Super Mario 64 : et Nintendo inventa la 3D (oui, carrément)

Virgile Rasera
Spécialiste Gaming
06 avril 2021 à 15h26
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Super Mario 64

À une époque où le jeu vidéo tentait laborieusement de faire sa mue vers la 3D, la véritable révolution vint de Nintendo. Avec Super Mario 64, le géant japonais donna une leçon dont on se souvient encore avec émoi. Cette semaine, votre chronique NEO·Classics rembobine jusqu'à ce 23 juin 1996 où le célèbre plombier moustachu fit entrer le jeu vidéo dans une nouvelle ère.

Aux antipodes de la bataille des téraflops, de la 4K et des 60 fps, NEO·Classics vous propose un retour vers les origines du jeu vidéo. Du titre 2D en gros pixels au moins lointain jeu à la 3D hésitante, cette chronique vous invite à (re)découvrir les pépites vidéoludiques qui ont ouvert le monde au 10ème art...

La décennie des 90's est déjà bien engagée et le jeu vidéo est en train d'opérer l'une des mues les plus décisives de sa jeune histoire avec l'avènement de la 3D. Or, le taulier de la génération de consoles précédente, j'ai nommé Nintendo, tarde encore à dévoiler sa nouvelle machine.

Parti en solitaire avec sa PlayStation après le coup de poignard que lui a asséné Hiroshi Yamauchi, alors P.-D.G. de Nintendo, en abandonnant le projet, Sony fait pour sa part une irruption très remarquée sur le marché du jeu vidéo. L'entreprise vient croquer une part gargantuesque du gâteau que se partageaient jusqu'alors la firme de Kyoto et son éternelle rivale, SEGA.

Super Mario 64

Et pourtant, cela fait déjà quelques temps qu'un certain « Project Reality » fait parler de lui. Nintendo s'est alors acoquiné avec Silicon Graphics et promet d'écraser la concurrence avec un monstre de technologie. D'abord baptisée Ultra 64, cette nouvelle console se pavane sans complexes dans les encarts publicitaires des magazines deux avant sa sortie. Nintendo tente par ce biais d'inviter les joueurs à la patience en suggérant que la génération 32-bits est d'ores et déjà dépassée. Oui mais voilà : tandis que Nintendo multiplie les promesses et les mises en garde, SEGA et Sony sortent des jeux et entrent dans l'histoire. Il faudra attendre l'année 1996, soit près de deux ans après ses concurrents, pour que Nintendo mettent ses paroles en actes. Et avec la manière !

Nintendo 64
L'une des tristement célèbres publicités pour l'Ultra 64 qui fit tant rêver les gamins de l'époque

It's-a-me Maaariooo !

Pour s'imposer face à une concurrence déjà bien installée, Nintendo devait impérativement faire la démonstration de ses promesses maintes fois réitérées. Le premier jeu qui accompagnerait la console devait marquer les esprits et prouver que l'attente à laquelle avaient consenti un certain nombre de joueurs n'avait pas été vaine. Le 23 juin 1996, le monde découvre ainsi la Nintendo 64 et le titre qui restera à tout jamais comme le véritable pionnier du jeu en 3D : Super Mario 64.

Cette dernière affirmation ne manquera pas de faire tiquer certains d'entre vous. Le jeu vidéo en 3D ne date pas d'hier, et les consoles de SEGA et Sony ont alors déjà dans leurs catalogues quelques solides références pouvant se targuer d'afficher quelques centaines de milliers de polygones. Ridge Racer, Destruction Derby ou Tekken ont déjà trouvé une bonne place dans la ludothèque des possesseurs de PlayStation, tandis que les acquéreurs de la Saturn de SEGA peuvent quant à eux se régaler avec Daytona USA, Virtua Fighter ou Panzer Dragoon.

