Alienware Area 51, le PC à 4 400 euros

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Avec le Area 51, Alienware surprend avec un boîtier hors norme au design triangulaire, censé optimiser le refroidissement. En son sein, la crème des composants. L'objectif : en mettre plein la vue, à tous les niveaux. Pari réussi ?

Alienware, la branche gaming du constructeur américain Dell, aime à ne rien faire comme les autres. Surtout ces derniers temps. La marque, réputée auprès des joueurs PC, est même parvenue à sortir un portable sans carte graphique et dotée d'un GPU externe... en option.

Avec le Area 51 (ou A51 dans la suite de cet article), le principe est le même : surprendre, étonner, faire parler. Et pour cela, le constructeur a choisi de transformer radicalement son A51, une référence née il y a cinq ans déjà, et dont vous pouvez retrouver notre test.

Ce qui était auparavant une tour, certes extraordinaire, mais dotée d'un format finalement assez conventionnel, devient aujourd'hui un boîtier à la forme complètement inédite.

Quels sont les avantages de cette conception si particulière, et quelles sont les performances de cette machine ? En un mot : que vaut cet A51 version 2015 ? La réponse dans ce test.

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Une référence, mais une multitude de machines

Comme à son habitude, Alienware commercialise un grand nombre de configurations possibles pour sa machine. Vous pouvez ainsi faire varier le processeur, la quantité de mémoire vive, le stockage et, évidemment, la solution graphique.

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Dénominateurs communs à ces propositions : la présence d'un lecteur Blu-ray au format slot-in, et celle d'un module Wi-Fi 802.11ac et Bluetooth 4.0.

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Pour le processeur, vous avez le choix entre deux monstres en Haswell-E sur socket LGA 2011-3 (plateforme X99) : le Core i7-5820K (6 cœurs, de 3,3 à 3,6 GHz) et le Core i7-5930K (six cœurs avec HyperThreading, de 3,5 GHz à 3,7 GHz).

Qui dit plateforme X99 dit DDR4 : le constructeur vous permet d'opter pour 8, 16 ou 32 Go de DDR4 cadencée à 2 133 MHz. Nous aurions à ce propos aimé qu'Alienware personnalise un peu le PCB des barrettes : ces modules tout simples ne font pas très « hardcore gamer ». De même, le watercooling utilisé semble être celui livré avec le processeur par Intel : on aurait pu attendre mieux de la part d'Alienware, avec pourquoi pas un dispositif à deux ventilateurs.

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Le stockage est limité en termes d'emplacements, puisque le A51 ne dispose que de deux slots 2,5" et trois slots 3,5", soit moins que la très grande majorité des boîtiers. Les propositions d'Alienware varient d'un simple disque dur de 2 To fonctionnant à 7 200 tours par minute à un duo HDD 4 To et SSD, la capacité de ce dernier étant de 128, 256 ou 512 Go.

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Le Samsung PM851 choisi par Alienware n'est autre que la version OEM du 840 Evo dont on connaît les déboires actuels. Pas forcément le choix le plus judicieux et sur une machine de ce standing, on était en droit d'attendre un 840 Pro, à défaut d'un 850 Pro.

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Toujours concernant ce support de stockage, on peut comprendre que la capacité la plus importante soit l'apanage de la configuration la plus haut de gamme. En revanche, on s'étonne que cette dernière soit basée sur trois GTX 970, alors que sur d'autres configurations, on peut choisir un SLI de trois GTX 980.

Le choix de cartes graphiques est par ailleurs assez large : GTX 770, SLI de trois GTX 770, deux ou trois GTX 780, SLI de deux ou trois GTX 970, GTX 980 seule, en duo ou en trio, et enfin GTX Titan Z. Une seule carte AMD, réservée à l'entrée de gamme : la Radeon R9 270.

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Quoi qu'il en soit, si vous comptez un jour changer de carte pour un modèle plus récent, il faudra en sélectionner un de la même taille, à cause des équerres placées par Alienware. Ce qui limite à peu près le choix aux designs de référence.

