
Le temps passe vite ! Voilà déjà sept ans que la sonde OSIRIS-REx a décollé pour aller chercher des petits bouts de cet astéroïde. Elle nous revient avec de bonnes nouvelles.
Un atterrissage complexe
OSIRIS-REx est donc revenue avec 250 grammes d'échantillons, qu'elle a collectés en 2020. La capsule est retournée sur Terre après une entrée dans l'atmosphère à plus de 44 000 km/h et une montée en température extrême (due aux frottements de l'air) jusqu'à 2 700°C. Elle a touché terre à 15 h en plein milieu d'un des déserts de l'Utah, à l'ouest des États-Unis.
Tout s'est bien passé, à part une ouverture du parachute principal un peu plus tôt que ce qui était prévu. Rien de grave cependant. Une fois la sonde au sol, la priorité était de protéger le contenu de la capsule contre toute contamination extérieure. En effet, les échantillons qu'elle contenait sont très sensibles, et il était capital que leur récupération se déroule dans une asepsie la plus totale. Mission réussie et tout cela sera analysé au centre spatial John Houston, au Texas.
Une découverte majeure
Pourquoi est-ce aussi important ? L'échantillon rapporté par OSIRIS-REx est le plus gros rapporté depuis 1972, lors du programme Apollo. Il faut comprendre que les astéroïdes sont des corps célestes qui ont très peu changé depuis les origines du système solaire. On peut les considérer en quelque sorte comme des archives du passé, qui pourraient contenir des éléments de compréhension centraux sur les débuts de la vie sur notre planète.