Super Mario 64

Cela dit, bien qu'ils aient transfiguré les genres dans lesquels ils s'inscrivent, les titres susmentionnés ne les ont pas pour autant révolutionnés de fond en comble. Et c'est bien là le tour de force réalisé par Nintendo avec Super Mario 64. Je me souviens encore comme si c'était hier de ma première rencontre avec le jeu. L'un de mes meilleurs amis était alors de ceux qu'on ne peut s'empêcher de jalouser car ils ont l'immense privilège de se voir offrir les dernières nouveautés à leurs sorties. Et dans le cas présent, le bougre faisaient même partie des quelques chanceux qui ont pu mettre la main sur la N64 japonaise quelques jours seulement après sa sortie sur l'archipel.

Alors qu'il m'avait invité chez lui à venir découvrir Super Mario 64, j'ai pris une gifle qui m'a donné le tournis. Le premier coup de génie de Nintendo est d'avoir prévu une petite zone de jeu hors du château pour que le joueur puisse se familiariser avec les contrôles et appréhender cet espace en 3D. De mémoire, j'ai du passer une bonne demi heure à tenter mille et une acrobaties aux abords du château.

Super Mario 64
La fameuse cour du château dans laquelle tant de joueur ont longuement flâné !

Je n'avais encore jamais connu de telles sensations de jeu ! Le comportement de Mario n'avait rien de farfelu, comme on a pu le voir par la suite avec les sauts lunaires de Lara Croft dans Tomb Raider par exemple. Nintendo a su implémenter une physique tout à fait crédible à son jeu. J'étais subjugué par la résistance que m'opposait l'inclinaison du sol, les variations d'amplitude de saut, selon que Mario courait ou marchait, ou encore ses piétinements lorsqu'il démarrait sa course. Et que dire de cette possibilité tout à fait inédite d'imprimer une allure plus ou moins vive à la démarche du personnage à l'aide du stick analogique de la manette ! Super Mario 64 fut sans conteste le premier jeu qui me donna la sensation d'évoluer dans un monde délivrant un feedback aussi proche de la réalité.

Le level design le plus génial de la création

Super Mario 64 aurait presque pu se contenter de cela pour marquer l'histoire du jeu vidéo. Cette petite aire de jeu autour du château était déjà une véritable leçon de maîtrise qu'aucun autre jeu avant lui, et même des années après, n'avait ne serait-ce qu'effleuré. Mais Shigeru Miyamoto a de la suite dans les idées, et lorsqu'il en tient une bonne il a généralement tendance à la développer jusque dans ses dernières conséquences.

Après l'émerveillement de cette petite promenade dans les jardins du château vint donc la véritable gifle, massive et étourdissante. Le premier niveau me laissa sans voix. Je me souviens simplement l'avoir parcouru avec un sourire béat et avoir poussé des petits rires enthousiastes tout au long de ma découverte. Cette sensation de liberté, aucun jeu ne me l'avait jamais procurée jusqu'alors. Je pouvais aller partout, aucun défilement ne m'imposait jamais d'avancer dans quelque direction que ce soit. J'étais aussi libre d'éviter les ennemis que de m'en défaire, voire même de ne pas avancer du tout dans le niveau et de simplement y flâner en toute nonchalance. Vu d'aujourd'hui cela peut paraître amusant, mais pour un ado qui sortait de la génération Super Nintendo / Megadrive, c'était tout un champ des possibles qui s'ouvrait devant mes yeux ébahis.

Super Mario 64
La désormais célèbre course face au pingouin géant

Rendez-vous compte : chaque niveau est un petit univers en soi où donner libre cours à sa soif d'exploration, où tracer sa route sans jamais se sentir contraint par les intentions de ses concepteurs. Et, pour autant, le titre parvient à nous happer dans des séquences de plateformes réglées comme du papier à musique sans jamais sacrifier cette illusion d'une liberté totale de nos mouvements. Le fait que chaque niveau cache plusieurs étoiles à découvrir nous invite également à en explorer les moindres recoins et ainsi à découvrir des chemins restés cachés dans les angles morts de notre vision forcément partielle. Et pourtant, tout était bien là sous nos yeux, depuis le début. Chaque nouvelle incursion s'accompagne ainsi d'une compréhension de plus en plus étendue de ce petit monde, et on ne finit par en épuiser tous les secrets qu'au terme de nombreuses tentatives.

