Enceinte bluetooth pas cher : Le comparatif des meilleurs modèles à moins de 200€

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
25 janvier 2020 à 14h26
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Choix de la Rédac
Petit prix
Rapport qualité / prix
AudioPro BT5
+ Une enceinte superbe
+ Rendu audio de qualité
+ Son puissant et équilibré
Sony SRS-XB12
+ Petit prix, petit format
+ Excellente autonomie
+ Certification IP67
JBL Charge 4
+ Autonomie remarquable
+ Efficacité du multipoint
+ Puissance

Si vous restez sur une écoute purement musicale, la latence n'a pas une très grande importance : tout au plus vous remarquerez un décalage entre les commandes envoyées via votre smartphone et leur exécution par l'enceinte. Par contre, sitôt que vous utilisez votre enceinte pour sonoriser un film par exemple, il convient de surveiller la latence : tant que celle-ci reste faible alors image et son ne seront pas - ou si peu - décalés. Une enceinte de moins bonne facture, et le décalage pourra se montrer particulièrement gênant : on estime que la latence ne doit pas dépasser 150 millisecondes pour conserver un visionnage agréable et sur des enceintes à moins de 200 euros, ce n'est pas fréquent.


La généralisation des smartphones comme appareil de lecture audio a poussé les enceintes Bluetooth sur le devant de la scène tant et si bien qu'aujourd'hui tout le monde veut en faire l'acquisition. Seulement voilà, des modèles il en existe à tous les prix. Nous vous proposons donc une sélection davantage « petit budget » afin de profiter d'un son de qualité sans vous ruiner.

1. Radio-réveil et enceinte Bluetooth : Anker Soundcore Wakey, à partir de 100 €


Anker Soundcore Wakey.jpg


Les plus
+ Appareil tout-en-un : recharge, réveil, radio, enceinte
+ Simple à configurer / utiliser
+ Son bien meilleur qu'un réveil classique
Les moins
- Ne gère pas les webradios
- Ports USB pour la charge uniquement
- Son moins bon qu'une enceinte de même tarif


Afin de se distinguer de la masse des enceintes Bluetooth, Anker commercialise la Soundcore Wakey qui mêle astucieusement les fonctions de radio-réveil, d'enceinte Bluetooth et de station de recharge... mais pas toujours avec la même réussite.

Anker Soundcore Wakey : un couteau suisse pas très audiophile

Esthétiquement parlant, la Soundcore Wakey est assez différente des enceintes Bluetooth que nous avons retenues pour cette sélection. La fonction radio-réveil tombe d'ailleurs sous le sens au premier coup d'œil que l'on pose sur ce produit : son positionnement horizontal et son écran avec affichage numérique trahissent bien vite sa fonction première. L'esthétique globale du produit est réussie avec cette surface tissu qui couvre la majeure partie de sa façade et une fine bande de touches tactiles dans la partie la plus inférieure. Notons également que deux coloris du produit sont disponibles selon que vous préfériez le noir ou le blanc. Dommage, nous aurions bien vu un modèle avec inserts en bois.

Pour exploiter au mieux les fonctionnalités de la Soundcore Wakey, il est indispensable d'installer l'application Soundcore sur son smartphone. À partir de là, il est possible de piloter l'appareil au travers d'une interface épurée, particulièrement claire : une fonction alarme, une fonction radio et une fonction sons ambiants pour le sommeil sont ainsi disponibles. Pas grand-chose à dire à ce niveau si ce n'est que l'appareil aurait gagné à intégrer un égaliseur. 15 sonneries sont disponibles, il est aussi possible de se réveiller au son de notre radio favorite. Hélas, ce dernier point est limité aux seules stations FM et n'offre aucune webradio.

Cela dit, il convient tout de suite de mettre un bémol de taille aux capacités de la Soundcore Wakey : qu'il s'agisse de radio ou du Bluetooth en provenance de votre smartphone, le rendu audio n'est pas exactement à la fête. Deux haut-parleurs ont été mis en place par Aukey, mais s'ils parviennent à restituer correctement les basses, c'est nettement moins probant pour les haut-médiums et les aigus. Ces derniers peuvent avoir un côté nasillard et manquent singulièrement d'ampleur ou de détails. Hélas, aucun égaliseur ne permet de remédier à cet état de fait. Dommage, car côté puissance, c'est très correct et sans enregistrer de distorsion trop évidente.

Reste que l'écoute audiophile n'est pas la vocation première de cet appareil qui se montre correct pour une utilisation en enceinte d'appoint, avant tout faite pour le réveil. À ce sujet, précisons que les fonctions complémentaires de la Soundcore Wakey sont remarquables : le chargeur induction présent sur le dessus est irréprochable et deux ports USB (5V / 2A, donc pas de charge rapide) à l'arrière permettent de compléter les choses. Notons également qu'Aukey a prévu une entrée audio auxiliaire (mini-jack 3,5 mm) alors que le Bluetooth est à la norme 5.0. Enfin, soulignons que l'appareil est destiné à être utilisé de manière « fixe » : aucune batterie n'étant intégrée, il faut le brancher sur le secteur.

Anker Soundcore Wakey : l'avis de Clubic

Élégant et simple d'emploi, la Soundcore Wakey est un appareil innovant et astucieux. Ses capacités de recharge en font un outil redoutable d'efficacité dans la chambre à coucher, mais qui pêche du côté du rendu audio. Si on ne peut pas parler de gadget, il faut tout de même savoir que des enceintes sensiblement moins chères comme la Libratone One Click font nettement mieux. Tout est une question de priorité en somme.

2. L'élégance du bois : Audio Pro BT5, dès 170 €

AudioPro BT5.jpg


Les plus
+ Une enceinte superbe
+ Restitution audio remarquable
+ Son puissant et équilibré
Les moins
- Bluetooth 4.0 « seulement »
- Don très « directif »
- Commandes limitées
Bien connu pour ses modèles de qualité, mais relativement coûteux, Audio Pro descend sous le seuil des 200 euros avec cette BT5 qui change également un peu du design habituel du fabricant nordique.

