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SNAP : comment l'état français se modernise pour faire face aux GAFAM

22 mai 2022 à 15h30
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SNAP

Au milieu du mois d'avril dernier, la Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) annonçait l'arrivée d'un nouvel outil à disposition des agents de l’État : France transfert. Ce logiciel de partage de fichiers volumineux vient consolider une offre plus large d'outils, destinés à moderniser le travail collaboratif et à acculturer les agents au numérique, regroupés au sein d'un sac à dos numérique aussi appelé SNAP.

Ce programme de modernisation et d'adaptation aux nouvelles méthodes de travail a débuté en 2018 et a pris son essor, de manière inattendue, en 2020 avec la crise du COVID-19 dans le monde. Si vous vous demandez ce à quoi peut bien ressembler un sac à dos numérique de l'agent (et à quoi il peut servir) vous allez retrouver les réponses à vos questions dans les lignes qui vont suivre.

Le SNAP, un outil de centralisation des solutions développées

Le sac à dos numérique de l'agent public s'inscrit dans la grande stratégie mise en place par le programme Tech.gouv en 2019. Ce dernier, piloté par la Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) avec l'appui de tous les ministères, vise à développer et à accélérer la transformation numérique de tout le service public en France. L'objectif à moyen terme est de permettre une transition numérique des services de l’État et d'améliorer par la même les relations entre les agents publics, les citoyens et les entreprises.

Google Workspace © Google
Réduire l'utilisation d'outils provenant des GAFAM au profit de logiciels souverains est un des enjeu de SNAP

Le SNAP n'est qu'une partie de ce grand programme, basée essentiellement sur les nouvelles méthodes de travail collaboratif et le travail en mobilité. La crise du COVID-19 n'aura fait que le rappeler, le télétravail est devenu important dans les organisations et il est désormais primordial d'en tenir compte. Mais les nouveaux usages du numérique, assez peu connus dans l'administration publique qui garde encore aujourd'hui cette image vieillissante, sont tout aussi importants et rejoignent, au final, ces nouveaux besoins.

On peut aussi prendre en compte l'importance croissante des logiciels provenant directement des GAFAM qui posent de plus en plus des questions de souveraineté des États. Interrogé par nos soins, Jean-Louis Barthélemy, chef du pôle produits numériques partagés au sein de la DINUM

« Le SNAP a une origine double en effet. Il est développé pour participer à la transformation numérique de l’État en donnant des outils adaptés aux 2,5 millions d'agents de l’État (travaillant pour les ministères ou les opérateurs comme Pole Emploi) et aux partenaires. Le deuxième axe était ce besoin du bouquet de produits SNAP. Il est important de construire et développer des produits souverains sécurisés qui n'existaient pas avant sur le marché ».

SNAP
© DINUM

Le SNAP regroupe donc aujourd'hui sept outils de travail collaboratif mis à disposition de tout agent de l’État qui le désire : France transfert, Webinaire de l’État, Audioconf, Webconf, Tchap, Osmose et Resana. Ces outils sont disponibles directement sur la page web dédiée et ont été mis à disposition des agents dans leur ministère via les directions numériques de chacun. Mais, si elle est bel et bien fonctionnelle aujourd'hui, cette suite d'outils manque encore de visibilité au sein des administrations et doit désormais être communiquée le plus largement possible afin d'en normaliser l'utilisation.

« Pour y arriver, il faut que nous fassions de l'accompagnement » nous dévoile Paul-Emmanuel Caillard, chef de mission infrastructure Tech.gouv. Et c'est bien là un des nouveaux enjeux de SNAP, après une première partie dédiée à la construction et au développement des outils, il faut désormais acculturer les agents au numérique en les faisant passer par ces outils et en leur apprenant à les utiliser tout en leur faisant comprendre leur intérêt.

Des logiciels qui répondent à des besoins importants

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Resana est un outil de gestion de projet collaboratif © DINUM

Mais concrètement, SNAP ça sert à quoi ? Des mots mêmes de Jean-Louis Barthélémy et de son collègue, le sac à dos numérique embarque des outils qui viennent répondre à plus de 80 % des usages et des besoins des agents. « On est dans la simplicité d'usage et des cas d'usage très précis avec une véritable cohérence dans notre approche » nous confient-ils.