Et que dire de cette verticalité des niveaux à vous en donner le vertige ! De ces pistes enneigées dévalées à toute vitesse, ces longs moments à planer au dessus des niveaux grâce à la casquette ailée ou encore ces océans dans lesquels se plonger et évoluer sous l'eau avec aisance, après tant d'années à pester contre les zones de jeu aquatiques ! Là encore, le plaisir qu'il y a à explorer la multitude d'univers proposés le jeu doit énormément à l'intelligence de Nintendo dans la conception de certains outils fondamentaux, telle que la gestion de la caméra par exemple. C'est bien simple, Super Mario 64 a inventé ce positionnement libre et jamais pris en défaut de la caméra sur l'action. Le confort de jeu n'est alors jamais contrarié par une perspective hasardeuse, et là encore le titre nous investit d'une liberté d'action synonyme d'une maîtrise inédite de l'espace de jeu.

Super Mario 64
Enfin on pouvait nager sans vouloir s'arracher les cheveux !

Le plus grand chef d'oeuvre de Nintendo

De par sa richesse incroyable, ses trouvailles de level design sans cesse renouvelées, et son avant-gardisme technique, Super Mario 64 est, de mon point de vue, le plus grand titre jamais réalisé par Nintendo. Bien sûr, on pourra toujours arguer qu'à sa suite, Super Mario Galaxy 1 & 2 sont allés beaucoup plus loin en déployant des trésors d'inventivité. A tel point d'ailleurs que, au fil de progression, on en vient parfois à se demander quand est-ce que cet incroyable gisement d'idées nouvelles va finir par se tarir.

Mais absolument tous les jeux de plateforme en 3D sans exception (et pas seulement eux d'ailleurs) se sont appuyés sur Super Mario 64, quand bien même ils auraient amené à leur tour quelques idées originales. Le titre de Nintendo est ainsi, et demeurera toujours, l'une des pierres angulaires soutenant cet immense édifice qu'est le jeu vidéo moderne. Un titre indémodable qui n'a d'ailleurs absolument rien perdu de sa superbe 24 ans après sa sortie.