Audio Pro BT5 :

Société suédoise fondée il y a un peu plus de 40 ans, Audio Pro met régulièrement en avant ses origines scandinaves pour justifier la qualité de ses produits et leur design. Il le fait une fois encore avec la BT5 qui change pourtant notablement de silhouette avec un produit bien plus flatteur pour la rétine qui peut rappeler l'excellence de la Klipsch The Three. La BT5 se présente effectivement comme un parallélépipède de taille moyenne avec ses 25 centimètres de côté pour 15 de large et 13 de profondeur. Notez bien qu'il n'est pas le moins du monde question d'un produit mobile puisqu'il accuse tout de même 2,75 kilogrammes sur la balance et se trouve dépourvu de toute batterie.

Le design presque froid des précédents modèles Audio Pro laisse ici la place à quelque chose de bien plus accueillant avec sa grille en tissu sur tout le tour et la présence de deux inserts « bois » sur les parties inférieure et supérieure. Bois que l'on retrouve en trois finitions selon que l'on préfère le bois flotté, le noyer ou le noir. La qualité de fabrication est digne de toutes les louanges avec un produit aux jointures parfaites, sans le moindre défaut esthétique. Un design qui permet à la BT5 d'intégrer à peu près n'importe quelle pièce de la maison, et ce, de manière très discrète. Seule ombre au tableau : des commandes peut-être un peu trop simples, trop limitées sur le dessus de l'appareil.

En revanche, dès lors que l'enceinte est mise sous tension, quelle merveille. Audio Pro a opté pour un système audio basé sur trois éléments. Il y a d'abord cet amplificateur de classe D de 10 + 25 watts, puis le tweeter de 2 centimètres et, enfin, le woofer de 10 cm. Par rapport aux modèles supérieurs de la marque, on perd donc un tweet, mais force est de reconnaître que le rendu audio ne s'en laisse pas compter et il est vraiment difficile de prendre en défaut la BT5, et ce, peu importe votre style musical de prédilection. Très homogène et bien équilibré, le rendu profite de basses rondes, pleines, qui ne prennent jamais le pas sur le reste. Les sons sont précis, détaillés sans la moindre distorsion même en poussant le volume à 75 - 80% de son maximum. En revanche, attention à positionner correctement la BT5 : c'est son principal défaut, le son peut nettement perdre en fonction de son orientation.

La restitution des voix est remarquable de clarté, mais il convient tout de même de signaler que la perception sera assez sensible à notre position par rapport à l'enceinte. Attention donc à faire de nombreux tests avant de décider de sa position finale. Enfin, deux petits reproches tout de même, pour le principe serait-on tenté de dire : Audio Pro ne propose qu'un module Bluetooth à la norme 4.2 alors que la révision 5 est publique depuis trois ans maintenant. De plus, la BT5 n'est efficace que sur 10 mètres maximum.

Audio Pro BT5 : l'avis de Clubic

Magnifique, dotée d'une finition remarquable et capable d'un rendu audio d'excellente facture pourvu qu'elle soit bien orientée, la BT5 est une des meilleures enceintes Bluetooth à moins de 200 euros actuellement disponibles sur le marché. Ce dernier point constitue d'ailleurs notre bémol final puisqu'à leur actuelle, la BT5 est encore assez délicate à trouver dans l'Hexagone, mais faites l'effort, vous ne le regretterez pas !

3. Le son à 360° : Bose SoundLink Revolve, à partir de 180 €


Bose SoundLink Revolve


Les plus
+ Résistance à l'eau
+ Autonomie
+ Bonne qualité sonore à 360° pour une enceinte de cette taille
Les moins
- Latence élevée
- Son Mono
- Faible portée de connexion
Souvent imitée, rarement égalée, la SoundLink Revolve est aujourd'hui encore une référence dans le monde des enceintes Bluetooth. Une référence qui tend à baisser de prix pour notre plus grand plaisir.

Bose SoundLink Revolve : élégance et puissance

Identifiable entre mille, la SoundLink Revolve n'est pas vraiment une nouveauté, mais Bose continue de commercialiser ce produit qui a déjà reçu de nombreuses récompenses. Elle se présente sous la forme d'un cylindre légèrement conique haut d'un petit peu plus de 15 centimètres. Au premier coup d'œil, impossible de ne pas tomber sous le charme de ce périphérique remarquablement conçu. Sa forme bien sûr, sa robe également, mais c'est surtout l'absence totale de jointure qui impressionne : Bose a employé un procédé d'extrusion capable d'aboutir à une coque en un seul morceau. Du beau travail qui autorise une certification IPx4 pour une résistance contre les projections d'eau. Notons également que des renforts en caoutchouc sur les parties inférieure et supérieure de l'enceinte lui permettent d'absorber certains chocs : Bose n'offre aucune certification à ce niveau, mais notre propre usage confirme cette résistance aux (petites) chutes du quotidien.

Plus classique, mais malgré tout intéressante, l'autonomie de la SoundLink Revolve est estimée par Bose à environ 12 heures, une donnée que nous confirmons à condition de rester sur un volume à 60 - 75% du maximum possible. Puisque nous parlons volume, soulignons à ce niveau l'excellent comportement de l'enceinte. À moins de vouloir sonoriser l'intégralité d'un gymnase, la SoundLink Revolve ne devrait jamais être prise en défaut. Mieux, même à fort volume, le son reste homogène, sans distorsion particulière ou souffle apparent. Compte tenu de son gabarit, le volume déployé par l'enceinte est bluffant, mais ce n'est pas le plus intéressant.

Comme son nom peut le laisser supposer - revolve signifie tourner en anglais - la SoundLink Revolve est pensée pour délivrer un son à 360° et si la promesse est faite par de nombreux constructeurs, Bose est l'un des rares à la tenir. Peu importe où vous vous trouviez par rapport à l'enceinte, vous entendrez pratiquement la même chose. Cette homogénéité à 360° est à la fois bluffante et très appréciable... d'autant que la qualité de son n'est pas en reste. Bose est parfois connu pour sa tendance à privilégier le « gros son », ce n'est pas trop le cas ici. Si les basses sont puissantes, elles ne viennent jamais dénaturer nos morceaux.