Allons un peu plus en profondeur sur ces fameux outils mis à disposition donc. On retrouve tout d'abord, et c'est peut-être aujourd'hui le plus connus et le plus utilisé, Tchap, la messagerie instantanée et sécurisée de l’État. Utilisé aujourd'hui par quelque 350 000 personnes, Tchap est un des projets les plus ambitieux de la transformation numérique de l’État et vise à s'étendre à tous les agents publics « y compris au sein des collectivités territoriales et des opérateurs » et même auprès d'autres États membres de l'Union Européenne.

...

Le Webinaire de l’État, de son côté, lancé en juin 2021, permet de rassembler jusqu'à 350 personnes pour des formations, des conférences ou des séminaires en ligne. Autre outil à disposition, Audioconf, un service d'audioconférence développé pour faciliter l'organisation de réunions téléphoniques qui rassemblent jusqu'à 50 participants. Webconf a, lui, pour vocation à faciliter les échanges collaboratifs pendant le travail : partage de fenêtre en direct, échanges audio ou vidéo, éditeur de texte collaboratif etc.

France Transfert, le dernier outil arrivé à ce jour dans le sac à dos numérique, permet l'envoi de fichiers volumineux entre agents de l’État mais aussi entre prestataires et partenaires invités. Osmose est une plate-forme de communautés professionnelles utilisée par plus de 120 000 personnes. Elle rassemble plusieurs milliers de communautés créées par des agents, permettant de travailler de manière collaborative sur des sujets en fonction de ses centres d'intérêt. Pour terminer, Resana, qui compte 150 000 utilisateurs, est également une plate-forme collaborative qui vient compléter ce que propose Osmose. L'outil permet de travailler sur des projets de manière collaborative.

SNAP
Osmose permet d'animer des communautés par sujets © DINUM

Maintenant, consolider les outils

Évidemment, la DINUM ne compte pas s'arrêter là. Nous l'évoquions plus haut dans cet article, la direction interministérielle du numérique va débuter une phase d'accompagnement des agents dans leur utilisation qui se heurte cependant à un enjeu de taille : comment donner accès à ces outils à tout le monde lorsque des ministères peuvent avoir des exigences de sécurité très élevées ?

C'est là qu'une deuxième phase vient se poser en parallèle. « Nous consolidons ces outils avec des briques transverses entre eux » nous confie Paul-Emmanuel Caillard avant d'ajouter « Nous devons faire progresser la capacité de nos produits vers la possibilité d'échanges de données plus sensibles. Aujourd'hui nos produits sont sécurisés mais ne permettent pas encore des échanges sensibles ».

cybersécurité
Les enjeux de sécurité sont importants aujourd'hui et sont pris à bras le corps notamment par le Ministère des Affaires Etrangères

De nouvelles briques, en plus de la sécurité, viendront s'ajouter aux produits existants dans le futur. On pourra citer par exemple un projet de fédération des outils, qui permettra d'accéder d'un logiciel à un autre directement depuis le premier.

Il est également prévu d'ajouter une brique Agent Connect pour faciliter le passage d'un outil à un autre, sans avoir à se reconnecter constamment. Un moteur de recherche plus efficace est en projet, qui offrira la possibilité de faire une recherche sur toutes les plates-formes en même temps, plutôt que sur une seule à la fois.

Enfin, dernier projet en cours, une rénovation totale de l'annuaire interministériel qui a pour vocation à proposer plus de cas d'usage que simplement rechercher un agent enregistré dans l'annuaire.

Depuis plusieurs années donc, l’État met en place un certain nombre de programmes qui se veulent ambitieux pour opérer le virage numérique du travail dans les administrations.

