Microsoft vise la neutralité carbone et cherche à effacer l’ardoise de ses émissions passées

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Microsoft émissions carbone 2030
© Microsoft

Au cours d'un meeting s'étant tenu hier, Satya Nadella, P-.D.G. de Microsoft, a annoncé que son entreprise serait neutre en carbone à l'horizon 2030.

Faute d'une politique publique forte en matière d'environnement — a fortiori depuis la sortie des USA de l'Accord de Paris en 2017 —, les entreprises de la tech s'organisent pour faire leur part dans la bataille pour le climat. Après une série d'engagements déjà pris par Amazon, Microsoft annonce aujourd'hui viser la neutralité carbone d'ici 10 ans. L'entreprise émet aussi le vœu de compenser toutes les émissions carbone générées depuis sa création en 1975 d'ici 2050.

Des mesures concrètes

À en croire le chef d'entreprise, ce ne sont pas là que des fables destinées à coller à l'air du temps. Dans un post de blog publié suite à l'allocution de Satya Nadella, Microsoft détaille son plan d'action point par point.

Concrètement, l'entreprise compte investir massivement dans le développement des technologies permettant de compenser les émissions de CO2. Des technologies qui, selon Brad Smith, Président de Microsoft, « n'existent pas encore ». Pour ce faire, une enveloppe de 1 milliard de dollars a été injectée au nouvellement créé Climate Innovation Fund. Corollaire de cet investissement : Microsoft cherchera d'abord — d'ici 2025 — à alimenter 100 % de sa chaîne de production par de l'énergie renouvelable, puis l'intégralité de ses campus et flotte de véhicules d'ici 2030.


L'objectif à atteindre étant conséquent, Microsoft demande la participation de toutes ses divisions internes, lesquelles devront s'acquitter d'une nouvelle taxe qui sera mise à profit dans la réduction et la compensation carbone (probablement à base d'afforestation ou de reforestation) de l'entreprise.

Les investisseurs à l'affût

Applaudie de toute part pour son engagement et les mesures qu'il détaille sur son blog, Microsoft fait d'une pierre deux coups. « Faire sa part » en matière de réduction des émissions de CO2 trouve aussi un répondant particulier du côté des investisseurs, lesquels sont désormais sensibles à ce que les entreprises qu'ils soutiennent ne se fassent pas épingler sur ce point.

Faut-il y voir une réponse à la déclaration de Larry Fink, P-.D.G. du fonds d'investissement BlackRock, qui prédisait en début de semaine que les entreprises doivent se préparer à faire face à la colère des investisseurs si elles ne faisaient pas d'efforts en matière de protection de l'environnement ?


Il faut donc s'attendre à davantage de déclarations similaires de la part des Big Tech dans les années à venir. De bonnes mesures, assurément. Mais la frontière entre sacerdoce et greenwashing est mince. La preuve : dans son billet de blog, Microsoft admet qu'elle continuera de travailler avec des entreprises pétrolières afin, expliquent ses auteurs, de les aider dans la transition écologique. Une contradiction rapidement pointée du doigt par les activistes, et notamment par Microsoft Worker 4 Good, un groupement d'employés visant à ce que l'entreprise respecte ses engagements environnementaux. « L'objectif (de Microsoft) est incompatible avec les contrats en cours qui visent à augmenter l'extraction de pétrole, un processus dont on sait qu'il n'est pas durable », regrette le mouvement.

Source : Reuters
Modifié le 17/01/2020 à 09h35
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