L'évolutivité concerne encore moins la carte-mère : signée MSI, elle a été conçue spécialement pour ce châssis. Impossible donc d'en changer. Enfin, et selon la solution graphique choisie, Alienware vous permet d'opter pour une alimentation 850 ou... 1 500 W.

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Au final, les tarifs pour cet A51 s'échelonnent de 1 650 euros (pour une configuration qui n'a pas grand-chose de gamer) et... plus de 4 240 euros, pour une configuration qui vaut en revanche clairement le détour.

Un design à part pour un meilleur refroidissement ?

Ce qui distingue cet A51 d'un autre PC, c'est évidemment son design. Une conception dont l'objectif est avant tout d'optimiser le refroidissement de la machine. Comment ? Grâce à une observation simple : alors que l'évacuation de la chaleur se fait toujours par l'arrière (et parfois par le dessus) d'une tour, cette dernière est le plus souvent collée au mur. Résultat, l'extraction ne s'opère pas dans des conditions idéales.

En inclinant le panneau arrière, Alienware gagne donc quelques précieux cm3 qui doivent permettre une dissipation bien meilleure de la chaleur. Pourquoi pas.

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Et qui dit un pan incliné dit presque fatalement un design triangulaire, les composants informatiques (cartes mères, cartes graphiques...) étant ce qu'ils sont, à savoir des rectangles.

Forcément, l'intégration de ces éléments est inédite, et les cartes graphiques, le bloc d'alimentation et les ventilateurs sont tous inclinés d'un angle non négligeable, qui exige d'ailleurs un système de fixation particulier pour les GPU.

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Ce dispositif permet de maintenir de manière très stable les cartes graphiques au châssis, et s'avère suffisamment bien conçu pour permettre une extraction facile des GPU.

Malheureusement, l'équerre placée à l'extrémité des cartes empêche également le ventilateur en façade de refroidir efficacement les cartes graphiques, surtout quand elles sont au nombre de trois.

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Au sommet du boîtier au contraire, le flux d'air n'est pas interrompu et passe sans obstacle de l'avant vers l'arrière. Tout ça pour un processeur qui est refroidi... par un watercooling, et pour un radiateur qui reste tiède, quelle que soit l'activité.

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Globalement donc, nous sommes assez sceptiques sur la conception de ce boîtier : l'idée initiale n'est pas mauvaise, mais l'agencement interne ne sert pas très bien cette cause.

Pire, Alienware a fait selon nous quelques erreurs qui vont à l'encontre de l'objectif à atteindre. A commencer par la position très basse de la dernière carte graphique, dont la prise d'air est très limitée par la présence du bloc d'alimentation.

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On peut aussi regretter la qualité du cable management réalisé par Alienware : si les passe-câbles sont bien là et si le travail est tout de même soigné, nous aurions aimé trouver des gaines, notamment au niveau des câbles d'alimentation PCI-E. Le flux d'air s'en saurait mieux porté.

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Tout n'est pas à jeter cependant, puisque Alienware a eu la bonne idée d'opter pour un bloc d'alimentation modulable et de déporter à l'arrière les périphériques de stockage, afin de ne pas encombrer les alentours des CPU et GPU. Le résultat n'est, là non plus, pas très flatteur à l'œil, mais l'initiative reste bonne.

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Dommage que l'espace ainsi libéré à l'avant du boîtier n'ait pas été mis à profit pour y placer un ventilateur de bonne taille. On peut d'ailleurs regretter que Alienware n'ait pas opté pour des modèles plus gros en extraction, mais surtout en aspiration.

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Quelles températures, et quelles nuisances sonores ?

Un refroidissement optimisé, c'est une température de fonctionnement satisfaisante pour les composants, et donc des performances maintenues à leur niveau maximal. Mais c'est aussi le meilleur moyen de minimiser les nuisances sonores.

Nous avons comparé les mesures effectuées sur cet A51 avec celles réalisées sur les Alienware X51 et Asus G20, qui sont des boîtiers bien plus compacts.