Super Mario 64
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offset891
Il n’en reste pas moins que les graphismes sur N64 étaient largement en dessous d’une Playstation. Ca m’avait même choqué a l’époque le manque criant de polygones comparé à des jeux sur Playstation beaucoup plus détaillés.<br /> Seul le lissage des textures (elles aussi en plus faible résolution) fesait illusion.
enrico69
Moi ce qui me surprenait (pourtant j’avais et j’aimais les deux consoles), c’était le «&nbsp;flou&nbsp;» de certains jeux N64. Par exemple je me souviens d’avoir joué à Fifa 98 sur les deux supports, c’était criant !
enrico69
Bel article comme d’hab. SEGA avait essayé en parallèle de développer Sonic entièrement en 3D sur la Saturn, avec la suite que l’on sait…
malak
Je pense que tout le monde a ressenti la même chose en y jouant pour la première fois… c’était excitant, fou, du jamais vu… et pas une simple démo, un jeu complet!<br /> Même la VR m’a fait moins d’effets quand je l’ai découverte (hormis le mal de crâne).
LeGrosWinnie
Starwing sur Snes en 93 était déjà en 3d intégrale de bonne facture vu la console même si c’est un railshooter. Mario 64 a juste proposé un déplacement libre y’a de la nuance.<br /> Perso Mario 64 ne m’avait fait ni chaud ni froid contrairement à Golden Eye par exemple.
LeToi
Pas aussi culte que Mario Kart 64 pour moi, mais plutôt pour le fun de jouer à plusieurs, des heures et des heures de jeu ^^
fg03
Je suis d’accord la N64 avait des graphismes indignes par rapport à ce qui était attendu après la NES et la SNES. La PSX a été la console de l’age d’or avec un catalogue hallucinant et des graphismes qui tenait la route…<br /> Son plus gros problème a été la fiabilité de ses lentilles pour lire les jeux et c’était aussi le début des temps de chargement qui devenait long.<br /> PSX n’avait pas de concurrence ou alors c’est venu après avec la xbox grace au hack et à la transformation des Xbox en véritable bonheur videoludique (pas pour son catalogue de jeu Microsoft :o)
Myncer_Halleck
C’est avec Doom vers 1993 que la 3D a vraiment été inventée il me semble
Doss
C’est claire pour une console sortie presque 2 ans après la PS1/Saturn et à cette époque 2 ans c’est énorme elle n’a vraiment pas fait le break, de plus en 96 les 3DFX arrivaient sur PC. Et quand on vois la DC sortie elle 2 ans après la N64 qui pour le coup avait clairement fait le break.
Doss
Ce n’était pas sonic du coté de Sega mais Nights into dreams, Sonic Adventur est arrivé bien plus tard avec la dreamcast.
Furax
Bel article comme d’hab! <br /> Bon après perso quand un copain m’avait invité chez lui pour tester ce jeu qu’il venait d’acheter je me souviens qu’en fait j’avais été très déçu. Le graphisme plus que moyen même pour l’époque et un personnage que j’avais trouvé très compliqué à diriger.
GhostKilla
J’en ai passé des heures sur ce jeu, et c’est clair qu’il est resté comme l’un des meilleurs jeu auquel j’ai joué dans ma mémoire. Bien sûr je parle de l’époque, si je venais à le refaire maintenant, ça serait une autre histoire.<br /> Je rejoins aussi d’autres avis, GoldenEye m’avait aussi mis une bonne claque à l’époque, il n’a pas cartonné et n’est pas encore cité pour rien !<br /> Mais techniquement, la N64 était clairement en-dessous de la Playstation, sur laquelle au final j’ai passé bien plus de temps. Malgré tout, j’aurai eu chacune des générations suivante de console Nintendo, ne serait-ce que pour les jeux Nintendo.
Rapidkiller
Doom n’est pas 3D …
Colombe31
«&nbsp;C’est bien simple, Super Mario 64 a inventé ce positionnement libre et jamais pris en défaut de la caméra sur l’action. Le confort de jeu n’est alors jamais contrarié par une perspective hasardeuse,&nbsp;»<br /> Absolument faux. La gestion de la caméra est calamiteuse. Le gros défaut d’un jeu quasi parfait.
Vinsss57
Salut Virgile! Bel article Merci!
Voigt-Kampf