Plus intéressant encore, l'ensemble du spectre profite d'une bonne exposition et on distingue tous les instruments sans difficulté. Soulignons peut-être une présence parfois un tout petit peu exagérée des aigus, mais rien de véritablement gênant. Pour parfaire un tableau déjà remarquable, on sent que cette SoundLink Revolve est à l'aise dans toutes les circonstances. Même les voix que l'on peut considérer un peu en retrait sont en définitive très agréables, chaleureuses et toujours très présentes. Une remarque pour terminer, la qualité du rendu audio peut être sensiblement altérer en fonction de la surface sur laquelle repose votre SoudLink Revolve, n'hésitez ,par exemple, pas à la poser sur un petit tissu épais pour gagner encore en confort.

Bose SoundLink Revolve : l'avis de Clubic

Aucun risque que la SoundLink Revolve vienne ternir la réputation d'excellence de Bose. Sobre et dotée d'un haut niveau de finition, elle est capable de produire un son puissant, chaux qui devrait ravir à peu près tous les publics. L'autonomie d'environ 12 heures, la résistance aux projections / aux chocs et la présence d'une entrée auxiliaire sont là pour parfaire un tableau simplement entaché par une portée un peu faible et une monophonie qui ne devrait pas poser beaucoup de problèmes.

4. Bluetooth pour toutes les bourses : Cambridge Soundworks OontZ Angle 3, dès 25 €


Cambridge SoundWorks OontZ Angle 3.jpg


Les plus
+ Prix plancher
+ Certification IPx5
+ Autonomie de bonne facture
Les moins
- Rendu audio en net retrait
- Du souffle à fort volume
- Latence très importante
Autrefois reconnu pour ses installations home cinéma puissantes et coûteuses à destination du grand-public, Cambridge Soundworks ne subsiste plus aujourd'hui qu'au travers de la gamme OontZ, des enceintes Bluetooth dont la principale caractéristique est un tarif plancher.

Cambridge Soundworks OontZ Angle 3 : un premier prix loin d'être ridicule

Au total, la gamme OontZ se compose de quatre enceintes et nous avons retenu pour cette sélection la plus petite d'entre elles. Avec moins de 14 centimètres de long et un poids à peine supérieur aux 350 grammes, la OontZ Angle 3 est un modèle de portabilité. Son design passe-partout n'est sans doute pas digne de toutes les louanges, mais reconnaissons qu'il fait le job : avec cette forme triangulaire, l'enceinte tient bien dans la main et, une fois posée sur le sol ou un meuble, elle n'a aucune chance de bouger ou de tomber. C'est une bonne chose, car même si Cambridge Soundworks envisage son utilisation à la plage par exemple, il nous faut souligner que sa certification IPx5 ne concerne que les projections d'eau.

En faisant le tour de la OontZ Angle 3, on distingue plusieurs choses très pratiques : tout d'abord, les contrôles sont très complets et logés au même endroit, sur le côté droit de la bête. Toutes les fonctionnalités classiques d'allumage / extinction, réglage du volume ou navigation entre les morceaux sont au menu. Juste à côté se trouve un petit cache plastique destiné à protéger le connecteur micro-USB de recharge et l'entrée auxiliaire jack 3,5 mm. Cambridge Soundworks a eu la bonne idée de proposer cette seconde source audio bien pratique et, pour la recharge, le fabricant a pris soin de fournir un câble plus long (1,9 mètre) que chez la concurrence.

Une batterie de 2200 mAh a été intégrée à l'enceinte de sorte qu'elle est capable de fonctionner durant une douzaine d'heures - comme promis par Cambridge Soundworks - à condition de garder un volume autour de 50%. Compte tenu du faible coût de l'enceinte, nous sommes agréablement surpris de constater que la portée du Bluetooth est plus que correcte avec une efficacité sur 20 mètres environ. Soulignons également le fonctionnement impeccable de l'appairage, malgré une limitation au Bluetooth 4.2. En revanche, il nous faut évoquer une latence inégale et parfois gênante.

Plus problématique encore et nous touchons ici au véritable défaut de cette OontZ Angle 3, le rendu audio est tout juste passable. Ce n'est évidemment pas une surprise pour une enceinte que l'on trouve souvent à moins de 25 euros, mais le fait est que la comparaison avec la petite SRS-XB12 par exemple ne tourne pas en faveur de Cambridge Soundworks. On est d'abord agréablement surpris de constater que les basses ne viennent pas écraser le reste des fréquences comme cela peut-être le cas sur des modèles bon marché. Hélas, pour le reste, le bilan est moins satisfaisant. Les bas-médiums sont presque inexistants, les voix manquent de tonus et les aigus peuvent vite devenir stridents. Pour ne rien arranger, à fort volume, un souffle est perceptible.

Cambridge Soundworks OontZ Angle 3 : l'avis de Clubic

Sans surprise, à moins de 25 euros, il ne faut pas espérer un rendu audio digne du Royal Albert Hall. Reste que si on sait se montrer indulgent, la OontZ Angle 3 dispose de nombreux atouts en plus de son prix. Elle est pratique à transporter, son ergonomie est bien vue et l'autonomie est plus que correcte. Elle dispose en plus d'une bonne portée et d'une entrée jack 3,5 mm très pratique.

5. Bonne puissance, petit prix : DOSS Soundbox Pro, à partir de 60 €


DOSS Soundbox Pro.jpg


Les plus
+ Bonne conception générale
+ Lecture autonome (microSD)
+ Certification IPx5
Les moins
- Distorsion à fort volume
- LED sans grand intérêt
- Autonomie inégale
Marque peu connue, mode de distribution pas forcément très engageant, la DOSS Soundbox Pro dispose pourtant d'indéniables qualités, même s'il faut savoir mesurer ses attentes.

