L'AMF inflige une amende à Iliad (Free) et au président du conseil d'administration

le 29 avril 2019 à 14h37
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Iliad
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Un mois après avoir révélé son intention de sanctionner Iliad et Maxime Lombardini pour manquement d'initié, l'AMF annonce avoir rendu sa décision.

Cette fois ça y est, l'Autorité des marchés financiers a tranché. Lundi, dans un communiqué, l'AMF a annoncé avoir infligé une amende de 600 000 euros au président du conseil d'administration d'Iliad, Maxime Lombardini, ainsi que 100 000 euros au groupe de Xavier Niel, pour sa communication tardive dans le rachat avorté de T-Mobile US. Le montant des deux sanctions est inférieur aux demandes premières de l'AMF.

L'AMF établit définitivement le manquement d'initié d'Iliad


L'Autorité reproche au groupe Iliad d'avoir trop tardé dans la communication de ses intentions d'acquisition. Ce n'est que le 31 juillet 2014 que le groupe français avait officiellement dévoilé son intérêt pour le rachat de 57 % des parts de T-Mobile US, filiale américaine de Deutsche Telekom, pour 15 milliards de dollars. Le conseil d'administration d'Iliad était en réalité au courant depuis le 1er juillet, soit un mois avant la sortie du communiqué de presse.

Ce manquement d'initié n'a évidemment pas plu au gendarme boursier qui avait requis, à la fin du mois de mars, une amende d'un million d'euros contre l'ex-DG du groupe Maxime Lombardini et une seconde de 500 000 euros contre Iliad. « L'information relative à ce projet revêtait, dès le 2 juillet 2014, les caractéristiques d'une information privilégiée. En effet, elle était à cette date précise, non publique et susceptible d'avoir une influence sensible sur le cours du titre Iliad », indique l'AMF. « Un plus tard, le 24 juillet 2014, la société ne pouvait ignorer qu'elle n'était plus en mesure d'en assurer la confidentialité », ajoute-t-elle.

Maxime Lombardini - Iliad - Free
Maxime Lombardini

Lombardini s'est servi d'une information privilégiée à des fins personnelles


Maxime Lombardini, lui, a été plus sévèrement condamné pour deux cessions d'actions datant du début du mois de juillet 2014, alors qu'Iliad préparait sa tentative de rachat de T-Mobile US. « La Commission a estimé qu'en cédant des actions Iliad pour son propre compte, dans le cadre d'une levée-cession d'options d'achat le 4 juillet 2014, puis pour le compte de sa compagne le 11 juillet 2014, M. Maxime Lombardini avait utilisé l'information privilégiée en cause », rapporte l'AMF.

Alors qu'Iliad souhaitait s'implanter en Amérique du Nord, l'actionnaire de T-Mobile, Deutsche Telekom, avait refusé l'offre du groupe propriétaire de Free. Iliad avait ensuite définitivement mis un terme à son processus d'acquisition au mois d'octobre 2014.

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