Si proposer des outils efficaces, qui viennent répondre à des besoins importants est une chose, il est important de sensibiliser et de former les agents de l’État aux méthodes de travail qui viennent avec (on peut penser au travail en mobilité mais aussi, par exemple, à l'utilisation des méthodes agiles pour certains projets). Quoi qu'il en soit et si la dynamique est bonne, la DINUM, et les ministères derrière, a encore du chemin à parcourir pour démocratiser une utilisation du numérique plus poussée.

Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
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Bombing_Basta
C’est bien tout ça, mais si c’est pour travailler sur des OS et avec des programmes GAFAM en même temps…
mrassol
les gafams il en faut dans certains services, quelle plaie en tant que pro, de recevoir des documents de l’administration au format openoffice …
Bombing_Basta
mrassol:<br /> quelle plaie en tant que pro, de recevoir des documents de l’administration au format openoffice …<br /> Et pourquoi donc ?<br /> PS : openoffice est mort au passage, c’est libreoffice son successeur.
mrassol
C’est pareil, c’est la meme merde …<br /> Pourquoi c’est une plaie ? Car c’est pas lisible, les mises en pages pétés … C’est pas le standard en entreprise tout simplement, c’est encore pire quand c’est un document a remplir … un PDF c’est pas compliqué …
gothax
Tu as raison @Bombing Basta mais le problème est que dans les laboratoires de recherche par exemple il y’a qu’un seul informaticien et tres souvent adepte des solutions Microsoft. Les DSI sont en sous effectifs c’est dur de faire changer les lignes … Malgré les possibilités des constructeurs (hp, dell,… ) des tutelles ne veulent plus acheter des ordinateurs en linux (ubuntu LTS). Du coup, soient tous les acteurs s’y mettent soit on restera ainsi par facilité (qui a dit feignantise?)
gothax
Je fais tout avec LibreOffice (même les formulaires PDF) et miktex @mrassol ou le plus possible dans le cadre pro… C’est déplaisant de lire ce genre de commentaire. Heureusement qu’il y a des communautés pour faire des logiciels open source et multiplateforme. J’utilisais miktex/équivalent en 1995 pour écrire et compiler ma thèse et ce compilateur existe encore et marche encore sans soucis de compatibilité 27 ans après !
mrassol
C’est déplaisant mais c’est la réalité. Tout le monde n’est pas geek …<br /> Françoise a qui on a imposé Linux et libre office sur son PC Pro ne maîtrise rien de tout ça.
Blackalf
Exactement. Mon beau-fils travaille dans les ressources humaines et son pc portable pro est verrouillé à ce niveau, il ne peut utiliser que les applications que son employeur lui impose et il lui est interdit d’en installer d’autres.
Bombing_Basta
Tin mais c’est quoi cet abus, pourquoi mon dernier message a disparus ?!?
kyosho62
5. Restez courtois<br /> Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.
Oldtimer
Moi j’appelle pas ça faire face aux les gafam lol !<br /> On fera face avec des outils que le peuple pourra utiliser au quotidien au lieu d’utiliser des outils gafam !<br /> Mais bon peut-être que ce n’est pas le but.
Bombing_Basta
Ça devient n’importe-quoi la partialité de modération ici.<br /> Si je dis « clubic c’est pareil que libreoffice, c’est de la merde », c’est bon, j’insulte personne, je suis protégé comme mrassol ?
bennukem
Etapes d’un projet géré par l’état :<br /> 1 - appel d’offre avec on sait pas trop quoi et un budget délirant<br /> 2 - un gafam qui possède un boite en france rafle le contrat<br /> 3 - fait du taff de merde et demande une rallonge<br /> 4 - rallonge voté<br /> 5 - livraison d’un truc merdique qui rame hébergé partout sauf en France<br /> 6 - disparaît après 6 mois, les sous avec<br /> souvenez vous du super projet d’hebergement pour contrer amazon s3 et copain … ovh et autres fleurons (ikoola?) mis en touche
bennukem
Ils ont une obligation de partialité ? Vas sur numerama, tu vas apprécier
ld9474