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Force est de constater qu'au niveau du processeur, le A51 s'en sort bien mieux. Mais ce n'est pas tant grâce au refroidissement soi-disant optimisé qu'au watercooling utilisé par Alienware. Quoi qu'il en soit, les résultats sont particulièrement bons, avec seulement 60°C en charge.

Les GPU, en revanche, sont en souffrance dès qu'ils sont sollicités de manière intensive. Certes, Alienware n'a probablement pas fait le bon choix en constituant sa machine de test autour de trois Radeon R9 290X, un GPU pas vraiment réputé pour rester frais en charge. Avec une température de 94°C en jeu, on reste toutefois épargné par le phénomène du throttling (ou abaissement de fréquence) que nous n'avons jamais observé durant nos tests, même sur une application particulièrement gourmand comme ceux de Furmark.

Et pour cause : la fonction PowerTune d'AMD autorise les R9 290X à atteindre cette température seuil. Le système de ventilation du A51 n'est pas capable de les refroidir, mais qui peut le lui reprocher ? Nous aurions aimé néanmoins aimé voir ce qu'il aurait donné si le constructeur avait opté pour une configuration portée par trois GeForce GTX 970.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir critiqué ce choix de GPU, tant et si bien qu'Alienware ne commercialise plus la configuration que nous testons aujourd'hui. Une erreur de casting que Alienware ne nie pas, mais sans doute une bonne décision : nous avons mesuré, au pistolet infrarouge, la température à l'arrière des cartes, au niveau de la connectique : elle atteignait 70°C...

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De telles températures influent fatalement sur les nuisances sonores de la machine qui se montre, en charge comme au repos, plus bruyante que les X51 et G20. Malgré les lourdes parois du A51, la configuration est tout sauf silencieuse.

Un PC ergonomique, vraiment ?

En plus des capacités de refroidissement de sa machine, Alienware axe sa communication sur l'aspect ergonomique du A51. Cela vaut le coup d'y consacrer une page.

D'après le constructeur, la conception triangulaire de son A51 permet de le disposer de différentes manières, de sorte à manipuler les composants plus simplement.

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De même, les poignées disposées par Alienware aux trois angles de son boîtier doivent permettre de l'emporter en tous lieux.

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Excellente idée ! Sauf que si les X51 de la même marque, ou le G20 d'Asus, misaient sur la compacité, ce n'est pas vraiment le cas de cet A51.

Non seulement la machine est d'une taille imposante, mais en plus elle pèse, dans la configuration que nous avons reçue, pas moins de... 28 kg ! Impossible dans ces conditions de la manipuler sans se faire un lumbago.

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Si l'argument « refroidissement » pour justifier le design particulier de cet A51 s'entend encore, il est assez improbable de la part d'Alienware d'évoquer, selon nous, l'ergonomie offerte par son boîtier.

Le constructeur a tout de même eu de bonnes idées : on apprécie notamment les deux petites LED activées par un bouton poussoir et placées au niveau de la connectique pour effectuer les branchements sous un bureau, par exemple.

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De même, Alienware a pensé à disposer en façade un lecteur de cartes mémoire, ce qui manque à de nombreux boîtiers. Appréciable.

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Performances GPU

Une grande partie de l'intérêt d'une machine comme le A51 réside dans ses performances en jeu. Pour les vérifier, nous avons lancé quelques titres récents, avec un niveau de détails souvent très élevé.

Nous avons ainsi mesuré les performances de notre machine de test avec ses trois GPU, mais aussi lorsque seuls deux d'entre eux sont activés, afin de constater les différences au niveau des scores.

Nous avons comparé notre A51 aux X51 de la même marque, ainsi qu'au G20 d'Asus, que nous testions récemment. Pour rappel, ces machines disposaient des configurations suivantes :

Pour le X51 d'Alienware :
  • Processeur Intel Core i7-4790,
  • 8 Go DDR3-1600,
  • AMD Radeon R9 270 2 Go GDDR5

Pour le G20 d'Asus :
  • Processeur Intel Core i7-4790,
  • 16 Go DDR3-1600,
  • NVIDIA GeForce GTX 780 3 Go GDDR5

Notre A51 de test :
  • Processeur Intel Core i7-5930K,
  • 32 Go DDR3-1600,
  • CrossFire de trois Radeon R9 290X


Notez qu'au moment des tests de ces deux PC, nous n'avions pas réalisé de tests en Ultra HD, d'où l'absence de données dans les graphiques suivants.