DOSS Soundbox Pro : une bonne surprise

Le succès grandissant des enceintes Bluetooth est à l'origine de l'arrivée d'innombrables « chinoiseries » que l'on peut découvrir chez des revendeurs en ligne comme Amazon ou Ali Express pour ne citer que deux des plus importants. Problème, dans la majorité des cas, ces produits constituent de bien mauvaises surprises : les spécificités techniques ne sont pas respectées et le rendu audio est aussi discutable que leur fiabilité. Certaines marques semblent toutefois sortir du lot et c'est notamment le cas pour DOSS, au moins dans le cas de cette Soundbox Pro, seul modèle de la marque à être passé entre nos mains.

Précisons d'entrée que la fiabilité à long terme reste sujette à caution : il faudrait pouvoir vérifier le bon fonctionnement de l'enceinte d'ici un ou deux ans par exemple. En revanche, pour le reste, nous sommes allés de bonnes surprises en bonnes surprises à commencer par la conception de cette enceinte. Rien d'extraordinaire, mais la silhouette est jolie, le pourtour LED fait son petit effet et la qualité de finition est au niveau de modèles de « grandes marques » bien plus onéreux. Prévue pour un fonctionnement à l'horizontale, la Soundbox Pro reste parfaitement stable et ses contrôles sont aisément accessibles, sur le dessus de la bête. Des contrôles rudimentaires, mais qui assurent l'essentiel et notamment un appairage aisé de deux enceintes pour obtenir un son stéréo.

Dream Of Superior Sound, telle est la signification du nom DOSS. Un peu prétentieux, mais sans parvenir à égaler les Audio Pro BT5 ou Bose SoundLink Revolve de notre sélection, la Soundbox Pro est assez surprenante. En premier lieu, la puissance délivrée est au rendez-vous et les 20 watts affichés par le constructeur semblent se retrouver. Mieux, l'enceinte est capable de monter jusqu'à 50% de son volume sans trop de difficulté. Au-delà, il faudra faire avec une distorsion importante notamment dans les haut-médiums et les aigus. L'enceinte est particulièrement en difficulté sur cette partie du spectre, mais pour le reste, c'est une bonne surprise.

Notons également l'excellente polyvalence de la Soundbox Pro qui peut bien sûr fonctionner en Bluetooth (v4.2), mais également recevoir du son via le jack 3,5 mm et, plus original, lire le contenu d'une carte microSD (32 Go maximum) que l'on insère à l'arrière de l'appareil, en soulevant le cache de protection. Une bonne idée qui permet une lecture complètement autonome même si la navigation à travers les morceaux n'est pas chose aisée. Le cache de protection évoqué autorise une certification IPx5, contre les éclaboussures donc. Terminons par un point sur le pourtour LED que vous pouvez voir sur notre photo : l'idée est bien sûr de donner un petit côté « son et lumière » à la Soundbox Pro, mais ce n'est guère réussi. Il y a bien plusieurs modes et plusieurs couleurs pour ces LED, mais elles manquent de puissance pour que cela ait un véritable impact et, utilisées en continu, les LED font plonger l'autonomie : de 10 - 12 heures sans, on passe à 4 - 5 heures avec.

DOSS Soundbox Pro: l'avis de Clubic

Régulièrement proposée à moins de 60 euros, la Soundbox Pro est une enceinte Bluetooth de bonne taille capable de produire un son puissant sans trop le déformer. Il n'est évidemment pas question de ravir les mélomanes, mais d'offrir un produit polyvalent (Bluetooth, jack 3,5 mm, microSD) et agréable à manipuler sans se ruiner. À ce niveau, c'est une réussite.

6. Le confort d'une enceinte connectée : Harman Kardon Citation One, dès 200 €


Harman Kardon Citation One.jpg


Les plus
+ Intégration Google Assistant
+ Bluetooth... et Wi-Fi
+ Restitution audio de bonne facture
Les moins
- Un peu beaucoup de basses
- Latence notable
- Google Home obligatoire
Entré il y a quelques années dans le giron de Samsung, Harman Kardon constitue aujourd'hui le segment haut de gamme du constructeur et se distingue par son adoption massive des fonctionnalités « intelligentes » autorisées par les assistants comme Google Home.

Harman Kardon Citation One : votre Google Assistant

Moins chère et plus petite des enceintes « intelligentes » signées Harman Kardon, la Citation One trouve tout juste sa place dans notre sélection avec un tarif un « micro-poil » sous les 200 euros. La réputation de la marque n'est plus à faire et transparaît déjà côté design avec une Citation One qui respire le travail bien fait. Enceinte tubulaire haute de presque 19 centimètres pour un diamètre de 14 centimètres, elle est particulièrement dense : sur la balance, elle flirte effectivement avec les 2 kilogrammes. L'habillage - entièrement en tissu - est d'excellente facture, sobre et élégant : deux versions existent, une toute de noir vêtue et l'autre intégralement grise.

Harman Cardon se conforme ensuite au cahier des charges des enceintes connectées Google Assistant avec les contrôles placés sur le dessus de l'appareil. Comme souvent, aucun bouton marche / arrêt n'est présent, mais une touche permet de désactiver les deux micros de la bête : enfin, si tant est que Google le fasse réellement ! Notez bien que contrairement aux autres enceintes de notre sélection, il est ici indispensable d'utiliser l'application - en l'occurrence Google Home - pour exploiter la Citation One. Heureusement, Harman Kardon compense cette contrainte en autorisant une connexion en Bluetooth (attention « seulement » 4.2) ou en Wi-Fi.

Forcément, la Citation One dispose de tous les atouts d'une enceinte connectée Google Home. D'innombrables commandes permettent de contrôler les autres objets connectés de la maison comme les ampoules par exemple. Il est également possible de poser de multiples questions « à Google » et la fonction Chromecast est également au menu. Notez que l'association Google Home / Spotify ou Deezer autorise aussi une grande souplesse dans la gestion des listes de lecture et des morceaux que l'on souhaite écouter. L'intégration Google Home est donc sans surprise et ravira sans aucun doute les fans de ce genre de solutions.

