Final Space : dans l'espace, tout le monde entend Gary crier

10 avril 2021 à 15h15
2
Final Space © TBS

Envie d'une série d'animation pas trop longue pour vous détendre, rire, et même vibrer un peu ? Ne cherchez plus ! Direction Final Space et son équipage spatial de bras cassés, pour lequel il est difficile de ne pas craquer.

Le veilleur d'écran[s] S06E06 📺 : Final Space

Dans un contexte où l'offre en matière de séries n'a jamais été aussi pléthorique, le Veilleur d'écran[s] se propose d'être votre guide à travers les saisons. Qu'il s'agisse d'une ancienne série aujourd'hui culte, d'un carton récent ou d'un show plus anonyme, cette chronique vous aidera à ne perdre votre temps qu'en bonne compagnie.

Accompagnez la lecture de cet article avec la musique de la série :

Final Spaaaaaaaaaaaaace

J'ai longtemps hésité à accorder une chronique complète à Final Space. Déjà évoquée dans notre sélection des meilleures séries animées , l'œuvre signée TBS (et proposée par Canal+ chez nous) a certes de nombreux arguments qui justifient sa mise en avant, mais pâtit aussi quelques défauts qui ont eu tendance à freiner la rédaction de cet article.

Forte de sa convaincante saison 3, en cours de diffusion, le moment est finalement venu.

Final Space © TBS

L'intrigue de Final Space s'ouvre sur le personnage de Gary Goodspeed, un astronaute condamné à vivre seul dans un vaisseau spatial. Heureusement pour lui, cinq ans après le début de sa sentence, ce héros aussi loser que faussement imbu de lui-même (il aime notamment parler de lui-même à la 3e personne, se mettant en scène avec une voix profonde et dramatique) va croiser la route de Mooncake.

Tranche de Mooncake

Sous ses airs d'adorable alien rond et vert à la voix haut perchée (et objectivement bien plus mignon que Baby Yoda, pas la peine de venir me dire le contraire), Mooncake est en réalité un destructeur de planète. Il est donc sans surprise pourchassé, pour sa puissance, par un ennemi redoutable du nom de Lord Commander. Ce dernier étant doublé par l'acteur anglais David Tennant, qu'on se le dise, Mooncake n'a à priori aucune chance de s'en sortir.

Heureusement, se forme aux côté de l'alien un équipage hétéroclite et attachant, composé notamment de Gary, Quinn (son amour compliqué), Avocato (son nouveau meilleur ami)… Et ces formidables personnages vont tout faire pour protéger leur compagnon.

Ils vont pour ce faire naviguer comme ils le peuvent dans une galaxie à la composition riche et complexe en termes de décors, de factions, de mythologies… Une épopée faite d'événements surprenants, au cours de laquelle la série, dont l'ambition va croissant, n'oublie jamais l'humour, essentiel à son fonctionnement et à son identité.

Final Space © TBS

Car oui, on rigole bien dans Final Space (moins que dans Rick & Morty, mais plus que dans Futurama, pour vous donner une idée, sur une échelle toute personnelle). L'humour y est notamment porté par quelques personnages atypiques (le robot pénible KVN en tête), mais aussi par des situations et dialogues absurdes plutôt bien dosés.

Toutefois, le show va beaucoup plus loin que ce à quoi je m'attendais du côté du drame et de l'intensité…

Freaks and Gary

Final Space propose en effet moults retournements dramatiques qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir dans ce type d'œuvres, souvent très orientées détente et gaudriole, s'interdisant de ce fait les décisions scénaristiques radicales. Mais ici, des petites aventures ayant lieu dans le vaisseau aux événements cataclysmiques à l'échelle galactique, la série créée par Olan Rogers (qui prête d'ailleurs sa voix à plusieurs personnages, dont Gary) parvient très régulièrement à surprendre son monde.

Si on peut reprocher à la série les trois premiers épisodes de sa saison 2, qui partent dans tous les sens et ratent presque tout ce qu'ils entreprennent (à tel point que j'ai dû marquer une pause de plusieurs mois dans son visionnage…), Final Space est une proposition télévisuelle aussi solide que rafraichissante.

Final Space © TBS

Et pour cause, sur la forme aussi, Final Space arrive à mélanger les genres avec habileté. Si son animation cartoon, assez classique mais efficace, est surtout orientée humour, la musique, elle, est bien souvent intense et émouvante. En résulte un ensemble savamment équilibré, entre la comédie et le drame.

Aussi, Final Space ne vient certes pas se placer sur mon podium personnel des meilleures séries animées de ces dernières années (il faut dire qu'il y a eu du lourd en face); mais elle n'en démérite pas pour autant, et demeure l'une de mes principales recommandations de ces derniers mois !

D'ailleurs je vous laisse, la suite de la saison 3 m'appelle. Chokity POK POK, comme dirait Mooncake.

Cette série est pour vous si :
- Vous aimez les équipages de vaisseau spatial complètement pétés
- Vous voulez un personnage encore plus mignon que Baby Yoda
- Vous appréciez le mélange humour et SF ambitieuse et surprenante
Cette série n'est pas pour vous si :
- Pas d'humour dans votre SF et vice versa
- Vous n'aimez pas les héros un peu bêtes
- Vous préférez les formats plus longs

Les trois saisons de Final Space (10, 13 et 13 épisodes) sont disponibles sur Canal+. Netflix propose également les S01 et S02.

Modifié le 12/08/2021 à 10h48
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
2
2
clockover
Et saison 1 et 2 sur Netflix
aGa
Ah yes en effet, je l’ajoute, merci !
Voir tous les messages sur le forum

Lectures liées

What If…? : de l'anthologie et de l'animation pour un résultat qui fait des Marvel
Mission M’Other : on visite la France (apocalyptique) de 2032
Marier Raspberry Pi et LEGO® n'a jamais été aussi facile grâce au Build HAT
Ce téléphone que vous aviez enfant, vous vous souvenez ? Maintenant il passe des appels
La Jetée — Plus qu'un court-métrage, un véritable classique
Hawkeye : la série de Disney+ s'offre un nouveau trailer prometteur
DC FanDome 2021 : les annonces qu'il ne fallait pas manquer
DC FanDome 2021: Doom Patrol et Titans reviendront pour des saisons 4
DC FanDome 2021 : enfin un premier aperçu pour Black Adam avec The Rock
Lucifer : l'Enfer est pavé de bonnes intentions... et de nids-de-poule
Haut de page