Alphabet (société mère de Google) veut rendre l'élevage aquatique plus viable

03 mars 2020 à 10h57
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Tidal Poissons
© X / Tidal

La maison mère de Google vient d'annoncer Tidal, un nouveau projet qui vise à « protéger les océans et préserver leur capacité à soutenir la vie et à nourrir l'humanité de manière durable ».

Autrefois baptisé Google X, le laboratoire X d'Alphabet innove constamment. Il a par exemple mis au point des drones de livraison, le projet Loon, et est à l'origine de Waymo, l'unité d'Alphabet dédiée aux voitures autonomes.

Travailler de manière plus écoresponsable

Le laboratoire X s'attaque désormais à deux problèmes de taille : le changement climatique et la production de nourriture, l'élevage de poissons plus précisément.

« Les poissons ont une faible empreinte carbone par rapport aux autres sources de protéines animales et ils jouent un rôle essentiel dans l'alimentation de 3 milliards de personnes aujourd'hui », explique Neil Davé, directeur général de Tidal, dans un billet de blog.

Ses équipes ont ainsi passé trois ans auprès de pisciculteurs afin de mieux comprendre leurs besoins. Elles ont ensuite développé des caméras sous-marines et des outils leur permettant de « suivre et de surveiller des milliers de poissons de manière individuelle sur une longue période, d'analyser leur comportement alimentaire et d'obtenir des informations environnementales comme la température de l'eau et le taux d'oxygène ».

Habituellement, ces données sont récoltées manuellement, pour quelques spécimens seulement, aussi, Tidal espère ainsi aider les éleveurs à adopter des méthodes de travail plus respectueuses pour l'environnement, en réduisant notamment le gaspillage alimentaire ou l'utilisation de produits chimiques.


La lutte contre le réchauffement climatique ne se fera pas sans la préservation des océans

L'avenir de la planète se joue aussi dans les océans, leur rôle est en effet primordial dans la lutte contre le réchauffement climatique, puisqu'ils absorbent 30 % du CO2 généré par l'humanité. La situation est malheureusement critique : selon les prévisions, en 2050, on trouvera dans les océans plus de plastique que de poissons, tandis que l'on constate l'augmentation de leur taux d'acidité et la diminution de leur taux d'oxygène.

Si, dans l'état actuel, le projet de Tidal ne s'intéresse qu'à une infime partie de ces facteurs, Alphabet espère élargir son champ d'action au fil du temps : « Alors que nous améliorons notre technologie et en apprenons davantage sur l'environnement océanique, nous prévoyons d'appliquer ces connaissances à d'autres domaines et problèmes ».

Tidal souhaite notamment collaborer avec des experts des océans, ainsi que des organisations désireuses de trouver de nouvelles solutions pour le futur.

Source : The Verge
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