Notons toutefois un bémol avec un léger décalage, une latence, entre l'utilisation d'une commande (physique ou via le smartphone) et sa réelle exécution sur l'enceinte. Rien de dramatique, mais cela nécessite un temps d'adaptation. Puisque nous évoquons les défauts, il nous faut également souligner l'absence de connectique « alternative ». Nous parlons d'une enceinte Bluetooth donc rien de dramatique à ce niveau, mais la présence d'un port Ethernet ainsi qu'une prise audio auxiliaire auraient offert un surcroît de polyvalence bienvenu.

Côté audio, il nous faut faire la distinction entre ce quel a Citation One est capable d'offrir, ce que l'on est en droit d'attendre d'une enceinte à moins de 200 euros et ce que la réputation d'Harman Kardon laisse espérer. On regrette ainsi que les basses aient toujours tendance - même après quelques réglages - à être surreprésentées. Les graves monopolisent ainsi l'attention alors que l'on aurait aimé plus de nuances. Attention, le rendu audio reste de très bonne facture, mais Harman Kardon nous avait habitués à plus de justesse, plus d'équilibre. Les technophiles seront aux anges alors que les amateurs de Brahms feront parfois grise mine.

Harman Kardon Citation One : l'avis de Clubic

Enceinte « intelligente » compacte et puissante, la Citation One est très ergonomique, très jolie également. Sa tarification en fait un produit intéressant surtout chez les amateurs de son « puissant » qui recherchent davantage la chaleur que l'équilibre.

7. Puissance et jolie finition : JBL Charge 4, à partir de 130 €


JBL Charge 4.jpg


Les plus
+ Autonomie remarquable
+ Efficacité du multipoint
+ Puissance
Les moins
- En difficulté sur les aigus
- Latence notable
- Lourde pour un usage nomade
Sans doute pas la plus légère / la moins encombrante des enceintes nomades, la JBL Charge 4 est un modèle très convaincant en déplacement, comme à la maison.

JBL Charge 4 : fonction powerbank

JBL est un constructeur que l'on ne présente plus et la gamme Charge profite elle aussi d'une belle réputation. La Charge 4 fait logiquement suite à la troisième mouture que l'on trouve encore chez de nombreux revendeurs et en reprend d'ailleurs l'essentiel du design. C'est ainsi que le retrouve ce côté « tube bombé » pour un produit de 22 centimètres de long tout de même pour 9,5 cm de large et 9,3 cm de profondeur. Un peu plus lourde que sa grande soeur, la Charge 4 flirte avec le kilogramme (960 grammes) et, l'un dans l'autre, ce n'est pas un modèle aussi nomade que JBL semble vouloir le faire croire. En revanche, une fois en place, elle ne bougera pas et rendra de fiers services à ses utilisateurs.

Commençons par la connectique, car JBL a bien fait les choses en intégrant un connecteur USB-C pour la recharge de l'enceinte et une prise USB-A pour recharger son smartphone : oui, avec sa batterie de 7500 mAh, la Charge 4 peut faire office de batterie externe pour mobile sans que cela ne grève de trop une autonomie flashée à 22 heures en usage « traditionnel » (volume à 50 - 60%). Ces deux connecteurs entourent une bonne surprise qui a de plus en plus tendance à disparaître : une prise mini-jack 3,5 mm. Merci JBL. Ces trois ports sont protégés par un petit cache qui vient confirmer la certification IPx7 de la bête. Elle résistera donc à l'immersion (jusqu'à 1 mètre durant 30 minutes) mais n'est pas protégée contre les poussières.

La présence du mini-jack ne saurait faire oublier que la JBL Charge 4 est avant tout un modèle Bluetooth. Étonnamment, JBL se limite cependant à la norme 4.2 sans que cela ne soit trop gênant, heureusement. Notons au passage la possibilité multipoint qu'offre cette enceinte : deux smartphones peuvent y être connectés en même temps, elle passera de l'un à l'autre en fonction du dernier à envoyer un signal. De manière assez surprenante, JBL a décidé de supprimer un haut-parleur sur la Charge 4 par rapport à la 3. De fait, on ne profite plus de la stéréophonie - de toute façon peu convaincante - du précédent modèle, mais on gagne en revanche en puissance.

La puissance justement est sans aucun doute l'un des atouts majeurs de cette Charge 4 qui n'a pas peur de se mesurer à des enceintes autrement plus imposantes. La réponse en fréquence débute de manière très convaincante dès 60 Hz, comme l'indique JBL et le rendu est très convaincant. Les plus audiophiles d'entre vous noteront un décrochage certain autour du 100 Hz et un autre dans les haut-médiums, autour de 6 kHz. Pour le reste, c'est presque un sans-faute de la part de JBL. Le résultat est globalement équilibré avec une légère dominante sur les médiums et des voix plus particulièrement à l'honneur.

JBL Charge 4 : l'avis de Clubic

Polyvalente, puissante et globalement très efficace, la JBL Charge 4 pêche un peu sur le rendu des aigus par rapport aux meilleures solutions Bluetooth, mais elle compense par ses fonctionnalités avancées, une excellente autonomie et une bonne puissance de restitution. Tout ça dans pour un produit dont JBL parvient à contenir le prix.

8. Le Bluetooth à l'heure danoise : Libratone One Click, dès 80 €


Libratone One Click.jpg


Les plus
+ Rendu audio très équilibré
+ Excellente autonomie
+ Modularité bien vue
Les moins
- Aigus en retrait
- Son un peu trop « directionnel »
- Latence un peu élevée
Les années passent, mais ne semblent pas avoir de prise sur la Libratone One Click qui reste, aujourd'hui encore, une valeur sure dans le segment des enceintes à moins de 200 euros. Son design, sa robustesse, mais aussi son rendu audio et quelques bonnes idées de son constructeur lui permettent d'être toujours aussi populaire.

