Les cartes SIM bientôt intégrées dans les processeurs

le jeudi 22 février 2018
Dans l'espace confiné d'un smartphone, chaque millimètre compte. Pour gagner de la place, ARM vient de mettre au point une technologie permettant d'économiser l'espace actuellement dédié à la carte SIM. Baptisé iSIM, ce composant intégré sera soudé directement sur le processeur.

A l'échelle d'un smartphone, le gain de place est significatif : l'encombrante SIM cède la place à un composant d'une taille inférieure au millimètre.

100 fois plus petite qu'une SIM classique


Sans elle, pas de téléphone. Pourtant, la carte SIM est un objet de frustration pour les fabricants de hardware pour qui, sous le capot d'un smartphone, chaque millimètre doit être occupé. Le fondeur ARM (fabricant de semi-conducteurs) va peut-être leur apporter une solution pour dégager de l'espace grâce à un nouveau composant intégré, l'iSIM.

L'iSIM est donc, comme son nom l'indique, une carte SIM, mais directement intégrée au processeur de l'appareil. Ses dimensions indiquent clairement qu'un cap est franchi en matière de miniaturisation : à peine une fraction de millimètre, contre 12,3 x 8 mm pour les SIM actuelles (5-6 mm pour les nano SIM baptisées eSIM). Gain de place, mais aussi d'argent, assure ARM, puisque l'iSIM coûtera moins de 10 centimes contre presque 1 dollar pour une SIM classique aujourd'hui.

carte sim t-mobile


un chip pour l'IoT


La trappe dédiée à la carte SIM n'est pourtant pas prête de disparaître : ARM a développé l'iSIM principalement pour l'IoT, l'Internet des objets. En l'occurrence, les petits objets connectés, comme les capteurs sans fil. ARM veut réduire au maximum le coût des composants de ces produits appelés à connaître une croissance exponentielle dans les années à venir.

L'iSIM intéressera-t-elle l'industrie du smartphone ? Elle a déjà mis du temps à adopter les nano-SIM : il faut encore souvent un adaptateur pour les glisser dans la majorité des smartphones. Mais ARM est confiant sur la carrière de son iSIM, car il est dans l'intérêt des constructeurs (et des opérateurs) que les objets connectés prolifèrent et coûtent moins cher. ARM, qui dessine les composants sans les fabriquer directement, estime que les premières iSIM arriveront sur le marché à la fin de l'année.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36