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Test Bose SoundLink Flex : une mini enceinte baroudeuse aux basses soignées

Guillaume Fourcadier
Spécialiste Audio
02 mars 2022 à 18h30
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Bose SoundLink Flex
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Nouvelle petite enceinte Bluetooth de l'Américain Bose, la SoundLink Flex fait partie de la sous-catégorie des enceintes dites baroudeuses. L'objectif est ici de pouvoir utiliser le modèle partout et dans toutes les conditions (ou presque).

Résistante à l'eau et à la poussière, ambitieuse sur la partie sonore, l'enceinte s'affiche comme une sorte de grande sœur de la SoundLink Micro. Une réussite de plus pour le constructeur, malgré un prix déjà élevé (170 euros) ?

Bose Soundlink Flex
  • Excellente qualité des basses
  • Qualité de construction et IP67
  • Multipoint et mode Soirée
  • Kit main-libre
  • Aigus à fort volume
  • Autonomie très moyenne
  • Connectique réduite au minimum

Pour l'aventure, pas (vraiment) pour la bamboche

Contrairement à un certain nombre d'enceintes Bluetooth, comme la gamme SRS-XB de Sony, cette SoundLink Flex ne s'affiche absolument pas comme un modèle festif. Pas de déclinaisons aux couleurs très flashy (seuls coloris disponibles : noir, blanc et bleu ardoise) ni système de LED RGB. Tout est assez simple sur ce produit, sobre sans être triste.

L'enceinte, au design allongé (20 x 9 x 5 cm), se compose d'un corps en polymère recouvert d'une couche de silicone assez épaisse et d'une grille frontale en métal. À l'arrière, une seconde petite grille protège le second passif (pour les basses). Enfin, une petite sangle en toile permet d'accrocher assez simplement l'enceinte via des mousquetons (malheureusement pas inclus) ou des nœuds.

Bose SoundLink Flex
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Sur la forme et sur la fabrication en elles-mêmes, rien à dire. Le produit est très agréable à prendre en main, tout en étant d'une finition exemplaire.

Sa forme assez plate ainsi que sa légèreté (585 g sur notre balance), autorisent une excellente préhension, cela pour pratiquement toutes les mains. La surface en silicone, antidérapante, permet de limiter les petits accidents. Le constat est tout aussi bon une fois l'enceinte posée sur une surface. La SoundLink Flex peut alors se placer de deux façons : couchée (à l'horizontale) ou à la verticale. Pour cette dernière, de discrètes excroissances vont venir stabiliser la position. À moins de vraiment le vouloir, l'enceinte ne glissera jamais de son support.

Bose SoundLink Flex
Aucun problème pour une immersion ou des projections d'eau © Guillaume Fourcadier pour Clubic

La fabrication, sans oser distiller de touches luxueuses (pas de cuir ou autres matériaux premium), est presque irréprochable. Bose est proche de la conception pro dans le principe, en ne sacrifiant aucun élément formel sur l'autel du design. En point d'orgue, la certification IP67 indique une résistance aux immersions prolongées, ainsi qu'aux poussières, complétée ici (aux dires de la marque) par une protection contre la sueur et les rayons UV. Une vraie baroudeuse.

Classicisme et petits plus

Sans surprise, Bose suit la continuité de ses habituels produits Bluetooth (hors modèles de salon). La marque navigue ainsi dans une certaine simplicité ergonomique, qui tourne parfois à l'austérité.

Cette austérité est surtout valable pour la connectique, limitée au seul port de recharge USB-C. Pas d'entrée analogique type jack, et encore moins d'entrée numérique. C'est un reproche, mais reproche timide étant donné l'orientation fortement nomade du produit.

Bose SoundLink Flex
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Les commandes reprennent la recette de l'essentiel des fabricants du genre, avec une disposition à cinq boutons, tous placés dans des petits creux de la couche en silicone :

  • bouton marche/arrêt (avec indication vocale du niveau de batterie)
  • volume –
  • bouton de navigation multifonction : lecture/pause, passage de pistes (deux ou trois appuis) et appel à l'assistant par défaut du téléphone (appui prolongé)
  • volume +
  • appairage

Les fonctions essentielles sont bien là, mais la Bose SoundLink Flex ne va pas plus loin.