Libratone One Click : modularité et homogénéité

L'élégance et la sobriété de la One Click lui assurent une place de choix dans le catalogue Libratone, mais la marque danoise est sortie de sa zone de confort en concevant ce produit à nul autre pareil. De base, il s'agit d'un « bête » parallélépipède de 20 centimètres sur 12 pour 4,1 cm d'épaisseur, mais Libratone a opté pour une construction en deux parties : un bloc principal avec deux faces recouvertes de tissu et un anneau en caoutchouc pour répondre à deux problématiques : l'étanchéité et le transport de l'enceinte. Pour la première, la One Click est certifiée IPx4 et sera donc capable de résister aux projections d'eau, peu importe leur provenance. Pour la seconde, Libratone a disposé cinq « poignées » tout autour de son enceinte, deux sur chaque côté et une sur le « dessus ».

Plusieurs accessoires permettent de masquer ces poignées ou, au contraire, de les compléter par un mousqueton ou une sangle. L'idée est alors de transporter aisément la One Click en l'accrochant à un sac à dos par exemple. Attention cependant, la bête est lourde (pas si loin du kilogramme) et ne peut donc pas être considérée aussi nomade que la Sony SRS-XB12 présentée plus bas par exemple... d'autant que la prise en main n'est pas aussi naturelle que sur d'autres modèles. En revanche, Libratone est toujours aussi à l'aise côté interface utilisateur : la One Click dispose de l'habituelle surface tactile ronde sur laquelle trône le logo de la marque. Grâce à elle, on gère très simplement la navigation dans les morceaux autant que le réglage du volume, la gestion des appels, le niveau de la batterie ou le choix de la source audio. Un modèle du genre.

Si ce n'est pas suffisant, Libratone a développé une solution logicielle très complète qui fonctionne comme une sorte de télécommande, mais permet également de gérer l'égalisation du son ou de coupler deux enceintes pour dynamiser le son. Un son qui n'en a d'ailleurs pas forcément besoin tant la One Click se montre efficace. Le volume sonore tout d'abord est à l'image du volume de l'enceinte et même si les basses les plus profondes ( < 100 Hz) ne sont pas les mieux représentées, le reste du spectre est traité avec tous les égards. Le rendu général apparaît très précis, chaleureux sans trop colorer les morceaux. Les mélomanes noteront toutefois un « coup de moins bien » dans la reproduction des aigus qui s'effacent peut-être un peu trop pour que la One Click se mesure avec les meilleures.

Le rendu ne souffre donc pas de critique particulière, mais on ne peut toutefois pas en dire autant de la promesse d'un son sur 360°. Bien sûr, la One Click ne peut se comparer à la SoundLink Revolve de chez Bose, mais on aurait surtout aimé qu'elle fasse mieux qu'un rendu sur 180° plutôt « directionnel » : en face de l'une des deux surfaces en tissu de l'enceinte, le son est agréable alors que sur les côtés, c'est nettement moins probant. Ne forçons toutefois pas le trait et le bilan de cette One Click est très bon avec, pour finir, une bonne surprise du côté de l'autonomie (environ 20 heures quand Libratone n'en annonce que 12) et de la connectique : une prise jack 3,5 mm est effectivement présente pour offrir plus de polyvalence.

Libratone One Click : l'avis de Clubic

Le design de la One Click surprendra plus d'un utilisateur alors que l'on est habitué aux formes cylindriques, mais sa modularité, sa transportabilité et son rendu audio devrait mettre tout le monde d'accord... surtout à ce niveau de prix. Un bien beau modèle qui ne semble pas près de prendre sa retraite. Tant mieux.

9. Bluetooth 5.0 et design « musicos » au menu : Marshall Acton II, à partir de 200 €


Marshall Acton II.jpg


Les plus
+ Le remarquable design Marshall
+ Très bonne réponse en fréquence
+ Réactivité du Bluetooth 5.0
Les moins
- Prix élevé pour un modèle « réduit »
- Pas de connexion Wi-Fi
- Peu de renouvellement
Principalement connue pour ses amplificateurs, la société britannique Marshall s'est depuis longtemps diversifiée avec des pédales d'effets, des casques audios et des enceintes connectées. Oui, on reste toujours dans le domaine du son et dans le bon pour ne rien gâcher.

Marshall Acton II : l'excellence d'une référence musicale

À la rentrée de septembre, Marshall a lancé trois enceintes Bluetooth « pour le salon ». De la plus imposante à la plus compacte, on retrouve la Woburn II, la Stanmore II et notre Acton II. Moins volumineuse, moins onéreuse aussi que ses grandes soeurs, cette petite enceinte flirte et dépasse parfois la limite supérieure que nous nous étions fixée pour cette sélection d'enceintes Bluetooth, mais quelle réussite. Disponible en trois coloris - noir, blanc et marron - elle n'est pas très loin des 3 kg et prend la forme d'un parallélépipède de 26 x 16 x 15 cm... autrement dit, un modèle sédentaire que l'on peut déplacer, mais que l'on hésite même à emporter avec soi pendant les vacances.

Marshall ne propose évidemment aucune batterie sur ce produit qui se branche sur le secteur et a le bon goût de ne pas avoir besoin de brique d'alimentation externe : le câble se branche directement au dos de cette belle enceinte. Bien sûr, il s'agit d'un élément très subjectif, mais pourvu que vous soyez sensible à l'esthétique des amplificateurs Marshall, vous tomberez forcément sous le charme de ce design tout à la fois terriblement vintage et diablement moderne, mais surtout remarquable d'élégance. L'essentiel de la façade est occupée par la vaste grille en tissu maillé où trône, en plein milieu, le logo Marshall. Le reste de l'enceinte est recouvert d'une espèce de revêtement en simili-cuir du plus bel effet. Non content de souligner le côté luxueux du produit, ce revêtement semble résistant même s'il nous faut tout de suite souligner que Marshall n'avance aucune certification IPxx.

