Test Marshall Willen : une mini-enceinte Bluetooth qui soigne le fond et la forme

Guillaume Fourcadier
Spécialiste Audio
03 juillet 2022 à 12h12
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Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Toujours plus petit, toujours aussi Marshall. Dernier rejeton d’une gamme d’enceintes Bluetooth maintenant assez étoffée, la nouvelle Willen est également la plus abordable du lot. Très compact, waterproof et plutôt endurant, ce modèle possède bien des arguments sur le papier. Mais ceux-ci se retrouvent-ils en pratique ?

Marshall Willen
  • Finition
  • IP67
  • Autonomie
  • Bonne qualité sonore
  • Connexion Multipoint
  • Qualité des microphones
  • Application peu utile
  • Extension dans les basses perfectible

Simple, solide, Marshall

Pas infiniment plus discrète que sa grande sœur Emberton, la Willen se permet surtout d’adopter un format à la fois plus design et plus nomade. Présentée sous la forme d’un parallélépipède très plat à base carré (101,6 x 100,5 x 40,4 mm, pour 310 g), elle met particulièrement en avant sa grille frontale avec logo intégré. Ce format n’est pas si répandu, mais est déjà représenté par quelques concurrents sérieux, comme l’excellente Bose SoundLink Micro, petite cousine de la SoundLink Flex.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

La Willen est un bel exemple du savoir-faire de Zound Industries (la société mère) en matière de conception. En plus d’être assez harmonieuse, l’enceinte dose assez bien ce qui doit être mis en avant et ce qui doit être camouflé. Surtout, les codes Marshall sont tous là, parfois légèrement adaptés : la surface vinylique très accrocheuse, le système de diodes multiniveaux, et surtout le stick de contrôle multidirectionnel couleur laiton. Plus sportive que les autres enceintes Marshall, la Willen intègre une lanière élastique sur son dos. Celle-ci permet de s’accrocher sur des sangles ou éléments rigides pas trop épais.

Sans surprise, l’assemblage est excellent, et la qualité de fabrication générale exemplaire. Nous ne sommes pas dans les eaux plus luxueuses (et plus dispendieuses) d’une Bang & Olufsen Beoplay A1, mais la Willen fait presque un sans-faute sur la forme. Forcément, la recharge passe par un connecteur USB-C, connectique obligatoire en 2022.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Rappelons que cet appareil dispose d’une certification IP67, ce qui signifie une résistance aux immersions et à la poussière. Une bonne petite baroudeuse en somme.

Fiche technique Marshall Willen

Performances

Puissance nominale
10W
Réponse en fréquence
100 Hz - 20 kHz
Nombre de voies
1
Nombre de haut-parleurs
1
Diamètre des haut-parleurs
50mm
Type d'enceintes
1.0 (mono)

Connectivité

Bluetooth
Oui
Bluetooth Version
5.1
Wi-Fi
Non
NFC
Non
Certification DLNA
Non
Mode Stéréo
Non
Tuner FM
Non

Connectiques

Entrée Jack 3.5 mm
Non
Microphone intégré
Oui

Batterie

Autonomie
15h
Câble d'alimentation
USB-C

Caractéristiques techniques

Catégorie
Active
Type d'enceinte
Enceinte d'extérieur
Type de charge
Enceinte à radiateur passif
Dimention des haut-parleur(s)
Large bande 50 mm

Caractéristiques physiques

Hauteur
101,6mm
Largeur
100,5mm
Profondeur
40,4mm
Poids
310g
Certification IP
67

Ergonomie à la Marshall

Enceinte Bluetooth dans son plus simple appareil, la petite Willen est totalement dépouillée pour ce qui est des connectiques. N’allez pas chercher une entrée numérique ou même une petite prise jack, il n’y a rien ici, mis à part le port USB-C de recharge.

Comme précisé plus haut, le modèle se permet d’utiliser l’une des spécialités ergonomiques du constructeur, le joystick. Présent sous différentes tailles suivant les produits, cet élément cohabite déjà avec l’Emberton, ainsi qu’avec les casques (récents) type Monitor II ANC ou Major IV. Le principe est simple : le joystick peut se déplacer dans quatre directions, ce qui permet de contrôler le passage de pistes (déplacement horizontal) et le volume (vertical). Un appui permet d’allumer et éteindre l’appareil (appui long), ou encore déclencher la pause/lecture.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Placé sur la tranche supérieure, un bouton déclenche l’appairage Bluetooth ainsi qu’un mode spécial, baptisé Stack. Placé à ses côtés, un indicateur à cinq niveaux permet de renseigner sur l’état de la batterie via l’affichage de led rouges.

Utilisable seule, la Willen fonctionne de concert avec l’application Marshall Bluetooth. Cette dernière ne présente qu’un apport très modéré, mais peut avoir une utilité. Deux points (et pratiquement les seuls présents) sont intéressants.

Marshall Willen

Le premier est la présence de trois égaliseurs prédéfinis. De base, l’enceinte opte pour la présélection Marshall, une signature équilibrée. A celle-ci s’ajoute le mode Push, qui est une sorte d’appairage multiple entre enceintes Willen. Un peu à l’image du mode Party Up de Logitech, cela permet à une enceinte maîtresse de relayer le signal à un grand nombre d’enceintes asservies. En revanche, pas de notion d’appairage stéréo.

Du codec basique (et alors ?), et du multipoint

Simple enceinte Bluetooth, et par conséquent pas ce qui se fait de plus révélateur en matière de son, la Willen n’a logiquement droit qu’à des codecs Bluetooth basiques, ou plutôt au codec basique. En effet, seul le SBC est intégré ici.