De ce point de vue, l'utilisation de l'application Bose Connect n'apporte que peu de choses. En effet, celle-ci va surtout permettre de gérer la connexion de l'enceinte aux différents appareils (en activant et désactivant facilement des ponts) et d'utiliser le mode soirée.

Bose SoundLink Flex
© Bose

Bien connu des utilisateurs de la gamme SoundLink de Bose, ce mode renvoie vers deux types de connexions avancées. La première, créer un pont avec n'importe quelle autre enceinte compatible (Bose SoundLink), ce qui permet de relayer le signal Bluetooth sur plusieurs produits en simultané, et donc de multiplier les sources sonores. La seconde, directement dérivée de la première, jumelle une seconde SoundLink Flex, afin de créer une connexion stéréo.

Faute de modèles compatibles sous la main, nous n'avons pas pu vérifier l'efficacité du procédé.

Connectivité étendue

Malgré l'ergonomie assez classique et l'absence de connectique filaire, le produit s'en sort tout à fait bien sur la connectivité en général.

Cela commence par l'intégration du Bluetooth Multipoint, ce qui permet de basculer entre les flux audio de deux smartphones. Cette fonction est, de plus, très bien implémentée. Nous n'avons pas eu de problème au premier appairage et le basculement entre les appareils ne souffre de pratiquement aucun bug.

Bose SoundLink Flex
© Bose

Sa puce Bluetooth 4.2, assez classique, n'empêche pas l'enceinte Bose de disposer d'une bonne portée (même si pas record) et d'une bonne stabilité du signal. Forcément, l'adoption du seul codec SBC (il n'y a même pas d'AAC) y est pour beaucoup. Cela n'est pas un reproche de notre côté, car il serait bien difficile de juger de la qualité des codecs avec un tel produit.

Notons également une fonction pas si répandue sur une petite enceinte Bluetooth, le main-libre. En appel, la qualité de la captation de la SoundLink Flex est plutôt bonne, tant que l'on ne s'éloigne pas trop du modèle. Bien sûr, il faut rester dans un milieu suffisamment calme pour ne pas ruiner cette expérience.

De dix à douze heures d'autonomie

D'une manière générale, l'autonomie annoncée des enceintes Bluetooth, petit format se situe entre huit et 24 heures. Bose joue plutôt petits bras, indiquant 12 heures d'autonomie pour sa SoundLink Flex.

Bose SoundLink Flex
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

À l'usage, nous sommes plutôt autour des 10 heures, à volume « classique », sans pousser trop fort, ce qui est en dessous de la moyenne. À l'extérieur, et/ou dans le contexte d'une soirée, l'autonomie risque de descendre autour des 8 heures. Quant à la recharge, nous avons à peu près compté 3 heures 30 pour passer de 0 à 100 %.

De la bonne basse Bose

Suivant l'exemple de bien de ses enceintes, Bose ne se perd pas dans une conception multivoie ou même multi-transducteurs. À ce titre, le constructeur se repose sur un unique haut-parleur large bande d'environ 60 mm, associé à deux radiateurs passifs montés sur un même axe (l'un placé à l'avant, l'autre à l'arrière). Ces derniers constituent un montage permettant d'optimiser l'extension dans les basses fréquences, une sorte de bass-reflex survitaminé (avec ses propres problèmes). Habituellement, cette formule est parfaitement maîtrisée par la marque, particulièrement sur les petits produits.

Sans surprise, Bose relève une fois de plus le défi.

Bose SoundLink Flex
© Bose

Malgré la compacité du produit, les basses sont là, presque imperturbables jusqu'à 60 Hz environ, ce qui est suffisant pour donner une belle assise au son. Bose se permet même d'accentuer légèrement ce registre sonore, sans doute afin d'impressionner, de pousser le côté nomade du produit. Au moins, à défaut d'être un exemple d'audiophilie, nous assistons à un véritable savoir-faire en la matière. La distorsion est assez contenue, il n'y a pas de sensation d'exagération ou de mollesse. Au contraire, les basses sont articulées, beaucoup de détails sont mis en avant.

