Lectures liées

Profitez de Netflix, Prime, à l'étranger grâce à ce VPN à prix réduit
Une visiteuse de Disney World se fait extorquer 40 000 dollars via son Apple Watch
Bon plan VPN : préservez votre anonymat en ligne avec ces 3 offres à prix fou !
Découvrez comment votre carte SIM pourrait protéger vos données des hackers
Attention à ce malware qui se propage et menace votre navigateur
Découvrez Proton, la toute nouvelle identité visuelle de ProtonMail
Opera VPN Pro est désormais disponible sur Windows et macOS
Zoom sur Fronton, le botnet russe qui multiplie les fake news sur les réseaux
YouTube retire 70 000 vidéos de désinformation pour contrecarrer la propagande russe sur la guerre en Ukraine
Face au malware XorDdos, Microsoft recommande son navigateur Edge aux utilisateurs de Linux
Haut de page