Possesseur de la PS à l’époque, qu’est ce que j’ai pu baver et envier ce jeu… c’est clair qu’avec lui un palier a été franchi dans les jeux 3D. Couplé à la richesse si caractéristique des jeux Nintendo qui reste encore aujourd’hui un développeur de jeux au gameplay profond, il restera au panthéon des jeux qui ont marqué l’histoire. Curieusement, par la suite, et quand on m’a daigné prêter la N64, je n’y ai jamais joué, car les jeux suivants ont été tout aussi extraordinaires : Zelda Ocarina of Time (probablement le meilleur ou 2è meilleur Zelda), Goldeneye, Donkey Kong 64, Perfect Dark, j’en passe et des meilleurs…<br /> Je crois, pour anecdote, que le visage de Mario est déformable à l’aide du joystick à l’écran titre/de chargement de partie. C’est issue de la démonstration de la console par Myiamoto pour démontrer les capacités 3D de la console lors de la présentation officielle de la console.<br /> Le principe du joystick analogique a été si bien accueilli que Sony un peu plus tard développera son dual analog controller (et dans une surenchère de 2 joysticks analogiques sur la manette) de ce qui deviendra encore un tout petit peu plus tard la première «&nbsp;DualShock&nbsp;».<br /> Sinon pas d’accord sur la qualité graphique, la N64 est théoriquement plus puissante, et ses problèmes ont été ses goulots d’étranglement et la sensation de «&nbsp;flou&nbsp;» c’est un filtre graphique pour atténuer l’aliasing. Pour moi cela changeait de la bouillie de pixel que pouvait avoir la PS. D’ailleurs par émulation aujourd’hui, inutile d’activer des options graphiques à gogo pour profiter au mieux des jeux, contraire aux émulateurs PS.
Disabled_Brain
Même sur ce genre d’article hommage t’as des mecs qui viennent juste t’expliquer que c’était mieux chez Sony :D. Le nombre de polygones n’était pas la différence majeure entre ces deux consoles, c’était surtout la résolution des textures qui était meilleure sur la playstation, pour une raison que beaucoup s’échinent encore à trouver vu que le cache texture de la N64 était plus important que celui de la PS. Autre détail, la principale différence graphique entre la N64 tient à la manière dont étaient gérées les textures sur la playstation. Elle calculait la position des polygones avec une précision moindre, ce qui avait pour effet de générer ses sauts de textures / polygones propre à l’identité visuelle de la playstation, et que certains trouvent beaucoup plus esthétique que le côté plat et inanimé de la N64. D’ici à dire que c’était largement en dessous d’une playstation, c’est encore une guerre de chapelle.
Ronan42
Rien que pour les jeux à 4 la N64 est pour moi supérieure à la PS1
zetwal
Pas vraiment, car les personnages étaient en Bitmap (d’ailleurs son encêtre Wolfeintsein était pareil) .<br /> Mais bon la 3D ça dépend de quoi on parle la 3D fil de fer est très ancienne (années 80). Ensuite on a eut la 3D précalculée, puis la 3D texturée, puis la 3D temps réel. Quake a fait sensation avec une des 1ère 3D temps réel sur PC.
zetwal
Pas vraiment, car les personnages étaient en Bitmap (d’ailleurs son encêtre Wolfeintsein était pareil) .<br /> Mais bon la 3D ça dépend de quoi on parle la 3D fil de fer est très ancienne (années 80). Ensuite on a eut la 3D précalculée, puis la 3D texturée, puis la 3D temps réel. Quake a fait sensation avec une des 1ère 3D temps réel sur PC.
TotO
Plus de polygones (non texturés) avec du clipping et de l’aliasing dans tous les sens … Pas de correction de perspective … Non, on va oublier les capacités de la PlayStation.
louchi
Fan de jeux vidéos depuis tout petit, ce mario 3D ne m’a jamais conquis.
ManTec
Les graphismes de la N64 étaient à l’époque bien au dessus de la Playstation… La presse de l’époque en faisait d’ailleurs les éloges (dépendant du titre bien sur). Quand on compare encore aujourd’hui un jeu sur la Play et la N64, les textures de la play bougeaient beaucoup et très pixelisées… L’avantage de la Playstation résidait dans ses titres plus nombreux et plus adultes.