Vous oubliez pas mal de choses !<br /> On commence par un truc qui s’appelle l’UGAP et qui est censé géré les commandes publicques. Donc imaginez vous êtes dans la fonction publique et souhaitez developper une solution logicielle:<br /> Vous faites un beau CDC.<br /> Vous donnez à l’UGAP qui sollicite les acteurs référencés.<br /> Première difficulté, vous avez des marchés: Data, Dev, Cloud etc…<br /> Si le presta référencé souhaite un beau dev avec pourquoi pas du cloud et bien ca commence à coincer car ca concerne 2 marchés…<br /> Après quelques semaines, on finit par trouver un marché qui va bien<br /> Problème, les acteurs référencés se connaissent. Il y a un titulaire et une autre boite qui prend les sujets quand le titulaire ne peut ou ne sait répondre.<br /> Si on prend ce deuxième cas, chacun va prendre sa marge au passage.<br /> J’ai un exemple concret: Projet chiffré à 90k€, vendu à l’état 140k€. Pourquoi? Le « sous-traitant » officile du marché, fait sa marge, au passage il a sollicité une filiale spécialisée qui elle aussi prend sa marge, le titulaire prend une marge, l’UGAP en profite aussi pour prendre une marge.<br /> Bref c’est sans queue ni tête, ca coûte trois bras.<br /> L’informatique ca pourra marcher au niveau de l’Etat si celui-ci accepte de casser ses grilles de salaire et se dit, je prends des cadors, je paie plus cher mais je sais ce que j’ai. En attendant nous (contribuables) nous faisons plumer car nous avons au niveau des différents services de l’Etat des DSI qui n’ont jamais fait un projet de leur vie.<br />
Nmut
C’est sûr que c’est bien qu’il y ait des logiciels libres. Mais il faut reconnaitre que la qualité n’est pas au même niveau.<br /> Avec Libre Office ou Open Office (qui n’est pas totalement mort cela dit en passant), il est quasiment impossible de travailler avec de gros documents (plus de 500 pages), il y a des problèmes de compatibilité entre versions, la gestion des documents multi fichiers est au mieux étrange , la gestion des images / graphes et les inclusions de documents Calc est très aléatoire, et le pompon chaque remise en page ou gestion de la table des matière / table des figures donne des résultats « amusants » et il faut tout revérifier, un bonheur avec 1000 pages ou plus.<br /> J’ai plusieurs fois travaillé sur des RAO ou une réponse Libre Office était demandée et pour moi ça a été une galère pas possible. Et pour info, j’utilise Libre Office chez moi…
Popoulo
@Nmut : tout à fait. LibreOffice c’est sympa pour le cadre privé ou pour les tâches qui ne demandent pas des fonctionnalités autres que remplir 3 cases et faire une somme.
Bombing_Basta
Non merci, je m’en suis barré justement car c’est devenu n’importe-quoi, ils n’acceptent aucune critique, genre au début du covid19 ils ont pondu un article immense reprenant le bullshit du gouv sur la non nécessité de porter le masque pour le péquin moyen, du coup forcément ça a engendré quelques réactions, pouf, commentaires fermés, et maintenant c’est général, c’est devenu un site vertical, une honte, ratatium se retourne dans sa tombe.
_Troll
LibreOffice est il entierement gratuit ? Il fait quoi exactement ? Traitement de texte et tableur ? Quelqu’un peut me donner le lien, SVP, seulement s’il est gratuit, j’aimerais bien l’essayer.
mrassol
https://fr.libreoffice.org/download/telecharger-libreoffice/
bennukem
Si t’es pas un bobo écolo en vélo électrique à 4000€ et/ou LGBT friendly, t’es persona non grata chez numerama. Je pense qu’ils s’admirent en se regardant entre eux.
jyti94
Bien que le gouvernement se propose des solutions.<br /> Qu’elles soient actives, se peaufinent et quand les serveurs seront en capacité de soutenir la charge, ouvrir les solutions aux « partenaires » OIV et autres comprenant la gestion de données sensibles voire plus et prônant les solutions open-source libreoffice (qui au passage marche à peine moins bien que msoffice tout en étant autant maitrisé par Mme Michu) mais aussi (et pas que) veracrypt GNU…
_Troll
Merci pour le lien.
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