Smart contract : la Gendarmerie nationale utilise Tezos, blockchain publique d'origine française

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L'institution militaire a implémenté un smart contract codé sur la chaîne de blocs issue de la recherche française, permettant ainsi la validation de certaines transactions financières.

Le centre de recherche et développement parisien Nomadic Labs a annoncé, le 19 novembre, le déploiement par le Centre de lutte contre la cybercriminalité (C3N) - une entité de la Gendarmerie nationale - d'un smart contract codé sur la blockchain publique Tezos. Imaginée par le Français Arthur Breitman et son épouse Kathleen, elle parvenue à lever plus de 230 millions de dollars dès son lancement, en 2017. Il s'agit de la première utilisation opérationnelle d'un smart contract par une entité gouvernementale.

Toutes les dépenses effectuées sont inscrites dans la blockchain

C'est depuis le mois de septembre 2019 que le C3N utilise la blockchain Tezos. Via cette dernière, la Gendarmerie nationale y utilise ce que l'on appelle un smart contract, un contrat autonome en français, qui est un programme informatique ne nécessitant pas l'intervention d'un tiers de confiance pour sa bonne exécution.


Tezos, la blockchain de troisième génération à l'accent français, permet au C3C de valider des dépenses effectuées dans le cadre judiciaire, puis d'en conserver ensuite une trace sur la chaîne de blocs.

Une simplification bienvenue des procédures administratives

« Cette première mondiale permet à cette unité de passer des ordres de paiements, en cryptomonnaie, à partir de fonds attribués par Europol », précise Nomadic Labs, qui fait partie de la communauté Tezos et constitue son principal centre de recherche et de développement.


En plus de simplifier tout le processus administratif d'engagement de fonds (en passant de quelques mois à quelques minutes), la blockchain garantit cette traçabilité des paiements effectués par le Centre de lutte contre la cybercriminalité, tout en protégeant ses activités opérationnelles.

Grâce à ce smart contract, seules les personnes habilitées peuvent effectuer un paiement. Et désormais, les données liées aux transactions sont injectées dans le smart contract par le membre de la Gendarmerie responsable, en passant par une interface logicielle. Un moyen pour Tezos de prouver qu'elle est à la hauteur d'enjeux étatiques.

Source : Communiqué de presse
Modifié le 27/11/2019 à 15h10
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