rasetamere
et 1 mois apres, on avait… Quake… .<br /> 1996 est de toute facon une année de folie vis a vis des sorties de jeux vidéos qui ont marqué l’histoire.<br /> Tomb Raider, Resident Evil, Quake, Mario 64, Diablo, Duke Nukem 3D ( meme si il est pas en 3D )
tfpsly
Disabled_Brain:<br /> c’était surtout la résolution des textures qui était meilleure sur la playstation, pour une raison que beaucoup s’échinent encore à trouver vu que le cache texture de la N64 était plus important que celui de la PS.<br /> La PS1 était capable d’afficher autant pixels que la N64 en pratique (fillrate), mais sans filtrage (lissage des textures), et le CPU avait du mal à pousser suffisamment vite les polygones. Il fallait utiliser au mieux les unités pour transformer + culler + clipper les géométries, et même les générer ou les subdiviser.<br /> La N64 était plus chiante à programmer apparemment (notamment le filtrage de textures, inexistant sur PS1 mais difficile à exploiter sur la N64). Et le CPU devait faire plus de boulot (la PS1 avait des unités dédiées au son, décodage vidéo…).<br /> Disabled_Brain:<br /> Autre détail, la principale différence graphique entre la N64 tient à la manière dont étaient gérées les textures sur la playstation. Elle calculait la position des polygones avec une précision moindre, ce qui avait pour effet de générer ses sauts de textures / polygones propre à l’identité visuelle de la playstation, et que certains trouvent beaucoup plus esthétique que le côté plat et inanimé de la N64.<br /> Un défaut que l’on retrouvera ensuite sur la DS - coordonnée de textures stockées sur des int16 en précision fixed point de mémoire.<br /> rasetamere:<br /> et 1 mois apres, on avait… Quake… .<br /> Et sans utiliser un GPU accélérant la 3D!<br /> Pour moi la grosse claque 3D a été Quake. Surtout en multi, avec des environnements au gameplay vraiment 3D (surtout comparé aux Doom, Duke3D et RotT. (J’ai rarement jouer sur console).<br /> A noter : System Shock avait de la vraie 3D en 1994, bien avant Quake et SM64.<br /> Avec un affichage des textures avec correction de pixel déjà! La plupart des moteur 3D à l’époque interpolait linéairement les coordonnées de texture à l’intérieur d’un triangle, entraînant une déformation lorqu’ils ne sont pas parallèle à l’écran.<br /> Wolf3D, Doom, Heretic et co pour corriger cela affichaient seulement des murs verticaux, en les affichant par succession de lignes verticales (et des lignes horizontales pour les sols et plafonds). Quake sera le premier jeu avec correction de perspective tous les 16 pixels, puis interpolation linéaire entre.<br /> System Shock en 94 affichait les textures en traçant non pas des lignes horizontales ou verticales, mais dans n’importe quelle direction pour trouver un axe parallèle à l’écran. Et utilisait un algo de bresenham modifié pour ne pas afficher plusieurs fois le même pixel. Je n’ai jamais entendu parler d’un autre moteur faisant cela.<br /> En bas à gauche, System Shock affichant des lignes dans n’importe quelle direction, en haut à gauche les autres moteurs 3D :<br />
c_planet
comment peut-on garder un bon souvenir de la ps ? si je me remémore l’époque même les potes qui n’avaient que la ps pour jouer tapaient eux-même sur la bouillie affichée, sans parler du support d’affichage, la téléoche et son entrée composite. quand ils ont daigné la remplacer on en était déjà à la riva tnt 2 ultra depuis des mois, … °_0
KlingonBrain