En évitant l'écueil d'une signature sonore trop écourtée, la marque ne se coupe d'aucun style musical, en particulier les genres modernes. Difficile, dès lors, de rivaliser avec ce produit compact dans cette gamme de prix. Sony, dans son genre, propose des produits plus équilibrés (et un peu plus écourtés) dans cette gamme de fréquences, mais un peu moins riches.

Pas grand-chose à dire sur les médiums, plutôt équilibrés à l'écoute. Le niveau de basses ne déborde pas sur ce registre, qui ne souffre d'aucune accentuation (voile ou agressivité).

Bose SoundLink Flex
© Bose

À l'inverse, les aigus sont marqués par un pic autour des 8 – 10 kHz, pic qui se traduit par une certaine brillance générale. Sur des morceaux très énergiques, cette brillance ressort clairement et, faute d'un égaliseur sur l'application, peut difficilement être corrigée. Mis à part ce cas de figure, cette exagération ne s'accompagne pas d'une agressivité et n'est pas fatigante. Une emphase est là, sans doute pour impressionner l'auditeur en mettant en avant des détails et en aérant l'écoute, mais force est de constater que cela est efficace… la plupart du temps. Pour le coup, les équivalents SRS-XB de chez Sony possèdent plus de finesse dans le haut du spectre.

Il reste conseillé de faire preuve de parcimonie avec la puissance. Une fois un haut volume atteint (à partir de 75 % environ), la distorsion est nettement plus marquée et le fragile équilibre sonore du produit commence à se fissurer. Cela est légèrement vrai avec les basses, un peu moins précises et un peu plus traînantes. Sans surprise, l'impact le plus marqué, à fort volume, se fait sur les aigus, brouillant davantage le message audio.

Bose SoundLink Flex
© Guillaume Fourcadier pour Clubic

Bien que l'enceinte soit mono, avec une dispersion directionnelle du son, la SoundLink Flex peut s'utiliser de deux façons : debout ou couchée. Dans un cas comme dans l'autre, le traitement sonore intégré reconnait la position du produit, et adapte sa sonorité en conséquence. Debout, la dispersion sonore est clairement directive, une chose qui se traduit par des aigus bien plus marqués dans l'axe du modèle, et s'atténuant assez rapidement en s'en écartant.

À l'inverse, une fois l'enceinte couchée, la dispersion est bien plus large et plus proche d'un 360° classique. Dans ce mode, les aigus sont un peu plus mis en avant, et leur atténuation est moins marquée en s'écartant de l'axe de la grille. Pour le reste, la qualité sonore pure est presque identique.

L'avis de Clubic

Solide, bien assemblée et bien pensée, l'enceinte SoundLink Flex de Bose est un modèle aussi simple dans sa forme qu'elle est efficace sur le fond.

Si l'absence de LED ou de fonctions annexes peut être perçue comme un signe d'austérité, le constructeur répond présent sur les points clés, en particulier la qualité sonore. Toujours aussi brillant dans la gestion du bas du spectre, Bose parvient à ne sacrifier ni la technicité ni la musicalité, cela malgré les limites imposées par un si faible volume.

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Solide, bien assemblée et bien pensée, l'enceinte SoundLink Flex de Bose est un modèle aussi simple dans sa forme qu'elle est efficace sur le fond.

Si l'absence de LED ou de fonctions annexes peut être perçue comme un signe d'austérité, le constructeur répond présent sur les points clés, en particulier la qualité sonore. Toujours aussi brillant dans la gestion du bas du spectre, Bose parvient à ne sacrifier ni la technicité ni la musicalité, cela malgré les limites imposées par un si faible volume.

Les plus

  • Excellente qualité des basses
  • Qualité de construction et IP67
  • Multipoint et mode Soirée
  • Kit main-libre

Les moins

  • Aigus à fort volume
  • Autonomie très moyenne
  • Connectique réduite au minimum

Construction 9

Ergonomie 7

Autonomie 6

Son 9

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Highmac
Pourquoi des LEDs ?<br /> Pour faire son « Jacky » ?
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