Internet fait-il vraiment de l’ombre au CD ?

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Le 27 août 2002
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D’après la RIAA, organisation qui représente l’industrie américaine du disque, les ventes de CDs ont baissé de 7% entre les premiers semestres 2001 et 2002.

La RIAA (Recording Industry Association of America), organisation de défense des intérêts de l'industrie américaine du disque, estime que la chute des ventes de CDs (compact disc audio) peut s'expliquer par l'engouement des internautes pour le téléchargement de musique en ligne.

Les ventes de CDs au cours du premier semestre 2002 ont baissé de près de 7% par rapport à la même période en 2001.

La RIAA, dont font partie Sony Music, Warner Music Group, EMI, Universal Music et BMG, se réfère aux chiffres émanant d'une étude réalisée par les analystes du cabinet Peter D. Hart Research Associates (hartresearch.com).

"Parmi les gens qui ont déclaré avoir augmenté leurs téléchargements pendant le premier semestre, 41% ont signalé qu'ils achetaient moins d'albums (CDs) que six mois plus tôt. Tandis que 19% d'entre eux affirment acheter plus de musique boîte", souligne la RIAA dans un communiqué.

L'étude de Hart Research et les conclusions de la RIAA s'opposent aux résultats d'une enquête publiée début août par le cabinet Forrester Research (forrester.com).

D'après Forrester, l'échange de fichiers musicaux sur Internet n'était pas la cause du recul des ventes de CDs entre les premiers semestres 2001 et 2002, mais plutôt la faiblesse de la conjoncture économique globale et la concurrence d'autres médias.

Geoff GARIN, Directeur général de Hart Research Associates précise lui même qu'il "n'avancerait pas l'argument selon lequel le téléchargement et la copie numérique sont les seuls éléments d'explication." Néanmoins, il estime "que le téléchargement et la copie n'ont pas d'effet favorable sur les ventes de CDs".

Les sites Internet spécialisés dans le téléchargement de fichiers musicaux accordent peu de crédit aux résultats de telles enquêtes.

"Pour éliminer les services de distribution gratuite et illégale de musique sur le Net, il faut offrir des services légaux complets, innovants et à un prix raisonnable. Tant que les labels ne rendront pas leur catalogue disponible partout en faisant un effort sur les services, ce genre d'étude sera inutile", affirme Jonathan POTTER, Directeur général du lobby Digital Media Association (digmedia.com).
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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