Merci pour ce très bel article plein de passion.<br /> Pour ce qui est l’histoire de la 3D, on trouvait déjà des jeux en 3D temps réel sur les ordinateurs personnels 8 bits pendant la première moitié des années 80. Je pourrais citer «&nbsp;Mercenary&nbsp;» : un open world avec vue à la troisième personne. «&nbsp;Elite&nbsp;», un jeu de combat, d’exploration et de commerce spatial. Ou «&nbsp;Rescue On Fractalus&nbsp;», un jeu à la technique de rendu temps réel très novatrice pour l’époque.<br /> Le rendu en 3D temps réel s’est affirmé avec la génération d’ordinateurs suivant, c’est à dire les 16/32 bits Atari ST et Amiga dont la puissance les rendait capable de 3D temps réel à polygone colorés (mais non texturés). On pourrait citer des jeux comme Starglider 2, Frontier, F/A 18 interceptor, Indianapolis 500, Formula one grand prix. Et j’en oublie tellement il y en a eu à cette époque.<br /> L’étape suivante, au début des années 90 fut principalement l’oeuvre du PC avec le processeur Intel 486 dont la puissance de calcul a permis de passer à la 3D texturée.<br /> La seconde moitié des années 90 vit la généralisation de l’avancée suivante : les puces d’accélération 3D qui ont débarqué sur PC, mais aussi sur console. La Nintendo 64 s’inscrit dans ce contexte la.
dvaid
Pas vraiment ressenti ce plaisir. Ca m avait très vite soulé ce monde ou l on ne sait pas ou aller et quoi faire.
malak
Je ne parlais pas du jeu en lui-même, mais de la découverte de ce fameux gameplay en 3D qui a révolutionné le jeu vidéo… (à savoir le stick «&nbsp;analogique&nbsp;» sous le pouce et le déplacement de la camera).<br /> Comme l’auteur de l’article, j’ai passé au moins 30-60 minutes à m’amuser à sauter/rouler partout.
c_planet
23 juin 1996 ? A mon avis t’y à plutôt joué fin 97 si t’étais en France, non ? Donc, en face, c’était déjà Quake 2.<br /> Se familiariser à la 3d dans la safe zone hors du château, OK, ça vient de là notre trauma de pécéiste, lâché direct dans Descent II en Glide où «&nbsp;on disait que le sol et le plafond n’existaient pas&nbsp;» :_D
dvaid
Pareil, sauf que j ai trouvé ca chiant.<br /> Du coup j ai du mal a voir en quoi ca a révolutionné le jeu 3D, je n ai jamais rejoué avec un gameplay de ce type.<br /> La révolution 3D ca a été wipeout pour moi.<br /> Le gameplay : Call of duty sur PC (mon 1er FPS)<br /> La compétition, le on-line et le côté communauté et rencontre : Trackmania
Benoche
Virgil est de retour sur Clubic ?<br /> A quand le retour de la Clubic Week ??
enrico69
Non je fais bien référence au Sonic dont tu parles, mais dont le développement avait commencé sur la Saturn (il existe une version qui tourne d’ailleurs) avant d’être pitpoyablement abandonné.
enrico69
Grâce au catalogue exceptionnellement riche. Il y a des jeux, graphismes moches ou pas, qui restent encore aujourd’hui des merveilles, comme Silent Hill, Metal Gear Solid…<br /> (Je précise encore que j’aime autant la PSX que la N64 et que je le ai encore toutes les deux).
GouKi
Petite coquille : les encarts publicitaires des magazines deux avant sa sortie<br /> deux ans avant sa sortie
DmageCase
Je suis un peu effaré par certains commentaires d’anciens joueurs de PlayStation 1 concernant les graphismes soi disant nettement inférieurs de la N64. Vous êtes au courant que la PS1 aurait été tout bonnement incapable de faire tourner des jeux aussi ambitieux que Super Mario 64 ou Zelda Ocarina Of Time sans imposer des temps de chargement de 2 minutes tous les 10 mètres ? Que vous ayez préféré la console de Sony pour diverses raisons, libre à vous, mais ça ne permet pas de dire n’importe quoi pour autant.
DmageCase
Largement en dessous carrément… Et l’aspect baveux et et ultra pixellisé des jeux PS1 par rapport aux jeux N64, ça ne t’avais pas interpellé à l’époque ? Au risque de me répéter, des jeux aussi ambitieux pour l’époque que Super Mario 64 et Zelda Ocarina Of Time n’auraient jamais pu tourner sur PS1 sans un downgrade sévère avec des chargements de 2 minutes tous les 10 mètres.
Maxime_Marrosu
La Nintendo 64 largement au dessus de la Playstation niveau graphisme !<br /> Zelda ocarina of Time est le parfait exemple. Tout les développeurs de jeux vidéo sont unanimes sur sur question. Nintendo 64 bits PlayStation 32 bits.
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