A l’inverse, Marshall intègre une connexion multipoint, chose qui n’est pas si répandue (bien que loin d’être rare) sur des enceintes miniatures. Autre raffinement, la présence de l’appairage Google Fast pair, qui simplifie cette opération sur les smartphones Android.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

La qualité de connexion de la Marshall Willen est plutôt bonne, avec une excellente stabilité du signal. Nous avons vu encore mieux en matière de portée du signal, mais cela reste très correct à ce niveau. Concernant la latence, le résultat est également acceptable. Les enceintes Bluetooth sont généralement plus mal loties que les casques et écouteurs, parfois même catastrophiques, étant donné qu’elles ne servent que rarement dans un usage ludique (ou la latence n’est pas compensable). Difficile de conseiller la Willen pour les jeux-vidéo, mais cette latence reste à peu près mesurée, loin de la demi-seconde voire de la seconde de certaines concurrentes.

Autre bon point, la présence d’un microphone, utilisable en mode kit main-libres. Etonnamment, cette fonction est tout à fait bien gérée, et pas seulement dans un environnement idéal. La captation est plutôt naturelle, dans un salon comme dans une rue pas trop bruyante. Au-delà, l’exercice est de toute façon stupide, car à la fois incivique et inaudible (le son de l’enceinte ne va couvrir le reste).

Une autonomie plus robuste que la moyenne

Semi-paradoxe des enceintes Bluetooth, les modèles plus puissants sont en général les plus endurants. Contrairement à un casque ou des écouteurs, le volume occupé implique une batterie de bien plus grande capacité.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Pourtant, avec cette limitation en tête, Marshall fait bien plus que la moyenne, et annonce une autonomie de 15 h (sans précision de mesure). A volume modéré, nous sommes assez facilement parvenus autour des 16 h 30, ce qui est déjà très élevé pour un tel engin. Par comparaison, la Bose Sounlink Micro n’excède pas les 5 h en pratique. En montant le volume, nous retombons davantage autour des 10 – 12h, ce qui reste très viable.

Le cri Willen

Pas de révolution sur l’architecture sonore, la Marshall compose avec ce qu’il est possible de faire dans de si petites dimensions. Elle est ainsi équipée d’un unique transducteur large bande de 2 pouces (5 cm), secondé par deux radiateurs passifs, et alimenté par une amplification de 10 W.

A l’écoute, la Marshall Willen n’est pas l’enceinte mini la plus convaincante qui soit passée dans nos mains, mais elle parvient à un résultat déjà très agréable, car plutôt bon techniquement. Son extension dans le bas du spectre n’est clairement pas aussi prononcée que sur la Soundlink Micro de Bose, qui reste une référence dans le genre, mais elle n’est ni anémique, loin de là. Une certaine puissance se dégage, et un petit pic marqué autour des 100 Hz apporte suffisamment de punch et de rondeur à l’écoute.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Néanmoins, on peut noter une légère mise en avant des aigus, ce qui va aérer l’écoute, mais peut s’avérer agressif sur des pistes déjà marquées. Cela est un peu moins vrai en utilisant l’enceinte en position couchée, dans laquelle les aigus (assez directifs) sont mieux domptés.

D’une manière générale, la Willen chante efficacement. Le niveau de détails est très bon, et l’enceinte navigue assez bien entre les différents styles. Bien sûr, il aurait été préférable d’accentuer un peu les basses, plus importantes dans un environnement nomade.

La puissance sonore est également assez bonne, mais la réserve disponible n’est pas représentative des capacités du produit. En effet, il est rare de dépasser les 75/80% de puissance sonore en pratique. Au-delà, le modèle maitrise bien moins sa distorsion, et un déséquilibre se crée : les basses n’augmentent plus à partir d’un certain seuil, ce qui va d’autant plus donner de l’agressivité à l’écoute.

Marshall Willen
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Concernant les égaliseurs, ceux-ci sont malheureusement assez anecdotiques. Le mode Push appuie légèrement le pic autour des 100 Hz, sans apporter plus d’ampleur à l’écoute. Au contraire, les aigus, rehaussés également, viennent inutilement s’accentuer. Quant à l’égaliseur Voice, il apporte un peu de clarté aux voix, mais en diminuant encore les basses, ce qui n’a d’intérêt que pour les podcast.

L’avis de Clubic

8

Simple, bien conçue, autonome, et d’une qualité sonore plus qu’acceptable, la Willen de Marshall remplit bien son contrat.

Tout n’est pas rose dans son monde, à commencer par l’application dédiée assez peu utile et la connectivité classique, mais cette mini enceinte Bluetooth n’a aucun défaut majeur.

Les plus

  • Finition
  • IP67
  • Autonomie
  • Bonne qualité sonore
  • Connexion Multipoint
  • Qualité des microphones

Les moins

  • Application peu utile
  • Extension dans les basses perfectible

Construction 8

Ergonomie 7

Autonomie 8

Qualité sonore 7

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leje
Est-ce que cette enceinte pourrait servir pour des confs Teams/Zoom ?
DirtyShady
J’hésite trop a me prendre une Emberton II ou un Willen, j’aime tellement le style Marshall.<br /> Le problème c’est que je n’ai pas vraiment l’utilité d’un enceinte Bluetooth, ou ce serait que très occasionnellement.<br /> C’est des beaux objets ce que fait Marshall.
guifou
C’est envisageable que je pense oui. Le Bluetooth est jamais l’idéal pour les conférences, mais pour une solution déportée assez pratique ça devrait faire l’affaire. A voir si le rendu est meilleur qu’en utilisant directement le PC par contre (ce qui n’est pas forcément garanti).
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