Sécurité : Huawei prête à se mettre à nu pour prouver sa bonne foi

01 octobre 2020 à 19h00
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Face aux incertitudes économiques pesant sur son avenir, l'entreprise chinoise a annoncé qu’elle était prête à donner à voir l’intégralité de ses équipements afin qu’ils puissent être passés en revue par des experts en sécurité.

Et pour cause, depuis quelques années déjà Huawei doit faire face à la réticence de plusieurs gouvernements pour déployer ses équipements réseaux.

Un contexte tendu pour Huawei

Le spécialiste des infrastructures de télécommunication souhaite participer activement au déploiement de réseaux 5G outre-Atlantique et sur le Vieux Continent. Toutefois, selon de précédents rapports, ses routeurs étaient équipés de logiciels espions agissant pour le compte de la Chine.

Huawei s’est toujours défendue d’espionner ses partenaires auprès de son principal accusateur, les États-Unis. Mais l’influence du pays de Donald Trump a déjà fait effet. Le Royaume-Uni, comme l’Allemagne, ont banni Huawei pour le déploiement de la 5G. En France, le gouvernement a décidé de privilégier les opérateurs européens et prévoit de retirer Huawei du marché d’ici 2028.

Huawei, à genou

Luigi De Vecchis, président de Huawei en Italie, s’est exprimé sur la situation. Selon Reuters, il a pris la parole alors que Mike Pompeo, le secrétaire d’état américain, était en déplacement durant deux jours dans la capitale du pays.

« On ouvrira nos entrailles, nous sommes prêts à être disséqués pour répondre à toute cette pression politique », affirme ainsi Luigi De Vecchis avant d’ajouter : « je suis atterré de voir qu’un pays aussi grand que les États-Unis s’attaque à un autre pays par la démolition - sans aucun fondement - d’une société de ce dernier ».

La Chine en ligne de mire de Trump

Mike Pompeo a rencontré le premier ministre italien Giuseppe Conte en avertissant ce dernier des risques commerciaux engendré par une coopération avec la Chine. Il faut dire que depuis des années, l’administration de Donald Trump multiplie les opérations à l’encontre de l’Empire du Milieu.

Donald Trump avait d’emblée donné la couleur avant d’être élu président des Etats-Unis : il tendrait à sanctionner la république populaire de Chine en imposant de fortes taxes douanières. Sur le secteur informatique, le gouvernement Trump a empêche le rachat de Qualcomm par Broadcom, société basée à Singapour. Huawei fait donc également les frais de cette guerre commerciale.

On le sait, en plus de ses équipements réseaux, Huawei dispose d’une large gamme de smartphones sous Android. Trump a toutefois interdit aux entreprise américaines de travailler avec la société chinoise. Depuis l'année dernière, Huawei n’est donc plus en mesure de proposer des smartphones équipés des services de Google.

Source : Reuters

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