Coronavirus : le traçage numérique "n'est pas un sujet sur lequel nous travaillons", dixit Castaner

27 mars 2020 à 12h18
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Christophe Castaner, jeudi 26 mars, sur France 2 (© Capture écran France 2)

Le ministre de l'Intérieur a exclu la possibilité d'avoir recours au backtracking pour endiguer la propagation du Covid-19. Mais on croit comprendre que la porte n'est pas complètement fermée.

Invité de l'émission « Vous avez la parole » sur France 2 jeudi soir, Christophe Castaner était évidemment interrogé, depuis son ministère Place Beauvau, sur l'épidémie de coronavirus, qui a fait plus de 1 300 en France et qui commence sérieusement à s'accélérer, en métropole et dans les territoires d'Outre-mer. Pour essayer de freiner, de contrôler la pandémie, certains évoquent la possibilité d'étudier la géolocalisation des smartphones des Français malades, grâce à la technique du traçage numérique.


« Ce n'est pas dans la culture française », répond Christophe Castaner

La pratique consiste en un suivi numérique des personnes atteintes du coronavirus. Il s'agit, pour les autorités, de pouvoir récupérer les données GPS présentes dans les smartphones des malades, pour remonter toute la chaîne et ainsi identifier toutes les personnes avec qui ils ont pu être en contact, et qui seraient donc potentiellement infectées.

Le backtracking n'est aujourd'hui pas en vigueur en France, bien que huit des opérateurs de télécommunications parmi les plus importants d'Europe, dont Orange, ont décidé de collaborer avec la Commission européenne pour tenter de suivre la propagation du Covid-19, et le cas échéant, de la contrôler.

Attendu sur ce dossier, Christopher Castaner a réfuté la possibilité de se livrer au traçage numérique. « Ça n'est pas notre souhait, nous n'y travaillons pas », a-t-il indiqué, en ajoutant que « ce n'est pas dans la culture française », et en rappelant faire « confiance aux Français pour que nous n'ayons pas besoin de mettre en place ces systèmes qui atteignent la liberté individuelle de chacun ».


La France se renseigne sur le sujet, peut-être inspirée par d'autres pays du globe

Le ministre de l'Intérieur a tout de même adressé, de façon peu évidente certes, une sorte d'avertissement en la matière, en indiquant qu'un « groupe d'experts a fait un diagnostic de tout ce qui se passait dans les pays étrangers ». On peut interpréter ces propos comme une possible porte ouverte, à terme, au traçage numérique si la situation venait à très sérieusement empirer.

L'Élysée donne d'ailleurs du crédit à cette thèse après avoir indiqué, cette semaine, qu'un comité spécial était chargé de conseiller le gouvernement sur les programmes et la doctrine relatifs aux traitements, aux tests et... aux pratiques de backtracking.

Plusieurs pays dans le monde comme la Russie, la Corée du Sud, la Chine, Singapour (avec des résultats hallucinants), la Chine et Israël ont déjà cédé aux sirènes de l'utilisation des données de géolocalisation de leurs habitants. En Suisse, où il n'y a pas de mesure concrète de confinement, le coronavirus a déjà touché plus de 11 000 personnes et causé la mort d'environ 200 citoyens. Sur place, on prévoit d'étudier les attroupements dans l'espace public grâce aux données envoyées par les téléphones portables. C'est l'opérateur historique local, Swisscom, qui devrait livrer les données des utilisateurs aux autorités.

Source : France 2
Modifié le 27/03/2020 à 12h22
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