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Commençons par l'inusable 3DMark, qui met évidemment en avant la configuration à trois GPU du A51, que ce soit en Full HD ou en UHD. La machine d'Alienware réalise en Ultra HD le même score que le G20 d'Asus en Full HD.

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Sur Bioshock : Infinite, les scores avec deux GPU sont relativement proches des scores avec trois GPU, particulièrement en Full HD. L'écart se creuse en UHD, mais ne dépasse pas les 47%.

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Le phénomène est encore plus visible sur Hitman : Absolution, sur lequel, en Full HD, les performances à deux ou trois GPU sont très proches, pour ne pas dire égales. Le constat est différent en UHD, définition dans laquelle le rôle du processeur est moindre. On peut en effet penser à une limitation du CPU en 1 920 par 1 080 pixels, alors qu'en 3 840 par 2 160 pixels, les GPU reprennent plus franchement la main.

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Le constat est encore valable sur Battlefield 4, sur lequel la différence est plus importante en UHD qu'en Full HD. Comme sous 3DMark, le A51 version 3 GPU réalise le même score en UHD que le G20 d'Asus en Full HD.

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The Crew n'est visiblement pas le jeu le mieux optimisé qu'il soit pour une configuration à trois GPU AMD : en UHD, impossible de faire tourner le jeu avec tous les réglages placés au maximum. Il faut abaisser l'anticrénelage de 8xMSAA au FXAA pour retrouver un semblant de jouabilité (30 fps).

En Full HD, le score des deux configurations (à deux et trois GPU) est identique et pour cause : le jeu limite le nombre de FPS à 30 ou 60. Sans doute qu'une configuration à une seule carte aurait tout aussi bien fait l'affaire...

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Far Cry est un autre titre qui pose problème : il ne dispose pas de profil adapté aux configurations CrossFire, du moins dans les derniers pilotes Catalyst Omega (version 14.12). Conséquence : les performances du A51 sont relativement proches de celles du G20 d'Asus. Et en UHD, le jeu n'est pas jouable avec le niveau de détails sélectionné.

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Call of Duty : Modern Warfare, enfin, place logiquement le A51 en tête, mais pas franchement devant le G20. En UHD, les résultats entre deux et trois GPU sont équivalents, ce qui pourrait indiquer une limitation du processeur.

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Nous avons enfin mesuré la consommation de cet A51, au repos comme en charge. Les 85 watts au repos ne sont pas les plus effrayants, au contraire des quelques 850 W atteints lorsque les trois GPU fonctionnent à plein régime. L'alimentation de 1 500 W n'est, dans ce cas, pas de trop...

Performances CPU et overclocking

Les performances en jeu sont une chose, mais il convenait également de vérifier ce que donnait le processeur choisi par Alienware, à savoir le Core i7-5930K et ses six cœurs, à la fois en termes de calculs bruts, mais aussi en overclocking.

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Cinebench affiche la couleur : le CPU de cet A51 est rapide, très rapide, aidé sur ce type de test par ses six cœurs. Il laisse loin derrière le Core i7 du X51, qui ne dispose « que » de quatre cœurs.

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Sur un test mono-threadé comme le Primordia de ScienceMark 2.0, qui ne prend en compte que la fréquence d'un seul cœur, les résultats sont logiquement similaires, puisque les fréquences maximales le sont également (3,6 et 3,7 GHz).

Overclocker le A51 avec les outils d'Alienware

Alienware fournit, avec sa machine, une suite logicielle intéressante, qui permet de réaliser un overclocking sans mettre les mains dans le bios. L'interface est plutôt bien réalisée et l'opération très simple, puisqu'en quelques clics, on peut augmenter le coefficient multiplicateur, la clock base et la tension du processeur.