Petit regret, alors que Marshall distribue aussi une Acton II Voice doté du Wi-Fi, le modèle moins coûteux - notre Acton II - se contente du Bluetooth, heureusement en version 5.0. Le constructeur a tout de même intégré une entrée auxiliaire (jack 3,5 mm) à son enceinte et la sélection se fait le plus simplement du monde via l'interface sur le dessus de l'Acton II, à côté des potentiomètres du volume, des basses et des aigus. Ces derniers se montrent très pratiques pour ajuster, à l'ancienne, le rendu audio. Il est d'ailleurs amusant de constater que le seul constructeur à proposer de tels réglages est celui qui propose l'une des enceintes les plus équilibrée dans sa restitution. Les graves sont peut-être un tout petit peu trop mises en avant et les médiums un chouia moins précis, mais nous chipotons. Nous préférons d'ailleurs retenir l'excellent comportement de l'Acton II en face des aigus et la bonne tenue du son, même à fort volume.

S'il fallait vraiment critiquer Marshall, ce serait plutôt sur l'absence de franches nouveautés par rapport à sa précédente gamme. On aurait par exemple apprécié que la stéréophonie soit mieux exploitée, moins étriquée. De la même manière, le Bluetooth - certes en version 5.0 - souffre d'une certaine latence qui ne gênera pas le mélomane, mais gâche la sonorisation d'un film. Reste que Marshall fait très sérieusement les choses, comme d'habitude serait-on tenté de dire, et que l'Acton II est un produit de très bonne facture pourvu que vous soyez prêts à investir autour de 200 euros pour en faire l'acquisition.

Marshall Acton II : l'avis de Clubic

Pas grand-chose à reprocher à Marshall qui se repose une fois encore sur une conception bien connue des amateurs de la célèbre marque d'amplificateurs. Si le design est remarquable, la finition n'est pas le moins du monde en reste et, malgré une taille encore modérée, la puissance est clairement au rendez-vous. On regrettera simplement quelques oublis techniques. Pour le reste, c'est du tout bon, difficile d'être déçu.

10. Petit prix, maxi autonomie : Sony SRS-XB12, dès 45 €


Sony SRS-XB12.jpg


Les plus
+ Petit prix, petit format
+ Excellente autonomie
+ Certification IP67
Les moins
- Où sont les basses ?
- Peu d'évolutions depuis la SRS-XB10
Plus connu pour ses télévisions et, surtout, pour sa gamme PlayStation, Sony développe également de nombreuses solutions audio comme cette SRS-XB12. Toute petite, peu coûteuse, elle a encore beaucoup d'autres atouts à faire valoir.

Sony SRS-XB12 : le changement dans la continuité

Innovant à une époque qui l'a par exemple vu inventer le Walkman, Sony est aujourd'hui moins en vue dans le domaine de l'audio et, du côté des enceintes Bluetooth, on ne peut pas dire que le Japonais fasse preuve de beaucoup d'imagination. Depuis quelques années, les séries SRS enchaînent effectivement les modèles en apportant souvent que de très légères améliorations. Ainsi, la SRS-XB12 qui nous occupe maintenant est très semblable à la vieillissante SRS-XB10... ce qui n'en fait cependant pas un mauvais modèle, bien au contraire. En premier lieu, c'est évidemment le format « riquiqui » de l'enceinte qui se fait remarquer : c'est la plus petite des SRS-xx avec son design cylindrique (7,4 centimètres de diamètre pour 9,2 cm de hauteur).

Pour ne rien gâcher, la SRS-XB12 se permet d'être encore un peu plus légère que sa grande sœur (243 g contre 260 g), mais les améliorations les plus notables ne se remarquent pas du premier coup d'œil. Ainsi, Sony a renforcé la résistance de sa petite enceinte en apportant la certification IP67 en lieu et place de l'IPx5 de la SRS-XB10. De fait, elle est complètement protégée contre les poussières et peut être immergée jusqu'à 1 mètre, durant 30 minutes. Pratique. Autre changement, sa batterie tout en étant plus légère, lui offre une autonomie supérieure de quelques heures... tout simplement exceptionnelle si on pense à ce minuscule format : pas loin de 20 heures en maintenant le volume entre 50 et 75%. Puisque nous parlons volume, il est bon de noter que cette SRS-XB12 a davantage de coffre que sa grande sœur et même s'il ne faut pas espérer sonoriser une grande fête, elle est tout à fait à l'aise au bord de la piscine par exemple.

Sur un plan plus audiophile, il ne faut évidemment pas s'attendre à des miracles. Compte tenu de sa toute petite taille, la SRS-XB12 est en difficulté pour rendre les graves qui manquent clairement de présence, même si l'activation de l'Extra Bass permet de corriger un peu le tir. Aucune solution en revanche pour contrer ce creux que l'on observe nettement dans les bas-médiums, mais les choses s'améliorent dès lors que l'on évoque les médiums et les aigus : la SRS-XB12 est d'ailleurs plus à l'aise que l'ancien modèle de Sony dans le traitement des voix.

Hélas, Sony n'a pas profité de la jeunesse de son enceinte pour intégrer une prise USB Type-C et la recharge se fera - encore et toujours serait-on tenté de dire - via un câble micro-USB. Heureusement, le constructeur a par contre conservé un connecteur qui se fait de plus en plus rare de nos jours alors qu'il peut rendre de nombreux services : l'entrée jack audio. Enfin, même si cela n'a rien d'extraordinaire, Sony rend toujours possible le couplage de deux enceintes afin de profiter d'une véritable solution stéréophonique.

Sony SRS-XB12 : l'avis de Clubic

Pas particulièrement novatrice, l'enceinte SRS-XB12 reste un modèle petit prix / petit format très intéressant. D'abord parce que bien sûr elle peut se glisser n'importe où, mais ensuite parce que sa petite taille ne l'empêche de pas de durer, durer, durer... pas loin de 20 heures avant d'avoir besoin d'être rechargée ! Le compagnon idéal et bon marché pour un départ en week-end ou en vacances.

Nous vous invitons à nous parler de vos modèles favoris en commentaires, en listant, si vous le souhaitez, leurs avantages et inconvénients.

Que vérifier avant l'achat d'une enceinte Bluetooth à moins de 200 € ?


