Élections : le vote par smartphone pourrait-il devenir une réalité ?

10 novembre 2018 à 20h01
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vote poll piraté hack

Une startup américaine offre à certains électeurs la possibilité de voter en utilisant une application mobile. Une initiative vue d'un très mauvais œil par de nombreux observateurs.

Pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, des électeurs ont pu voter grâce à leur smartphone, dans le cadre des élections de mi-mandat. Cela concernait toutefois uniquement les militaires de Virginie-Occidentale en service à l'étranger, avec l'objectif d'augmenter le taux de participation.

Une nouvelle façon de voter

Les autorités de cet État ont en effet été convaincues par la startup Voatz. L'entreprise propose une solution de vote s'affranchissant des bulletins en papier, au profit d'une application sur téléphone. Le principe : l'électeur prend à la fois une photo de sa pièce d'identité et une vidéo en selfie montrant son visage. L'application utilise alors une technologie de reconnaissance faciale pour s'assurer de la correspondance entre les deux. La personne peut alors voter, et son choix est ensuite anonymisé et enregistré dans la blockchain.

Voatz a été fondée en 2014 à Boston et a notamment suivi le programme d'accélération de Techstars. Elle a procédé à une levée de fonds de 2,2 millions de dollars (environ 2,1 millions d'euros) en janvier 2018. Cependant, sa solution n'a pas convaincu tout le monde.

Des doutes sur la sécurité et l'anonymat

De nombreuses voix se sont effectivement élevées pour dénoncer cette initiative. Certains ont souligné les failles de sécurité du système, qui utiliserait des technologies de chiffrement et d'authentification dépassées. D'autres ont mis en avant les risques de voir les votes désanonymisés, que ce soit à court ou moyen terme. Enfin, l'utilisation de dispositifs mobiles peu sécurisés est source d'inquiétudes pour beaucoup, au même titre que la difficulté à détecter d'éventuelles modifications dans le vote.

Du côté de Voatz, on s'inscrit en faux contre ses accusations, qualifiées de « fausse propagande » par le porte-parole de la société. Ce dernier rapporte que le système est testé quotidiennement, pour s'assurer de sa fiabilité.

Néanmoins, il reste certainement du chemin à parcourir pour l'entreprise, avant de remporter tous les suffrages.

Source : Vanity Fair
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