Attention toutefois pour les experts en overclocking : ni cette interface, ni le bios ne permettent d'accéder à des réglages fins. Impossible d'accéder, notamment, au TDP Max du processeur.

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Nous sommes parvenus à stabiliser la machine à 4,5 GHz au lieu des 3,7 GHz en mode Turbo, test validé via OCCT. Nous avons appliqué une tension de 1,25 V et n'avons pas observé de throttling important, la fréquence demeurant de manière stable à 4,5 GHz. Un score plutôt honorable obtenu en grande partie grâce au watercooling.

Une interface pour overclocker, mais pas que !

En dehors de ses fonctions d'ajustement des fréquences, le programme fourni par Alienware offre également la possibilité -et c'est une habitude de la marque- de faire varier les leds présentes autour de la façade et sur les parois latérales.

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Ces dernières sont alimentées par un contacteur qui évite d'avoir à débrancher quelque fils que ce soit au moment d'ouvrir le boîtier. Cette opération, au passage, est extrêmement simplifiée par le système d'ouverture conçu par Alienware, un modèle du genre.

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Plus intéressant, l'onglet Thermal Controls permet de monitorer températures et vitesses de rotation des ventilateurs, de façon assez fine. Il est ainsi possible de créer des profils personnalisés.

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C'est également le cas avec l'onglet Adrenaline, qui autorise une gestion de profils adaptés à vos jeux avec, au programme, la création de séquences d'actions à réaliser, ou la possibilité de surveiller les organes du PC, de l'utilisation CPU à celle du réseau.

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Enfin, l'onglet Fusion va chercher dans les recoins des réglages de Windows pour proposer, en une interface claire, tous les petits ajustements que vous pouvez réaliser pour optimiser votre système. Le tout forme une bonne interface, très bien réalisée par Alienware et agréable à utiliser.

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Conclusion

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Cet A51 est une machine d'exception, et conclure sur un tel produit n'est pas chose aisée. Mais disons-le clairement, notre enthousiasme ne risque pas de vous transporter (pas plus que vous ne pourrez transporter ce A51).

Commençons par évoquer ses performances. La promesse d'Alienware pour son A51 : jouer en 12K. Nous nous sommes contentés de vérifier que c'était déjà le cas en 4K (enfin, en Ultra HD) , et malheureusement pour le constructeur, ce n'est pas toujours le cas. La faute à des profils manquants ou à des jeux mal optimisés, cependant. Mais si vous achetez une telle machine, il faudra bien vérifier qu'elle permet de passer un cap sur votre ou vos titres préférés.

Une configuration dotée de trois Radeon R9 290X reste tout de même très puissante et sur d'autres jeux, on peut effectivement pousser le curseur qualité à fond sans en pâtir au niveau de la jouabilité. Mais à quel prix du point de vue de la consommation, des températures et des nuisances sonores !

Le choix de ces trois cartes graphiques pour présenter son produit à la presse est sans doute une erreur, que reconnaît par ailleurs le constructeur. Aveu d'échec : la configuration testée ici n'est même plus disponible à la vente... Il est clair qu'elle ne mettait pas en valeur les capacités de refroidissement de ce boîtier, censé être un point fort de la machine.

Un point fort discutable tant le flux d'air semble peu pertinent, mais qui l'est toutefois moins que les prétendus avantages en matière d'ergonomie de cet A51.

Finalement, nous avons le sentiment qu'Alienware a surtout voulu faire un coup avec un design qui sort franchement de l'ordinaire, afin de marquer les esprits, d'attiser la curiosité, de faire parler. C'est réussi de ce point de vue, mais c'est aussi le seul intérêt de cet A51 dont les tarifs sont, quelle que soit la configuration, tellement prohibitifs qu'ils font de cette machine une vitrine malheureusement assez peu convaincante.

Alienware A51

4

Les plus

  • Performances de haut vol
  • Interface de gestion convaincante
  • Système d'ouverture des parois

Les moins

  • Échauffement, bruit
  • Conception discutable
  • La 4K, mais pas pour tous les jeux

Performances9

Refroidissement5

Silence4

Prix4



Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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