Qualité du son

Qui dit enceinte Bluetooth dit connectique éponyme. Hélas, le Bluetooth n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux pour conserver un bon rendu audio, et ce, en mettant même de côté les caractéristiques intrinsèques de l'enceinte concernée. En effet, le Bluetooth exploite généralement le SBC et son débit variable en fonction de la qualité de liaison. Pour que les choses soient plus agréables, il est important de privilégier le LDAC (Bluetooth 4.0 et supérieur) ou le Bluetooth APT-X, un codec de meilleur qualité et moins affecté par les problèmes de latence. Bien sûr, il faut que votre smartphone soit compatible, ce qui est le cas d'une grande partie des modèles postérieurs à 2015.

Ensuite, le travail de restitution proprement dit, c'est à l'enceinte elle-même qu'il est dévolu. Pas de mystère ici et les termes plage de fréquences ou puissance seront vos amis. Attention cependant aux valeurs extravagantes que peuvent parfois afficher certains constructeurs. La plage de fréquences permet d'identifier les fréquences que l'enceinte sera capable de reproduire : l'oreille humaine est théoriquement en mesure d'entendre les sons sur 20 Hz - 20 000 Hz, mais bien peu d'enceintes sont réellement capables de descendre sous les 60 Hz, voire les 80 Hz. La puissance décrit logiquement la capacité que peut avoir une enceinte à « monter le son ». Exprimée en watts, celle-ci ne permet cependant pas de savoir dans quelles conditions se fait cette montée : distorsion du son, saturation peuvent ainsi survenir avec plus ou moins d'impact sur le rendu final.

Simplicité d'usage et connectique

Faire l'acquisition d'une enceinte Bluetooth, et ce, peu importe son prix, implique que l'on cherche à se débarrasser de certains câbles. Pourtant, cela ne veut pas dire que le produit en question est forcément dénué de tout fil. En effet, dans le cas des enceintes « fixes » dépourvues de batterie, il faut nécessairement passer par une alimentation secteur. Dans d'autre cas, c'est la présence d'une entrée auxiliaire - bien pratique - qui entraîne le branchement d'un câble.

Notez par ailleurs que certaines enceintes ont le bon goût d'être dotées d'un port RJ45 afin de se connecter au réseau et, c'est finalement plus fréquent, de ports USB supplémentaires. L'idée n'est alors pas de brancher une clé USB pour en lire le contenu - dommage - mais d'utiliser l'enceinte comme une espèce d'énorme batterie externe. Connectés en Bluetooth, les smartphones ont tendance à voir leur autonomie fondre comme neige au soleil. Disposer d'une enceinte capable de jouer les powerbanks peut s'avérer utile, surtout en déplacement.

Autonomie

Nous évoquions précédemment le cas des enceintes branchées sur le secteur, évidemment dépourvues de batterie. Reste qu'une bonne partie des enceintes Bluetooth s'envisage de manière nomade et elles intègrent donc souvent cette fameuse batterie qui peut considérablement varier en capacité et en efficacité. Certains modèles d'enceintes sont dotés de confortables solutions 7500 mAh quand d'autres se limitent à de plus étriquées batteries 1000 mAh. Attention cependant, les enceintes dotées d'éclairages drainent leur énergie bien plus rapidement que les autres.

Au moment de l'achat, il est donc important de consulter l'estimation de durée établie par le constructeur. Il est toutefois encore plus important de trouver des valeurs vérifiées, car ces estimations sont toutes théoriques et se font parfois avec un volume réduit ou en désactivant les fonctions d'éclairage. Notez enfin que bien souvent votre smartphone connecté en Bluetooth aura épuisé sa batterie avant l'enceinte connectée.

|H3]Multiroom, multipoint et kit mains libresDans le cadre d'une utilisation domestique - donc non nomade - la fonction multiroom est intéressante. Comme son nom l'indique, il s'agit de « distribuer » ses morceaux à travers plusieurs pièces de la maison. L'idée est d'éviter d'avoir autant d'appareils distincts que d'occupants dans la maison et un système multiroom autorisera la diffusion d'une même musique à travers plusieurs pièces ou de plusieurs morceaux différents dans les différentes pièces du logement. S'assurer que son enceinte est compatible multiroom est donc un gage de confort et de pérennité. En revanche, il faut savoir que cette fonction est généralement présente sur des matériels relativement onéreux.

Autre « multi » intéressant à vérifier au moment de l'achat d'une enceinte, le multipoint. L'usage est ici complètement différent et il s'agit pour une enceinte d'être capable de s'appairer avec plusieurs appareils Bluetooth à la fois. Ensuite, la bascule se fait le plus simplement du monde vers le dernier appareil à envoyer un signal. Cette fonctionnalité est de plus en plus courante et ne grève plus spécialement les budgets.

Enfin, terminons les fonctionnalités avancées en évoquant le cas du kit mains libres. Si vous conduisez, vous connaissez sans doute cette option : elle décrit simplement le fait de pouvoir recevoir ou passer un appel. Dans la pratique, il faut que l'enceinte soit dotée d'un microphone, mais il est alors possible de communiquer avec un correspondant exactement comme avec n'importe quel kit mains libres : la musique se coupe alors automatiquement, vous pouvez discuter avec votre interlocuteur et il suffit d'appuyer sur le bouton idoine pour que la lecture reprenne son cours.

Attention à la latence

Jamais évoquée par les constructeurs et pas toujours évidente à évaluer, la latence est pourtant une donnée importante au moment de choisir son enceinte Bluetooth. Il s'agit du délai de transmission entre votre appareil et l'enceinte elle-même. De fait, lorsqu'une enceinte est connectée en filaire, la latence est nulle. De manière générale, le Wi-Fi permet également de profiter d'une latence pour ainsi dire dérisoire, que l'on ne compatibilité donc jamais. En revanche, dès lors que l'on se connecte en Bluetooth, les choses se compliquent nettement.

Notre processus de sélection des produits

Nous réalisons chaque comparatif avec la même minutie et la même méthodologie. Nous passons plusieurs heures à analyser les caractéristiques et les avis des produits disponibles en France.

À la suite de cela, nous sommes en possession d'une liste plus ou moins longue de six à quinze produits et nous les testons tous.

Les meilleurs produits ayant un atout à faire valoir sont ainsi présentés dans ce comparatif.
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